Soins prénataux réguliers

Messages clés


Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.

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Un bilan de santé avant d’essayer de tomber enceinte permet de mieux se préparer à la grossesse. Des soins prénataux réguliers et précoces aideront à avoir une grossesse saine et un bébé en santé.

Un bilan de santé médical avant la grossesse permet de vérifier que vous êtes en bonne santé et que vous faites les bons choix en faveur d’une grossesse saine. Un bilan à cette étape permet également de dépister toute maladie ou tout état de santé qui pourrait affecter la grossesse.

Le but principal des soins prénataux est d’assurer un bon état de santé pour la mère et l’enfant. Les soins prénataux réguliers :

  • Favorisent une grossesse saine.
  • Préviennent et détectent les problèmes de santé.
  • Sont une occasion de poser des questions.
  • Offrent des liens vers des services communautaires utiles.

Idéalement, les soins prénataux devraient commencer dès que vous apprenez que vous êtes enceinte. Cependant, les soins prénataux sont bénéfiques pour votre santé et celle de l’enfant qui grandit à tout moment durant la grossesse. La confirmation précoce d’une grossesse a son importance, car elle permet de commencer plus tôt les soins prénataux.


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Il existe différents prestataires de soins de santé pouvant dispenser des soins prénataux, notamment les obstétriciens, les médecins de famille, les sages-femmes autorisées et les infirmiers et infirmières praticiens.

Les soins prénataux réguliers dispensés par l’un de ces prestataires de soins de santé sont couverts par l’Assurance-santé de l’Ontario. Leur disponibilité dépend du lieu de résidence de la mère, de son état de santé et de celui de l’enfant. Outre les prestataires de soins de santé primaires, les professionnels de la santé comme les infirmiers et infirmières autorisés, les diététiciens et diététiciennes ou autres peuvent également être appelés à dispenser des soins prénataux.

Il est important que vous ayez un prestataire de soins de santé primaires en qui vous avez confiance et qui vous rassure.


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Les visites régulières de soins prénataux avec votre prestataire de soins de santé vous permettront de suivre l’évolution de votre santé et celle de votre enfant.

Ces visites régulières sont programmées au moins une fois par mois et tendent à vérifier généralement :

  • Votre poids.
  • Votre pression sanguine.
  • Votre urine (pour les protéines et le sucre).
  • Le bon développement de l’enfant.
  • La position du bébé (si décelable).
  • Le rythme cardiaque du bébé (si décelable).

À chaque visite chez votre prestataire de soins, vous pouvez poser des questions sur votre grossesse. Votre prestataire de soins ou un autre membre de l’équipe de santé peut vous fournir l’information qui vous aidera à chaque étape de votre grossesse. Visiter votre dentiste a son importance dans les soins prénataux pour aider à réduire les risques de caries et de saignement des gencives.

Durant votre grossesse, une série d’analyses médicales et de laboratoire pourraient vous être proposée, notamment :

  • Échographie diagnostique.
  • Analyse de sang.
  • Analyse d’urine.
  • Tests prénataux de dépistage, dont le dépistage génétique.
  • Cultures vaginales ou prélèvements.
  • Analyse de glucose.
  • Dépistage du streptocoque du groupe B (SGB).
  • Autres analyses au besoin.


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Les programmes en éducation prénatale jouent un rôle essentiel pour votre santé durant la grossesse.

L’éducation prénatale peut se présenter par une série de cours, en ligne ou en personne, à l’intention des femmes enceintes, de leur partenaire ou des accompagnants.

L’éducation prénatale peut :

  • Apporter l’information et les compétences nécessaires pour avoir une grossesse saine et un bébé en bonne santé.
  • Favoriser une expérience d’accouchement plus positive.
  • Préparer à devenir parent.
  • Préparer à l’allaitement.
  • Améliorer la communication entre les partenaires en matière de grossesse et de parentage.


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En savoir davantage sur les soins prénataux réguliers.

Les liens suivants pourront vous aider à trouver un prestataire de soins de santé dans votre région. Vous en trouverez d’autres à la section Ressources et liens.

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Preuve à l'appui


La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires d’éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés.

Concernant les soins prénataux réguliers

L’information contenue dans cette documentation n’a pas pour objectif d’informer les prestataires de soins de santé sur la façon de dispenser les soins prénataux. Elle est plutôt conçue pour offrir de l’information de base aux prestataires d’éducation prénatale et leur permettre d’expliquer à leurs clients ce à quoi ils doivent s’attendre dans le cadre de soins prénataux réguliers.


Qu’entend-on par soins prénataux réguliers?

Les soins prénataux réguliers sont des soins de routine normalisés permettant de détecter les complications et de les traiter le cas échéant, ainsi que de favoriser la santé et le bien-être durant la grossesse. Les médecins, sages-femmes et personnel infirmier praticien de l’Ontario utilisent les formulaires du dossier prénatal normalisé de l’Ontario pour orienter et enregistrer les soins prénataux. Le dossier prénatal est aussi un outil de communication qui documente l’évolution de la grossesse et détermine les zones à risque et l’organisation des soins dans un format standardisé1.


Statistiques provinciales et nationales

Selon le Registre et réseau des bons résultats dès la naissance (BORN), en 2011-2012, 86 % des femmes ont eu une visite en soins prénataux avec un professionnel de la santé au cours de leur premier trimestre2. Ce pourcentage n’a pas changé depuis 20072. Au Canada, 97 % des femmes avec enfants de 0 à 11 mois ont reçu des soins prénataux en 20013. En moyenne, les femmes enceintes ontariennes ont eu de sept à onze rendez-vous prénataux durant leur grossesse4. De 1993 à 2004 en Ontario, il y a eu une augmentation constante d’enfants nés avec l’aide d’une sage-femme, alors que l’intervention d’un médecin généraliste ou de famille en matière de soins prénataux et d’accouchement a diminué4.


Qui dispense des soins prénataux?

Une femme enceinte a le choix entre plusieurs prestataires de soins de santé. Il est important qu’une femme enceinte en choisisse un qui réponde le mieux à ses besoins, et avec qui elle se sente à l’aise pour poser des questions et faire part de ses préoccupations. Un prestataire de soins de santé est quelqu’un qui dispense des services de santé, comme un obstétricien, un médecin de famille, une sage-femme autorisée ou un infirmier, ou infirmière, praticienne. En 2011-2013 en Ontario, les obstétriciens ont assisté à 84,7 % des naissances, contre 8,6 % pour les médecins de famille et 5,2 % pour les sages-femmes2. Le tableau ci-dessous offre un récapitulatif des soins fournis par différents prestataires de soins de santé et du lieu où les soins sont dispensés.

Tableau 1 : Qui dispense des soins prénataux?

Prestataire de soins de santé Soins prodigués Lieu de soin
Obstétricien
  • Soins prénataux pour patientes à risque élevé et faible.
  • Soins liés à l’accouchement (travail/naissance).
  • Césarienne (le cas échéant).
  • Soins postnataux pour la mère.
  • Cabinet médical.
  • Hôpital.
Médecin de famille
  • Soins prénataux pour patientes à risque élevé et faible.
  • Soins pouvant être partagés avec l’obstétricien.
  • Possibilité de soins liés à l’accouchement (travail/naissance).
  • Possibilité de soins liés à une césarienne, particulièrement dans les zones rurales.
  • Soins postnataux pour la mère et l’enfant.
  • Cabinet médical.
  • Hôpital.
Personnel infirmier praticien
  • Soins prénataux pour patientes à risque élevé et faible.
  • Soins postnataux pour la mère et l’enfant
  • Cabinet médical.
  • Hôpital.
Sage-femme
  • Soins prénataux pour patientes à risque élevé et faible.
  • Soins liés à l’accouchement (travail/naissance) pour patientes à faible risque.
  • Soins postnataux pour la mère et l’enfant.
  • Cabinet de sage-femme.
  • Hôpital.
  • Centres de naissances.
  • À domicile.
Sage-femme autochtone
  • Soins prénataux pour femmes autochtones.
  • Soins liés à l’accouchement (travail/naissance) pour femmes autochtones.
  • Soins postnataux pour femmes et enfants autochtones.
  • Idem.
    Limité principalement aux espaces communautaires autochtones.



Éducation prénatale

L’éducation prénatale est conçue pour offrir aux participants la formation et les compétences nécessaires pour obtenir les meilleurs résultats possible en matière de grossesse et d’accouchement, et aide les participants à se préparer à devenir rapidement parents. L’éducation prénatale peut être dispensée à la fois en ligne et en personne.

En Ontario, environ une femme sur quatre a participé à des cours prénataux durant sa grossesse6. Il existe plusieurs groupes de femmes qui sont moins susceptibles de recevoir une éducation prénatale, notamment les femmes autochtones, les mères célibataires, les membres des minorités visibles, les mères sans diplôme secondaire, et celles à faible revenu et sans emploi6.

De nombreux avantages ont été rattachés à l’éducation prénatale, notamment : une meilleure santé mentale de la mère, une meilleure préparation psychologique à la naissance chez les femmes enceintes, une baisse du recours à l’anesthésie péridurale lors de l’accouchement, une plus grande probabilité de se présenter à l’hôpital au moment où le travail a effectivement commencé, une plus grande volonté d’allaiter et une augmentation de la durée d’allaitement, et une plus grande satisfaction dans les relations entre partenaires et parents-enfant après la naissance7.

Qui est à risque?

Femmes autochtones

Les populations autochtones, dans les réserves et à l’extérieur, connaissent des taux élevés de pauvreté, de maladies chroniques, de handicaps, de violence sexuelle, de suicide, de troubles causés par l’alcoolisation fœtale, d’itinérance, de violence familiale et autres problèmes d’ordre social. Les facteurs liés à l’histoire continuent d’affecter les communautés, les familles, les jeunes et les enfants autochtones, et ce jusque dans leur choix et les conséquences qui s’en suivent en matière de parentage et de santé génésique. La perte de valeurs traditionnelles, de la langue, de la famille et de l’affiliation communautaire générée par la colonisation, les pensionnats et autres événements historiques, a gravement fragilisé la santé spirituelle, mentale, affective et physique de la population autochtone du Canada8. En conséquence de quoi, les femmes autochtones sont de plus en plus à risque de connaître des complications de grossesse, notamment le travail prématuré, un nouveau-né en insuffisance pondérale, et un plus grand taux de mortalité néonatale et infantile9. Outre ce qui peut être considéré comme la norme en matière de soins prénataux médicaux, les prestataires de services peuvent tirer profit d’informations comme celles se rapportant aux effets générés par le traumatisme hérité de l’histoire et aux soins propres aux pratiques et médecines traditionnelles. Le traumatisme hérité de l’histoire est une blessure psychologique et affective cumulée sur des vies durant et à travers plusieurs générations, soit le résultat d’un traumatisme de masse10. La combinaison de méthodes traditionnelles de santé et de guérison avec les services de santé ordinaires peut constituer une approche efficace en vue d’aider les parents autochtones qui attendent un enfant11.


Mères adolescentes

Les adolescentes enceintes, particulièrement celles de moins de 17 ans, présentent un plus grand risque de complications de grossesse, comme des naissances prématurées, des nouveau-nés en insuffisance pondérale, de l’hypertension due à la grossesse, de l’anémie, et un taux élevé de mortalité néonatale et infantile12. Les mères adolescentes sont plus à risque en raison de facteurs biologiques et sociaux, notamment la situation alimentaire, un faible poids et une petite taille avant la grossesse, une prise de poids insuffisante durant la grossesse, un usage plus important de tabac et de drogues, une augmentation du taux de violence relationnelle et des problèmes de santé mentale12, 13, 14.

Un programme intensif et impartial qui fonctionne auprès des mères adolescentes s’avère très efficace, aussi bien en matière de parentage et d’interactions parents-enfant qu’en matière d’épanouissement et de croissance15.


Femmes sans abri ou mal logées

L’absence d’un logement stable et adéquat peut avoir de sérieuses répercussions sur la santé lors de la grossesse. Les femmes qui connaissent de mauvaises conditions de logement sont plus à risque de développer des maladies infectieuses et des maladies chroniques, et de connaître une mort prématurée. Les femmes sont souvent sans abri à cause de violences physiques, sexuelles et psychologiques dont elles font depuis longtemps l’objet16. Les femmes enceintes mal logées ou sans abri sont susceptibles de rencontrer plus d’obstacles dans l’accès aux services et aux soins prénataux.


Nouveaux arrivants

À leur arrivée au Canada, nombre d’immigrantes et de femmes réfugiées ont des problèmes à s’adapter à leur nouveau milieu. Les défis rencontrés sont d’ordre linguistique, culturel et religieux; relèvent de l’emploi, ou se rapportent au fait d’avoir à assumer des rôles loin des repères traditionnels17. L’Organisation nationale des femmes immigrantes et des femmes appartenant à une minorité visible du Canada (ONFIFAMVC) note que les principaux problèmes rencontrés par les femmes immigrantes et réfugiées sont les suivants :

  • Isolement de la société.
  • Différences dans les valeurs culturelles, le système de croyances et les pratiques qui créent de sérieux obstacles pour les femmes en matière de compréhension, d’accès et d’interaction au système de soins de santé.
  • Manque d’accès à des services de soins de santé culturellement adaptés avec obstacle linguistique pour beaucoup de femmes immigrantes et réfugiées qui ne savent parler ni l’anglais ni le français.
  • Santé mentale compromise en raison de la stigmatisation de leur statut d’immigrant et de leur situation socioéconomique, racisme et marginalisation généralisée18.

À leur arrivée en Ontario, les nouveaux immigrants peuvent recevoir des services médicaux, mais ceux-ci ne sont pas toujours gratuits. Durant les trois premiers mois dans la province, les immigrants ne sont pas couverts par l’Assurance-santé de l’Ontario. L’idéal serait de s’assurer d’une couverture de soins de santé privée avant l’arrivée en Ontario, si c’est possible. Une fois arrivés, s’il est prévu de prendre une assurance de santé privée, il faut le faire durant les cinq premiers jours de présence sur le territoire et payer. Si les nouveaux immigrants n’ont pas d’assurance privée dans les trois premiers mois, ils devront payer pour tout service requis. Des informations détaillées à ce sujet sont offertes par l’Ontario Council of Agencies Serving Immigrants (OCASI). Les réfugiés, avant que l’Assurance-santé de l’Ontario ne se déclenche, peuvent quant à eux bénéficier des services de santé essentiels et d’urgence grâce au Programme fédéral de santé intérimaire.

Les services de sages-femmes durant la grossesse, l’accouchement et les soins postnataux jusqu’à six mois sont prodigués aux résidents de l’Ontario, qu’ils soient couverts ou non par l’Assurance-santé. Cependant, sans l’Assurance-santé, certains services médicaux qui pourraient s’avérer nécessaires dans le cadre des soins reçus (par ex. séjour hospitalier, analyse de laboratoire, services d’ambulance, etc.) ne seront pas couverts.


Femmes de plus de 35 ans

Alors que la plupart des femmes mûres en âge de procréer (c’est-à-dire 35 ans et plus) auront une grossesse saine et un enfant en santé, l’âge peut être un facteur de risque menant à certaines complications durant la grossesse et la période postnatale. Les femmes de plus de 35 ans sont plus susceptibles de connaître :

  • Une grossesse multiple.
  • Un enfant avec une anomalie chromosomique.
  • Une fausse couche.
  • Un diabète gestationnel.
  • De l’hypertension.
  • Une naissance prématurée19.


Femmes vivant dans la pauvreté

Une femme vivant dans la pauvreté est plus susceptible d’avoir une mauvaise alimentation, un logement précaire et des problèmes d’accès aux soins de santé, ce qui peut entraîner des complications de grossesse, notamment un travail prématuré, un enfant en insuffisance pondérale, et augmenter le taux de mortalité néonatale et infantile20.

Femmes ayant des antécédents médicaux

Il peut exister plusieurs types de problèmes de santé chroniques qui peuvent prédisposer une femme et son enfant à des complications comme l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité, l’usage de drogues et l’accoutumance ainsi que les problèmes de santé mentale. Ces femmes auront besoin de soins médicaux supplémentaires en fonction de leurs antécédents médicaux.

Soins préalables à la grossesse

Une analyse plus approfondie en matière de soins préalables à la grossesse et des messages clés qui y sont associés est disponible dans le fichier Santé avant la grossesse.


Avantage des soins en préconception

Les conditions d’une grossesse relèvent de plusieurs facteurs, notamment l’état de santé avant la grossesse, les comportements liés à la santé et les antécédents médicaux. Avec environ 50 % des grossesses non planifiées, il est parfois trop tard, à partir du moment où la mère prend connaissance de son état, pour prévenir les problèmes de malformations congénitales (par ex. les anomalies du tube neural, ATN)21. Les prestataires de soins de santé ont été reconnus comme des sources privilégiées en matière d’informations sur la santé avant la grossesse pour les personnes en âge de procréer23. Des études ont montré qu’au Canada, moins de 60 % des obstétriciens et des médecins de famille parlent de l’acide folique comme supplément (qui aide à prévenir les ATN) aux femmes avant leur grossesse. L’usage de substances (alcool, tabac, drogues) avant la grossesse est également associé à de mauvaises conditions de santé périnatale. Il y a cependant moins de 50 % des prestataires de soins de santé au Canada qui évoquent les problèmes de tabagisme, d’alcoolisme ou d’antécédents de toxicomanie avec les femmes en âge de procréer22.

Les tendances démographiques laissent supposer que les femmes reportent la maternité à plus tard, lorsque la fécondité commence à changer. Les études suggèrent qu’elles sont nombreuses à le faire sans s’informer sur les conséquences possibles, notamment les difficultés à concevoir et les complications liées à la grossesse, comme les naissances prématurées19.

L’absence de directives nationales en matière de conditions de santé préalable à la grossesse au Canada se traduit par des services de soins incohérents et incomplets dans ce domaine. L’Association pour la santé publique de l’Ontario (OPHA) a publié un exposé de principe sur la santé préalable à la grossesse intitulé SHIFT-Enhancing the Health of Ontarians: A Call to Action for Preconception Health Promotion & Care (en anglais seulement).

Les hommes et les femmes devraient commencer à planifier au moins trois à six mois avant la grossesse pour améliorer leur santé. Être en santé avant la grossesse améliore les chances de :

  • Produire du sperme sain et une bonne ovulation.
  • Tomber enceinte.
  • Avoir une grossesse qui se déroule bien.
  • Offrir à l’enfant à venir les meilleures conditions de santé possible pour un bon départ dans la vie23.

Pour les femmes qui ont déjà eu un enfant, l’espacement des grossesses est un point de discussion important, avec un minimum de 18 mois entre deux grossesses. Le temps planifié entre deux grossesses peut être employé pour promouvoir des interventions supplémentaires pour celles qui connaissent des conditions de grossesse défavorables24.


Sujets à aborder en préconception.

  • Alcoolisme.
  • Risques environnementaux.
  • Acide folique.
  • Vaccination.
  • Poids maternel.
  • Antécédents médicaux et familiaux.
  • Médicaments, y compris non prescrits, et produits naturels.
  • Santé mentale.
  • Alimentation.
  • Activité physique.
  • Tabagisme.
  • Préparation à la grossesse et au parentage (par ex. d’ordre financier, affectif).
  • Consommation de drogues (pratique intensive ou occasionnelle) y compris l’abus de médicaments d’ordonnance.
  • Relations25.

Visites prénatales

Fréquence des visites prénatales

Pour les femmes enceintes sans risques perceptibles, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) recommande une visite prénatale :

  • Toutes les quatre semaines jusqu’à la 30e semaine de gestation.
  • Toutes les deux semaines, entre la 32e et la 36e semaine de gestation.
  • Une fois par semaine à partir de la 37e semaine jusqu’à la naissance.

Une femme peut avoir besoin d’une surveillance médicale supplémentaire ou de conseils en soins de santé de son prestataire de soins de santé, dans les cas suivants :

  • Elle est en insuffisance ou en surcharge pondérale.
  • Elle a des antécédents de travail prématuré ou de problèmes de grossesse.
  • Elle souffre de diabète, de l’hypertension artérielle, ou d’autres maladies.
  • Elle a des antécédents familiaux de maladies génétiques.
  • Elle a plus de 35 ans.
  • Elle porte plus d’un enfant.
  • Elle a subi une intervention chirurgicale utérine (par ex. césarienne).
  • Elle consomme de l’alcool, des cigarettes, de la drogue ou autre substance.
  • Elle est victime de violence ou susceptible de l’être.
  • Elle fait l’objet de dépression ou d’autres problèmes de santé mentale26.


Suivi de routine à chaque rendez-vous

Prise de poids

La prise de poids idéale durant la grossesse se base sur l’indice de masse corporelle (IMC) de la femme avant sa grossesse et le nombre de fœtus (IMC = poids (kg)/taille (m)2). Les études démontrent que les femmes qui prennent le poids recommandé durant la grossesse connaissent moins de complications, par ex., césarienne, hypertension gestationnelle, surcharge ou insuffisance pondérale de l’enfant27, 28.

Le tableau ci-dessous indique la prise de poids recommandée durant la grossesse, basé sur l’IMC de la femme avant sa grossesse29.

Tableau 2 : Prise de poids recommandée pour une grossesse unique

IMC avant la grossesse Taux moyen de prise de poids pendant le deuxième et le troisième trimestre Prise de poids totale recommandée
kg/m2 kg/semaine lb/semaine kg lb
IMC < 18,5 0,5 1 12,5 – 18 28 – 40
IMC 18,5 – 24,9 0,4 1 11,5 – 16 25 – 35
IMC 25 – 29,9 0,3 0,6 7 – 11,5 15 – 25
IMC ≥ 30 0,2 0,5 5 – 9 11 – 20

Pression artérielle

La pression artérielle est surveillée fréquemment pendant la grossesse en raison des changements du volume sanguin et du rendement cardiaque. Les troubles hypertensifs de la grossesse sont catégorisés comme hypertension préexistante (qui survient avant la 20e semaine de gestation/avant la grossesse); hypertension gestationnelle (qui survient après la 20e semaine de gestation avec tension artérielle diastolique supérieure à 90); ou prééclampsie. L’hypertension est associée à des problèmes graves de santé fœtale et maternelle. La prééclampsie se définit comme une hypertension préexistante ou gestationnelle en plus d’une protéinurie ou d’une à plusieurs conditions de l’état de santé défavorables. Ces conditions comprennent des maux de tête, des symptômes visuels, des douleurs dans le quadrant supérieur droit ou épigastriques, des nausées et vomissements, des variations dans les valeurs hématologiques comme une concentration élevée d’enzymes hépatiques, un retard de croissance intra-utérine (RCIU), et les changements hémodynamiques à effet Doppler perceptibles à l’échographie. L’œdème est souvent détecté durant la grossesse, mais ne permet pas pour autant de diagnostiquer une prééclampsie. Si une femme commence à faire de l’hypertension, elle sera suivie de près.

Des médicaments pour l’hypertension peuvent s’avérer nécessaires si la pression artérielle est très élevée. Du sulfate de magnésium peut également être administré par voie intraveineuse pour réduire les risques de convulsion. L’accouchement peut aussi être déclenché à l’avance, la naissance et l’expulsion du placenta étant la seule façon d’enrayer le problème.

Un changement de pression artérielle correspond au syndrome HELLP Syndrome (Hémolyse, Enzymes hépatiques élevées, nombre réduit de plaquettes).

Tous types d’hypertension gravidique devront être analysés, contrôlés et traités (le cas échéant) pour éviter les complications. Les complications maternelles sources de problèmes sont notamment les accidents vasculaires cérébraux (en cas de très forte hypertension), le décollement placentaire, l’insuffisance rénale, ou les convulsions (éclampsie). Les complications fœtales comprennent la diminution du liquide amniotique, le retard de croissance ou l’incapacité d’affronter le travail30.

Analyse urinaire

L’analyse urinaire sur bandelette réactive pour le sucre et les protéines est effectuée à chaque visite durant la grossesse pour dépister le diabète, la prééclampsie et l’infection des voies urinaires (IVU). Un échantillon d’urine prélevée à mi-miction pour culture et antibiogramme est analysé chaque trimestre pour les femmes avec antécédents d’IVU. Au moins une analyse urinaire de routine devrait être effectuée durant la grossesse pour les femmes sans antécédents d’IVU. Les infections urinaires peuvent entraîner un travail prématuré. Par conséquent, toutes les IVU doivent faire l’objet d’un traitement même en l’absence de symptômes1, 26.

Croissance du fœtus

La mesure du fond utérin à partir de la symphyse pubienne (hauteur utérine) est prise et indiquée dans un graphique à l’intérieur du dossier prénatal. La hauteur utérine, mesurée en centimètres, est généralement définie comme la distance à partir de l’os pubien jusqu’en haut de l’utérus. Après les 16 premières semaines d’une grossesse unique, la mesure de la hauteur utérine correspond souvent au nombre de semaines de grossesse effectué (par ex., à 27 semaines de grossesse, la hauteur utérine devrait être de 27 cm). Si les mesures pour une femme donnée ne suivent pas la courbe attendue sur le graphique, des analyses plus approfondies peuvent être nécessaires (échographie), car il peut s’agir d’un des signes suivants :

  • Croissance fœtale lente (retard de croissance intra-utérine).
  • Croissance fœtale rapide.
  • Insuffisance de liquide amniotique (oligohydramnios).
  • Excès de liquide amniotique (polyhydramnios).
  • Grossesse multiple.
  • Fibromes utérins31
Fréquence cardiaque fœtale

Entre la 10e et la 12e semaine de gestation, le rythme cardiaque fœtal peut être détecté avec un appareil Doppler portatif ou avec une échographie transabdominale. Au deuxième et troisième trimestre, le rythme cardiaque fœtal peut être détecté avec un fœtoscope ou un stéthoscope. Une fréquence cardiaque normale pour le fœtus se situe en 110 et 160 battements par minute32.

Soins prénataux réguliers : De 0 à 20 semaines de gestation

Confirmation de grossesse et calcul de la date d’accouchement

Une échographie au premier trimestre doit être proposée à toutes les femmes, idéalement entre la 8e et la 14e semaine, car l’évaluation de l’âge gestationnel à cette étape est plus précise qu’à partir des dernières règles. La détermination précise de l’âge gestationnel est nécessaire pour plusieurs aspects des soins prénataux. Il existe maintenant de nouvelles données qui, même à quelques jours de différence, peuvent affecter certains aspects comme l’efficacité du dépistage sérologique chez la mère. Lorsqu’elle est pratiquée avec efficacité, l’échographie à elle seule est plus précise qu’une date de menstruation avérée pour déterminer l’âge gestationnel durant le premier et le deuxième trimestre (≤ 23 semaines)33. Idéalement, chaque femme enceinte devrait se voir proposer une échographie de datation dès le premier trimestre. Cependant, si la disponibilité de l’échographie obstétricale est limitée, un examen au deuxième trimestre est acceptable pour évaluer l’âge gestationnel. L’échographie peut être utilisée pour :

  • Déterminer l’emplacement de la grossesse, soit utérine (dans l’utérus) ou ectopique/tubaire (dans les trompes de Fallope).
  • Déterminer l’âge du fœtus et la date précise d’accouchement.
  • Dépister les anomalies fœtales.
  • Déterminer l’emplacement et l’état du placenta.
  • Confirmer la présence soupçonnée d’une grossesse multiple.
  • Déterminer la quantité de liquide amniotique34.
Utilisation de l’échographie à des fins non médicales

Santé Canada ainsi que la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis se sont tout deux positionnés contre l’utilisation de l’échographie à des fins commerciales et de divertissement35, 36. Les normes de soins en matière de protection technique, de contrôle des infections, d’entretien de l’équipement et de formation et qualification des techniciens opérateurs ne pouvant être respectées, la sécurité ne peut par conséquent être garantie.

Santé Canada recommande de ne pas utiliser l’échographie pour :

  • Prendre la photo d’un fœtus seulement à des fins non médicales.
  • Connaître le sexe d’un fœtus seulement à des fins non médicales.
  • Servir un but commercial, notamment l’exposition d’images ou de vidéos d’un fœtus lors d’un salon professionnel.


Analyses médicales et de laboratoire

Certains des tests suivants sont universels et d’autres sont proposés aux femmes en fonction de leur situation personnelle ou les facteurs de risques dont elles font l’objet.

Bilan sanguin
  • Analyse de groupe sanguin et de facteur Rh.

La détermination du groupe sanguin de la mère est nécessaire en cas de besoin de transfusion ainsi que pour évaluer le risque d’incompatibilité avec le sang de l’enfant. Le groupe sanguin est analysé plus en détail pour déterminer si la mère a un facteur Rh positif ou négatif. Un facteur Rh négatif signifie que la mère ne possède pas de facteur Rh dans son sang (15 % des mères sont de Rh négatif)55. Si une mère est de Rh négatif, une injection d’immunoglobuline Rh comme WinRhoMC (solution sanguine qui protège les bébés des anticorps maternels) sera administrée entre la 28e et la 32e semaine de gestation, et une autre fois dans les 72 heures suivant la naissance (si le groupe sanguin du bébé est de type Rh positif)38.

Il existe d’autres situations où une femme de type Rh négatif peut avoir besoin d’une injection d’immunoglobuline Rh, notamment :

  • En cas d’avortement de tout type (spontané, rétention fœtale, provoqué, grossesse ectopique ou molaire).
  • En cas d’hémorragie prénatale (saignements dès le premier trimestre, décollement placentaire, et placenta prævia).
  • Interventions fœtales invasives (amniocentèse et prélèvement de villosités choriales (PVC)).
  • Traumatisme abdominal (accident de voiture/chute)1.
  • Hémogramme

Un hémogramme complet est une analyse sanguine servant à déterminer la concentration de globules rouges, de globules blancs, et de plaquettes. Une femme enceinte avec un faible taux d’hémoglobine est anémique ou à risque de l’être, ce qui est courant durant la grossesse et peut nécessiter un régime alimentaire ou un supplément en fer, voire des analyses plus poussées39.

  • Antigènes de surface de l’hépatite B.

L’hépatite B est une infection virale qui cause une inflammation hépatique, et qui est liée aux maladies touchant le foie, notamment la cirrhose et le cancer. La proportion d’individus touchés par l’hépatite B est de 1 sur 250. Toutes les femmes enceintes doivent faire l’objet d’un dépistage du virus de l’hépatite B. De nombreuses personnes sont porteuses chroniques de l’hépatite B et ne savent pas qu’elles en sont affectées.

Les facteurs de risque de contracter l’hépatite B sont :

  • Recevoir une transfusion de sang ou de produits sanguins.
  • Avoir des relations sexuelles multiples.
  • Être né en Asie ou dans une région où l’hépatite B est endémique.
  • Consommer de la drogue par voie intraveineuse et partager les seringues.
  • Manipuler du sang et des produits sanguins.

Il est possible que les mères affectées par l’hépatite B ne ressentent aucun symptôme. Si le virus n’est pas dépisté chez la mère, le bébé a 50 % de chances d’être touché et de devenir porteur chronique. Les enfants nés de mères affectées par le virus de l’hépatite B peuvent recevoir à la fois l’immunoglobuline anti-hépatite B et le vaccin anti-hépatite B peu de temps après la naissance40.

  • Virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

Le VIH se retrouve dans le sang, les sécrétions vaginales, le lait maternel et le sperme de la personne infectée. Il affecte le système immunitaire de l’enfant ou de la mère et peut entraîner le syndrome d’immunodéficience acquise (sida). La manifestation des symptômes peut prendre plus de cinq ans. Il peut donc y avoir de nombreuses mères qui ne savent pas qu’elles sont affectées.

Une mère peut transmettre ce virus à son enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Lorsqu’une mère est séropositive au VIH, les médicaments et les traitements contribuent alors à réduire le risque de transmission au bébé. Les enfants nés d’une mère séropositive au VIH peuvent également recevoir un traitement, dans les six premières semaines suivant la naissance, qui va considérablement limiter le taux de transmission.

Une femme enceinte séropositive au VIH non soignée a une chance sur quatre de transmettre le virus à son bébé. Toutefois, le risque de transmission peut être réduit à moins de 1 % si la mère enceinte prend des médicaments antirétroviraux durant la grossesse et à l’accouchement, et si le bébé reçoit un traitement après la naissance41. Il est par conséquent important de faire un test de dépistage du VIH avant et pendant la grossesse. Au Canada, environ 2 femmes enceintes sur 1 000 sont séropositives au VIH41.

Les femmes enceintes au Canada se font toutes proposer un test de dépistage du VIH, mais elles doivent légalement y consentir et accepter d’être testées. Les femmes doivent être informées des types de dépistage disponibles (par ex. nominatif, non nominatif et anonyme) pour être en mesure de prendre une décision éclairée. En Ontario, le dépistage du VIH n’entre pas dans les tests de routine (par ex. les femmes doivent choisir de le faire ou opter pour un dépistage prénatal). Les bureaux de santé publique ou la ligne d’info sida de l’Ontario (1 800‐668‐2437) offrent de l’information sur le dépistage anonyme et des conseils concernant le VIH. Les femmes enceintes séropositives au VIH seront suivies durant leur grossesse par une équipe interdisciplinaire spécialisée.

Les femmes enceintes devraient toutes être testées pour la syphilis (infection transmissible sexuellement). Les traitements précoces aux antibiotiques diminuent le risque de complications néonatales. Si elle n’est pas soignée, la syphilis peut entraîner un déclenchement un travail prématuré et des complications de santé pour le bébé1.

  • Rubéole.

La rubéole est une infection virale qui peut s’avérer dangereuse pour le fœtus, particulièrement dans les premiers temps de la grossesse. Si l’infection survient durant le premier trimestre, il y a 85 % de chance que le bébé soit infecté40. L’infection d’un enfant à naître peut conduire à la surdité, la cataracte, les anomalies cardiaques, les déficiences intellectuelles, les lésions osseuses et l’hypertrophie du foie et de la rate. L’immunité à la rubéole devrait être déterminée avant la grossesse ou dès que la grossesse est confirmée. Le vaccin associé Rougeole-Oreillons-Rubéole (vaccin ROR) est un vaccin vivant atténué. Il n’est donc pas administré pendant la grossesse en raison du risque théorique. Les femmes devraient attendre au moins quatre semaines après la vaccination avant d’essayer de tomber enceintes. Pour les femmes enceintes sans immunité confirmée, la vaccination devrait se faire après la naissance.

De nombreuses femmes ont acquis une immunité naturelle après avoir été exposées à la varicelle à un jeune âge ou par vaccination. Bien que la situation soit rare, le virus peut être transmis au bébé par le placenta s’il est contracté par la femme enceinte durant le premier trimestre. La varicelle peut occasionner de graves problèmes pour un enfant à naître. Idéalement, une femme enceinte est testée avant la grossesse pour vérifier qu’elle est immunisée, et si tel n’est pas le cas, elle doit être vaccinée. Si une femme est vaccinée contre la varicelle avant toute grossesse, elle doit attendre quatre semaines avant d’essayer de tomber enceinte, car le vaccin est constitué d’un virus vivant. La femme enceinte ne sera vaccinée qu’une fois l’enfant né40.

  • Parvovirus B19 (cinquième maladie).

L’exposition au parvovirus B19, la cinquième maladie, pose rarement de gros problèmes, que ce soit pour la mère ou pour l’enfant. Parmi les femmes enceintes, 50 % d’entre elles sont immunisées, et sont, avec leur bébé, protégées de l’infection et de la maladie42. Cependant, le parvovirus B19 peut parfois causer une grave anémie chez l’enfant, et une fausse couche chez la femme. Ces situations se produisent pour moins de 5 % de l’ensemble des femmes enceintes infectées par le parvovirus B19 et surviennent de façon générale pendant la première moitié de la grossesse. Il n’existe pas de vaccin pour la cinquième maladie. Une analyse de sang indique si une femme est immunisée42.


Dépistage prénatal de maladies génétiques

Le dépistage des maladies génétiques est offert très tôt durant la grossesse. La prise de décision quant au test de dépistage et de la suite à donner en fonction des résultats relève de la femme enceinte, après un examen minutieux des risques potentiels, des effets indésirables et des avantages. La consultation auprès d’un prestataire de soins de santé est cruciale à cette étape du processus. Bien que le dépistage puisse apporter la tranquillité d’esprit pour certaines femmes, pour d’autres, il peut être source d’anxiété et d’incertitude.

Il faut que la femme puisse comprendre entièrement ce qu’un dépistage positif suppose, et qu’elle soit informée des autres tests proposés dans l’éventualité d’un dépistage positif. Parmi les points à considérer avant de subir un test de dépistage:

  • Si les résultats du dépistage sont positifs, est-ce que je veux me soumettre à d’autres tests?
  • Est-ce que je veux savoir si mon bébé a une anomalie chromosomique ou une anomalie du tube neural?
  • Si les résultats du dépistage sont positifs, l’information va-t-elle changer mes sentiments à l’égard de ma grossesse?
  • Si un test devait indiquer un grave problème chez l’enfant, l’information va-t-elle m’aider à prendre une décision à l’égard de ma grossesse43?

Les chances pour une femme enceinte d’avoir un bébé atteint d’une anomalie chromosomique ou d’une anomalie du tube neural sont très minces. Le dépistage prénatal suppose une analyse de sang ou une échographie de la mesure de clarté nucale à la 11e semaine de grossesse. L’âge maternel est un des facteurs utilisés pour calculer les risques d’anomalies chromosomiques chez l’enfant. Les tests de dépistage donnent une meilleure estimation des risques que le seul facteur de l’âge, pour les femmes de 35 à 39 ans43. Un résultat de dépistage est plus susceptible d’être positif avec l’avancement en âge44.

Les couples doivent être questionnés sur leurs antécédents familiaux et l’existence de maladies génétiques dans la famille, d’un fœtus précédemment affecté par une malformation génétique, ou d’antécédents de fausse couche à répétition. Les couples devraient bénéficier d’un accompagnement en conseil génétique s’ils n’en ont pas reçu avant d’essayer d’avoir un enfant. Les couples attendant un enfant, qui sont d’origine ethnique connaissant de fortes incidences de pathologie récessive, devraient se faire proposer des tests de dépistage ciblés sur une maladie en particulier aussi tôt que possible durant la grossesse, s’ils n’ont pas été testés avant d’essayer d’avoir un enfant39.

Le dépistage prénatal ne fait pas office de diagnostic, et ne sert qu’à indiquer les risques encourus d’avoir un enfant atteint de malformations. Sur la base des résultats, le prestataire de soins de santé de la femme peut recommander des tests de diagnostic, comme un examen échographique plus approfondi, un prélèvement de villosités choriales (PVC), une amniocentèse, ou des tests prénataux non invasifs et une consultation avec un conseiller génétique.

Les tests de dépistage prénataux déterminent les risques d’avoir un enfant atteint de :

  • Trisomie 21.
  • Trisomie 18.
  • Défaut de soudure du tube neural.

Les tests ne dépistent pas toutes les anomalies chromosomiques et les malformations de naissance.

Il existe différents tests prénataux de dépistage en fonction du degré d’avancement dans la grossesse. Les tests ne sont pas tous disponibles selon les régions. Il est important pour les femmes de parler avec leur prestataire de soins de santé des tests existants ou recommandés.

Dépistage prénatal précoce

Jusqu’à la 14e semaine de grossesse, une femme peut avoir plusieurs possibilités :

  • Dépistage au cours du premier trimestre (DPT).

Le dépistage au cours du premier trimestre suppose une analyse de sang et une échographie de la mesure de clarté nucale afin de déterminer les risques de trisomie 21. Les tests peuvent être effectués le même jour, entre la 11e et la 14e semaine de grossesse. Les résultats arrivent entre la 12e et la 15e semaine. Le DPT a un niveau de précision de 80 à 85 % et un taux de faux positif de 3 à 9 %43.

  • Dépistage prénatal intégré (DPI).

Le dépistage prénatal intégré sert à déterminer les risques de trisomie 21, trisomie 18 ou les anomalies du tube neural. Le DPI est un processus à deux étapes. La première suppose une analyse de sang et une échographie de la mesure de clarté nucale, entre la 11e et la 14e semaine de grossesse. Une deuxième analyse de sang est faite entre la 15e et la 20e semaine de grossesse. Les résultats arrivent entre la 16e et la 21e semaine. Le DPT a un niveau de précision de 85 à 90 % et un taux de faux positif de 2 à 9 %43.

  • Dépistage sérologique prénatal intégré

Le dépistage sérologique prénatal intégré consiste en une série d’analyses de sang qui servent à déterminer les risques plus élevés de trisomie 21, trisomie 18 ou les anomalies du tube neural. Ce type de dépistage se fait sans test de clarté nucale et constitue donc la méthode privilégiée lorsque celui-ci n’est pas disponible. Il suppose une analyse de sang entre la 11e et la 14e semaine de grossesse, et une deuxième entre la 15e et la 20e semaine de grossesse. Les résultats arrivent entre la 16e et la 21e semaine. Le dépistage sérologique prénatal intégré a un niveau de précision de 80 à 85 % et un taux de faux positif de 2 à 7 %44.

L’échographie de la mesure de clarté nucale est disponible dans la plupart des villes de moyenne et grande envergure. Si la patiente vit dans une zone où cette échographie n’est pas disponible, elle peut avoir recours au dépistage sérologique prénatal intégré.

Si la patiente est à plus de 14 semaines de grossesse et souhaite se soumettre à un test de dépistage prénatal, elle peut subir un triple ou un quadruple dépistage prénatal. Le quadruple dépistage prénatal a remplacé le triple dépistage dans la plupart des régions parce qu’il est plus précis. Une analyse de sang est effectuée entre la 15e et la 20e semaine de grossesse, et les résultats arrivent entre la 16e et la 21e semaine de grossesse. Le quadruple dépistage a un niveau de précision de 75 à 85 % et un taux de faux positif de 5 à 10 %44.

Une femme âgée de 35 ans ou plus à la date d’accouchement peut choisir d’aller directement faire les tests diagnostic comme le PVC et l’amniocentèse.

Examen de frottis cervicovaginal/Dépistage des infections transmissibles sexuellement (ITS)

Un test Pap pour détecter la dysplasie cervicale est un élément normal des soins de santé appropriés, et est effectué tous les trois ans pour les femmes à faible risque. Lorsqu’un test Pap préalable à la grossesse a été effectué dans cette période, il n’a pas à être fait dans le cadre des soins prénataux1. Un examen pelvien pour dépister les ITS doit être fait au premier trimestre et une nouvelle fois au troisième trimestre en fonction des facteurs individuels de risques45.

Sujets à aborder

Dépistage de la violence

La grossesse est une période où la violence peut prendre naissance et devenir de plus en plus grave. Les incidences de violence durant la grossesse au Canada surviennent dans une proportion de 6 à 8 %, ce taux pouvant même être plus élevé si l’on considère les cas non rapportés46, 47. Toutes les femmes, quels que soient la situation socioéconomique, la race, l’orientation sexuelle, l’âge, l’origine ethnique, ou l’état de santé, sont à risque d’être un jour victime de violence. Les taux de violence dans la population des jeunes femmes enceintes et adolescentes semblent augmenter. Les femmes immigrantes et réfugiées, les lesbiennes, les femmes des minorités visibles, les Autochtones et les femmes handicapées subissent la violence différemment, et peuvent faire face à des obstacles supplémentaires lors de la divulgation de sa situation48. Les femmes qui en sont victimes durant la grossesse sont plus à même d’être dépressives, suicidaires, et de connaître des complications et de mauvaises conditions de grossesse, la mort ou celle de leur fœtus46. Lorsqu’une femme se fait connaître en tant que victime de violence, un renvoi vers des ressources externes appropriées peut aider à diminuer le risque et apporter le soutien nécessaire.

Pour d’autres informations, voir le fichier Violence.

Alcool

Il n’existe pas de degré de consommation d’alcool qui ne soit sans risque durant la grossesse. La consommation d’alcool durant la grossesse est connue pour causer des malformations congénitales et des lésions cérébrales25.

Pour d’autres informations, voir le fichier Alcool.

Allaitement

L’allaitement est la méthode d’alimentation normale et inégalée pour une mère et son enfant. La décision d’allaiter est prise généralement avant la grossesse ou pendant le premier trimestre. Il a été démontré que l’éducation sur l’importance de l’allaitement fournie par un prestataire de soins de santé en faveur de l’allaitement exerce une influence positive sur les taux d’allaitement49, 58.

Pour d’autres informations, voir le fichier Allaitement.

Cuves thermales/saunas

Lorsque la température corporelle interne de la femme est élevée (hyperthermie), les effets sur le fœtus peuvent être néfastes, particulièrement au cours des premières semaines du développement de ses organes. L’hyperthermie, pendant les premières semaines de croissance du fœtus, est reliée aux anomalies du tube neural. Il n’existe pas de température définitivement établie ni de temps d’exposition qui ne soit considéré sans risques durant la grossesse. Cependant, prudence et éducation en matière de santé sont recommandées26.

Vaccination.

Certaines maladies peuvent entraîner des complications durant la grossesse, notamment les malformations congénitales. Une vaccination effectuée au moins trois mois avant la grossesse immunise la mère et l’enfant et diminue les risques de propagation de la maladie. La vaccination de la mère contribue à protéger le bébé durant la grossesse, voire durant les six à douze premiers mois de sa vie. La plupart des vaccins sont sans risques durant la grossesse50, 40, notamment les vaccins inactivés ainsi que certains vaccins actifs. Les vaccins vivants atténués ne sont pas administrés lorsqu’une patiente sait déjà qu’elle est enceinte, car il existe un risque théorique de contamination pour le bébé. Cependant, pour les cas où un vaccin vivant atténué a été administré à une femme qui ne savait pas qu’elle était enceinte, il n’y a aucune preuve d’effets néfastes40.

  • Vaccins antigrippaux contre le H1N1 et la grippe saisonnière.

La grippe est un virus respiratoire aigu hautement contagieux. Le vaccin antigrippal est sans risque pour les femmes enceintes et il est recommandé pour celles dont la grossesse se déroule durant la saison de la grippe. La vaccination aidera également à protéger le bébé durant ses premiers mois de vie. Les femmes enceintes, particulièrement celles qui en sont au deuxième ou troisième trimestre, sont plus à risque d’hospitalisation, de morbidité et de mortalité en cas d’infection grippale. La vaccination est donc recommandée si le vaccin est disponible 40.

  • Tétanos, diphtérie et coqueluche.

Le vaccin contre le tétanos et le vaccin diphtérie-tétanos (DT) sont sans risque pour les femmes enceintes. Récemment, le vaccin DT a été combiné avec celui de la coqueluche : vaccin associé DCT. La vaccination DCT pendant la grossesse n’a pas encore été étudiée. Par conséquent, la décision d’administrer le vaccin DCT pendant la grossesse doit être prise au cas par cas, en fonction des risques de la femme d’être contaminée par la coqueluche durant sa grossesse40.

  • Rougeole, oreillons et rubéole.

Ce vaccin n’est pas conseillé durant la grossesse, car il s’agit d’un vaccin vivant atténué. Voir la section Prélèvements sanguins 40.

  • Varicelle.

Ce vaccin n’est pas conseillé durant la grossesse, car il s’agit d’un vaccin vivant atténué. Voir la section Prélèvements sanguins 40.

  • Autres vaccins.

Des circonstances particulières peuvent survenir durant la grossesse durant lesquelles d’autres vaccins sont nécessaires, par ex. si la femme doit voyager à l’étranger. Dans certaines régions du monde, des maladies à prévention vaccinale comme la poliomyélite et la tuberculose sont un véritable problème40.

  • Allaitement et vaccination.

La plupart des vaccins sont inoffensifs pour les femmes qui allaitent40.

Médicaments

Idéalement, une femme n’aurait aucun médicament à prendre pendant sa grossesse. Toutefois, des médicaments peuvent s’avérer nécessaires si les avantages d’un traitement sont préférables aux risques encourus par la mère et l’enfant. La décision de prendre des médicaments prescrits durant la grossesse doit être prise de façon éclairée par la patiente en consultation avec son prestataire de soins de santé. Il est préférable que cette discussion se produise avant la grossesse.

Pour d’autres informations, voir le fichier Médicaments et drogues.

Santé mentale

Il est important de s’informer de la santé mentale d’une femme enceinte. Des sautes d’humeur minimes et occasionnelles, des rêves inhabituels, ou des pensées angoissantes sont possibles durant la grossesse. Ce n’est qu’en cas de durée prolongée de ces symptômes chez la femme ou lorsqu’ils interfèrent avec sa vie de tous les jours qu’ils deviennent préoccupants et qu’ils peuvent affecter la santé de la mère et du bébé51. S’ils ne sont pas traités, la dépression pendant la grossesse est appelée à empirer, ce qui place la femme plus à risque de dépression consécutivement à la naissance de son enfant. Une grave dépression postpartum peut exiger plus de temps à répondre à un traitement et peut affecter le comportement de la mère avec son enfant52. Un soutien et des ressources externes appropriés peuvent aider une femme qui éprouve des problèmes de santé mentale durant sa grossesse.

Pour d’autres informations, voir le fichier Santé mentale.

Nutrition et sécurité alimentaire

Bien manger durant la grossesse aidera à maintenir une santé fœtale maximale. Les femmes enceintes doivent suivre le Guide alimentaire canadien pour manger sainement. Il existe une version indépendante du Guide alimentaire canadien pour les Autochtones. Les femmes enceintes ont aussi besoin d’une vitamine prénatale qui contient de 0,4 à 1 mg d’acide folique.

Il existe des aliments qui peuvent représenter un risque pour la croissance du fœtus, car ils contiennent des bactéries et des parasites. Les changements hormonaux durant la grossesse peuvent affecter le système immunitaire de la mère et la rendre plus vulnérable à la listériose, une bactérie qui peut causer une fausse couche si elle est contractée au premier trimestre, et, un plus grand risque de mortinaissance plus tard durant la grossesse. Les femmes enceintes doivent éviter les aliments comme les hotdogs, les fromages à pâte molle ou semi-ferme non pasteurisés, les produits de charcuterie non séchés et les viandes à tartiner, les fruits de mer et poissons fumés, la viande, les volailles et les poissons crus ou non cuits53.

La toxoplasmose est un parasite qui se transmet par la consommation de viande crue, de fruits et légumes contaminés, et par la manipulation de litière de chat54. La toxoplasmose peut causer des malformations congénitales, notamment des maladies des yeux, du foie et du cerveau. Les femmes enceintes sont invitées à faire cuire toutes les viandes et volailles, à nettoyer les ustensiles ayant servi à leur préparation et à se laver les mains, à éviter de toucher les chats et à manipuler leurs litières, et à laver tous les fruits et légumes54.

Le poisson est une bonne source de protéines et d’acides gras oméga-3. Il est cependant préférable d’éviter les poissons qui sont réputés pour contenir un niveau élevé de mercure, et peuvent avoir des effets négatifs sur le développement du cerveau fœtal. Parmi les poissons à éviter, on trouve le thon albacore en boîte, le requin, l’espadon, le marlin et l’hoplostète orange55.

Pour d’autres informations, voir le fichier Alimentation saine et prise de poids.

Risques professionnels

Le travail d’une femme enceinte peut poser certains risques à sa grossesse si elle est exposée à des produits chimiques ou des vapeurs toxiques, des solvants, des températures extrêmes, ou des radiations à son lieu de travail. Le travail physique exigeant peut également entraîner une fausse couche ou une naissance prématurée1, 26. Au besoin, des ajustements de travail peuvent s’avérer nécessaires.

Pour d’autres informations, voir le fichier Mesures de précaution.

Santé bucco-dentaire

Les changements hormonaux durant la grossesse peuvent augmenter les risques de parodontopathie (ou maladie parodontale). Les soins dentaires réguliers sont importants. Il est recommandé que les femmes entament des soins bucco-dentaires au début de la grossesse (au mieux au second trimestre) et qu’elles les poursuivent au besoin1, 26.

S’ajuster à la grossesse

Certaines femmes enceintes peuvent se montrer inquiètes des symptômes apparaissant en début de grossesse comme la nausée, les vomissements et la fatigue. Des discussions sur la façon de s’adapter peuvent être utiles et si la situation le justifie, un renvoi vers d’autres sources peut être nécessaire1, 26.

Pour d’autres informations, voir le fichier Changements physiques.

Rayons X

Un fœtus est plus sensible qu’un adulte aux rayons X, car ses cellules se divisent plus rapidement. Des lésions aux cellules du fœtus peuvent donner lieu à une fausse couche, une malformation congénitale, ou un retard de croissance intra-utérine (RCIU). Les effets tératogènes des rayons X sont plus prononcés entre la 8e et la 15e semaine de grossesse. Les rayons X sont généralement évités durant la grossesse à moins que les avantages justifient les risques50.

Pour d’autres informations, voir le fichier Mesures de précaution.

Drogues à usage récréatif et drogues dures

Il n’existe aucun niveau de consommation de drogue qui ne soit pas nocif pour la grossesse. Les femmes qui consomment des drogues sont appelées à subir des interventions spécialisées selon une approche de réduction des méfaits. Si la situation le justifie, un renvoi vers des ressources communautaires appropriées pourrait faciliter ce processus.

Pour d’autres informations, voir le fichier Médicaments et drogues.

Sexualité

La femme enceinte en bonne santé qui connaît une grossesse sans complications peut s’épanouir dans sa sexualité et sa relation amoureuse durant toute sa grossesse sans encourir de risque, ni pour elle ni pour l’enfant. Toutes les femmes devraient se protéger des maladies transmissibles sexuellement durant la grossesse. Les pratiques sexuelles orales ne devraient pas être reçues par les femmes durant la grossesse. Les rapports bucco-génitaux peuvent contraindre l’air à l’intérieur du vagin, ce qui pourrait entraîner un risque d’aéro-embolisme. L’aéro-embolisme peut causer des lésions permanentes au cerveau, voire la mort pour une femme enceinte et son bébé55.

Soutien social/familial

Le manque ressenti de soutien social durant la grossesse a été rattaché à des taux élevés de symptômes de dépression maternelle et de comportements négligents en matière de santé1. Une évaluation et un renvoi vers des ressources communautaires peuvent aider à réduire ces risques.

Tabagisme

L’usage du tabac et l’exposition à la fumée de tabac secondaire augmentent les risques pour une femme d’avoir un nouveau-né en insuffisance pondérale, un accouchement prématuré ou un enfant mort-né. Le tabac place aussi le nourrisson à risque pour le syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN), les difficultés d’apprentissage et l’asthme1. L’éducation en santé et le renvoi vers des conseils et des ressources pour arrêter de fumer devraient être offerts aux femmes fumeuses.

Pour d’autres informations, voir le fichier Tabagisme.

Soins prénataux de routine : De 20 à 30 semaines de gestation

Diabète gestationnel

Le dépistage universel du diabète gestationnel est pratiqué par 84 % des obstétriciens canadiens. L’épreuve de charge en glucose est faite durant la grossesse pour dépister ce type de diabète. Un dépistage de routine pour les femmes entre la 24e et la 28e semaine de gestation peut être recommandé56. Si les résultats sont au-dessus des normales, un test de tolérance au glucose devra être effectué afin de dépister le diabète gestationnel. La plupart des femmes qui souffrent de diabète gestationnel donnent naissance à des bébés en bonne santé. Cependant, sans une gestion prudente, ce type de diabète peut mener à diverses complications de grossesse, comme une croissance fœtale exagérée, laquelle pourrait augmenter le risque de traumatismes à la naissance ou mener à un accouchement par césarienne56.


Plans pour le travail et l’accouchement

Les femmes doivent être conseillées sur le meilleur moment de se rendre à l’hôpital lorsque le travail a commencé, sur les signes de travail prématuré, sur les choix de gestion de la douleur, sur les interventions et les complications possibles ainsi que la mise en place d’un plan ou d’une liste de naissance.

Soins prénataux de routine : De 30 à 40 semaines de gestation

Streptocoque du groupe B (SGB)

Le SGB est une bactérie courante, souvent située dans le vagin, le rectum ou la vessie des femmes et des hommes. Il ne s’agit pas de la même bactérie que celle qui cause l’angine streptococcique. Les infections du SGB sont généralement anodines pour les femmes qui ne sont pas enceintes et sont faciles à traiter avec des antibiotiques. Cependant, lorsqu’une femme enceinte est affectée, il est possible que la bactérie se transmette au nouveau-né à la naissance. Les complications maternelles possibles durant la grossesse comprennent la naissance prématurée et la rupture prématurée des membranes. Pour les nourrissons, il s’agit de complications portant sur la naissance prématurée et la sepsie. Bien qu’une infection du nouveau-né au SGB soit très rare, certains bébés en meurent encore des complications qui s’en suivent. Les femmes enceintes subissent un dépistage SGB entre la 35e et la 37e semaine de gestation à l’aide de prélèvements vaginal et rectal. Si les résultats sont positifs, la femme enceinte doit être traitée aux antibiotiques durant le travail57.

Les femmes enceintes qui sont déclarées positives à la bactérie SGB et celles pour lesquelles les résultats ne sont pas encore disponibles seront traitées aux antibiotiques au moment de l’accouchement ou en cas de rupture prématurée de membranes57.


Décompte des mouvements fœtaux

Les mouvements du bébé peuvent être un bon indicateur de santé fœtale. Le niveau d’activité du bébé varie dans une journée. Pour calculer le nombre de mouvements, les femmes doivent porter attention aux mouvements de leur bébé après les repas de la façon suivante :

  • Se détendre en position confortable (pas à plat sur le dos) avec une horloge à proximité et évaluer le temps que prend un décompte de six mouvements.
  • Si le décompte n’arrive pas à six mouvements dans un laps de temps de deux heures, il faut contacter son prestataire de soins de santé ou aller à l’hôpital. Les mouvements du bébé devraient se faire sentir quotidiennement et plusieurs fois par jour


Examen de réactivité fœtale (ERF)

Un examen de réactivité fœtale (ERF) consiste à placer deux ceintures autour de l’abdomen, auxquelles des capteurs sont fixés. L’un enregistre la fréquence cardiaque du fœtus, et l’autre, les contractions utérines. La mère doit appuyer sur un bouton quand son bébé se met à bouger. Les mouvements seront alors notés sur la fiche d’annotation du rythme cardiaque fœtal. Les tests de réactivité fœtale peuvent être prescrits par un prestataire de soins de santé dans les cas suivants :

  • Grossesse multiple avec complications.
  • Maladie sous-jacente, comme le diabète de type 1, hypertension, maladie du sang, lupus, maladie thyroïdienne, maladie rénale, maladie cardiaque.
  • Grossesse qui se prolonge au-delà de la date prévue d’accouchement.
  • Antécédents d’arrêt de grossesse.
  • Fœtus dont les mouvements diminuent ou problèmes possibles de croissance fœ
  • Excès de liquide amniotique (polyhydramnios) ou insuffisance de liquide amniotique (oligohydramnios).
  • Résultats préoccupants provenant d’autres tests prénataux26.


Palpations abdominales

Des palpations abdominales devraient être faites pour évaluer la présentation fœtale à partir de la 36e semaine de gestation26.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource externe

L’aiguillage vers les ressources communautaires appropriées peut être utile pour les femmes enceintes dans les situations suivantes :

  • Femmes autochtones.
  • Femmes adolescentes.
  • Femmes victimes de violence.
  • Femmes nouvellement arrivées au Canada.
  • Femmes consommant des drogues/de l’alcool.
  • Femmes fumeuses.
  • Femmes vivant dans la pauvreté.
  • Femmes sans abri.
  • Femmes aux prises avec des problèmes de santé mentale.
  • Femmes nécessitant des conseils génétiques.
  • Femmes exprimant le besoin de soutien supplémentaire.


Savoir où rediriger

Les professionnels sont encouragés à orienter les femmes vers des services spécialisés qui seront en mesure de leur offrir l’aide requise. Voir la liste de suggestions qui suit. D’autres ressources sont disponibles dans la section Ressources et liens du présent fichier, et dans la section Ressources et liens des autres sujets propres.

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Ressources et liens


Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Associations professionnelles

Rapports et publications

Sites Internet

Assistance téléphonique

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

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Références

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  4. Institute for Clinical Evaluative Sciences. (2006). Primary care in Ontario ICES Atlas. Retrieved from http://www.ices.on.ca/flip-publication/primary-care-2006/index.html
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