Transition vers la parentalite

Messages clés

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Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.

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La naissance d’un enfant apporte de la joie et présente des défis dans la vie des parents.

Il est possible que vous éprouviez différentes émotions après l’arrivée du bébé. Vous pouvez ressentir de la joie, de l’émerveillement et du bonheur. Vous pouvez aussi vous sentir dépassé, inquiet ou fatigué à divers moments. Ce sont des sentiments tout à fait normaux après la naissance d’un bébé. Prendre soin d’un nourrisson est souvent très exigeant et laisse peu de temps pour le repos et les autres choses à faire.

Un nouveau bébé apporte beaucoup de changements pour les parents. Vous pouvez avoir besoin de plusieurs mois avant de vous adapter à votre nouveau rôle de parent.

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Vous pouvez profiter de la grossesse pour vous préparer à cette transition.

Pendant la grossesse, vous pouvez vous préparer à devenir parent parent de plusieurs façons, notamment en vous informant sur:

  • Le rôle de parent.
  • Les fournitures dont vous aurez besoin pour le nourrisson.
  • L’allaitement.
  • La croissance et le développement d’un nouveau-né en bonne santé.
  • Les vaccins nécessaires pour un bébé dans les premières années de sa vie.
  • Les congés de maternité, les congés parentaux et les avantages sociaux.

Si vous avez un partenaire, vous pouvez ensemble vous préparer à la parentalité en discutant des sujets suivants :

  • Comment vous vous sentez en tant que futurs parents.
  • Comment partager les tâches quotidiennes.
  • Comment veiller à dormir suffisamment après l’arrivée du bébé.
  • Comment vous souhaitez élever votre enfant.

Un congé de maternité ou un congé parental vous permet, à vous ou à votre partenaire, d’être à la maison avec le bébé pendant un certain temps après la naissance. C’est un moment très important à vivre avec votre enfant. Vous pouvez en apprendre davantage sur les congés de maternité et les congés parentaux ainsi que sur les avantages sociaux en :

Pour connaître vos droits durant la grossesse et l’allaitement, consultez le site de la Commission ontarienne des droits de la personne, à http://www.ohrc.on.ca/fr/la-grossesse-et-lallaitement-brochure.

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Mettez en place une équipe de soutien avant la naissance de votre enfant.

En planifiant à long terme, il vous sera plus facile d’avoir du soutien une fois que l’enfant est là. Demandez à la famille et aux amis de vous aider dans certaines tâches, comme la préparation des repas ou le travail ménager quand vous en ressentez le besoin. Vous pouvez vous renseigner sur les groupes parentaux et autres soutiens dans votre collectivité en contactant les services locaux suivants :

  • ServiceOntario : 1-866-532-3161.
  • Centres de la petite enfance de l’Ontario : 1-866-821-7770.

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Si vous avez un partenaire, votre relation peut changer après la naissance de votre enfant. C’est tout à fait possible, surtout s’il s’agit de votre premier enfant et que vous passez de la situation de couple à celle de famille.

Prendre soin d’un nourrisson exige beaucoup de temps et d’efforts. Parfois, les parents ont du mal à trouver du temps pour passer du temps ensemble.

Durant la grossesse, parlez avec votre partenaire des sujets suivants :

  • Les changements que la naissance du bébé va amener.
  • La façon de s’entraider pour s’occuper du bébé.
  • La façon de cultiver relation une fois que bébé est là.
  • Le meilleur moment pour avoir des relations sexuelles après l’arrivée du bébé.
  • La meilleure façon de vous apporter un soutien mutuel et de veiller à vos intérêts personnels.
  • Comment reconnaître les signes de problèmes mentaux ou physiques, comme la dépression postpartum.

Si vous avez des problèmes à résoudre un conflit, vous pouvez apprendre à mieux communiquer.

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Le lien affectif que vous développez avec votre bébé peut vous aider à vous ajuster à vos nouvelles fonctions en tant que parent.

Durant la grossesse, vous commencez à établir une relation affective affective avec votre bébé. Ce lien se développe lorsque vous parlez à votre enfant qui va naître et que vous touchez votre ventre. Après la naissance cette relation peut être renforcée quand vous :

  • Portez le bébé en peau à peau.
  • Jouez avec le bébé et lui parlez.
  • Répondez aux besoins de votre bébé.

Le plaisir de porter votre enfant et de jouer avec lui vous permettra d’avoir plus confiance en vos moyens pour remplir votre rôle en tant que parent. Votre bébé en profite aussi. Ce type de rapport aide à développer le cerveau de votre enfant. Les pères, les partenaires et autres accompagnants peuvent aussi développer ce type de lien affectif avec le nouveau-né.

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Prenez le temps de prendre soin de vous pour pouvoir mieux prendre soin de bébé.

La fonction de parents peut être très exigeante physiquement et émotionnellement. Il est important que vous preniez soin à la fois de vos propres besoins et de ceux du nouveau-né. Vous vous sentirez mieux si vous :

  • Mangez de repas sains et réguliers.
  • Dormez suffisamment.
  • Acceptez qu’il n’est pas toujours possible d’accomplir toutes vos tâches.
  • Partagez les soins de l’enfant avec votre partenaire ou les accompagnants.
  • Faites de l’exercice.
  • Participez à des activités sociales ou personnelles qui vous sont agréables.

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Demander de l’aide et du soutien durant les premiers mois qui suivent l’arrivée du bébé.

Il est normal d’avoir des questions et des inquiétudes sur la période de transition menant vers la parentalité. Le soutain de votre famille ou d’une personne d’expérience peut être très utile. Vous pouvez trouver d’autres informations sur la parentalité auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section Ressources et liens.

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Preuve à l'appui


La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés.

À propos de la parentalité

Qu’entend-on par parentalité?

Le rôle de parent représente une responsabilité de taille. Les jeunes enfants dépendent entièrement de leurs parents pour survivre. Ils dépendent d’eux tant pour les soins physiques et la protection que pour l’affection, la stimulation intellectuelle et l’orientation. Les études montrent que le type de soins et de soutien que les enfants reçoivent de leurs parents peut avoir un effet tout aussi bien négatif que positif sur leur croissance et leur développement. Pour que le bébé grandisse et se développe le mieux possible, il lui faut une attention constante et des soins adaptés et pertinents1, 2.

La parentalité peut être un moment de joie intense pour les nouveaux parents, mais elle peut aussi s’avérer très pénible physiquement et éprouvante, particulièrement pendant les deux premières semaines de retour à la maison avec le nouveau-né. Certains nouveaux parents voient la parentalité comme l’un des plus beaux moments de leur vie, et retirent beaucoup de plaisir à voir leur enfant grandir et se développer. D’autres ne partagent pas toujours le même plaisir dans leurs rapports avec leur enfant. Les nouveaux parents dont la grossesse n’avait pas été prévue, ou qui ont eu des problèmes inattendus risquent de développer des sentiments négatifs envers la parentalité. Les jeunes parents, ceux qui sont en situation financière difficile et ceux qui n’ont pas de réseau de soutien suffisant peuvent également vivre une situation éprouvante, ce qui peut nuire à leur capacité à bien vivre leur parentalité ou à établir un attachement profond avec leur enfant3, 4, 5.

Statistiques provinciales et nationales

En 2013, le nombre estimé de naissances en Ontario était de 142 448. Durant la dernière décennie, ce nombre n’a cessé de grimper. Entre 2009 et 2013, l’augmentation était de 1,9 % (139 771 naissances en 2009)6, et entre 2006 et 2013, elle était de 5,1 % (135 595 naissances en 2006)7.

La moyenne d’âge des mères d’un premier enfant en Ontario et au Canada augmente également7. Cette augmentation a été attribuée au fait qu’il y a davantage de femmes qui poursuivent leurs études après le secondaire, repoussant ainsi leur maternité8. La moyenne d’âge des femmes ayant donné naissance en 2008 en Ontario était de 30 ans, alors qu’elle était de 27,7 ans au niveau national en 19917.

Des changements sont également observés au niveau des structures familiales d’aujourd’hui. La proportion de femmes ayant des enfants hors mariage s’accroît. Selon les données du recensement canadien, les couples mariés étaient la norme pour 91,6 % des familles en 1961, alors qu’en 2011, ils ne représentaient que 67 % des familles. La diminution du nombre de couples mariés s’explique par une augmentation actuelle du nombre de conjoints de fait et de familles monoparentales. En 1961 au Canada, les familles monoparentales représentaient seulement 8,4 % des familles, alors qu’en 2011, ce chiffre est passé à 16,3 %. Le nombre de familles monoparentales aujourd’hui a donc presque doublé par rapport à 1961. Il est important de noter également qu’il y a davantage de familles monoparentales féminines (1,1 million en 2006) que masculines (281 800 en 2006). Le nombre d’hommes seuls à la tête d’une famille est à la hausse9.

Ces tendances peuvent expliquer certaines tensions associées à la parentalité, dont celles relevant des restrictions budgétaires et du manque de temps. Pour accorder plus de temps aux soins de l’enfant, les parents monoparentaux auraient avantage à recevoir un plus grand soutien, qu’il s’agisse de la participation de l’autre parent ou d’une autre personne pouvant remplir ces fonctions dans leur vie. Il est important d’y penser, étant donné la vitesse d’augmentation du nombre de familles monoparentales au Canada9.

S’ajuster à la parentalité

Devenir parent pour la première fois est un événement majeur de la vie5. Cette réalité a des conséquences sur tous les aspects de la vie, au niveau du couple et de l’individu au sein du couple10, 11, 12. Il est important de noter que pendant les premières semaines, il est normal pour les nouveaux parents de se sentir plus oppressés psychologiquement alors qu’ils apprennent à vivre avec leur bébé13, 14. Il s’agit de la période de transition vers la parentalité15. Malgré les efforts de préparation de certains à l’arrivée de leur enfant, il n’est pas impossible, pour les nouveaux parents, de se laisser envahir et surprendre par le niveau d’énergie qu’exige la prise en charge d’un nouveau-né. Plusieurs études démontrent que ce n’est souvent qu’au retour à la maison avec bébé que les femmes prennent conscience de ce qui est exigé en termes de temps et d’efforts, mais aussi d’apprentissage, pour lui apporter les soins appropriés14. La plupart des parents arrivent à s’ajuster à la parentalité en concevant des moyens concrets pour intégrer un enfant dans leur vie. Une transition réussie dépend souvent des ressources personnelles, sociales et financières dont disposent les nouveaux parents17, 18, 19. S’ils ne disposent pas des ressources nécessaires, le sentiment de découragement, si typique de la période de transition vers la parentalité, peut s’avérer nuisible à la santé générale et au bien-être à long terme20, 21, 22, 23. Les soins cohérents et adaptés sont l’un des indicateurs les plus significatifs en matière d’autodiscipline. Il faut identifier les nouveaux parents, parmi les plus susceptibles d’avoir des problèmes d’ajustement à leurs nouvelles fonctions, et leur offrir accès à d’autres formes d’aide qui permettraient d’éviter les situations malsaines pour eux et pour leur enfant en développement5, 10.

Qui est à risque?

Déterminer qui est à risque de vivre une transition difficile vers la parentalité

La période de transition vers la parentalité peut être plus difficile pour ceux qui :

  • Ne disposent pas d’une équipe de soutien solide24.
  • Ont des antécédents de problèmes mentaux ou sont de nature anxieuse25.
  • Sont de statut socioéconomique faible26, 27.
  • Ont vécu des conflits dans leur relation maritale ou avec leur partenaire avant d’être parents28.
  • Ont donné naissance à un enfant ayant des complications mentales ou physiques29.
  • Ont traversé des événements imprévus de la vie lors de la période de transition, comme la perte d’un emploi30, une séparation maritale28, ou la maladie ou la perte d’un membre de la famille immédiate31.

D’autres groupes d’individus vulnérables risquent également de connaître des problèmes d’ajustement à la parentalité. Notamment les jeunes parents, ceux qui sont suivis par les services de protection de l’enfance, ceux qui ont des problèmes de toxicomanie, ainsi que les nouveaux arrivants au Canada qui ne disposent pas de réseaux d’entraide ou qui ne savent pas comment recourir à du soutien externe. Il revient au professionnel de la santé d’identifier ceux qui sont à risque d’ajustement difficile dans le cadre de l’évaluation initiale et du suivi avec les nouveaux parents.

Bien se préparer à la parentalité

Suivre des cours prénataux

Parmi les facteurs pouvant nuire aux capacités des nouveaux parents à assurer la transition vers leurs nouvelles fonctions de parent, on compte le manque de préparation à la vie avec un nouveau-né et le manque de connaissances sur la façon d’en prendre soin32. Pour être en mesure d’offrir des soins adaptés et fiables à un nourrisson, les nouveaux parents doivent développer de nouvelles compétences. Les cours prénataux couvrant des sujets comme la phase prénatale, le travail et l’accouchement, la phase postpartum et la parentalité peuvent s’avérer très avantageux.

La plupart des cours prénataux touchent à des sujets liés à la parentalité, notamment :

  • Ce à quoi il faut s’attendre dans les premiers jours et semaines après la naissance.
  • Comment préparer un environnement de sommeil sécuritaire pour le nouveau-né.
  • Comment donner un bain au nouveau-né.
  • Comment allaiter un nouveau-né.
  • Comment stimuler de façon efficace le développement de l’enfant33, 34, 35, 36.

Tous les parents en devenir devraient suivre des cours prénataux. Avant qu’ils ne s’y inscrivent, ces parents devraient vérifier les compétences du formateur et du contenu abordé (certains cours ne fournissent de l’information qu’en santé prénatale ou se limitent à la naissance)33.

De nombreux bureaux de santé en Ontario offrent désormais la possibilité de suivre des cours prénataux en ligne. Ces cours donnent aux parents des informations pertinentes sur la période prénatale et la parentalité, mais n’abordent pas nécessairement l’apprentissage de compétences pratiques (p. ex., donner un bain au bébé) ou ne donnent pas d’occasions d’établir des relations avec d’autres nouveaux parents comme dans les cours prénataux de groupe37. Ils peuvent s’avérer cependant avantageux pour les parents qui manquent de temps ou ceux venant de collectivités rurales n’ayant pas accès aux lieux de formation. Avant d’entamer un cours prénatal, les parents en devenir devraient penser à la méthode d’apprentissage qui leur serait le plus utile.

Rassembler les fournitures

Un certain nombre d’articles sont nécessaires pour prendre soin adéquatement d’un nouveau-né. Pour ce qui est des besoins de base, il faut un endroit sûr pour que le bébé puisse dormir, pour lui faire prendre son bain, le changer et l’habiller. D’autre part, il a besoin d’un environnement fiable et d’un siège d’auto pour les déplacements en voiture. Voir le fichier Sécurité du nouveau-né pour plus d’informations sur la façon de créer un milieu sûr et sur les sujets connexes. En grandissant, le bébé aura aussi besoin de jouets visant à stimuler l’éveil pour favoriser son développement38, 39.

Il est important que les parents commencent à réfléchir aux fournitures dont ils auront besoin pour leur enfant. L’achat ou l’acquisition de ces fournitures avant la naissance peut éviter bien des soucis aux nouveaux parents après l’arrivée du bébé38, 40. Il peut aussi être utile de suggérer aux parents certaines fournitures qui les aideront à s’organiser financièrement après l’arrivée du bébé. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur ce sujet dans le fichier Soins du nouveau-né.

Conseiller aux parents de préparer certaines choses (p. ex., quelques repas à conserver au congélateur) peut aussi contribuer à les soulager dans les premières semaines avec leur nouveau bébé et leur faciliter la transition vers la parentalité.

Établir des attentes réalistes concernant le partage des tâches en

Les nouveaux parents s’exposent à des relations conflictuelles si leurs attentes en matière de partage des tâches ne sont pas clairement établies avant même de se lancer dans la parentalité. Les études ont démontré que si les parents discutent de leurs attentes et y réfléchissent avant la naissance de l’enfant, ils peuvent éprouver moins de stress et d’anxiété au moment de la transition au rôle de parent, avoir un meilleur de la situation, tirer plus de satisfaction de leur relation avec leur partenaire et avec leur enfant.

Dès la période prénatale, les futurs parents doivent établir des attentes réalistes concernant la manière de40, 41, 42, 43 :

  • Gérer le temps entre la prise en charge des soins de l’enfant, les tâches ménagères et les responsabilités professionnelles.
  • Gérer les finances.
  • S’assurer de dormir suffisamment une fois que l’enfant sera là.
  • S’investir dans la vie de leur enfant.
  • Nourrir leur enfant.
  • Élever leur enfant.

Si un parent élève son enfant seul, il est tout aussi important qu’il prenne le temps de réfléchir à ses propres attentes durant la période prénatale. Il devrait en discuter avec les personnes de son entourage qui sont là pour l’aider afin de s’assurer qu’il aura accès au meilleur soutien possible et qu’il vivra au mieux sa période de transition vers la parentalité40, 42, 43, 44.

Cultiver un réseau de soutien

La transition vers la parentalité exige souvent des parents qu’ils aillent chercher du soutien auprès de sources externes diverses. Ce soutien de base devrait se composer de prestataires de soins et d’un réseau social auquel les nouveaux parents peuvent avoir recours pour obtenir des conseils, du soutien psychologique et de l’aide pratique (p. ex., de l’aide avec les tâches ménagères, la garde d’enfants, etc.). Certaines études soulignent également la nécessité pour les nouveaux parents d’avoir un mentor ou un parent d’expérience dans leur équipe de soutien pour les guider et les rassurer par rapport à ce qu’ils ressentent et à ce qu’ils vivent. Cette personne est souvent la mère de l’un des nouveaux parents. En général, il est important pour ceux qui attendent un enfant d’établir une base de soutien durant la grossesse, afin d’avoir une liste de personnes disponibles à laquelle recourir en cas de problèmes avec le bébé. Préparer une liste d’accompagnants avec leurs coordonnées est une stratégie de choix. Même si les nouveaux parents n’ont pas à faire appel à leur réseau de soutien durant la période de transition vers leur parentalité, sa seule présence peut atténuer considérablement leur anxiété14, 17, 44, 45.

La liste suivante propose des recours possibles pour se préparer à la transition vers la parentalité.

Soutien et conseils en matière de santé :

  • Prestataires de soins de santé (-à-d. médecin de famille, sage-femme, infirmière praticienne, formateur en soins prénataux, bureau de santé publique).
  • Centres de la petite enfance de l’Ontario.
  • Garderies ou jeune gardienne d’enfants.
  • Travailleurs sociaux ou conseillers.

Soutien psychologique et aide pratique :

  • Famille.
  • Amis.
  • Groupes d’entraide par des marraines ou de mère à mère comme la Ligue La Leche.
  • Doula pour la période postpartum.
  • Voisins.
  • Collègues de travail.
  • Conseillers religieux.

Congé de maternité ou congé parental

La Loi sur les normes d’emploi permet aux employées enceintes et aux nouveaux parents de prendre des congés non payés. La Loi sur l’assurance-emploi du Canada régit les modalités de prestations pouvant être versées à l’employé durant son congé de maternité ou son congé parental. Les règles concernant le droit de prendre congé et celles régissant la façon dont les prestations seront versées en cas de congé maternel ou parental relèvent chacune de règlementations différentes. Afin de pouvoir bénéficier de ces prestations, il faut que les parents s’informent sur les options qui leur sont offertes et les exigences en matière d’admissibilité. Les critères particuliers pour ces prestations sont expliqués en détail sur les sites gouvernementaux respectifs et dans la documentation que l’on peut trouver à Service Canada46. D’autre part, certains employeurs offrent des prestations financières en complément de ce que le gouvernement peut verser. Le service des ressources humaines de l’employeur peut fournir plus d’informations concernant la politique et les prestations de l’entreprise en matière de congé de maternité ou de congé parental. Dans de nombreux cas, un congé qui peut durer jusqu’à un an est offert, mais le montant des compensations dépend de la situation professionnelle de la personne. Pour d’autres informations, voir la section Ressources et liens.

Congé de maternité

Les femmes enceintes qui travaillent ont droit à un congé de maternité non payé de 17 semaines (ou plus, selon les circonstances)46. Une femme a droit à un congé de maternité, qu’elle travaille à temps plein ou à temps partiel, qu’elle occupe un poste permanent ou non, pour autant qu’elle se trouve dans l’une des situations suivantes46 :

  • La personne est employée par un employeur soumis à la Loi sur les normes d’emploi.
  • La personne a commencé à travailler au moins 13 semaines avant la date prévue d’accouchement, même s’il n’est pas nécessaire qu’elle ait travaillé pendant les 13 semaines avant la date d’accouchement.
Congé parental

Les nouveaux parents peuvent prendre un congé parental, consistant en un arrêt de travail non payé après la naissance de l’enfant. Ce congé est différent d’un congé de maternité. Les femmes qui prennent un congé durant leur grossesse ont droit à un maximum de 35 semaines de congé parental une fois que l’enfant est né, et celles qui ne prennent pas de congé durant la grossesse, ainsi que tous les autres nouveaux parents, ont droit à un maximum de 37 semaines de congé parental46. De la même manière que pour le congé de maternité, un employé nouvellement parent a droit à un congé parental, qu’il travaille à temps plein ou à temps partiel, qu’il occupe un poste permanent ou non, pour autant qu’il se trouve dans l’une des situations suivantes46 :

  • La personne est employée par un employeur soumis à la Loi sur les normes d’emploi.
  • La personne a commencé à travailler au moins 13 semaines avant d’entamer son congé parental.

Le terme « parent », tel que défini par le ministère du Travail de l’Ontario, couvre la notion de46 :

  • Parent biologique.
  • Parent adoptif.
  • Personne étant dans une relation continue avec un parent de l’enfant et envisageant de s’occuper de l’enfant comme de son propre enfant. Cette définition s’applique également aux couples de même sexe.
Droits des parents en matière de congés de maternité et de congés parentaux

Les femmes en congé de maternité, ou les personnes en congé parental ont le droit de46 :

  • Retrouver le même travail (ou un travail similaire si le travail d’origine n’existe plus) au retour de congé.
  • Ne pas être pénalisées pour envisager de prendre, ou pour avoir pris, un congé de maternité ou un congé parental.
  • Maintenir leur participation au régime d’avantages sociaux (si elles continuent à contribuer durant leur congé).
  • Continuer à accumuler des crédits pendant leur congé pour la durée de travail, la durée de service et l’ancienneté.

Pour en apprendre davantage sur les droits des femmes enceintes et celles qui allaitent, consultez le site de la Commission ontarienne des droits de la personne, à http://www.ohrc.on.ca/fr/politique-sur-la-prévention-de-la-discrimination-fondée-sur-la-grossesse-et-l’allaitement

Prestations de maternité et prestations parentales de l’assurance-emploi

Une femme peut être admissible aux prestations de maternité de l’assurance-emploi (AE) si elle est dans l’incapacité de travailler parce qu’elle est enceinte ou qu’elle vient d’accoucher. La durée maximale de prestations de maternité est de 15 semaines. La période de 15 semaines peut commencer 8 semaines avant la naissance prévue ou débuter après, et se terminer 17 semaines après la date d’accouchement.

Un parent biologique, adoptif ou reconnu légalement qui s’occupe d’un nouveau-né ou d’un enfant nouvellement adopté peut être admissible aux prestations de l’assurance-emploi. Ces prestations sont disponibles pour un maximum de 35 semaines. Elles peuvent être destinées à un parent ou partagées entre deux parents d’une même famille46.

Les parents peuvent déterminer s’ils sont admissibles à des prestations de maternité ou des prestations parentales par Service Canada. Il est important que les parents sachent que la demande de prestations de maternité et de prestations parentales se fait auprès de Service Canada. Les parents peuvent communiquer avec Service Canada :

Favoriser une transition positive vers une nouvelle vie avec bébé

La période de transition

Pour aider les nouveaux parents de façon efficace dans leur cheminement vers la parentalité, il est important de comprendre d’abord les défis auxquels ils sont confrontés durant cette période de transition. Il existe plusieurs défis liés à la parentalité. Ils peuvent être regroupés comme suit :

  • Exigence des soins à l’enfant.
  • Fatigue et changement d’humeur dans les premières semaines.
  • Ajustement à l’intégration d’un nouveau bébé.
Exigence des soins à l’enfant

Il faut souvent un certain temps aux parents pour s’ajuster aux multiples besoins d’un nourrisson. Au cours de leur apprentissage sur la façon de s’occuper d’un nouveau-né, ils trouvent la plupart du temps que les trois situations suivantes sont particulièrement éprouvantes et exigeantes41, 47, 48, 49, 50 :

  • Supporter les pleurs du nouveau-né.
  • Entreprendre de nouvelles tâches.
  • Allaiter.

Supporter les pleurs du nouveau-né
Certains nouveaux parents trouvent que, dans les premiers mois de leur vie, les nouveau-nés pleurent davantage que ce à quoi ils s’attendaient. Ces parents ont du mal à comprendre pourquoi le bébé pleure et à savoir comment le calmer. Il faut que les nouveaux parents comprennent que parfois, les pleurs sont un comportement normal, qu’ils ont tendance à se faire plus présents dans les premiers mois de vie et que l’enfant finira par sortir de cette période de crise. Toutefois, il est aussi important que les professionnels de la santé ne négligent pas ni ne sous-estiment l’exaspération ressentie par les parents. Si les parents ne reçoivent pas le soutien dont ils ont besoin quand ils sont contrariés de ne pouvoir consoler leur bébé en pleurs, ils peuvent finir par se sentir isolés, anxieux et dépressifs47. De la même manière, si les parents ne comprennent pas ces crises de pleurs ou qu’ils n’ont pas les compétences pour s’y adapter, l’exaspération qu’ils ressentent peut les amener à causer du tort à l’enfant. La tête d’un nourrisson est grosse par rapport au reste de son corps, et secouer l’enfant peut provoquer de graves dommages neurologiques, voire lui être fatal : il s’agit du syndrome du bébé secoué (SBS)51, 52. Même s’il est préférable de répondre aux pleurs du bébé, il faut que les parents sachent qu’il n’y a pas de mal à mettre le bébé en sécurité dans son lit et à le laisser pleurer un peu, l’instant d’une pause. Il faut suggérer aux parents d’appeler quelqu’un pour les aider durant ces moments difficiles, comme un membre de confiance de la famille, un ami ou un prestataire de soins. Pour d’autres informations sur la façon de subvenir aux besoins du nourrisson, veuillez consulter le fichier Soins du nouveau-né.

Entreprendre de nouvelles tâches.
Pour nombre de nouveaux parents, c’est la toute première fois qu’ils ont à changer les couches d’un bébé, lui faire prendre son bain, l’habiller. Ils peuvent se laisser surprendre ou se sentir submergés en découvrant le temps, les soins et la préparation que suppose l’accomplissement de ces tâches. Cependant, en quelques semaines, la plupart d’entre eux prendront plus de confiance à entreprendre ces tâches. Pour mieux soutenir les nouveaux parents dans leur transition, il est important qu’ils sachent comment prendre soin de leur nouveau-né et qu’on leur rappelle qu’il faut du temps pour acquérir les compétences requises pour leurs nouvelles fonctions41, 47.

Allaiter
Un autre aspect des soins au nourrisson est d’assurer que l’enfant reçoive une alimentation appropriée. L’allaitement est un lien intime entre la mère et son enfant. Le partenaire peut se montrer présent en la soutenant dans son choix d’allaiter et en prenant soin du bébé autant que possible (p. ex., en lui faisant faire son rot, en le changeant de couches et en le berçant)49. D’autres informations concernant l’alimentation et le rôle du partenaire sont disponibles dans le fichier Allaitement.

Fatigue et changement d’humeur dans les premières semaines

Dans les premières semaines après la naissance du bébé, il arrive que les parents se sentent exténués, à la fois physiquement et mentalement14, 41, 47, 53. Il faut qu’ils adaptent leurs habitudes de sommeil aux tétées nocturnes. Durant cette période, il est important que les parents puissent dormir, car le manque de sommeil peut entraîner de l’irritabilité, de l’anxiété et la dépression54, 55, 56.

Pour dormir suffisamment, les parents peuvent :

  • Dormir ou se reposer quand l’enfant dort.
  • Organiser un environnement de sommeil plus confortable, calme, sombre et désencombré.
  • Faire une activité qui les aide à se détendre avant d’aller se coucher (p. ex., prendre un bain, lire un livre, ou écouter de la musique douce).
  • Éviter ou restreindre les aliments riches en caféine ou en sucre dans la journée.
  • Oublier les attentes irréalistes (p. ex., essayer d’avoir une maison parfaitement propre et rangée).

Les parents peuvent décider de faire dormir leur enfant avec eux pour pouvoir récupérer leur sommeil. Consultez le fichier Sécurité du nouveau-né pour les messages clés et l’information concernant la façon de dormir en toute sécurité. Il faut rappeler aux parents que l’endroit le plus sûr pour qu’un enfant dorme sans risque pendant les six premiers mois de sa vie est son propre lit ou berceau dans la chambre des parents. Il faut aider les parents à accepter l’idée qu’ils vont être fatigués durant les premiers mois. Ils pourront ainsi comprendre que c’est normal d’avoir à se lever toutes les deux ou trois heures dans les premières semaines, mais qu’au bout de trois mois, les tétées s’espaceront, et qu’il sera alors possible de dormir plus longtemps. Il est normal que les bébés continuent de se réveiller la nuit pendant plusieurs mois. Entre-temps, ils peuvent établir des objectifs réalistes sur la façon d’obtenir les heures de sommeil dont ils ont besoin57.

Si les parents manifestent des inquiétudes quant au manque de sommeil, à la peur d’aller dormir, ou au sentiment qu’ils ont d’être particulièrement irascibles, anxieux ou d’avoir des symptômes de dépression, il faut leur conseiller de consulter un médecin sans attendre afin de prévenir ou de traiter des problèmes de santé mentale53, 54, 55. Pour d’autres informations, se reporter au fichier Santé mentale.

Ajustement à l’intégration d’un nouveau bébé

Durant la période de transition à la parentalité, les parents peuvent avoir l’impression que certains aspects de leur vie personnelle leur échappent. Ils ne pourront peut-être plus faire certaines activités qu’ils aimaient auparavant. Il peut leur sembler qu’ils changent d’apparence, et qu’ils ont moins de temps pour s’occuper d’eux-mêmes. Il se peut qu’ils aient moins de temps ou d’énergie à consacrer aux relations amoureuses ou sexuelles avec leur partenaire. D’autre part, ils peuvent connaître des restrictions budgétaires58, 59, 60. Il faut amener les parents à prendre conscience que bien que certains ajustements dans leur vie personnelle soient nécessaires, il est important qu’ils trouvent le temps de s’occuper d’eux-mêmes et des personnes de leur entourage. À défaut de quoi, ils pourraient avoir des difficultés d’adaptation à leur parentalité57, 59.

En général, il faudrait sensibiliser les parents aux changements de vie et aux défis dont il est question ici et d’insister sur le fait qu’ils font partie de la transition vers la parentalité. Il faut aussi souligner qu’il existe des façons saines de s’ajuster à ces défis et de réussir sa transition vers la parentalité.

Prendre du temps pour soi

Pour pouvoir prendre soin au mieux d’un nouveau-né, les parents doivent prendre soin d’eux-mêmes. Ils doivent prendre le temps de bien se nourrir, de faire de l’exercice, de prendre part à des activités sociales et de s’adonner à leurs passe-temps. À défaut de quoi, ils risquent de ne pas se sentir bien, tant physiquement qu’émotionnellement. Il peut être utile pour les nouveaux parents de savoir que les courtes pauses (c.-à-d. 10 ou 20 minutes) peuvent leur être bénéfiques. Ils peuvent prendre ces pauses pendant que bébé dort ou lorsqu’une personne de confiance prend la relève. Plutôt que de s’attaquer au nettoyage ou à la lessive durant ces pauses, leur conseiller de faire des activités comme prendre un bain, parler au téléphone, regarder la télévision, aller marcher ou aller manger avec un ami.

Ajustement réussi

Il est important de soutenir les nouveaux parents dans leur transition vers la parentalité. Ceux qui vivent une transition difficile pourraient avoir davantage de problèmes personnels de santé. Le développement et le bien-être de l’enfant pourraient en souffrir5, 14, 18, 32, 61.

Pour arriver à s’ajuster correctement à la parentalité, les nouveaux parents doivent comprendre qu’il faut ajuster leur vie personnelle pour qu’elle s’adapte à l’enfant. Cela suppose souvent de trouver un nouvel équilibre de vie5, 14, 32. Cet ajustement ne se fait pas du jour au lendemain. Il peut s’écouler jusqu’à six mois, voire deux ans avant que les nouveaux parents se sentent à l’aise de prendre soin de leur enfant. Pour certains, jusqu’à deux ans seront nécessaires pour se sentir parfaitement à l’aise dans leur nouveau rôle de parents14.

En parlant avec les parents de leur transition vers la parentalité, il est important de souligner que la parentalité est une période de développement et de changement. Les nouveaux parents peuvent être exigeants avec eux-mêmes, et leur rappeler qu’il faut un certain temps avant de s’adapter à leur nouveau rôle peut les aider. Il est nécessaire de souligner leurs forces et leurs réussites pour leur donner confiance en eux62.

Demander de l’aide et du soutien

Il faut que les nouveaux parents aient une liste de personnes à qui ils peuvent demander de l’aide dès qu’ils en ressentent le besoin. Demander de l’aide s’intègre dans un mécanisme d’adaptation positif et sert l’intérêt de l’enfant14, 17, 44, 45. Voir la section Cultiver un réseau de soutien pour d’autres informations.

Cultiver une relation de couple solide

Changements auxquels s’attendre dans sa relation maritale ou avec son partenaire

Différentes études ont signalé une amélioration dans la relation de couple après la naissance d’un bébé63. Pour certains couples, les changements temporaires dans la dynamique relationnelle ou le manque de satisfaction sont courants dans la période de transition vers la parentalité et les problèmes sont réglés habituellement avant que l’enfant ait onze mois64.

Pour d’autres, la naissance peut entraîner de l’insatisfaction au sein du couple. Le caractère exigeant de la parentalité, la multiplication des tâches ménagères, les changements financiers et le manque de temps pour les relations intimes peuvent en être la cause18, 65.

Vie sexuelle

Beaucoup de couples arrivent à conserver leur vie sexuelle après la naissance de leur enfant66. Cependant, un nombre important de couples déclarent avoir diminué l’activité sexuelle pendant la période de transition vers la parentalité. Dans une étude à grande échelle, il a été rapporté que seulement 14 % des femmes et 12 % des hommes signalent l’absence de problèmes sexuels durant la période postpartum65.

Les problèmes liés à la vie sexuelle en phase postpartum peuvent largement s’expliquer par62, 65, 67 :

  • Les changements hormonaux consécutifs à la naissance.
  • Les changements liés à l’apparence du corps de la femme après avoir donné naissance, particulièrement si elle a subi une césarienne, une épisiotomie ou une déchirure.
  • Les conflits liés aux rôles et au partage des tâches à l’égard des soins du bébé et des tâches ménagères.
  • Les conflits financiers.
  • La fatigue.

Pour d’autres informations sur la vie sexuelle après une naissance et les façons de s’ajuster aux changements liés à la naissance, voir le fichier Rétablissement après l’accouchement.

Couples à risque de vivre un conflit susceptible de nuire à leur relation

Parmi les couples les plus susceptibles de vivre des conflits relationnels durant la période postpartum, on retrouve :

  • Ceux qui ont connu des conflits relationnels avant la grossesse18, 64, 68, 69.
  • Ceux qui ont un style de communication déficient62, 70, 71, 72, 73.
  • Ceux qui ont connu la perte d’un enfant74.
  • Ceux qui sont aux prises avec une dépression postpartum14, 75.

Il est important de reconnaître ces facteurs de risque pour aider à prévenir les conflits et à préserver la santé de la relation et celle de l’enfant76, 77, 78. Il a été démontré que les enfants dont les parents manifestent régulièrement de la colère l’un envers l’autre sont à plus grands risques d’avoir des problèmes d’ordre psychologique et comportemental75. En parallèle, les résultats de l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ) indiquent que les enfants démontrent moins de problèmes lorsque leurs parents leur donnent l’affection dont ils ont besoin et le confort d’un foyer heureux79.

Apprendre à communiquer plus efficacement

Les couples qui sont en conflit devraient apprendre à communiquer plus efficacement. Pour mieux communiquer, les encourager à62, 80, 81 :

  • Revoir leur style de communication.
  • Revoir la façon dont ils abordent le conflit.
  • Apprendre à collaborer efficacement avec leur partenaire lorsque survient un conflit.
  • Utiliser les services d’un médiateur ou d’un conseiller.

Les couples qui éprouvent des difficultés à gérer le conflit eux-mêmes auraient besoin d’être orientés vers un professionnel comme un psychologue, un travailleur social ou un conseiller qui pourrait les aider à résoudre leur problèmes75, 77. Certains employeurs offrent un Programme d’aide aux employés et leur famille (PAEF). Il s’agit de services confidentiels fournis par un tiers, conçus pour aider ceux qui ont des problèmes personnels en offrant des services de counselling et d’autres ressources similaires82. Il faut encourager les nouveaux parents à explorer les formes d’aide mises à leur disposition par leur employeur.

Établir des objectifs réalistes pour gérer les conflits de couples

Si un couple apprend à communiquer de façon efficace, cultive la satisfaction dans la relation et partage les responsabilités de coparentalité avant la naissance de leur enfant, le nombre de conflits lorsqu’ils deviennent parents peut diminuer63, 69, 78.

Les sujets que doivent aborder les parents en devenir avant la naissance couvrent notamment les suivants66, 68, 80 :

  • Changements dans la vie sexuelle (il est recommandé d’attendre au moins six semaines après la naissance pour permettre à la femme de récupérer).
  • Comment prendre le temps de cultiver la relation.
  • Comment s’aider mutuellement dans la prise en charge des soins du bébé.
  • Comment reconnaître chez l’autre les signes de dépression postpartum*.

* Les problèmes de santé mentale des parents doivent être reconnus dès que possible et discutés avec un professionnel de la santé pour permettre à la personne affectée de recevoir l’aide dont elle a besoin53, 54, 80. Pour obtenir plus d’informations sur les troubles et les problèmes liés à la santé mentale, veuillez consulter le fichier Santé mentale.

Encourager le développement de la relation parents-enfant

La différence entre lien et attachement

Le lien est le processus par lequel les parents développent une relation affective avec leur enfant. Étant généralement initié par le parent, il s’agit donc d’un processus à sens unique. L’attachement, quant à lui, peut être décrit comme réciproque, comme une relation interactive entre un parent et l’enfant. Il se développe quand les parents apprennent à réagir aux signes du bébé, formant ainsi un lien de confiance. Le développement de l’attachement dépend de la façon dont le parent réagit. L’attachement est décrit plus en détail dans le fichier Soins du nouveau-né.

Il est important de faciliter et de soutenir le développement d’une relation affective entre l’enfant et le parent. Ce rapport stimule le bien-être affectif et psychologique du parent comme celui de l’enfant en développement. Pour que l’enfant se développe de façon optimale, il a besoin de soutien approprié, de stimulation cognitive et d’affection83, 84, 85, 86. Ce processus peut commencer durant la grossesse et se poursuivre après la naissance.

Développement de la relation durant la grossesse

La relation entre un parent et son enfant commence à s’établir bien avant la naissance10. Une fois que la mère apprend qu’elle est enceinte (ou même avant qu’elle le devienne), elle changera intentionnellement certaines de ses habitudes de vie (p. ex., bien manger, faire plus d’exercices et s’abstenir de boire ou de fumer)41. Bien que beaucoup de pères ou de partenaires désirent généralement établir un lien avec leur bébé, il est parfois plus difficile pour eux de le faire au début de la grossesse58, 87. Le lien affectif entre les pères en devenir et leur enfant à naître se développe généralement à mesure que la grossesse avance88, 89. Pendant cette période, les parents construisent graduellement une image de leur bébé (p. ex., en caressant le ventre de la mère avec tendresse ou en parlant, chantant ou lisant à l’intention du bébé), ce qui rend plus facile l’établissement d’un solide lien affectif83, 84. Le désir d’un couple d’établir un lien avec l’enfant à naître et de concrétiser son existence apparaît aussi quand le couple acquiert des articles nécessaires aux soins du bébé, prépare la chambre d’enfant, choisit le prénom de l’enfant, s’informe sur le développement de l’enfant et participe à des cours prénataux90.

La dépression, l’anxiété ou la consommation d’alcool ou de drogues sont des facteurs pouvant nuire à l’établissement de la relation affective avec un enfant à naître. Les parents qui ne développent pas de lien avec leur enfant in utero risquent de se sentir éloignés de leur enfant après la naissance et pendant les deux premiers mois qui suivent son arrivée. Il est important de faciliter le processus relationnel pour les parents qui attendent un enfant dès la grossesse10.

Développement de la relation après la naissance

Le peau à peau (c.-à-d. prendre le bébé nu directement sur sa poitrine ou celle du père/partenaire et s’enrouler avec lui dans une couverture) est une très bonne façon de favoriser l’établissement d’un lien affectif entre les parents et leur nouveau-né. Ce rapprochement peut être effectué dès la naissance et au-delà91, 92. Le contact peau à peau entre une mère et son nourrisson peut également favoriser l’allaitement. Placer l’enfant en peau à peau avec sa mère durant la toute première heure de vie ou jusqu’à la fin de la tétée est l’une des Dix conditions pour le succès de l’allaitement maternel de l’Initiative Amis des bébés, énoncées par l’OMS93. Voir le fichier Allaitement pour d’autres informations. Durant les premières semaines ou mois de sa vie, le peau à peau favorise l’allaitement, permet au bébé de découvrir le monde dans une position réconfortante et aide les parents à se rapprocher de leur nouveau-né90, 91.

Les premières années dans la vie de l’enfant constituent une période cruciale pendant laquelle d’importants processus de développement se déroulent. Pour un développement optimal, on doit offrir aux enfants stimulation, soutien et éducation39. Durant la croissance et le développement de l’enfant, certains programmes parentaux axés sur le groupe (où l’enfant a la possibilité d’interagir avec ses parents et d’autres enfants d’âges divers au sein d’un environnement stimulant) se sont révélés bénéfiques pour l’épanouissement des compétences affectives et comportementales94. Les centres de la petite enfance de l’Ontario et de nombreux autres types d’organismes et de programmes communautaires locaux à but lucratif destinés aux parents et aux enfants sont disponibles dans toute la province et sont à même d’offrir ce genre d’environnement.

Pour d’autres informations concernant la croissance et le développement de l’enfant, voir les fichiers Soins du nouveau-né et Sécurité du nouveau-né.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource externe

Pendant la période de transition vers la parentalité, les parents doivent chercher de l’aide auprès d’un prestataire de soins dans les plus brefs délais s’ils sont dans l’une des situations suivantes :

  • Ils n’arrivent pas à s’ajuster aux tâches quotidiennes de la vie avec un bébé et ne trouvent plus de plaisir dans les activités qu’ils avaient coutume d’aimer.
  • Ils reconnaissent des signes de dépression postpartum chez eux-mêmes ou chez leur partenaire.
  • Ils ont des idées suicidaires.
  • Ils vivent des conflits non résolus dans leur relation de couple.
  • Ils vivent des situations de tension ou de violence dans leur couple.
  • Ils sont incapables de créer un lien avec leur bébé.

Savoir où rediriger

Les parents qui traversent des difficultés comme celles mentionnées précédemment doivent consulter :

  • Leur principal prestataire de soins de santé.
  • Un psychologiste, un psychiatre ou un autre professionnel de la santé qui peut offrir des services de soins spécialisés en santé mentale.
  • Un travailleur social ou un conseiller matrimonial.

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Ressources et liens


Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Rapports et publications

Sites Web

Lignes d’assistance

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

Livres

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DVD

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