Violence

Messages clés

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Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.

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Il existe de nombreuses formes de violence dans les relations intimes

La violence peut être physique, verbale, psychologique, financière ou sexuelle. En voici quelques exemples :

  • Être frappée ou recevoir un coup de pied.
  • Être menacée.
  • Être insultée, ou ridiculisée.
  • Être contrôlée financièrement.
  • Être forcée à avoir des relations sexuelles contre sa volonté.

Dans une relation abusive, les deux partenaires ne sont pas égaux. L’un domine l’autre. Il arrive souvent de ressentir la peur et le besoin de faire très attention à ce que l’on dit ou à ce qu’on fait. La violence ne se produit peut-être pas tous les jours.


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La violence peut être dangereuse pour vous et votre bébé.

Toutes les formes de violence peuvent être dangereuses pour vous et votre bébé. La violence peut causer la naissance prématurée de votre bébé ou l’accouchement d’un bébé de faible poids à la naissance. Elle peut également nuire à l’allaitement maternel ainsi qu’à votre capacité d’établir un lien affectif avec votre bébé. Un environnement marqué de violence présente un grand risque de danger physique ou psychologique pour vous et votre bébé. Protégez-vous ainsi que votre bébé. Si vous êtes victime de violence, parlez à quelqu’un en qui vous avez confiance.


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La violence commence souvent ou s’aggrave pendant la grossesse.

La violence peut arriver à n’importe qui. Elle commence souvent pendant la grossesse et continue généralement après la naissance du bébé. Elle a tendance à s’aggraver avec le temps. La violence peut se poursuivre après la séparation d’un couple. La violence, en tout temps, est inacceptable.


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Demandez de l’aide si vous êtes victime de violence.

Si vous avez besoin d’aide, parlez-en à votre prestataire de soins de santé ou à une personne de confiance. Il existe des services offerts aux femmes victimes de violence. Cette aide est confidentielle. Ces services vous aideront à prendre des décisions au sujet de votre avenir. Vous pourriez avoir besoin d’aide juridique ou d’informations pour savoir comment et où vous pouvez vous protéger ainsi que votre bébé ou vos enfants. Votre Société d’aide à l’enfance locale peut vous aider à assurer la sécurité et le bien-être de votre bébé ou de vos enfants. Pour obtenir de l’aide et des informations au sujet de la violence, contactez les ressources suivantes. Vous pouvez en trouver d’autres à la section Ressources et liens.

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Preuve à l'appui



Le fait d’aborder le sujet de la violence peut rendre les futurs ou les nouveaux parents mal à l’aise ou déclencher une réaction. Ils ont peut-être déjà subi de la violence, ou y font peut-être encore face, ou ils peuvent y avoir été exposés durant leur enfance. Avant de discuter de la violence, une réflexion devrait être accordée à la façon de discuter de la question et aux mesures de soutien qui sont disponibles. Les stratégies visant à intégrer le thème de la violence dans les cours prénataux peuvent être retrouvées à l’adresse beststart.org/resources/anti-violence/pdf/bs_abuse_lr_f.pdf (en anglais seulement)

À propos de la violence en période périnatale

Qu’entend-on par violence?

La violence familiale est un enjeu mondial de santé publique pour les femmes et les enfants1, 2. La Direction générale de la condition féminine de l’Ontario définit la violence familiale comme suit :

« La violence familiale est un type de comportement adopté par une personne pour exercer du pouvoir et du contrôle sur une autre personne avec qui elle vit ou a vécu une relation intime. Ce type de comportement peut inclure la violence physique, l’intimidation psychologique, sexuelle et émotionnelle, la violence verbale, des épisodes de traque, de même que l’utilisation de dispositifs électroniques en vue d’harceler et de contrôler3. »

La violence à caractère sexuel est une expression générale qui décrit toute forme de violence, physique ou psychologique, infligée par des moyens sexuels ou dans un but sexuel. Cette violence revêt différentes formes, notamment l’abus sexuel, l’agression sexuelle, le viol, l’inceste, les abus sexuels commis sur des enfants et le viol durant un conflit armé. Cette expression englobe également le harcèlement sexuel, le harcèlement criminel, l’attentat à la pudeur ou l’exposition sexualisée, des images sexuelles dégradantes, le voyeurisme, le cyberharcèlement, le trafic et l’exploitation sexuelle4.

La violence peut se manifester de nombreuses façons qui peuvent exister indépendamment l’une de l’autre ou se produire simultanément comme décrit ci-dessous5, 6, 7.

  • La violence psychologique et verbale, comme les insultes, l’humiliation, le contrôle sur la vie quotidienne et les activités sociales, les menaces ou le harcèlement.
  • La violence physique, notamment sous la forme de coups de poing, de coups de pied, de morsures, de brûlures, de menaces avec une arme.
  • La violence sexuelle, telle que les relations sexuelles forcées, les pratiques sexuelles non désirées, ou le refus d’utiliser (ou de permettre l’emploi) de contraception.
  • L’exploitation économique, dont l’absence d’accès au revenu familial, le manque d’indépendance financière ou l’absence de participation aux décisions économiques du foyer.

La violence conjugale se produit entre deux personnes liées par un lien qui est ou était amoureux. Cela la rend parfois plus difficile à reconnaître et rend plus difficile de mettre fin à la violence en quittant le partenaire violent8. La majorité des cas de violence familiale est perpétrée par un homme contre une partenaire féminine, mais elle peut également être de la violence perpétrée par une femme contre un partenaire masculin. La violence se produit également dans les relations de même sexe et peut être perpétrée par l’un ou l’autre des partenaires.


Statistiques nationales et provinciales

Une étude canadienne par Janssen et collègues (2003) a révélé que parmi les 4 750 femmes qui ont donné naissance à un bébé vivant, 1,2 % ont déclaré avoir subi des actes de violence physique de la part de leur partenaire amoureux pendant la grossesse et 1,5 % des femmes ont déclaré avoir eu peur de leur partenaire au cours de la même période10.

Plus récemment, L’Enquête sur les expériences de la maternité canadienne (EEM) a posé aux femmes plusieurs questions concernant leur grossesse et les soins périnataux, dont des questions spécifiques sur la violence (physique ou sexuelle) qu’elles ont pu avoir subie au cours des deux années précédentes11. En Ontario, parmi les femmes interrogées, 9,4 % ont déclaré avoir subi un ou plusieurs actes de violence au cours des deux années précédentes, et la violence a eu lieu avant, pendant et après la grossesse. Les types de violence signalés le plus fréquemment ont été d’être poussée, empoignée, ou bousculée d’une manière qui pourrait avoir causé des blessures11.

Il existe peu de données rapportées sur la prévalence de la violence psychologique, verbale, sexuelle, ou de l’exploitation économique pendant la grossesse; il est difficile d’estimer l’ampleur de ces formes de violence au cours de cette période. Celles-ci coexistent souvent avec la violence physique et ont des effets considérables sur la femme et sur la santé de son enfant à naître.

Le gouvernement de l’Ontario a élaboré deux plans d’action pour atténuer les effets négatifs de la violence familiale :

  • Le Plan d’action contre la violence familiale de l’Ontario12.
  • Le Plan d’action contre la violence à caractère sexuel de l’Ontario13.

Signes et symptômes de violence

À quoi ressemble la violence?

Le tableau ci-dessous présente quelques-uns des signes et symptômes qui pourraient indiquer qu’une femme est victime de violence1, 2, 5, 6, 7, 14. La liste n’est pas exhaustive et ne s’applique pas uniquement à la violence pendant la grossesse.

Tableau 2 : Signes et symptômes de violence

Physique
  • Des blessures à la tête, au visage, au cou, aux seins et à l’abdomen.
  • De lésions qui ne semblent pas être causées par un accident, mais découleraient plutôt de blessures intentionnelles (par exemple, strangulation, brûlures ou morsures).
  • Présence de plusieurs blessures mineures à différents stades de cicatrisation (par exemple, de vieilles contusions à côté de nouvelles).
  • Maux de tête et insomnie.
  • Hyperventilation.
Psychologique
  • Stress et anxiété.
  • Toxicomanie
  • Mauvaise alimentation.
  • Dépression.
  • Retrait et isolement social.
  • Syndrome de stress post-traumatique
Sexuelle
  • Douleur pelvienne.
  • Blessures ou lacérations sur les organes génitaux.
  • Présence d’infections transmissibles sexuellement.
  • Avortements forcés.

Remarque : Plusieurs de ces signes ne sont pas associés exclusivement à la violence par un partenaire intime et pourraient être associés à d’autres types de problèmes.

D’autres signes qui pourraient indiquer la présence de violence familiale comprennent :

  • Blessures ne correspondant pas aux explications données.
  • Retard dans l’accès aux soins prénataux (réticence de la part de la femme ou imposée par le partenaire)15, 16.

Il est important de noter que les blessures physiques ne sont pas le seul indicateur ou l’indicateur le plus courant de violence familiale. Souvent, une femme qui est victime de violence familiale développe des troubles psychosomatiques présentant des symptômes pour lesquels des causes médicales identifiables sont rarement trouvées.

Qui est à risque?

Prévoir la violence

Le principal facteur de prédiction de violence pendant la grossesse est l’existence de la violence dans la relation avant la grossesse. Cependant, il est important de se rappeler que la violence familiale est un phénomène complexe qui est difficile à prédire et qui est expliquée par l’interrelation entre plusieurs facteurs1, 2, 5, 6, 7, 17. Le simple fait qu’une femme présente un ou plusieurs facteurs de risque associés au fait d’être une victime de violence familiale ne signifie pas nécessairement qu’elle est ou sera victime de violence familiale dans sa vie.

Est-ce que les femmes sont plus susceptibles d’être victimes de violence pendant la grossesse?

Plusieurs études relient la grossesse à un risque accru de violence et certaines suggèrent que la grossesse peut diminuer le risque de violence18, 19, 20, 21, 22. Le risque de violence est difficile à prédire avec une certitude absolue. Néanmoins, la grossesse est une période de vulnérabilité pour les femmes, en particulier celles qui ont été victimes de violence auparavant. Les conséquences de la violence pendant la grossesse sont considérables pour la femme, l’enfant à naître, ainsi que la grossesse20, 23, 24, 25.

La période périnatale offre une occasion importante pour la prévention et l’intervention, puisque les femmes ont tendance à voir des prestataires de soins de santé le plus souvent pendant la grossesse et dans la période post-partum. Elles peuvent être plus réceptives aux messages de santé ou à divulguer l’occurrence de violence pendant cette période.

Qu’en est-il après la grossesse?

La violence arrête rarement après la naissance. En fait, les données montrent qu’elle augmente souvent pendant la période post-partum26, principalement en raison du degré de stress des nouveaux parents. Ce stress, associé avec un bébé qui pleure, le manque de sommeil, et des difficultés d’adaptation à la parentalité, peut contribuer à un risque accru de violence dans la relation.

Qu’en est-il après une séparation ou un divorce?

La violence peut également se produire après la séparation ou le divorce. Un ex-partenaire peut continuer à violenter et harceler, même après que la relation soit terminée.

Le tableau ci-dessous dresse une liste des principaux facteurs qui augmentent le risque d’une femme de subir de la violence familiale à n’importe quel moment de sa vie27.

Tableau 3 : Les facteurs de risque d’être victime de violence

Individuel
  • Jeune âge.
  • Faible statut socio-économique/revenu.
  • Bas niveau d’éducation.
  • Séparée ou divorcée.
  • Enceinte
  • Exposition à la violence intergénérationnelle.
  • Antécédents de violence physique ou sexuelle.
  • Faible estime de soi.
  • Problèmes de santé mentale (par exemple, dépression).
  • Alcoolisme ou toxicomanie.
  • Acceptation de la violence.
Relationnel
  • Disparités du niveau d’éducation des partenaires.
  • Présence d’enfants.
  • Grossesse non désirée ou non planifiée par l’un ou l’autre des partenaires.
  • Conflits conjugaux/désaccord au sein du couple.
Communauté
  • Acceptation des rôles de genre traditionnels.
  • Capital social faible (degré de cohésion sociale dans la communauté).
  • Déménagements multiples.
Société
  • Présence d’inégalités structurelles entre les hommes et les femmes.
  • Pouvoir économique et décisionnel principalement monopolisé par l’homme.
  • Normes sociales qui appuient le recours à la violence.


Conséquences potentielles sur la santé

Impact de la violence

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré ce qui suit dans son Rapport mondial sur la violence et la santé2 :

  1. Plus la violence est grave, plus l’impact sur la santé physique et mentale de la victime est profond.
  2. Les répercussions de différents types et de multiples épisodes de violence semblent être cumulatives.
  3. Les effets de la violence peuvent persister longtemps après que celle-ci ait cessé.


Conséquences pour la femme enceinte

Le tableau ci-dessous, tiré de la Déclaration de consensus sur la violence exercée par le partenaire intime par La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), énumère certains des effets possibles sur la santé de la violence au cours de la vie d’une femme.

Tableau 4 : Effets sur la santé de la violence familiale

Général
  • Troubles somatiques chroniques.
  • Dépression, troubles anxieux, idées suicidaires et suicide.
  • Troubles de l’alimentation et troubles gastro-intestinaux.
  • Alcoolisme et toxicomanie.
  • Troubles du sommeil, fatigue chronique.
  • Douleur chronique (par exemple, maux de tête, maux de dos, arthrite).
  • Les symptômes neurologiques (par exemple, engourdissements, picotements, évanouissements, convulsions).
  • Syndrome de l’adulte secoué (par exemple, vision trouble, vomissements, confusion, maux de tête).
  • Suffocation (strangulation incomplète), perte de conscience.
  • Symptômes cardiaques, douleurs thoraciques, hypertension.
  • Aggravation des problèmes de santé chroniques ou diminution de la capacité à gérer ces problèmes (par exemple, le diabète, l’asthme, la douleur).
Reproduction
  • Manque de contrôle sur la prise de décisions en matière de reproduction.
  • Probabilité plus élevée de rapports sexuels non protégés.
  • Infections sexuellement transmissibles et infection au VIH /sida.
  • Douleur lors des rapports sexuels, saignements vaginaux, ou infection vaginale, diminution du désir sexuel, irritation génitale.
  • Grossesse non planifiée / non désirée (rapports sexuels forcés, manque de contrôle en matière de reproduction).
  • Menace pour la santé de la mère ou la santé du fœtus et risque de décès de la mère, du fœtus, ou des deux, en raison d’un traumatisme.
  • Complications de grossesse et d’accouchement.
Reproduit avec permission du document de la SOGC (2005) Déclaration de consensus sur la violence exercée par le partenaire intime.

En plus des nombreux effets sur la santé de la violence décrits ci-dessus, il existe des effets significatifs de la violence pendant la grossesse. Ceux qui sont propres à la grossesse sont décrits dans le tableau ci-dessous; les listes ne sont pas exhaustives. On devrait également inclure le syndrome de stress post-traumatique (SSPT)28, 29, 30 et considérer les effets de la violence sur le nouveau-né, ainsi que sur l’attachement et l’allaitement maternel31.

Tableau 5 : Effets sur la santé de la violence pendant la grossesse

Maternel
  • Soins prénataux retardés.
  • Prise de poids insuffisante.
  • Infections de la mère (vaginales, cervicales, rénales, utérines).
  • Exacerbation de maladie chronique.
  • Stress maternel.
  • Dépression maternelle.
Grossesse
  • Traumatisme abdominal.
  • Fausse couche.
  • Hémorragie ante-partum.
  • Rupture prématurée des membranes.
  • Travail prématuré et naissance prématurée.
  • Décollement placentaire.
  • Complications pendant le travail.
Fœtal
  • Faible poids à la naissance.
  • Lésions fœtales.
  • Mort du fœtus.
Reproduit avec permission du document de la SOGC (2005) Déclaration de consensus sur la violence exercée par le partenaire intime.

Les femmes qui subissent la violence familiale souffrent souvent de dépression (prénatale, ou post-partum) et d’autres problèmes de santé mentale32, 33, 34, 35. Les prestataires de soins de santé doivent en tenir compte, ainsi que les conséquences physiques de la violence.

Violence et stress

Le fait de subir de la violence peut causer un stress important. En retour, ce stress a des effets directs et indirects sur la santé d’une femme enceinte. Le stress déclenche la libération de cortisol dans l’organisme. À des niveaux fréquents et très élevés, le stress peut avoir de nombreux effets négatifs sur la santé, dont l’augmentation de la tension artérielle, l’affaiblissement de l’immunité, une baisse des performances cognitives, et une modification du métabolisme du glucose. Le stress de subir de la violence peut également mener à la dépression ainsi qu’à d’autres problèmes de santé mentale.

Violence et syndrome de stress post-traumatique

Dans certains cas, le stress peut causer le syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Il s’agit un trouble anxieux qui peut apparaître après l’exposition à un événement particulièrement traumatisant comme un acte de violence.

Le SSPT présente des symptômes psychologiques et psychiatriques ainsi que des conséquences physiques36. La prévalence estimée du SSPT au cours de la vie chez les femmes qui ont été victimes de violence varie considérablement d’une étude à l’autre, allant de 33 % à 92 %28, 30.


Conséquences pour l’enfant

Les bébés de femmes pendant la grossesse ont un risque accru de :

Le syndrome du bébé secoué (SBS) se produit quand un nouveau-né, ou un jeune enfant, est secoué violemment. Les blessures typiques incluent des hémorragies intracrâniennes ou rétiniennes, et des fractures aux côtes et aux extrémités des os longs37. On estime qu’entre 7 et 30 % des bébés qui sont victimes du SBS meurent, et lorsqu’ils y survivent, 30 % à 50 % d’entre eux développeront des troubles neurologiques ou cognitifs importants38.

Les enfants exposés à la violence familiale grandissent dans un climat de peur, d’anxiété, d’agressivité, et de contrôle où ils sont plus susceptibles de :

  • Subir des conflits de fidélité.
  • Subir de la violence (verbale, physique, psychologique, sexuelle).
  • Avoir des problèmes de santé physique (par exemple, maux de tête, maux d’estomac, perte d’appétit, perte de poids).
  • Avoir des problèmes de santé mentale (par exemple, dépression, faible estime de soi, anxiété et syndrome de stress post-traumatique).
  • Être agressifs.
  • Avoir des problèmes de comportement (par exemple, hyperactivité, comportement antisocial et comportement délinquant).
  • Devenir socialement isolés.
  • Avoir de piètres capacités de communication et de résolution de conflits.
  • Éprouver de la difficulté à l’école.

Répéter certains comportements violents dans leurs relations avec les adultes39, 40, 41

Les enfants sont très sensibles au milieu familial dans lequel ils vivent, et ils apprennent par imitation. Lorsque les enfants sont témoins de violence entre leurs parents, ils peuvent apprendre à se comporter de la même manière avec les autres.

Pour d’autres ressources sur les effets de la violence familiale sur les enfants, voir le document de Baker et Cunningham (2005) Through a new lens : Seeing woman abuse in the life of a young child. A learning module for early childhood education programs disponible à l’adresse http://www.lfcc.on.ca/New_lens_module.pdf.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource externe

Si une femme enceinte dit qu’elle est victime de violence

Il est recommandé que les professionnels de la santé travaillent avec la femme pour établir un plan pour sa sécurité5, 6, 14. Discuter avec les femmes au sujet du comportement sécuritaire améliore l’adoption de ces comportements42. Ce plan personnalisé peut comprendre, entre autres :

  • Une évaluation du danger pour sa sécurité et celle de son bébé ou de ses enfants (par exemple, « Vous sentez-vous à l’aise de rentrer à la maison aujourd’hui? »).
  • Des informations sur les comportements liés à la sécurité.
  • Des informations sur le rôle des organismes de protection de l’enfance.
  • Des informations sur les ressources locales disponibles et leurs coordonnées.

Pour plus d’informations sur la planification de la sécurité, consulter le document de l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (RNAO) Woman Abuse : Screening, Identification and Initial Response Best Practice Guideline et/ou le document de la SOGC intitulé Déclaration de consensus sur la violence exercée par le partenaire intime sous Directives professionnelles dans la section Ressources et liens.

Si une femme enceinte répond qu’elle n’est pas victime de violence dans sa relation ou qu’elle ne souhaite pas en discuter

On suggère que les prestataires de soins de santé renforcent le lien de confiance. Quelques exemples de formules qui peuvent renforcer le lien de confiance comprennent les suivantes43 :

  • « Je suis heureux(se) d’entendre que vous n’êtes pas victime de violence. Si jamais c’était le cas, rappelez-vous que vous pouvez me parler ou parler à un autre membre de l’équipe à ce sujet. »
  • « Si jamais vous subissez de la violence chez vous, je suis là pour vous. Je vais vous écouter, et nous pouvons en parler. »


Savoir où rediriger

Il existe plusieurs ressources pour les femmes qui subissent ou qui ont subi de la violence familiale. Ces ressources comprennent les prestataires de soins de santé, les travailleurs sociaux, la police, les refuges et les maisons de transition. Pour plus d’informations, voir la section Ressources et liens.

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Ressources et liens


Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Rapports et publications

  • Baker, L. & Cunningham, A. (2008). Helping an abused woman – 101 things to know, say and do. London, ON: Centre for Children and Families in the Justice System. (en anglais seulement)
  • McMahon, S. & Armstrong, D. Y. (2012). Intimate partner violence during pregnancy: Best practices for social workers. Health & Social Work, 9-17. doi:10.1093/hsw/hls004 (en anglais seulement)
  • UNICEF, The Body Shop International and the United Nations. (2006). Behind closed doors: The impact of domestic violence on children. Available : http://www.unicef.org/media/files/BehindClosedDoors.pdf (en anglais seulement)
  • Van Parys, A-S,Verhamme, A., Temmerman, M., & Verstraelen, H. (2014). Intimate Partner Violence and Pregnancy: A Systematic Review of Interventions. PLoS ONE, 9(1), e85084. doi:10.1371/journal.pone.0085084 (en anglais seulement)

Sites Web

Lignes d’assistance

  • Fem’aide – Ligne de soutien pour femmes touchées par la violence 1-877-336-2433
  • Le Réseau ontarien des centres de traitement en cas d’agression sexuelle ou de violence familiale 416-323-7327

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

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Références

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  2. World Health Organization. (2011). Intimate partner violence during pregnancy: Information sheet. Geneva, Switzerland: Author. Retrieved from http://www.who.int/reproductivehealth/publications/violence/rhr_11_35/en/
  3. Ontario Women’s Directorate. (2015). Ending domestic abuse. Retrieved from http://www.citizenship.gov.on.ca/owd/english/ending-violence/stop-domestic-abuse.shtml
  4. Ontario Women’s Directorate. (2015). Ending sexual violence. Retrieved from http://www.citizenship.gov.on.ca/owd/english/ending-violence/stop-sexual-violence.shtml
  5. British Columbia Reproductive Care Program. (2005). Obstetric guideline 13: Intimate partner violence during the perinatal period. Vancouver, BC: Author. Retrieved from http://www.perinatalservicesbc.ca/NR/rdonlyres/9E404B34-03D3-487D-B6C9-560EDA93D497/0/OBGuidelinesIntimatePartnerViolence13.pdf
  6. Registered Nurses’ Association of Ontario. (2012). Woman abuse: Screening, identification and initial response. Toronto, ON: Author. Retrieved from http://rnao.ca/sites/rnao-ca/files/BPG_Woman_Abuse_Screening_Identification_and_Initial_Response.pdf
  7. World Health Organization. (2012) Understanding and addressing violence against women: Intimate partner violence. Geneva, Switzerland: Author. Retrieved from http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/77432/1/WHO_RHR_12.36_eng.pdf
  8. World Health Organization & London School of Hygiene and Tropical Medicine. (2010). Preventing intimate partner and sexual violence against women: Taking action and generating evidence. Geneva, Switzerland: World Health Organization.
  9. LaViolette, A. (1998). Continuum of aggression and abuse. Retrieved from http://www.alycelaviolette.com/Continuum-of-Aggression-and-Abuse.htm
  10. Janssen, P. A., Holt, V. L., Sugg, N. K., Emanuel, I., Critchlow, C. M., & Henderson, A. D. (2003). Intimate partner violence and adverse pregnancy outcomes: A population-based study. American Journal of Obstetrics & Gynecology, 188(5), 1341-1347. Retrieved from http://www.ajog.org/
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  12. Ministry of Citizenship and Immigration. (2005). Domestic violence action plan for Ontario. Toronto, ON: Author. Retrieved from http://www.women.gov.on.ca/owd/docs/dvap.pdf
  13. Government of Ontario. (2011, March). Changing attitudes, changing lives: Ontario‘s sexual violence action plan. Toronto, ON: Author. Retrieved from http://www.women.gov.on.ca/owd/docs/svap.pdf
  14. Pellizzari, R., Mason, R., Grant, L., Cherniak, D., & Moore, B. (2005). Intimate partner violence consensus statement. JOGC, 27(4), 365-388.
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  16. Kothari, C. L., Cerulli, C., Marcus, S., & Rhodes, K.V. (2009). Perinatal status and help-seeking for intimate partner violence. Journal of Women’s Health, 18(10), 1639-1646. doi:10.1089/jwh.2008.1310
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