Soutien à l’accouchement

Messages clés

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Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la première personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.

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Avoir une personne ou une équipe de soutien peut rendre le travail et l’accouchement plus facile et plus agréable.

Un accompagnant peut apporter du soutien émotionnel et aider de façon pratique durant le travail de l’accouchement. Les femmes qui ont un accompagnant à leurs côtés durant le travail et l’accouchement peuvent souvent :

  • Mieux supporter la douleur liée au travail d’accouchement.
  • Avoir moins besoin de médicaments antidouleur.
  • Avoir moins besoin de subir des interventions médicales.
  • Connaître un accouchement plus rapide.
  • Penser au travail et à l’accouchement de façon positive.

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Choisissez une personne de confiance pour vous accompagner qui vous met à l’aise et qui peut vous appuyer et vous représenter durant votre accouchement.

L’accompagnant est généralement quelqu’un qui vous connaît bien, autre que votre prestataire de soins de santé. Il peut s’agir de :

  • Votre partenaire.
  • Un parent.
  • Un ami.
  • Une doula ou un autre accompagnant professionnel à la naissance.

Vous pouvez choisir d’avoir un ou plusieurs accompagnants. Indiquez clairement à votre famille et à vos amis qui vous aimeriez avoir à vos côtés lors de votre accouchement. Faites savoir aux autres quand ils pourront vous rendre visite une fois le bébé arrivé. Si vous planifiez d’accoucher à l’hôpital ou dans une maison de naissance, informez-vous sur les politiques concernant les accompagnants et les visites.

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Faites ce qui vous mettra le plus à l’aise lors de l’accouchement.

Il existe plusieurs options qui peuvent vous aider à gérer la douleur durant l’accouchement. Avant le début du travail, il est bon de revoir, ou même d’appliquer certaines de ces mesures de confort pour découvrir ce qui vous convient. Faites ce qui vous mettra le plus à l’aise lors de l’accouchement.

Voici quelques mesures de confort qui peuvent faciliter le travail :

  • Marcher.
  • Changer de position.
  • Utiliser un ballon.
  • Prendre une douche ou un bain.
  • Se faire masser le dos, les mains, les pieds ou le reste du corps.
  • Faire une activité pour vous distraire, comme regarder la télé, lire ou naviguer sur Internet.
  • Écouter de la musique.
  • Utiliser les techniques de méditation ou de visualisation.
  • Faire des techniques de respiration.
  • Demander à son prestataire de soins de santé d’administrer des papules d’eau stérile.
  • Se faire traiter par neurostimulation transcutanée. Il faudrait prévoir acheter ou louer le matériel à l’avance.


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Posez les questions qui vous aideront à prendre des décisions éclairées.

Il se peut que vous ne compreniez pas tout à fait ce que votre prestataire de soins de santé vous dit durant l’accouchement. Posez des questions jusqu’à ce que vous ayez parfaitement compris. Cette approche pourrait calmer vos inquiétudes, ou celles de votre partenaire ou de la personne qui vous accompagne. Cela vous permettra de prendre des décisions éclairées selon vos besoins et ceux de votre bébé. Pour en savoir plus sur la façon de faire des choix éclairés, consultez le fichier Interventions à l’accouchement.

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Les partenaires et autres accompagnants doivent tenir compte de leurs propres besoins physiques et psychologiques.

Il peut être utile pour votre partenaire ou l’accompagnant de s’informer sur les exigences du travail et de comprendre ce dont vous aurez besoin durant le travail et l’accouchement pour mieux vous appuyer.

Le travail peut durer longtemps. Il faut que votre partenaire ou l’accompagnant tiennent compte de ses propres besoins pour pouvoir continuer à vous aider. Ils doivent boire suffisamment d’eau, avoir une alimentation saine et bien se reposer. Si votre partenaire est la seule personne qui vous accompagne, il est mieux d’envisager une autre personne de remplacement pour de courtes périodes.

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En savoir davantage sur le soutien à l’accouchement.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur le soutien à l’accouchement auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section  Ressources et liens.

  • Votre prestataire de soins de santé
  • Votre bureau local de santé publique : 1 866 532-3161

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Preuve à l'appui

La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés.

À propos du soutien à l’accouchement

Qu’entend-on par soutien à l’accouchement?

L’accouchement est un processus physiologique naturel incontournable pour donner naissance par voie vaginale1, 2, 3, 4. La douleur liée au travail et à l’accouchement fait partie intégrante de ce processus. La façon dont les femmes vivent et prennent en charge la douleur liée au travail peut varier5, 6, 7.

Le soutien physique et émotionnel que la femme reçoit durant son accouchement peut déterminer7, 8, 9, 10, 11 :

  • La façon dont elle supportera la douleur qu’elle ressent.
  • Les mesures de confort qu’elle choisira (pharmacologiques ou non).
  • Les interventions médicales qui seront nécessaires le cas échéant durant son accouchement.
  • La façon dont elle considèrera son expérience globale de l’accouchement.

Il est fortement recommandé que les femmes aient un accompagnant désigné à la naissance pour les aider tout au long de l’accouchement3, 8, 9, 12.

Un accompagnant à la naissance

L’accompagnant à la naissance ne fait généralement pas partie du corps médical et offre un soutien à la femme tout au long de son accouchement. Ce soutien est souvent différent de celui que peut offrir un prestataire de soins de santé à la femme durant l’accouchement. Les prestataires de soins de santé peuvent ne pas être en mesure d’assister la femme tout au long de son accouchement. Il se peut aussi qu’ils ne la connaissent pas assez bien sur le plan personnel pour comprendre ce qui peut l’aider à supporter des situations potentiellement éprouvantes3, 8, 12.

Un accompagnant à la naissance peut intervenir auprès de la femme2, 3, 6, 8, 9, 12 :

  • En assurant une présence constante et en partageant l’expérience d’un bout à l’autre avec elle.
  • En lui offrant un soutien émotionnel sous la forme d’encouragements et de mise en confiance.
  • En l’aidant à se sentir bien et en subvenant à ses besoins physiques à l’aide de mesures de confort non pharmacologiques.
  • En l’aidant à mieux comprendre l’information des prestataires de soins de santé et à prendre des décisions qui la mettent à l’aise.

Pour de nombreuses femmes, c’est le partenaire qui joue le rôle de soutien à l’accouchement. Cependant, un parent, un ami ou une doula (une accompagnante certifiée à la naissance) peuvent également remplir ce rôle. En outre, la femme peut trouver utile d’avoir plus d’une personne pour l’accompagner lors de son accouchement3, 8, 9, 12.

Avantages d’avoir un accompagnant à la naissance

Plusieurs études à grande échelle ont montré que les femmes qui reçoivent un soutien réconfortant et continu tout au long de leur accouchement sont plus susceptibles de3, 6, 7, 8, 9, 12, 13 :

  • Recourir à des mesures de confort non pharmacologiques durant le travail.
  • Se sentir en contrôle relativement au déroulement de leur accouchement.
  • Croire en leur capacité de donner naissance.
  • Pouvoir se passer de médicaments.
  • Avoir un accouchement et des contractions ne nécessitant aucune intervention médicale.
  • Donner naissance par voie naturelle.
  • Connaître un accouchement plus rapide.
  • Mettre au monde un nouveau-né ayant un indice Apgar élevé (supérieur ou égal à 7 dans les minutes suivant la naissance).
  • Vivre une période postpartum moins sujette à dépression.
  • Allaiter plus longtemps.
  • Être globalement satisfaites de leur expérience de travail et d’accouchement.

Les femmes et leur partenaire, le cas échéant, doivent connaître les avantages d’avoir un accompagnant à la naissance et les différentes façons dont cette personne peut aider durant le travail. Pour pouvoir bien s’ajuster aux exigences du travail d’accouchement, la femme a besoin d’une équipe de soutien solide9, 12.

Statistiques provinciales et nationales

Accompagnants à l’accouchement

L’Enquête sur les expériences de la maternité (2006) a révélé que 94,6 % des femmes étaient accompagnées de leur partenaire pendant leur accouchement, et environ 35,5 % des femmes l’étaient d’une personne autre que leur mari ou leur partenaire. Les jeunes femmes de 15 à 19 ans et les femmes vivant dans un ménage à faible revenu (inférieur ou égal au seuil en vigueur) étaient plus susceptibles de se faire accompagner par une personne autre que leur mari ou leur partenaire durant leur accouchement14.

Selon les résultats d’une enquête de 2007 sur les hôpitaux au Canada qui ont accueilli au moins dix naissances par an, on a constaté que 99 % des hôpitaux ont encouragé les partenaires des femmes à participer à l’accouchement, tandis que 80 % des hôpitaux ont encouragé les partenaires ainsi qu’un accompagnant à participer à l’accouchement. En outre, 60 % des hôpitaux ont limité le nombre d’accompagnants dans la salle durant l’accouchement. Parmi ces hôpitaux, 78 % d’entre eux ont limité les présences à deux accompagnants. En Ontario, 46 % des hôpitaux ont indiqué que cette politique s’est renforcée à la suite de la crise du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de 2003.

Selon l’enquête de 2007 sur les hôpitaux canadiens, le recours aux doulas s’est avéré peu fréquent (pour ce qui est des institutions hospitalières). Parmi les hôpitaux ayant fait l’objet de l’enquête, 87 % ont rapporté un nombre infime de femmes ayant reçu le soutien d’une doula15; l’explication peut venir du tarif exigé par les doulas.

Utilité et disponibilité des mesures de soulagement non pharmacologiques pour l’accouchement

L’Enquête canadienne sur l’expérience de la maternité de 2006 indique que pour les femmes ayant donné naissance par voie naturelle, ou ayant essayé de le faire, les mesures de soulagement non pharmacologiques utilisées ont été les techniques de respiration et le changement de position. L’enquête montre que 74,1 % d’entre elles ont utilisé les techniques de respiration et 69,5 % le changement de position14.

Après les techniques de respiration et le changement de position, ce sont les bains et les douches qui ont été les plus couramment utilisés comme mesures de soulagement non pharmacologiques, également jugées les plus efficaces. Plus de la moitié des répondants (54,8 %) considèrent les bains et les douches comme « très efficaces » pour soulager la douleur de l’accouchement14. L’enquête sur les hôpitaux canadiens de 2007 a montré que 97 % des hôpitaux offraient le recours aux bains et aux douches pour les femmes souhaitant soulager la douleur de l’accouchement. Cependant, il n’existe pas de données indiquant le nombre de femmes ayant fait appel à cette option durant l’accouchement15.

L’enquête de 2007 auprès des hôpitaux démontre que 99 % des hôpitaux offraient l’aide ambulatoire comme moyen de soulager la douleur, et que 63 % des femmes y ont eu recours durant leur travail. En comparaison, en 1993, seulement 94 % des hôpitaux offraient l’aide ambulatoire pour soulager la douleur, et 62 % des femmes, en moyenne, y ont eu recours durant leur travail15.

En 2007, au Canada, 43 % des hôpitaux offraient le recours au traitement par neurostimulation transcutanée. Les appareils nécessaires à la neurostimulation transcutanée étaient surtout disponibles dans les grands hôpitaux universitaires. Le nombre d’appareils disponibles a augmenté depuis 1993, alors qu’il n’y en avait que dans 30 % des hôpitaux canadiens15. Le rapport n’indique pas s’ils étaient accessibles gratuitement ou non. Il n’y a pas de données quant à leur utilisation pendant l’accouchement.

En 2007 au Canada, 24 % des hôpitaux offraient le recours à des papules d’eau stérile pour soulager la douleur. Cette option était surtout disponible dans les grands hôpitaux universitaires. Moins de 30 % des femmes ont eu recours à des papules d’eau stérile pour soulager la douleur de l’accouchement15.

En 2007, 13 % des hôpitaux canadiens offraient le recours à l’acupuncture pour soulager la douleur. Cette option n’était principalement offerte que dans les grands hôpitaux universitaires15.

En 2007 au Canada, seulement 1 % des hôpitaux disposaient d’une politique interdisant aux femmes de boire durant l’accouchement et 14 % des hôpitaux, d’une politique leur interdisant de manger. En pratique, presque toutes les femmes ont été autorisées à boire durant l’accouchement15. Pour d’autres informations, consultez la section Manger et boire pendant l’accouchement.

Expérience et niveau de satisfaction

Selon les résultats de l’Enquête sur l’expérience de la maternité de 2006, 53,6 % des femmes ont déclaré que l’expérience de l’accouchement, dans son ensemble, a été « très positive », et pour 26,2 % des femmes, elle a été « à peu près positive ». En outre, 78,5 % des femmes ont déclaré avoir été « très satisfaites » de l’attention portée à leur égard durant l’accouchement, 72,6 % des femmes ont indiqué que leur vie privée et dignité ont été prises en compte, et 65,4 % des femmes, avoir été « très satisfaites » de la sollicitude et de la compréhension dont elles ont fait l’objet, et de l’information qu’elles ont reçue14.

Qui est à risque?

Personnes susceptibles de ne pas recevoir un soutien approprié

Une femme risque de ne pas avoir un soutien approprié durant son accouchement si5, 6, 7, 8, 16 :

  • Elle n’a pas de partenaire ni d’accompagnant.
  • Elle a des problèmes de communication avec son partenaire ou l’accompagnant.
  • Elle ne se sent pas à l’aise avec la présence de son partenaire ou de l’accompagnant durant son accouchement.
  • Son partenaire ou l’accompagnant ne se sent pas à l’aise ou s’inquiète beaucoup quant au déroulement de l’accouchement et à sa propre capacité à apporter du soutien lors de l’accouchement.
  • Lors d’un accouchement précédent ou d’une autre expérience physiquement douloureuse, le soutien dont la femme a fait l’objet et les mesures de soulagement non pharmacologiques qu’elle a prises se sont avérés insuffisants pour soulager sa douleur.

Si une femme ou son partenaire se trouvent dans l’une de ces situations, il faut les informer des ressources pouvant les aider à se préparer à l’accouchement et à faire face au travail d’accouchement. Participer à des cours prénataux et faire appel à un accompagnant à la naissance d’expérience, comme une doula, sont deux options possibles pour celles à risque de manquer de soutien lors de leur accouchement. Voir les sections Aiguillage et Ressources et liens pour plus d’informations.

Choisir un accompagnant à la naissance

Le rôle du partenaire

Lorsque le partenaire participe activement aussi durant le travail et assiste à la naissance de leur enfant, les résultats peuvent s’avérer particulièrement bénéfiques, en17, 18 :

  • Diminuant le sentiment de solitude et d’exclusion.
  • Diminuant le sentiment de stress et d’anxiété.
  • Rapprochant le couple pour faire de l’expérience un événement réjouissant.
  • Facilitant la transition vers la parentalité pour les parents.

Il est recommandé que le partenaire participe autant que possible pendant la grossesse, le travail, et la naissance de son enfant. Si le partenaire est très inquiet ou se sent incapable d’apporter le soutien nécessaire durant le travail et l’accouchement, il faut alors suggérer qu’un parent, un ami ou une doula intervienne dans le cadre d’une équipe de soutien en place. Il est important de bien comprendre les attentes et les peurs éventuelles des nouveaux parents, pour pouvoir veiller à ce qu’ils bénéficient du meilleur soutien possible durant le travail et l’accouchement3, 12, 17, 19.

Facteurs dans le choix d’un accompagnant

Les femmes ont des besoins sociaux, culturels et physiologiques différents, qui engendrent des besoins tout aussi différents lors de l’accouchement6, 19. Pour une femme sans partenaire, ou dont le partenaire ne peut être présent, ou qui choisit de ne pas avoir la présence de son partenaire lors de son accouchement, il serait conseillé d’explorer d’autres options de soutien. Parallèlement, certaines femmes choisissent d’avoir un soutien supplémentaire en plus de la présence de leur partenaire. Pour tous ces cas, le soutien peut venir d’un parent, d’un ami ou d’une doula.

En choisissant un accompagnant, la femme doit essayer d’envisager quelqu’un3, 12, 13, 19 :

  • en qui elle a confiance.
  • avec qui elle se sent bien.
  • avec qui elle se sentira à l’aise durant son accouchement.
  • qui la met en confiance.
  • qui l’écoute et respecte ses décisions.

Il faudrait encourager les femmes à choisir la personne qui leur semble la plus indiquée pour les soutenir lors de leur accouchement. Il peut s’agir d’une ou plusieurs personnes3. Durant la période prénatale, il faudrait aviser les femmes de vérifier les restrictions relatives au lieu de naissance concernant le nombre d’accompagnants et de visiteurs tolérés dans la salle. Pour des questions de sécurité, certains établissements limitent le nombre de présences dans la salle15.

Doulas

Une doula, dont le terme dérivé signifie en grec « servante », est une personne expérimentée ou spécialement formée à l’accompagnement à la naissance, qui apporte un soutien supplémentaire à la femme et au partenaire, ou à un autre accompagnant lors de l’accouchement. Le service est généralement payant. Bien que les doulas n’aient en principe pas de formation médicale, elles sont souvent en mesure d’offrir aux parents de l’enfant à naître de l’information sur le déroulement des événements et sur les procédures. Leur expérience fait autorité pour fournir de précieux conseils en matière de mesures de soulagement non pharmacologiques. Leur présence permet aussi de donner du répit au partenaire ou aux autres accompagnants, et leur permettre de faire une pause pendant l’accouchement6, 10, 12, 13, 19, 20, 21.

Il est aussi conseillé aux futurs parents qui considèrent la présence d’une doula lors de l’accouchement d’en consulter plusieurs jusqu’à ce qu’ils trouvent celle qui leur convient.

En sélectionnant une doula, ils devraient poser des questions concernant21 :

  • La formation ou les attestations professionnelles de la personne.
  • L’expérience qu’elle a de l’accouchement, du point de vue personnel et en tant que doula.
  • Sa philosophie au sujet du travail et de l’accouchement.
  • Le rôle qu’elle peut jouer durant l’accouchement.
  • Sa disponibilité pour apporter son soutien. (Possibilités à considérer : à la maison, sur le lieu d’accouchement, dès que le travail commence ou à un autre moment).
  • Son horaire et les solutions de rechange si elle n’est pas disponible dès le début du travail.
  • Sa remplaçante avec qui elle travaille régulièrement, le cas échéant, et s’il est possible de rencontrer cette personne.
  • Ses tarifs et sa politique de remboursement.
  • Ses services de soutien aux premiers soins prénataux et à l’allaitement.

Mesures de confort de l’accouchement

Mesures de soulagement non pharmacologiques

La douleur ressentie par la femme durant l’accouchement est complexe et propre à chacune. Elle a des effets à la fois sur l’état physiologique qu’émotionnel5, 6, 7. Il existe une variété de mesures de confort à la portée de la femme pour soulager sa douleur durant le travail. Les moyens non pharmacologiques ne font pas appel aux médicaments pour le soulagement de la douleur. Ils sont généralement privilégiés par rapport aux moyens faisant appel aux médicaments, car ils n’entraînent que peu de risque, voire aucun, pour la mère et le fœtus, ils procurent plus de contrôle à la femme, et peuvent donner lieu à un accouchement plus court avec moins d’interventions médicales6, 8, 9, 22, 23.

Il faut encourager les femmes à explorer plusieurs moyens non pharmacologiques de soulagement avant d’entrer en période de travail et d’accouchement, pour déterminer ce qu’elles préfèrent et ce qui leur convient. Parmi les mesures de confort qu’elles peuvent adopter avant le début du travail, il y a le changement de position, les techniques de respiration et la méditation. Leur participation à la pratique de ces mesures de confort permettra au partenaire ou aux autres accompagnants de mieux comprendre, eux aussi, la façon dont celles-ci peuvent aider la femme lors de l’accouchement6, 9, 22.

Se déplacer

Marcher ou se déplacer peut aider la femme pendant son travail, particulièrement durant les premières phases du travail. La marche peut l’empêcher de penser à la douleur et aider à positionner le fœtus vers le bassin, ce qui peut écourter l’accouchement6, 10. Se déplacer en présence de l’accompagnant durant le travail est plus sûr pour la femme que de le faire seule, et l’expérience pourrait s’avérer généralement plus agréable9, 10.

Changer de position

Les femmes changent de position fréquemment durant le travail. Le changement de position à intervalles réguliers durant le travail peut2, 6, 13, 23, 24 :

  • Diminuer la sensation de douleur avec les contractions.
  • Augmenter la circulation sanguine vers le bébé.
  • Élargir le bassin pour faciliter le passage du bébé par le bassin.
  • Faciliter la descente du bébé vers le bassin sous l’effet de la gravité et le mouvement qu’exerce le bassin autour de sa tête.
  • Écourter l’accouchement.
  • Diminuer le recours aux interventions médicales.
  • Diminuer le recours aux mesures de soulagement pharmacologiques.

Il faut encourager les femmes et leur partenaire ou les accompagnants à pratiquer des positions variées à la maison, avant l’accouchement, pour déterminer celles qui s’avèrent les plus confortables. Il n’existe pas de position de prédilection pendant le travail, mais un prestataire de soins de santé peut en suggérer une selon la situation donnée6. Il est normal que tout changement de position entraîne une augmentation temporaire de la douleur, et ce, pendant plusieurs contractions.

Position debout

Marcher, s’asseoir, s’agenouiller et s’accroupir sont des activités qui s’accomplissent dans une position debout3, 6. Cette position permet aux femmes d’être plus à l’aise et plus en contrôle, et favorise la circulation du sang. L’effet de la gravité qui se produit à la verticale favorise la descente du fœtus vers le bassin, ce qui peut écourter la durée de l’accouchement.

Position à quatre pattes

La position à quatre pattes suppose que la femme prenne appui à la fois sur ses genoux et sur ses mains. Cette position peut être utile durant le travail en soulageant la tension du dos. Dans le cas d’une présentation fœtale occipito-postérieure (dos contre dos), la femme peut ressentir une plus grande douleur lombaire à chaque contraction. La position à quatre pattes peut contribuer à soulager la douleur, voire aider au repositionnement du fœtus avant la naissance de manière à ce qu’il se présente en position occipito-antérieure (visage orienté vers le dos)26, 27.

Bercement ou balancement

Les mouvements rythmiques comme le balancement dans un fauteuil à bascule ou debout pendant une contraction peuvent faire oublier la douleur. Un mouvement berçant, comme danser à un rythme lent, peut aussi être bénéfique. La femme peut se balancer en s’appuyant sur la personne qui l’accompagne ou contre un mur pour arriver à supporter la douleur6. Pour ouvrir le bassin tout en se balançant, elle peut placer un pied sur une chaise et se pencher d’un côté et de l’autre.

Ballon

La femme peut utiliser un ballon de grossesse ou d’exercice en essayant plusieurs positions du travail. Si elle décide d’utiliser un ballon, celui-ci doit être assez large pour lui permettre, en position assise, d’avoir les genoux repliés à 90° et les pieds posés à plat sur le sol. Elle peut s’asseoir sur le ballon tout en s’allongeant sur un lit, ou allonger le haut du corps sur le ballon lorsqu’elle se met à quatre pattes. Elle peut aussi le positionner contre le bas du dos tout en s’appuyant contre un mur. Il peut être utile que la personne qui l’accompagne se place derrière elle pour assurer sa sécurité et son soutien lorsqu’elle utilise le ballon. L’utilisation d’un ballon de grossesse pendant le travail peut faciliter la détente tout en contribuant à l’élargissement du bassin en préparation pour l’accouchement. Certains lieux d’accouchement offrent des ballons. Si une femme souhaite utiliser un ballon pendant son accouchement, il est préférable de vérifier au préalable qu’il y en aura un à sa disposition. Elle peut aussi apporter son propre ballon. Il faut cependant qu’elle s’assure que le ballon ne soit pas en latex, conformément aux nombreux règlements des hôpitaux6, 28.

Les illustrations suivantes montrent plusieurs positions différentes pouvant être adoptées pendant le travail.

Choix de positions à adopter pendant le travail

Prendre une douche ou un bain

Pendant le travail, les femmes peuvent trouver que prendre une douche ou un bain, ou en d’autres termes, le recours à la balnéothérapie ou l’hydrothérapie, s’avère réconfortant. Les femmes aiment en particulier la chaleur de l’eau et trouvent que la pression de la douche ou le jet de remplissage du bain peut agir comme massage. Le bain procure également une poussée hydrostatique (force de flottabilité), qui permet de bouger facilement et d’atténuer les tensions des contractions6, 29, 30, 31.

Avant de prendre un bain pendant le travail, un prestataire de soins de santé voudra s’assurer la plupart du temps que le liquide amniotique de la femme est bien clair et que ses signes vitaux, ainsi que le rythme cardiaque du fœtus, sont normaux. Si la femme a déjà perdu les eaux, cela ne signifie pas qu’elle ne peut pas faire appel à l’hydrothérapie. Cependant, le bain est contre-indiqué s’il y a présence de méconium dans le liquide amniotique6, 29.

Il n’existe pas de restriction quant à la durée d’une douche ou d’un bain quand il s’agit de soulager la douleur liée au travail. Si la femme trouve cette solution réconfortante, elle peut continuer autant que bon lui semble. Certaines femmes peuvent trouver qu’en alternance avec des pauses, cette mesure est d’autant plus efficace pour elles.

Bien qu’il soit fortement recommandé d’utiliser la douche ou le bain comme mesure de soulagement de la douleur pour les femmes à faible risque pendant le travail, il est préférable, pour des raisons de sécurité, de6, 29 :

  • Prendre une pause si la température corporelle dépasse 37,5 °C. La température de l’eau ne devrait pas être plus élevée que celle normale du corps, c’est-à-dire 37 °C.
  • Boire beaucoup d’eau si la douche ou le bain se prolonge pour éviter les coups de chaleur.
  • Porter des chaussures d’eau en plastique en prenant sa douche et autour du bain pour éviter de glisser. Une baignoire antidérapante peut également être utile pour la douche ou le bain.
Accouchement dans l’eau

De nombreuses femmes sont intéressées par les bains et les douches pour soulager la douleur du travail, et certaines s’y sentent tellement à l’aise qu’elles souhaitent accoucher dans l’eau. Certaines recherches ont démontré que les accouchements dans l’eau sont associés à une meilleure gestion de la douleur, un nombre moins élevé de recours aux interventions, une diminution des traumatismes périnéaux et un plus haut niveau de satisfaction maternelle. Il y a peu de données liées aux risques qui y sont associés, comme l’aspiration d’eau à la naissance ou l’infection maternelle ou néonatale.

Si l’accouchement dans l’eau est une option plus populaire ailleurs dans le monde, au Canada, certains prestataires de soins de santé ne se sentent pas à l’aise avec cette méthode. En Ontario, les sages-femmes sont les plus expérimentées et les plus qualifiées des prestataires en soins maternels pour pratiquer l’accouchement dans l’eau. Cette pratique est plus sûre si elle est planifiée au préalable dans des lieux où les protocoles sont bien définis et où des prestataires de soins de santé expérimentés peuvent procéder à ce genre d’accouchement. Il est préférable que les femmes discutent de l’éventualité d’accoucher dans l’eau avec leur prestataire de soins de santé si elles l’envisagent6, 30, 31.

Toucher ou massage

Les femmes peuvent trouver que le simple toucher s’avère réconfortant lors du travail. Parmi ces gestes, on trouve entre autres : tenir la main, serrer dans les bras, tapoter tendrement la tête, les épaules, le dos, les mains ou les pieds. De légers massages, ou des caresses, peuvent aussi détendre. Le toucher peut relâcher la tension de la zone touchée. Un accompagnant, à l’aise avec ces gestes, peut en procurer à la femme. La pratique de techniques de massage durant la grossesse peut aussi apporter du soulagement à cette étape6, 32, 33.

Les femmes trouvent également que l’application d’un point de pression contraire offre un grand soulagement à la douleur lombaire. Le principe de la contre-pression suppose d’appliquer une pression avec le poing ou la paume sur la partie basse du dos, particulièrement sur la zone du sacrum (zone triangulaire à la base de la colonne vertébrale). Une balle de tennis ou un rouleau peuvent aussi être utilisés pour exercer une pression. Cette technique peut être particulièrement utile pour les femmes souffrant de douleur dans le bas du dos durant la grossesse et le travail.

Une méthode qui consiste à exercer une pression simultanée sur les deux hanches peut s’avérer également utile. Pour ce faire, un accompagnant se tient assis ou debout derrière la femme, et place ses mains sur ses hanches en formant un W, puis applique une pression. Cette technique peut aider à replacer le bassin dans une position détendue pendant que le bébé exerce de la pression sur le dos de sa mère durant les contractions6.

Activités de diversion

Plutôt que de s’attarder sur la douleur lors du travail, certaines femmes optent pour des activités de diversion. Celles-ci consistent à faire toute activité que la femme aime faire, comme regarder la télé, lire, naviguer sur Internet, ou encore tricoter ou jouer à un jeu. Ces activités s’avèrent plus utiles dès les premières phases du travail, lorsque la douleur liée aux contractions est légère ou modérée et que la femme peut encore fixer son attention sur autre chose et en profiter6, 7.

De nombreuses mesures de soulagement non pharmacologiques consistent en une dérivation de la douleur pour la femme. Marcher, se faire masser, prendre une douche ou un bain, et écouter de la musique ne sont que quelques-unes des méthodes de soulagement non pharmacologiques qui peuvent aider la femme à oublier sa douleur. Il semblerait que la sensation de douleur est transmise par le système nerveux vers le cerveau, mais seuls quelques messages y parviennent en même temps. C’est ce qu’on appelle la théorie du portillon. Sachant que l’efficacité des activités de diversion repose sur l’état physiologique, il est d’autant plus probable que les femmes se tournent vers ce genre de méthode pour le soulagement de leur douleur6, 7.

Écouter de la musique

Écouter de la musique peut aider les femmes durant l’accouchement à se détendre et à s’adapter à la douleur. On peut les conseiller à préparer, avant que le travail ne commence, une sélection musicale incluant une variété de morceaux doux et reposants, de la musique classique, et d’autres sons comme le bruit des vagues, qui se sont avérés efficaces pour la relaxation. Un casque d’écoute permet de porter toute l’attention sur la musique sans entendre le bruit externe6, 7, 34, 35, 36.

Méditation et imagerie mentale

Ce que pense la femme et la façon dont elle canalise ses pensées pendant le travail peuvent avoir un effet sur sa capacité à gérer sa douleur. Si elle se sent anxieuse pendant la grossesse ou le travail, la méditation pourrait lui être utile. La méditation suppose une introspection qui se produit en concentrant délibérément son attention sur les sensations physiques et en essayant de les accepter telles quelles, au moment où elles se produisent, sans crainte ni appréhension. Pour méditer, il est plus facile que la femme soit dans une position confortable. Si elle se concentre sur un mantra, un mot ou une phrase en particulier, elle pourra plus facilement garder son attention. La personne qui l’accompagne peut l’aider à se concentrer en lui lisant un texte6, 37, 38. Certaines femmes trouvent que la prière a le même effet que la méditation.

Les techniques d’imagerie mentale peuvent aussi aider à baisser le niveau d’anxiété. Ces techniques supposent de s’imaginer ailleurs, sur une plage ou dans un jardin, un endroit où l’inquiétude et les tensions n’ont pas lieu d’être. Écouter un disque ou un récit évocateur de cet endroit, raconté par l’accompagnant, peut aider. En cas de difficulté à s’ajuster à la douleur, essayer d’imaginer son bébé descendre vers le bassin à chaque contraction peut faciliter les choses. Ces exercices seront plus efficaces durant l’accouchement s’ils ont été mis en pratique durant la grossesse6, 37, 38. Voir la section Ressources et liens pour avoir des exemples d’exercices de méditation et d’imagerie mentale.

Techniques de respiration

Pendant le travail, se concentrer sur sa respiration peut favoriser la relaxation, et aider ainsi à atténuer la douleur liée aux contractions. Si la femme se sent anxieuse durant le travail et commence à respirer de façon plus rapide, il est important qu’elle se concentre sur sa respiration pour la ralentir. L’hyperventilation peut limiter l’apport en oxygène pour la femme et l’enfant. Un accompagnant peut rappeler à la femme qu’elle doit ralentir sa respiration en cas d’anxiété, ou peut aussi respirer avec elle en donnant le ton pour l’aider à se concentrer.

Il existe une variété de techniques de respiration qui, si elles sont exercées au préalable, seront plus faciles à exécuter pour la femme durant son travail6, 39. Il faut également rappeler aux femmes que la respiration est un processus d’ordre physiologique. Durant le travail, les habitudes de respiration peuvent changer de façon non délibérée. Il peut donc être utile de prendre note des changements qui apparaissent dans les habitudes de respiration.

Respiration lente

La respiration lente peut aider lorsque la femme n’est plus en mesure de parler lors des contractions ni de penser à autre chose. La plupart des femmes vont instinctivement respirer plus lentement, qu’elles prennent ou non une profonde respiration au départ et à la fin.

Pour pratiquer la respiration lente, il faut que la femme39 :

  1. Inspire profondément et expire dans un souffle lorsqu’une contraction est sur le point de se manifester pour en informer son partenaire ou la personne qui l’accompagne.
  2. Concentre son attention sur une image stimulante, inspire doucement et calmement par le nez, puis expire par la bouche tout en relâchant la tension de ses épaules, de sa poitrine et de son abdomen pour les détendre. Il faut répéter cette pratique cinq à douze fois par minute toute la durée de la contraction.
  3. Prenne une grande respiration et bâille ou donne à son partenaire ou à l’accompagnant un signal marquant la fin de la contraction.
Respiration légère

La respiration légère est souvent pratiquée lorsque les contractions durent longtemps, s’intensifient et se rapprochent, ou lorsque la femme trouve que la respiration lente n’est plus efficace.

Pour pratiquer la respiration légère, il faut que la femme39 :

  1. Inspire profondément et expire dans un souffle lorsqu’une contraction est sur le point de se manifester pour en informer son partenaire ou la personne qui l’accompagne.
  2. Concentre son attention sur une image stimulante, puis inspire et expire par la bouche en format un son, en gardant les épaules détendues lorsqu’elle respire.
  3. Laisse s’échapper un long soupir lorsque la contraction se termine.

Astuce : Pour empêcher le dessèchement buccal, la femme peut placer le bout de la langue sur son palais ainsi que boire entre les contractions39.

Respiration variable

La respiration variable est une forme de respiration légère. Elle suppose une respiration légère et peu profonde, et une expiration plus prononcée.

Pour pratiquer la respiration variable, il faut que la femme39 :

  1. Inspire profondément et expire dans un souffle lorsqu’une contraction est sur le point de se manifester pour en informer son partenaire ou la personne qui l’accompagne.
  2. Concentre son attention sur une image stimulante, puis inspire par la bouche et pratique une respiration légère et peu profonde de deux à quatre successions inspiration-expiration et puis, après une inspiration, expire doucement et permettre au corps de se détendre complètement. Elle commence alors un rythme et toutes les deuxièmes ou quatrièmes inspirations (quel que soit le rythme qui lui convient), elle émet un son en expirant dans un long souffle, comme « ooooh » ou « aaaah ».
  3. Laisse s’échapper un long soupir lorsque la contraction se termine.
Respiration adaptée aux contractions

La respiration adaptée aux contractions peut être bénéfique lorsque les contractions commencent à s’intensifier lentement. Pour ce type de respiration, la femme commence par une respiration lente dès qu’une contraction se fait sentir, et passe à une respiration légère lorsque la contraction atteint son point culminant, et revient à une respiration lente lorsqu’elle diminue de nouveau39.

Respiration saccadée

La respiration saccadée est une option de remplacement à la respiration légère si la femme trouve que celle-ci n’est pas pratique ou si elle souffre d’asthme. Pour pratiquer la respiration saccadée, la femme inspire doucement et profondément par le nez, comme pour la respiration lente, mais elle expire en trois ou quatre souffles saccadés39.

Plutôt que de pratiquer les techniques de respiration, la femme peut également trouver que gémir, grogner ou former divers sons peut l’aider à surmonter la douleur qu’elle ressent lors du travail. Il faut encourager les femmes à dire ou à faire ce qui leur semble le plus approprié pour les aider. Les gémissements, tout particulièrement, favorisent la relaxation en déployant la gorge, contrairement aux pleurs ou aux cris qui la compriment6, 7, 39.

Papules d’eau stérile

Les papules d’eau stérile supposent une injection de petites quantités d’eau stérilisée (0,005 à 0,1 ml) à quatre endroits précis dans le bas du dos de la femme. Les papules sont administrées avec une aiguille fine, par un professionnel des soins de santé ayant reçu une formation à cet effet. Elles servent à soulager les douleurs lombaires sévères. Une sensation de brûlure au moment de l’injection pourrait être le seul effet indésirable.

Les injections d’eau stérilisée sont censées diminuer la douleur d’une femme en couche en provoquant une douleur moindre ou une irritation dans une partie de son corps, créant ainsi une diversion. Ce principe s’appuie sur la théorie du contrôle par soupape de la douleur évoquée précédemment. L’effet des papules d’eau stérile dure d’une à deux heures, mais ces injections peuvent être renouvelées dès que l’effet des précédentes s’atténue. Elles ne sont pas efficaces pour toutes les femmes, mais elles peuvent être tentées si la femme le souhaite6, 25, 40, 41.

Le recours aux papules d’eau stérile n’est pas très courant15. Mais si la femme veut essayer cette méthode de soulagement lors de son travail, elle devrait en discuter au préalable avec son prestataire de soins.

Neurostimulation transcutanée

La neurostimulation transcutanée suppose l’application d’une paire d’électrodes de chaque côté de la base de la colonne vertébrale durant le déroulement du travail. Ces électrodes sont branchées à un appareil alimenté par une batterie, qui transmet un courant électrique léger et continu sur la zone. Lors d’une contraction, la femme peut augmenter le volume du courant qu’elle reçoit en tournant un bouton sur l’appareil. Elle ressentira une sensation de picotements ou de vibration qui est censée agir comme dérivatif à la douleur du travail. Les niveaux de soulagement de la douleur ayant été rapportés par les femmes à l’utilisation de la neurostimulation transcutanée, varient de nuls à légers ou modérés, particulièrement en ce qui concerne les douleurs dans le bas du dos6, 42, 43, 44. La femme équipée d’un dispositif de neurostimulation transcutanée ne peut pas prendre de douche ni de bain.

Si la femme veut avoir recours à cette méthode pendant son travail, elle devra en discuter avec son prestataire de soins de santé. Il faudra également qu’elle réserve un appareil de neurostimulation transcutanée au moins un mois avant la date prévue d’accouchement pour pouvoir recevoir la formation appropriée. Si son prestataire de soins de santé ou le lieu l’accouchement n’offre pas cet appareil, elle devra en louer un par ses propres moyens.

Application de chaud et de froid

Faire appel au chaud ou au froid pour soulager la douleur du travail suppose de prendre un bain ou une douche chaude, de se couvrir d’une couverture chaude ou d’appliquer une compresse chaude sur certaines parties du corps. Certaines trouvent que l’application d’une compresse chaude dans le bas du dos ou sur la zone périnéale peut s’avérer particulièrement réconfortante durant le travail. Ces zones deviennent souvent sensibles ou douloureuses à mesure que le travail progresse. Le chaud aide les muscles à se détendre et favorise la circulation sanguine. Si une femme fait appel à cette méthode pour son travail, il faut l’encourager à boire beaucoup et à suspendre régulièrement l’application pour éviter les coups de chaleur. Les compresses chaudes doivent toujours être enveloppées dans un linge ou une serviette pour protéger la peau des brûlures6, 45.

Au fur et à mesure que le travail avance, les femmes ont tendance à dégager beaucoup de chaleur et peuvent trouver en fait que les compresses chaudes qui les soulageaient au début s’avèrent inconfortables par la suite. Dans ce cas, elles peuvent trouver agréable d’appliquer des compresses froides sur les zones corporelles comme le dos, la poitrine, la nuque et le visage. Comme pour les compresses chaudes, les froides devraient être enveloppées dans un linge ou une serviette. Il ne faut jamais les appliquer sur une zone anesthésiée (par ex., zone engourdie par l’utilisation de médicaments) pour prévenir les risques encourus pour la peau6, 8.

Beaucoup de femmes trouvent qu’utiliser le chaud et le froid en alternance s’avère efficace comme mesure de soulagement durant le travail. Il faut les encourager à essayer les deux méthodes, et utiliser celle qui procure le plus de soulagement6, 8.

Acupression et acupuncture

L’acupression suppose l’application d’une pression avec le poing, la paume de la main ou la pulpe des doigts ou du pouce à des endroits particuliers sur le corps, appelés tsubos, qui renfermeraient une multitude de récepteurs nerveux, comme les épaules, le cou, le bas du dos, les hanches, l’arrière des genoux, les chevilles et les pieds. L’acupression peut constituer un dérivatif à la douleur ressentie et aider à détendre la femme de manière efficace6, 46. Ce n’est pas le cas pour toutes les femmes, et d’autres recherches sont nécessaires pour déterminer son efficacité en matière de soulagement de la douleur liée au travail47, 48.

La pratique qui consiste à insérer des aiguilles fines dans les parties du corps qui renfermeraient une multitude de récepteurs nerveux est appelée acupuncture. Il s’agit d’une méthode traditionnelle chinoise qui corrigerait les déséquilibres du chi, ou énergie vitale. Cette méthode de soulagement de la douleur s’est avérée efficace pour certaines femmes, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer son efficacité en matière de soulagement de la douleur pour les femmes durant l’accouchement6, 7, 48, 49. Seul un acupuncteur qualifié peut pratiquer l’acupuncture durant le travail6.

Il existe aussi des données probantes indiquant que l’acupuncture durant la grossesse pourrait provoquer le travail. Les femmes doivent faire preuve de prudence quant à l’utilisation de l’acupuncture durant la grossesse jusqu’à ce qu’il y ait davantage de données probantes.

Aromathérapie

L’aromathérapie suppose l’utilisation d’huiles de plantes et d’herbes qui procurent une odeur agréable. Certaines odeurs peuvent avoir un effet calmant et l’aromathérapie peut s’avérer bénéfique pour les femmes durant l’accouchement. La lavande et la sauge, en particulier, semblent avoir un effet apaisant6, 8, 50. Certaines odeurs peuvent rappeler des souvenirs agréables7. L’aromathérapie ne s’avère pas efficace en matière de soulagement de la douleur du travail pour certaines femmes, mais elle peut tout de même faire partie des choix de thérapies de soutien de la femme, si elle le souhaite47, 51. Si une femme prévoit d’utiliser l’aromathérapie pendant le travail, elle doit choisir son huile au préalable et s’assurer qu’elle ne lui cause pas d’effets indésirables6.

Mise en garde : Les huiles odorantes ne devraient jamais être appliquées à même la peau avant d’être diluées6, 50.

Mise en garde : Respirer les vapeurs de certaines huiles odorantes peut provoquer des maux de tête et des nausées. Les femmes ne devraient pas attendre à l’accouchement pour utiliser les huiles odorantes pour la première fois6.

Veuillez noter que la femme doit vérifier les règlements de son lieu d’accouchement en ce qui a trait au parfum. Nombre d’hôpitaux ont désormais une politique interdisant toute forme de parfum, afin de protéger ceux qui sont sensibles aux odeurs variées52.

Manger et boire pendant l’accouchement

Par le passé, seuls les liquides clairs, les cubes de glace, et l’absence d’ingestion par voie buccale étaient recommandés durant le travail afin de minimiser les risques de complications d’une anesthésie le cas échéant. Ce type de complications suppose l’aspiration du contenu de l’estomac durant une anesthésie générale. Les femmes qui accouchent par césarienne subissent désormais, la plupart du temps, une anesthésie localisée et restent éveillées. Par conséquent, considérant que boire et grignoter procurent l’énergie dont la femme a besoin pour affronter le travail, cette pratique est désormais généralement recommandée. Seul un prestataire de soins peut suggérer le contraire, à de rares occasions2, 3, 6, 10, 53, 54.

Par ailleurs, il faut encourager les femmes à uriner fréquemment, environ toutes les deux heures, tout au long du travail, pour éviter qu’une vessie pleine ajoute à la pression exercée sur l’utérus durant les contractions. Une vessie pleine peut aussi empêcher le fœtus de descendre vers le bassin6, 55.

Ambiance lors de l’accouchement

En général, l’ambiance lors de l’accouchement devrait être accueillante et réconfortante pour la femme. Lumières tamisées et restriction de bruit peuvent lui être bénéfiques. Les femmes peuvent également trouver réconfortant d’avoir quelques objets avec elles qui leur rappellent la maison, comme leur propre oreiller, leur couverture, et leurs vêtements.

La température et la circulation de l’air dans certains lieux peuvent être difficiles à contrôler. Par conséquent, avoir avec soi des couches supplémentaires de vêtements et un petit ventilateur à brancher au mur, ou portatif et fonctionnant à piles, peut s’avérer utile2, 3, 6, 39.

Prendre des décisions éclairées

Poser des questions et prendre part au processus décisionnel lié à l’accouchement

Durant le travail, il est important pour la femme et son partenaire de rester informés et de prendre part au processus décisionnel avec les prestataires en soins de santé. Le partenaire ou l’accompagnant peut jouer un rôle pour faciliter cette participation. Il est important de poser des questions et de participer activement au processus lié à l’accouchement, car si la femme a peur ou ne se sent pas en contrôle durant son travail, il peut lui être difficile de s’ajuster. Parallèlement, si le partenaire ou l’accompagnant craint que quelque chose puisse survenir ou manque d’assurance, ce sentiment peut l’empêcher de fournir le soutien attendu pour la femme. Un sentiment d’insatisfaction quant au déroulement du travail et de l’accouchement aura des répercussions sur la façon dont les nouveaux parents vont vivre la période postnatale et la transition vers la parentalité3, 6, 9, 11, 16, 56.

Pour être en mesure de prendre une décision quant aux mesures de confort à choisir, la femme et son partenaire doivent3, 6, 57 :

  • Poser autant de questions que nécessaire pour bien comprendre les options disponibles.
  • Demander à obtenir de l’information transmise par écrit sur le sujet si les renseignements fournis oralement semblent insuffisants.
  • Prendre le temps de réfléchir aux options et d’en discuter avant de prendre une décision, à moins qu’il ne s’agisse d’une situation d’urgence exigeant une décision rapide.

Une prise de décision éclairée peut atténuer le sentiment d’inquiétude que peuvent avoir la femme et son partenaire ou l’accompagnant. En outre, les femmes et leur partenaire prendront ainsi les meilleures décisions possibles pour eux-mêmes et pour leur bébé56, 57. Voir le fichier Interventions à l’accouchement pour d’autres informations sur le consentement éclairé.

Les besoins des accompagnants

Se préparer à accompagner une femme en travail

Les éducateurs en soins prénataux offrent généralement à la femme et l’accompagnant :

  • Une formation sur le processus relatif au travail et à l’accouchement.
  • De l’information sur les mesures de confort possibles préconisées durant le travail.
  • Le temps de pratiquer plusieurs de ces mesures de confort.

L’accompagnant peut libérer un peu de temps avant que le travail ne commence pour s’informer sur l’efficacité des différentes mesures de confort. Savoir celles qui fonctionnent ou pas peut apaiser l’accompagnant dans ses capacités à aider la femme lors du travail. Parallèlement, l’accompagnant peut aussi découvrir qu’elle ne se sent pas à la hauteur pour offrir le soutien attendu à la femme lors du travail. Il est important que l’accompagnant sache avant le début du travail si elle ne pense pas être capable d’offrir le soutien requis, afin de pouvoir organiser la mise en place d’un accompagnement de rechange16, 17, 58.

Besoins physiques et psychologiques du partenaire ou de l’accompagnant durant le travail

Les partenaires et autres accompagnants peuvent ressentir du stress et de l’anxiété durant le travail. Il n’est pas facile de voir souffrir un être cher. Les partenaires et les accompagnants doivent trouver des moyens de s’ajuster à leurs sentiments. Communiquer avec le prestataire de soins de santé et prendre part à certaines mesures de soulagement non pharmacologiques évoquées dans cette section, comme aller marcher, participer aux techniques de respiration ou écouter de la musique, peuvent être des solutions. En général, les partenaires et les autres accompagnants doivent veiller à prendre soin d’eux-mêmes psychologiquement pour être en mesure d’apporter le meilleur soutien possible à la femme6, 17.

Le travail peut durer longtemps, et les partenaires et autres accompagnants doivent donc s’occuper d’eux d’un point de vue physique aussi. Ils doivent s’assurer de boire, de manger équilibré et de se reposer lorsque c’est possible. Des petites pauses, loin de la femme durant le travail, peuvent également s’envisager. La présence d’une personne de remplacement dans ces cas-là est utile6, 17.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours une ressource externe

Un renvoi vers des ressources en matière de soutien à l’accouchement peut se justifier dans les cas suivants :

  • La femme enceinte ne pense pas avoir le soutien approprié.
  • Le partenaire ou l’accompagnant ne pense pas être capable d’apporter le soutien requis à la femme durant le travail et l’accouchement.
  • La femme enceinte ou l’accompagnant nécessitent plus d’informations sur les mesures de confort du travail.

Savoir où rediriger

Les femmes et l’accompagnant ou les accompagnants ayant besoin de plus d’aide et de renseignements en matière de soutien à l’accouchement peuvent être recommandés vers les ressources suivantes :

  • Une doula ou un autre accompagnant à la naissance d’expérience.
  • Leur principal prestataire de soins de santé (obstétricien, médecin de famille, personnel infirmier praticien ou sage-femme).
  • Des cours d’éducation prénatale en personne (si l’inscription n’a pas déjà été faite).
  • Le bureau local de santé publique.
  • Un travailleur social ou conseiller.

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Ressources et liens

Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Associations professionnelles

Rapports et publications

Sites Web

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

Livres

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  • Simkin, P. (2013). The birth partner: A complete guide to childbirth for dads, doulas, and all other labor companions (4th ed). Boston, Ma: Houghton Mifflin Harcourt (en anglais seulement)

Vidéos

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Références

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