Soins du nouveau-né

Messages clés

Obtenir et imprimer le message clé PDF
Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.
key message

Tous les bébés reçoivent deux médicaments peu après la naissance.

Injection de vitamine K
À la naissance, un nouveau-né manque de vitamine K. Cette vitamine est nécessaire pour empêcher les problèmes liés au saignement. Tous les bébés reçoivent une injection de vitamine K à la naissance. L’injection se fait dans la cuisse du bébé. Vous pouvez allaiter ou porter votre bébé pendant que l’on procède à l’injection.

Onguent antibiotique pour les yeux
En Ontario, tous les bébés aujourd’hui reçoivent un onguent antibiotique dans chaque œil. Ce traitement permet d’éviter une infection des yeux pouvant mener à un bébé aveugle. Cette infection est causée par la gonorrhée ou la chlamydia. La Société canadienne de pédiatrie a publié un énoncé de principes qui pourrait changer cette pratique à l’avenir.

key message

Les bébés subissent des tests de dépistage pour plusieurs maladies dans les 24 heures suivant leur naissance.

Dépistage chez le nouveau-né
Après environ 24 heures suivant sa naissance, un petit échantillon sanguin est prélevé du talon de votre bébé à des fins de dépistage de certaines maladies graves. Votre prestataire de soins de santé vous contactera si le dépistage devait s’avérer positif pour l’une ou l’autre de ces maladies. Un résultat positif ne signifie pas que votre bébé est effectivement atteint d’une maladie particulière, mais il indique que d’autres tests sont nécessaires.

Les problèmes de santé graves peuvent être évités ou limités si le traitement commence tôt.

Dépistage de la jaunisse
Votre bébé peut subir un test de dépistage de la jaunisse par un prélèvement sanguin ou un capteur placé sur son front. La jaunisse est causée par une accumulation de bilirubine qui se produit lorsque les globules rouges se décomposent après la naissance. La peau et les yeux de votre bébé peuvent alors devenir jaunes. L’allaitement fréquent peut empêcher la bilirubine.

Un taux extrêmement élevé de bilirubine peut affecter le cerveau du bébé. Si le taux de bilirubine est élevé, votre bébé pourrait subir un traitement par photothérapie pour diminuer la bilirubine.

Dépistage des troubles auditifs
Le Programme de dépistage néonatal des troubles auditifs de l’Ontario propose un dépistage des troubles auditifs gratuit pour tous les nouveau-nés. Demandez à votre prestataire de soins de santé où et quand les tests auditifs se déroulent.

Un dépistage et un traitement précoces des troubles auditifs sont importants pour s’assurer que votre bébé pourra développer la parole, le langage et les compétences sociales.

key message

Changez les couches de votre bébé dès qu’elles sont mouillées ou souillées.

Vous pourriez avoir à changer les couches de votre bébé huit à dix fois par jour, peu importe si vous utilisez des couches en tissu ou jetables. Les meilleurs moments pour vérifier les couches sont avant et après les repas. Ils indiquent au bébé que c’est le moment d’être nourri, et lui permettent d’être plus à l’aise.

Pour changer les couches du bébé :

  • Lavez-vous les mains avant et après avoir changé les couches.
  • Gardez une main posée sur votre bébé en tout temps. Ne laissez jamais votre bébé sans surveillance.
  • Nettoyez le bébé de l’avant vers l’arrière à l’aide d’un linge propre imbibé d’eau tiède ou d’une lingette non parfumée.
  • Pour les filles : Nettoyez délicatement les parties génitales dans le repli des lèvres. Vous n’avez pas besoin de nettoyer à l’intérieur du vagin.
  • Pour les garçons : Assurez-vous de bien nettoyer sous le scrotum dont les replis cutanés peuvent retenir des matières fécales. Vous n’avez pas besoin de dégager le prépuce pour nettoyer le sexe.
  • Laissez sécher les fesses à l’air libre. La poudre de bébé utilisée pour garder les fesses au sec n’est pas sécuritaire pour les nouveau-nés et peut pénétrer leurs poumons.

Contactez votre prestataire de soins de santé si votre bébé est affecté par un érythème fessier qui persiste après plusieurs jours. Votre bébé pourrait voir une infection à levures ou une autre maladie et votre prestataire de soins pourrait lui prescrire une crème médicamenteuse.

key message

Parlez à votre prestataire de soins de santé si vous avez l’intention de faire circoncire votre bébé.

La circoncision est une procédure chirurgicale dont le but est d’enlever la couche de peau recouvrant le gland et une partie du corps du pénis. Elle est généralement effectuée quelques jours après la naissance. La circoncision n’est pas une procédure médicale indispensable et à l’heure actuelle, la circoncision systématique n’est pas recommandée par la Société canadienne de pédiatrie. Certains parents suivent cette pratique pour des raisons culturelles, religieuses ou sociales. Si vous avez l’intention de faire circoncire votre bébé, discutez-en avec votre prestataire de soins de santé. La circoncision n’est pas couverte par l’Assurance-santé de l’Ontario et la procédure sera à vos frais. Demandez à votre prestataire de soins de santé comment prendre soin de votre bébé après la procédure.

key message

Donnez un bain à votre bébé tous les deux ou trois jours. Nettoyez ses mains, son visage, son cou et ses fesses tous les jours.

Il n’est pas nécessaire de baigner le bébé quotidiennement. Des bains trop fréquents peuvent assécher la peau du bébé. Donnez-lui un bain tous les deux ou trois jours ou au besoin. Vous pouvez donner un bain à votre bébé même si le moignon du cordon ombilical ne s’est pas encore détaché; essuyez tout simplement la zone en tapotant après le bain.

Voici quelques conseils pour le bain à garder à l’esprit :

  • Si vous donnez un bain à votre bébé juste après qu’il ait mangé, il pourrait tout vomir.
  • Choisissez un endroit sûr et pratique pour baigner votre bébé (baignoire de bébé, lavabo ou bassine).
  • L’eau du bain doit être tiède, pas chaude. Vérifiez la température avec votre poignet ou votre coude.
  • Restez avec votre bébé. Gardez au moins une main posée sur votre bébé en tout temps.
  • Nettoyez ses yeux et son visage en premier avec de l’eau tiède, sans savon.
  • Ne mettez jamais le visage du bébé sous l’eau.
  • Utilisez du savon doux pour laver le corps du bébé, du plus propre au plus sale : les fesses en dernier.
  • Après le bain, essuyez votre bébé avec douceur à l’aide d’une serviette et essuyez bien dans les replis de la peau.

Il vous faudra aussi :

  • Couper les ongles du bébé dès qu’ils dépassent. Les ongles peuvent être coupés avec des ciseaux arrondis durant le sommeil du bébé ou après son repas, lorsque ses mains ne s’agitent pas.
  • Nettoyer les gencives de votre bébé deux fois par jour. Nettoyez délicatement ses gencives de l’arrière vers l’avant à l’aide d’un linge propre, doux et humide, ou un morceau de gaze (enroulée autour de votre doigt) pour enlever tout résidu de lait.

key message

Vous verrez de nombreux changements chez votre bébé dans la première semaine suivant sa naissance.

Voici certains signes à surveiller au fur et à mesure que vous apprenez à connaître votre bébé :

  • Il peut avoir les organes génitaux gonflés à la naissance, en raison de vos hormones présentes dans son organisme.
  • Les mamelons du bébé, qu’il s’agisse d’une fille ou d’un garçon, peuvent apparaître plus larges que d’habitude et de petites quantités de lait peuvent s’écouler. Les petites filles peuvent aussi sécréter de faibles quantités de sang ou des pertes blanches de leur vagin. Ces phénomènes sont normaux et disparaîtront en quelques jours.
  • Le moignon du cordon ombilical du bébé s’assèchera et tombera après un à trois semaines. Gardez le moignon propre et sec pour prévenir les infections. Vous n’avez pas besoin de le couvrir pour le protéger. Pliez la couche au niveau de la taille en dessous du moignon du cordon ombilical pour le laisser sécher jusqu’à ce qu’il se détache. Si la peau autour du cordon se met à rougir ou à enfler, à puer, ou si du pus en sort, le moignon est peut-être infecté. Appelez un prestataire de soins de santé si cela se produit.
  • Vous pourriez remarquer un mince duvet sur le corps du bébé ou un enduit crémeux de couleur blanche (vernix caseosa) sur sa peau. Ils visent à protéger le fœtus dans l’utérus. Vous n’avez pas besoin d’enlever le vernix caseosa.
  • Votre bébé pourrait avoir un cuir chevelu écailleux, que l’on appelle calotte séborrhéique. Il n’est généralement pas nécessaire de le traiter, mais vous pouvez demander à votre prestataire de soins de santé.
  • Vous pourriez remarquer des points noirs sur les fesses du bébé ou une éruption cutanée sur son corps. Ces changements affectant la peau sont normaux et disparaîtront avec le temps. Parlez à votre prestataire de soins de santé si la peau de votre bébé vous inquiète.
  • Les selles de votre bébé changeront de couleur, passant du méconium noir ou vert foncé au marron, vert ou jaune, dès le quatrième jour. Après quoi, elles devraient être molles, grumeleuses et jaunes.

key message

Habillez votre bébé en fonction de la température.

Il est important que le bébé n’ait pas trop chaud. Votre bébé sera généralement confortable en portant le même nombre de couches de vêtements que vous. Les bébés perdent beaucoup de chaleur par la tête. Selon la saison, le bébé peut porter un bonnet quand il sort dehors. Cependant, il ne faut pas que le bébé soit couvert d’un bonnet ou d’un chapeau en dormant, pour éviter que celui-ci ne glisse sur son visage et sa bouche. Voir le fichier Sécurité du nouveau-né pour obtenir de l’information sur la façon d’assurer la sécurité du bébé pendant son sommeil.

key message

Faites vacciner votre bébé selon les recommandations de votre prestataire de soins de santé pour protéger sa santé.

Les vaccins provoquent la production d’anticorps qui protègeront votre bébé des maladies, et même de la mort. Votre bébé doit être vacciné à plusieurs moments pour être complètement protégé. Vous pouvez allaiter votre bébé pendant l’injection pour réduire  sa douleur.  Son premier vaccin est administré à deux mois de sa naissance. Voir le calendrier de vaccination pour savoir quand vous devez prendre rendez-vous avec votre prestataire de soins de santé. Les vaccins utilisés au Canada sont sans risque et ne provoquent pas l’autisme.

key message

Les bébés peuvent tomber malades très vite. Si vous êtes inquiet au sujet de votre bébé, faites-le examiner par votre prestataire de soins de santé.

Si votre bébé semble malade, vérifiez sa température. La meilleure façon de vérifier la température de votre bébé est d’introduire délicatement un thermomètre dans son rectum. La deuxième façon est de le placer sous son aisselle. Si votre bébé a plus de 38 °C de température par voie rectale, il a de la fièvre. Si votre bébé a plus de 37,3 °C de température sous l’aisselle, il a de la fièvre.

Amenez le bébé chez votre prestataire de soins de santé immédiatement si :

  • Il a de la fièvre.
  • Il semble avoir la jaunisse.
  • Il a une éruption cutanée, particulièrement sur le fessier ou à proximité, qui ne semble pas vouloir disparaître.
  • Il se nourrit mal ou refuse de téter.
  • Il a la bouche, les lèvres ou la langue sèche.
  • Il a des selles généralement fréquentes qui s’arrêtent soudainement.
  • Il urine moins souvent ou son urine est foncée.
  • Il vomit plus de deux fois en un jour.
  • Il a la diarrhée.
  • Ses selles sont noires ou sanguinolentes, et ne sont pas du méconium.
  • Ses selles sont grises ou couleur craie.
  • Il a une toux qui ne veut pas disparaître.
  • Il a des difficultés à se réveiller ou semble faible.
  • Il a les lèvres ou les lobes d’oreille bleus ou gris.
  • Il a des difficultés à respirer ou il respire très vite.
  • Il tremble et ne réagit pas à votre intervention (convulsif).
  • Il a d’autres symptômes indiquant qu’il est malade.

key message

Sachez reconnaître quand votre bébé est fatigué.

Si un bébé est épuisé, il peut avoir de la difficulté à s’endormir.

Certains signes indiquant que votre bébé est fatigué :

  • Bâillement.
  • Passivité ou perte d’intérêt.
  • Pleurs ou agitation.
  • Action de se frotter les yeux.

Pour aider votre bébé à bien dormir, vous pouvez :

  • Créer un rituel du coucher.
  • Éviter une trop grande stimulation du bébé au moment d’aller dormir.
  • Coucher le bébé dans son berceau, son couffin ou son lit, dans une pièce peu éclairée.

key message

Changer le bébé de position pour éviter qu’il développe un crâne plat.

Votre bébé passe beaucoup de temps sur son dos, car c’est la position la plus sûre pour l’endormir.

Pour éviter le développement d’un crâne plat, vous pouvez :

  • Changer chaque jour l’orientation du bébé dans son berceau. Votre bébé tourne naturellement sa tête en direction de la porte.
  • Changer l’emplacement du mobile en suspension que le bébé regarde de son berceau.
  • Éviter de laisser le bébé dans un siège d’auto ou une poussette trop longtemps si possible.
  • Lorsque le bébé est éveillé, opter pour des périodes sous surveillance en position ventrale, de 10 à 15 minutes, trois fois par jour. Il sera plus facile de le faire si vous vous allongez sur le sol en face de lui et que vous vous adonniez au jeu.

key message

Les bébés en bonne santé pleurent pour exprimer leur besoin et pour communiquer.

Votre bébé vous fera savoir en pleurant s’il a besoin de quelque chose. Parfois, il peut pleurer pour aucune raison. Pleurer est une attitude normale chez un nouveau-né.

Pour calmer votre bébé, essayez de :

  • Le nourrir.
  • Le changer dès que ses couches sont mouillées ou souillées.
  • Lui faire faire son rot.
  • Le changer de position ou lui caresser le dos en douceur.
  • Le câliner et le réconforter en le portant sur soi, peau à peau.
  • Vérifier que votre bébé est suffisamment habillé, ni trop vêtu ni trop peu.
  • Lui parler ou lui chanter une chanson ou faire jouer une musique douce en sourdine.
  • Le bercer doucement dans une balançoire de bébé ou aller faire un tour en voiture avec lui.
  • Amener votre bébé en promenade dans sa poussette.
  • Lui donner un bain chaud et lui faire un massage.

Ne jamais secouer ou frapper votre bébé. Voir le fichier Sécurité du nouveau-né pour obtenir des informations sur la façon de s’y prendre avec un bébé qui pleure.

key message

Vous êtes le lien le plus important que votre bébé a avec le monde.

Un lien affectif et un attachement forts sont la base d’une relation positive. C’est en réagissant aux besoins de votre bébé de façon systématique et sensible que l’attachement réciproque se produit. Le bébé doit pouvoir compter sur vous pour répondre à ses besoins.

  • Faites en sorte que votre bébé s’épanouisse, réconfortez-le et réagissez à ses besoins. Montrez-lui que vous êtes fiable pour prendre soin de lui et le réconforter.
  • Le contact peau à peau (placer votre bébé, nu à l’exception de sa couche, poitrine contre poitrine en vous enroulant tout deux dans une couverture légère) est une excellente façon d’établir un lien affectif entre vous et votre bébé. Cette approche peut aussi faciliter l’allaitement. Les parents peuvent porter leur enfant peau à peau dès la naissance.
  • Créer une relation sûre et solide avec votre bébé favorisera le bon développement de son cerveau.
  • Prévoyez des périodes quotidiennes en face à face avec votre bébé pour le câliner, s’amuser avec lui à plat ventre et établir un lien avec lui.
  • Assurez-vous de prévoir beaucoup de temps avec votre bébé. Parlez doucement, chantez des chansons et regardez-le dans les yeux.
  • Soyez à son écoute et surveillez les signes pour mieux comprendre son comportement.

key message

En savoir davantage sur la façon de prendre soin de votre nouveau-né.

Vous pouvez trouver d’autres informations sur les soins du nouveau-né auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section Ressources et liens.

Retour en Haut

Preuve à l'appui

La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés. En raison de la différence de parcours qui existe entre les intervenants et conseillers en éducation prénatale, certains renseignements fournis dans cette section peuvent sembler plus élaborés et détaillés qu’il n’est nécessaire pour un intervenant issu du milieu médical ou infirmier.

À propos des soins du nouveau-né

Qu’entend-on par soins du nouveau-né?

L’Organisation mondiale de la Santé place la phase « nouveau-né » dans les 28 premiers jours de la vie, une phase également appelée « période néonatale ». La période néonatale est cruciale pour un enfant. Il s’agit de la période où le risque de mortalité est le plus élevé. Pour assurer la survie et l’épanouissement du nourrisson durant cette période, et ce toute sa vie, il lui faut des soins appropriés1, 2.

Dès la naissance, un nouveau-né doit faire l’objet de certains traitements et analyses.

Ses besoins dépendent en grande partie des bons soins de ses parents, notamment :

  • Être nourri.
  • Changer les couches.
  • Prendre un bain.
  • Dormir dans un endroit sûr.
  • Prévenir de la maladie.
  • Recevoir un soutien affectif.

Statistiques provinciales et nationales

Généralement, 45 % des décès infantiles avant l’âge de cinq ans se produisent en période néonatale. Parmi ces décès, 36 % se produisent dans les 24 premières heures de vie, et 73 %, durant la première semaine suivant la naissance.

Le taux de mortalité infantile indique le nombre de décès survenant pendant la première année de vie sur 1 000 naissances vivantes. En 2011 au Canada, ce taux était de 4,8 %, et de 4,6 % en Ontario. Au Canada et en Ontario, ce taux diminue légèrement chaque année. En 2007, le taux de mortalité infantile était de 5,3 % dans l’ensemble du Canada, et de 5,2 % en Ontario3.

Qui est à risque?

Population vulnérable

Les parents peuvent avoir de la difficulté à prendre soin d’un nouveau-né si4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12 :

  • Ils n’ont pas le matériel nécessaire ou ne sont pas suffisamment informés sur la façon de prendre soin d’un nouveau-né.
  • Ils ne disposent pas d’une équipe de soutien de soutien.
  • Ils vivent des conflits dans leur relation de couple.
  • Leur situation socioéconomique est de niveau faible.
  • Ils ont vécu des événements difficiles durant la grossesse ou la période postpartum.
  • Ils ont des antécédents de troubles liés à la santé mentale.
  • Ils ont été touchés par la dépression postpartum.
  • Leur enfant est né avec des problèmes de santé.

Voir les fichiers Transition vers la parentalité et Santé mentale pour obtenir de l’information sur la façon d’aider ceux qui ont de la difficulté à s’occuper de leur nouveau-né ou à s’ajuster à l’exigence des soins.

Médicaments après l’accouchement

Injection de vitamine K

La Société canadienne de pédiatrie (SCP) recommande que la vitamine K soit administrée sous forme d’injection intramusculaire à tous les nouveau-nés dans les six premières heures de leur vie après stabilisation et après que la mère et la famille aient eu le temps de profiter un peu de l’enfant. Ce traitement est recommandé pour combler une carence en vitamine K dont sont affectés tous les nouveau-nés. Allaiter le bébé et le porter peau à peau pendant au moins 15 minutes avant toute intervention permet au bébé de supporter la douleur.

La vitamine K permet au sang de se coaguler. S’il ne reçoit pas d’injection de vitamine K à la naissance, le nouveau-né est à risque de saignements internes et externes, autrement connus sous le nom de maladie hémorragique du nouveau-né13, 14.

Certains parents préfèrent que la vitamine K soit administrée par voie orale, bien que cette forme d’administration ne soit pas celle qui soit recommandée. La dose devra être répétée entre la deuxième et la quatrième semaine, et entre la sixième et la huitième semaine pour s’avérer efficace. Les parents doivent savoir qu’une administration orale de vitamine K est moins efficace pour contrer les risques pour le nouveau-né de développer une maladie hémorragique13.

Pommade ophtalmique

Si la femme souffre d’une infection par Neisseria gonorrhoeae au moment de l’accouchement, la bactérie peut être transmise à l’enfant et entraîner une infection ophtalmique, appelée conjonctivite gonococcique du nouveau-né, qui peut provoquer la cécité. Depuis la fin du 19e siècle, tous les nouveau-nés font l’objet d’un traitement ophtalmique antibiotique de prévention dès la naissance. À l’origine, ce traitement consistait en une solution de nitrate d’argent administrée sous forme de gouttes. Aujourd’hui, on utilise un onguent d’érythromycine. L’onguent est déposé dans chaque œil à la naissance. Il peut provoquer un peu d’irritation et certains pensent que ce traitement nuit au processus de rapprochement entre la mère et l’enfant. L’onguent est efficace pour prévenir l’infection par Neisseria gonorrhoeae, mais pas par chlamydia trachomatis. Le traitement est obligatoire en Ontario, mais cet impératif est remis en question, car les cas de conjonctivite gonococcique du nouveau-né au Canada sont rares aujourd’hui15, 16.

Pratique éventuelle

Plutôt que d’administrer un onguent d’érythromycine de façon systématique, la Société canadienne de pédiatrie suggère qu’il serait plus efficace, comme méthode de prévention de la conjonctivite gonococcique du nouveau-né, de procéder à un dépistage de l’infection par Neisseria gonorrhoeae et chlamydia trachomatis chez la femme enceinte lors de sa première visite de consultation prénatale, et de traiter à cette étape, le cas échéant. Les tests de dépistage devront être répétés après le traitement, puis au troisième trimestre, pour s’assurer que le traitement a été efficace. Les partenaires devront également se faire traiter. Les femmes dont le test se révèle négatif, mais qui sont susceptibles de contracter une infection durant la grossesse, seront de nouveau testées au troisième trimestre pour vérifier qu’il n’y a pas eu contraction tardive de l’infection.

Si la femme n’est pas testée durant la grossesse, elle le sera à l’accouchement, et tout enfant né (que ce soit par voie vaginale ou césarienne) d’une femme non traitée pour une infection par Neisseria gonorrhoeae recevra une injection antibiotique de ceftriaxone. Un enfant né d’une femme non traitée pour une infection à chlamydia trachomatis sera surveillé de près et recevra un traitement s’il y a présomption d’infection. À domicile, la mère devra surveiller son enfant pour toute sécrétion des yeux ou faiblesse d’ordre général et appeler son prestataire de soins de santé immédiatement, le cas échéant15.

Il faut encourager les femmes à discuter avec leur prestataire de soins de santé concernant le traitement qui leur conviendrait le mieux, pour elles et pour leur enfant, relativement à une infection par Neisseria gonorrhoeae et chlamydia trachomatis pendant la grossesse.

Dépistage systématique

Dépistage chez le nouveau-né

L’Ontario a l’un des programmes de dépistage chez les nouveau-nés les plus complets au Canada. Son objectif principal est le repérage et le traitement précoces des enfants atteints de graves problèmes de santé. Le dépistage néonatal est fortement conseillé pour tous les nourrissons, mais n’est pas obligatoire17.

Le dépistage chez le nouveau-né consiste en un prélèvement sanguin effectué dans le talon 24 heures après la naissance. Ce délai de 24 heures est nécessaire pour obtenir un échantillon sanguin fiable, toutes les maladies ne pouvant être correctement détectées en moins de 24 heures. Si la mère et l’enfant prennent congé du lieu de naissance avant l’écoulement de ce délai, alors ils devront s’y représenter pour faire un suivi.

Le dépistage doit avoir lieu entre 24 heures et 7 jours après la naissance. Le moment idéal se situant entre 48 et 72 heures après la naissance. À partir de l’échantillon sanguin, cinq gouttes de sang sont placées sur une fiche contenant les données d’identification de l’enfant. Cette fiche est ensuite envoyée au siège de Dépistage néonatal Ontario (DNO). Le numéro de référence apparaissant en haut et à droite de la fiche devra être remis aux parents. Au siège de DNO, l’échantillon est analysé en vue du dépistage de 29 maladies graves différentes pour lesquelles il n’existe pas de symptômes visibles à la naissance, comme la fibrose kystique, l’hypothyroïdie congénitale et la phénylcétonurie (PCU).

Pour obtenir une liste à jour et complète des maladies faisant l’objet d’un dépistage, consulter le site de Dépistage néonatal Ontario. En Ontario, ce sont environ 200 enfants par an qui sont touchés par l’une des maladies recherchées, ce qui équivaut à peu près à 1 enfant sur 800. Plusieurs des maladies faisant l’objet d’un dépistage, si elles sont détectées à l’avance, peuvent être traitées par un ajustement diététique ou des médicaments. Les enfants non traités peuvent développer des troubles mentaux, de graves problèmes de santé, ou décéder17.

Il faut rappeler aux parents qu’un résultat de dépistage positif ne signifie pas nécessairement que l’enfant est touché par une maladie. En cas de résultat positif, d’autres analyses seront nécessaires avant de déterminer si oui ou non il y a maladie. De la même manière, un résultat négatif ne signifie pas qu’une maladie est complètement écartée. Si l’enfant a les symptômes d’une maladie, une analyse appropriée permettant de faire un diagnostic devra être entreprise dans les plus brefs délais17.

Parfois, l’échantillon initial devra être refait pour des raisons de qualité. L’administration du lieu de naissance ou la sage-femme qui a pris l’échantillon initial, est responsable du deuxième échantillon et doit veiller à ce qu’il soit effectué. Le délai d’obtention d’un échantillon peut entraîner un diagnostic tardif et d’éventuels problèmes graves de santé17.

Dépistage de la bilirubine

Tous les enfants naissent avec un excès de globules rouges. Lorsqu’ils se décomposent, ces globules laissent des résidus appelés bilirubine. Si le foie ne peut pas traiter l’excès de bilirubine assez vite ou si l’évacuation par l’urine et la selle est insuffisante, il peut y avoir une accumulation dans l’organisme de l’enfant et un dépôt dans l’épiderme. Lorsque ce phénomène ce produit, la peau du nourrisson et le blanc des yeux peuvent apparaître jaune. Il s’agit de la jaunisse, ou hyperbilirubinémie. Il n’est pas rare que les nouveau-nés en soient affectés entre le premier et le quatrième jour suivant la naissance. Le cas échéant, augmenter la fréquence d’alimentation peut permettre un meilleur taux d’évacuation de la bilirubine par voie urinaire ou par les selles. Une alimentation plus importante peut augmenter le niveau d’énergie dont le foie a besoin pour éliminer de la bilirubine18, 19.

Il est recommandé que les nouveau-nés soient systématiquement testés pour connaître le taux de bilirubine produit par leur organisme dans les premières 24 à 72 heures après la naissance. Ce type de dépistage consiste à prélever un échantillon sanguin du pied de l’enfant pour l’analyser en laboratoire, ou à placer un détecteur sur son front.

Le taux de bilirubine est proportionnel à l’âge de l’enfant. Plus l’enfant est jeune, plus le taux élevé de bilirubine est grave. Un niveau faible-modéré n’exige probablement pas plus qu’une plus grande fréquence alimentaire comme solution, mais un deuxième échantillon après évacuation est souvent nécessaire pour un taux modéré afin de s’assurer que celui-ci n’a pas augmenté. Un taux élevé-modéré de bilirubine (jaunisse sévère) peut provoquer une grande fatigue chez l’enfant, de l’irritation et une faible alimentation. Un taux élevé de bilirubine peut affecter le cerveau de l’enfant, provoquer des convulsions, une surdité, une paralysie cérébrale, ou un grave retard de croissance. Par conséquent, des taux de bilirubine élevés-modérés et élevés justifient la plupart du temps qu’un traitement soit administré afin de baisser ce taux dans l’organisme du nourrisson18, 19.

Photothérapie

Une façon de diminuer la bilirubine lorsqu’un taux élevé est détecté est d’utiliser la photothérapie. Pour ce type de traitement, les yeux du nourrisson sont recouverts d’une protection oculaire et la peau est soumise à un éclairage ultraviolet. La lumière rend la bilirubine plus soluble, ce qui facilite son évacuation par voie urinaire ou par les selles pour le nourrisson. La photothérapie se fait généralement en milieu hospitalier, mais parfois, les nouveau-nés peuvent être traités à domicile si l’équipement est disponible et s’il existe un programme de photothérapie à domicile. Pour ce type de traitement, le nourrisson doit être exposé à la lumière autant que possible tout en recevant un apport liquide supplémentaire, notamment par l’augmentation des périodes d’allaitement18, 19. La jaunisse pouvant causer une mauvaise alimentation et des difficultés à se nourrir chez le nouveau-né, une évaluation minutieuse de l’alimentation est primordiale.

Bien que l’éclairage ultraviolet soit utilisé pour traiter l’hyperbilirubinémie, les parents doivent rester prudents pour ce qui est d’exposer leur enfant à la lumière du soleil (que ce soit directement ou indirectement), car elle pourrait être dangereuse19.

Facteurs de risque

La jaunisse peut s’avérer plus dangereuse dans les situations suivantes18, 19 :

  • L’enfant est né avant la 37e semaine de gestation.
  • À la naissance, l’enfant pèse moins de 2 500 g.
  • L’enfant est né avec des ecchymoses et des enflures.
  • L’enfant est d’un groupe sanguin incompatible avec celui de sa mère.
  • L’enfant a un frère ou une sœur qui a souffert d’une grave jaunisse à la naissance.
  • L’enfant a développé une jaunisse dès les 24 premières heures de naissance.
  • L’enfant ne tète pas efficacement.

Après évacuation de la bilirubine, les nourrissons sont toujours à risque de souffrir d’hyperbilirubinémie. Les parents doivent contacter leur prestataire de soins de santé si leur enfant18, 19 :

  • Apparaît jaune ou sa jaunisse s’aggrave (les bras et les jambes jaunissent).
  • Refuse de téter.
  • A perdu du poids.
  • Dort plus que d’habitude ou a de la difficulté à se réveiller.

Dépistage des troubles auditifs

La Société canadienne de pédiatrie recommande un dépistage de la surdité pour tous les nouveau-nés. La perte auditive est un des états congénitaux les plus courants au Canada. On estime qu’environ 3 enfants sur 1 000 ont une grave perte auditive et que 3 sur 1 000 sont nés entièrement sourds. La plupart des enfants nés avec une déficience auditive sont en bonne santé et naissent de parents entendants. Avec le dépistage universel de la surdité, le diagnostic et l’intervention peuvent se faire plus tôt, ce qui peut permettre d’améliorer le développement du langage, le niveau d’alphabétisation et le développement du cerveau. Le test de dépistage de la surdité est inoffensif20, 21.

La méthode la plus courante de dépistage de la surdité chez le nouveau-né est le test d’émissions oto-acoustiques. Le prestataire de soins de santé ou le spécialiste en charge placera un petit micro dans l’oreille du nouveau-né pour transmettre un son. Le signal est renvoyé à un ordinateur portatif indiquant si l’enfant a entendu le son. Le test dure généralement de 10 à 15 minutes. Il peut se faire à l’hôpital, dans un bureau de santé publique et dans certains centres de la petite enfance en Ontario20, 21. Si l’hôpital n’en est pas équipé ou si l’une ou l’autre oreille nécessite un autre test, celui-ci peut se faire dans un bureau de santé publique et dans certains centres de la petite enfance. Les recommandations pour des tests ultérieurs ne sont pas rares, en raison de la présence de mucus dans les oreilles, qui est fréquente chez les nouveau-nés, et que l’enfant ait pu bouger durant les tests précédents.

Si une perte auditive est signalée, il existe désormais des appareils auditifs numériques et des implants cochléaires qui permettent, même à des enfants profondément sourds, d’entendre et de parler. Les appareils auditifs s’adaptent aussi aux nouveau-nés20, 21.

Soins physiques

Organes génitaux du nouveau-né

L’activité hormonale de la grossesse peut causer le gonflement des organes génitaux d’un nouveau-né de sexe féminin, et il peut y avoir des saignements en petite quantité ou des sécrétions blanches provenant du vagin dans la première semaine de naissance. Les mamelons du bébé, qu’il s’agisse d’une fille ou d’un garçon, peuvent apparaître plus larges que d’habitude et peuvent laisser s’écouler de petites quantités de lait. Chez les nouveau-nés de sexe masculin, le scrotum peut apparaître plus gros et présenter des rougeurs. Ces manifestations sont normales et disparaissent en quelques jours22.

Circoncision

La circoncision est une procédure chirurgicale dont le but est d’enlever la couche de peau (prépuce) recouvrant le gland et une partie du pénis. Elle est généralement effectuée quelques jours après la naissance. La circoncision n’est pas une procédure médicale indispensable, mais certains parents choisissent d’y avoir recours pour des raisons culturelles, religieuses ou sociales23, 24. Les parents ayant l’intention de faire circoncire leur enfant devraient en discuter avec leur prestataire de soins de santé. Il faut également savoir qu’en tant qu’intervention médicale facultative, la circoncision n’est pas couverte par l’Assurance-santé de l’Ontario. La procédure est aux frais des parents.

Les risques liés à la circoncision sont peu nombreux, parmi lesquels23, 24 :

  • Saignements
  • Infection
  • Douleur, bien que des analgésiques soient administrés à l’enfant durant la procédure.
  • Complications liées aux analgésiques.
  • Erreurs chirurgicales, notamment l’ablation excessive de peau.

La circoncision contribue à diminuer les risques d’infections urinaires, tout particulièrement dans les premières années de vie. En Afrique ou dans les zones à haut risque, la circoncision contribue à diminuer les risques de transmission du VIH23.

L’enfant devant subir une circoncision ne doit pas être nourri dans l’heure précédant l’intervention afin de prévenir le vomissement durant la procédure, et il doit avoir déjà évacué par les selles. Pour la procédure, l’enfant recevra un anesthésique local pour engourdir la zone, ainsi que de l’eau glucosée ou autre forme d’analgésique22, 24.

Il faut généralement de sept à dix jours pour que le pénis cicatrise après la circoncision. La zone doit rester propre et sèche pour prévenir les infections. Une éponge de bain peut être fournie jusqu’à la guérison. S’il y a un pansement, l’application de gelée de pétrole (p. ex., VaselineMD) sur le gland peut être utile pour prévenir le contact direct avec le pansement23, 25. Ce traitement peut aussi se poursuivre après que le pansement ait été enlevé. Certaines études ont démontré que l’application de gelée de pétrole peut réduire le saignement et l’infection locale ainsi qu’accélérer le temps de guérison25. Prendre note que la gelée de pétrole est inflammable et ne doit pas être manipulée près d’une source de chaleur.

Il faut inviter les parents à contacter leur prestataire de soins de santé si, après la circoncision, ils remarquent l’une des manifestations suivantes23 :

  • Saignement local.
  • Rougeur et gonflement amplifiés localement.
  • Fièvre.
  • Nourrisson montrant des signes de faiblesse ou de maladie.
  • Nourrisson incapable d’évacuer pendant plusieurs heures.

Couches

La quantité de couches mouillées ou souillées évolue avec le développement de l’enfant.

En principe, la quantité produite sera comme suit :

  • Premier jour : au moins une couche mouillée et au moins une à deux couches de selles noires ou vert foncé.
  • Deuxième jour : au moins deux couches mouillées et au moins une à deux couches de selles noires ou vert foncé.
  • Troisième jour : au moins trois couches mouillées et au moins trois couches de selles marron, vertes ou jaunes.
  • Quatrième jour : au moins quatre couches mouillées et au moins trois couches de selles marron, vertes ou jaunes.
  • Cinquième jour et pendant les trois semaines qui vont suivre : au moins six couches trempées d’urine couleur jaune ou transparente et au moins trois couches de larges selles molles et jaunes.

Le tableau suivant peut servir aux parents pour comprendre la relation qui existe entre l’alimentation du bébé, la consommation de couches et la prise de poids.

 

Cliquez sur le graphique pour un agrandissement PDF

Au fur et à mesure que les changements de couches s’accumulent, il est nécessaire d’avoir des réserves de couches propres à disposition. Après un mois environ, le nombre de couches utilisées diminuera, surtout le nombre de couches souillées. Il peut s’avérer utile pour les parents de surveiller la consommation normale de leur enfant afin de mieux détecter les changements d’importance26.

Les parents devraient contacter leur prestataire de soins de santé dans les situations suivantes26 :

  • Couches non souillées pendant 24 heures, selon les directives du tableau.
  • Diminution soudaine de la consommation de couches.
  • Selles dures ou granulées, et difficulté apparente pour passer des selles.
  • Sang dans les couches.
  • Selles grises ou couleur craie.
  • Diarrhée ou selles liquides.
Changement de couches

Au début, changer les couches peut paraître compliqué pour les nouveaux parents, et une pratique est ainsi souvent nécessaire27. Apprendre à langer peut se faire lors de cours prénataux ou à domicile, à l’aide d’une poupée, avant la naissance de l’enfant.

  1. Disposer les accessoires nécessaires au changement de couches et établir des emplacements à langer à plusieurs endroits de la maison pour faciliter l’accès au besoin.
  2. Toujours se laver les mains avant de procéder au changement de couches.
  3. Avoir à disposition :
    • Une couche propre (avec une attache le cas échéant).
    • Un linge propre imbibé d’eau chaude, des lingettes non parfumées, des boules de coton pour nouveau-nés peaux sensibles.
    • Un linge sec pour essuyer le nourrisson après le nettoyage.
    • Facultatif : Une couche de rechange à placer sur le pénis du bébé en cas de fuite, lotion ou pommade non parfumée en cas d’érythème fessier, et lingettes sanitaires pour nettoyer la table ou surface à langer après utilisation.
  4. Garder une main posée sur l’enfant en tout temps lorsqu’il est sur la surface à langer. Il peut être utile d’occuper le bébé, en lui donnant par exemple un miroir incassable ou une photo colorée pendant qu’il est langé, pour éviter qu’il ne gigote ou qu’il ne s’agite.
  5. Après avoir rassemblé tout le nécessaire, la couche mouillée ou souillée peut être libérée de ses attaches (p. ex., VelcroMD, ou bandes adhésives ou autres types d’attaches situées sur chaque côté de la couche). Pour enlever la couche, saisir d’une seule main les deux jambes par les chevilles. De la main qui n’est pas mobilisée, enlever la couche, la replier pour la fermer et la mettre de côté, hors de la portée de l’enfant. L’apparition de marques autour des cuisses ou de la taille signifie que la couche précédente était trop serrée. La taille de la couche dépend du poids de l’enfant.
  6. Nettoyer complètement l’enfant.
    • Pour les filles : Nettoyer de l’avant vers l’arrière, ceci pour éviter que les bactéries anales ne se propagent et provoquent une infection urinaire. Le repli des lèvres extérieures doit être délicatement nettoyé. Vous n’avez pas besoin de nettoyer à l’intérieur du vagin.
    • Pour les garçons : Une couche propre peut être placée sur le pénis pendant que l’enfant est langé. L’exposition à l’air libre peut amener l’enfant à uriner. Nettoyer de l’avant vers l’arrière. Si l’enfant n’a pas été circoncis, il ne faut pas essayer de dégager le prépuce en nettoyant son sexe. La peau recouvrant le gland pourrait n’être rétractable qu’à partir de la puberté (lorsque c’est le cas, il faut enseigner aux garçons à se laver quotidiennement sous la peau). Une fois nettoyé, le pénis doit reposer à plat vers le bas avant de procéder à l’attache finale de la nouvelle couche pour éviter les fuites au niveau de la taille. Le scrotum peut être alors nettoyé, délicatement. Si les selles ont été en contact avec la lingette de nettoyage, une nouvelle lingette doit être utilisée avant de toucher le pénis.
  7. Après le nettoyage, l’enfant doit être séché par tapotements (plutôt que par frottements) avec un linge propre et sec. Si l’enfant n’est pas sec, il peut y avoir accumulation bactérienne et formation d’érythème fessier.
  8. Un prestataire de soins de santé doit être consulté en cas de formation d’érythème fessier et pour vérifier si l’utilisation d’une pommade est nécessaire. La pommade doit être non parfumée, retirée de son contenant avec un linge ou une spatule pour éviter toute contamination, et appliquée sur les fesses ou les rougeurs avec les mains propres. La poudre pour bébés ne devrait jamais être utilisée, car elle pourrait pénétrer les poumons de l’enfant et provoquer une détresse respiratoire.
  9. Les jambes doivent être soulevées ensemble par les chevilles, d’une seule main, alors que de l’autre main, une nouvelle couche est placée sous les fesses de l’enfant. La couche doit être relevée entre les jambes de l’enfant tout en veillant à ce qu’elle soit dans l’axe pour bien recouvrir les fesses de façon homogène. La partie avant de la couche doit être tirée entre les jambes vers le ventre. La partie arrière, où sont situées les attaches, doit être au même niveau que le nombril de l’enfant. Les attaches (p. ex., VelcroMD, bande adhésive ou tout autre type d’attache) sont ramenées sur le devant de la couche. Les parents doivent veiller à ce que la bande adhésive des couches jetables ne se colle pas à la peau de l’enfant. En cas d’utilisation d’épingles à nourrice à têtes en plastique pour des couches en tissu, il faut placer une main entre l’épingle et la peau de l’enfant pour éviter de le piquer.
  10. Si le moignon du cordon ombilical n’est pas encore tombé, la taille de la couche devrait être repliée pour laisser cette zone au sec.
  11. Une fois que l’enfant quitte la table à langer, la surface doit en être nettoyée et désinfectée avec une lingette sanitaire ou un vaporisateur désinfectant et séchée à l’air libre.
  12. Les selles doivent être jetées dans la cuvette des toilettes. En cas d’utilisation de couches jetables, celles-ci doivent être emballées et placées dans une poubelle sûre, en plastique doublée, avec couvercle à pédale. Les poubelles doivent être vidées régulièrement pour éviter la propagation de bactéries et pour empêcher les odeurs. En cas d’utilisation de couches lavables, celles-ci doivent être placées dans un sac ou un sceau à couvercle en prévision d’une lessive. Les couches lavables ne doivent pas être rincées dans les toilettes ou l’évier pour éviter la propagation des microbes sur les toilettes, l’évier, le sol et autres surfaces.
  13. La personne qui lange l’enfant doit toujours se laver les mains par la suite pour éviter la propagation de microbes.
Couches jetables ou lavables

Il existe plusieurs types de couches. Les parents peuvent opter pour les couches jetables à usage unique qu’ils peuvent jeter aux poubelles ou mettre au recyclage municipal (le cas échéant) après usage ou pour les couches en tissu qui peuvent être lavées et réutilisées. Il existe aussi différents types de couches jetables et de couches en tissu. Les couches jetables se présentent dans une variété de tailles, de matériaux et de styles selon le fabricant. Les couches en tissu peuvent être de type toute-en-un (incluant le couvre-couche), pré-pliées, ajustées, ou plates. Elles sont dotées de systèmes d’attaches à crochets, à bandes VelcroMD, à bouton-pression, à fixation, etc.

Les couches en tissu peuvent être plus économiques que les couches jetables à long terme si les parents font la lessive eux-mêmes. Cependant, s’ils font appel à un service professionnel pour ramasser les couches sales et en retourner des propres, l’utilisation de couches lavables sera plus coûteuse. Le lavage des couches en tissu doit toujours se faire séparément du reste de la lessive, à l’eau chaude et avec un détergent doux. Les produits assouplissants et les feuilles assouplissantes pour la sécheuse sont à éviter. Les couches en tissu et les couvre-couches nouvellement achetés doivent être lavés au moins une fois avant la première utilisation27.

Il faut conseiller aux parents de vérifier les différents types de couches disponibles avant l’arrivée de leur enfant pour savoir ce qu’ils aimeraient utiliser. Certains décident d’opter pour une combinaison de différents types de couches ou de s’adapter à l’un ou l’autre type au fur et à mesure que l’enfant grandit. Il n’existe pas de choix de couches qui soit meilleur qu’un autre.

Érythème fessier

L’érythème fessier se produit lorsque la peau du nouveau-né devient irritée, rouge et douloureuse. Il peut apparaître sur une peau sensible ou lorsque l’urine ou les selles sont en contact avec la peau trop longtemps. La meilleure façon d’éviter un érythème fessier est de changer souvent le bébé, particulièrement s’il a la diarrhée. Auquel cas, une crème dermoprotectrice sans parfum pour la peau peut être appliquée. Pour éviter la contamination croisée, le même pot de crème ne doit pas servir à plusieurs enfants et la main ayant été en contact avec la zone affectée ne doit pas retourner dans le contenant et contaminer la crème.

Une façon de prévenir et de limiter l’érythème fessier est de laisser sécher la peau à l’air libre avant d’appliquer une crème et de mettre la couche. Pour ce faire, il faut placer l’enfant sur une couche propre à plat ventre tout en le surveillant une minute avant de lui mettre la couche propre. Il faut que la couche soit également bien ajustée qu’elle ne frotte pas contre sa peau29, 30.

Infection à levures

Candida est un champignon de type levure qui est naturellement présent dans les intestins. S’il prolifère dans la bouche, il peut provoquer une affection que l’on appelle muguet. S’il prolifère dans les souches profondes de la peau de l’aine et du fessier, il peut provoquer un érythème. Ce type d’érythème fessier est généralement très rouge avec des points rouges turgescents et bien délimités. Une crème antifongique prescrite par un prestataire de soins de santé traitera l’érythème fessier causé par Candida. Avant d’appliquer la crème, il faut nettoyer la zone avec du savon doux et de l’eau tiède, rincer, et sécher en tapotant29, 30. Lorsqu’un nourrisson a du muguet, il faut aussi traiter la mère avec une crème topique pour que l’infection ne se transmette pas.

Il faut contacter un prestataire de soins de santé si l’érythème fessier présente les caractéristiques suivantes29 :

  • Très rouge.
  • Points turgescents.
  • Cloques et sécrétions.
  • S’aggrave avec le traitement.

Bain

Il n’est pas nécessaire de donner un bain au nouveau-né tous les jours, ce qui finirait par lui assécher la peau. Mais son visage, son cou, ses mains et ses fesses doivent être nettoyés à l’eau tiède sur une base quotidienne27, 30.

Pour donner un bain au nourrisson, il faut suivre les étapes et directives suivantes27, 30 :

  1. Rassembler et préparer tout le nécessaire servant au bain et au lange qui suivra. Le nécessaire inclut généralement :
    • Une baignoire de bébé, une bassine ou un évier propre.
    • Des lingettes.
    • Deux serviettes de bain douces.
    • Du savon doux et non parfumé.
    • Une couche propre et des réserves de couches.
    • Des vêtements de rechange pour l’enfant.
    • Une couverture.
  1. La bassine doit être remplie de quelques litres d’eau tiède, et non chaude. Vérifier avec le poignet ou le coude que la température de l’eau est agréable avant d’y placer l’enfant.
  2. Enlever tout bijou ou accessoire pouvant blesser l’enfant.
  3. La pièce doit être chauffée, car les nouveau-nés perdent vite de la chaleur. Si la température de la pièce est fraîche, le visage, le cou et les mains de l’enfant peuvent être nettoyés en premier. L’utilisation de savon sur ces parties du corps est inutile pour éviter ainsi les risques d’ingestion.
  4. Pour nettoyer les yeux, enrouler un bout de linge imbibé d’eau tiède autour du doigt pour chaque œil et nettoyer à partir du coin intérieur vers le nez. Il est possible aussi de nettoyer avec une boule de coton humectée, différente pour chaque œ Les parents doivent contacter leur prestataire de soins de santé en présence de sécrétions, de pus, ou de rougeurs dans les yeux, qui sont des signes d’infection oculaire requérant un traitement.
  5. Pour les oreilles, un linge humecté d’eau tiède autour du doigt peut être utilisé pour nettoyer l’intérieur et l’arrière. Les cotons-tiges (p. ex. Q-tipsMD) sont à proscrire pour éviter des dommages à l’oreille interne. La quantité de mucus et de cérumen s’autorégulera avec le temps, mais la présence d’un peu de cérumen s’avère plutôt bénéfique.
  6. Il est important de laver la tête du nouveau-né avec délicatesse. La tête présente deux points sensibles où les os crâniens ne se sont pas encore soudés. Un point sensible plus grand, situé sur le haut du crâne, et un plus petit, situé à sa base. Ces emplacements vont progressivement se refermer sur une période de six mois. Il ne faut pas appuyer à ces endroits. Un savon doux peut être utilisé pour le cuir et les cheveux. La perte de chaleur pouvant se produire rapidement, il faut sécher sans attendre. Certains parents et prestataires de soins de santé préfèrent laver la tête avant de mettre l’enfant dans le bain. L’enfant peut être alors placé au-dessus du bain dans un dispositif de support sécurisé, enroulé dans une serviette ou une couverture pendant le nettoyage de la tête.
  7. Lorsqu’il est placé dans la bassine ou la baignoire, il doit être maintenu la tête hors de l’eau en tout temps, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment âgé pour se tenir seul, le dos droit. Le visage du nourrisson ne doit jamais être immergé. Santé Canada recommande de ne pas utiliser les sièges d’enfant adaptés pour le bain, car ils peuvent donner un faux sentiment de sécurité aux parents.
  8. Des lingettes propres doivent être utilisées pour nettoyer le corps de l’enfant dans le bain, des parties propres vers les parties sales. Un savon doux, non parfumé, peut être utilisé sur le corps suivi d’un bon rinçage. Pour les parties génitales, il faut nettoyer de l’avant vers l’arrière pour éviter la propagation bactérienne anale.
  9. Le bain ne prend généralement pas beaucoup de temps. Il faut éviter de laisser un enfant trop longtemps dans l’eau pour ne pas entraîner une chute de sa température corporelle.
  10. Une serviette doit être prête à recevoir le nourrisson après son bain, et une autre à le sécher entièrement, jusque dans les replis cutanés et les bourrelets. Les zones restées humides risquent de faire l’objet d’une accumulation bactérienne.
  11. Après le bain et une fois le nourrisson séché, il faut lui mettre une couche propre. L’enfant peut être porté peau à peau, être allaité, ou habillé et enroulé dans une couverture pour être au chaud et réconforté. Il est préférable de nourrir l’enfant après pour éviter qu’il ne vomisse son repas en prenant son bain.
  12. Après chaque bain, la baignoire de l’enfant doit être entièrement nettoyée.

Le temps du bain peut être un moment privilégié pour l’enfant et ses parents, un moment favorisant le rapprochement27.

Soin du cordon ombilical

Après que le cordon ombilical ait été coupé, il reste un moignon tenu par une pince en plastique à l’emplacement du nombril. Ce moignon finit généralement par tomber entre le 7e et le 21e jour suivant la naissance, avec une durée moyenne de 10 à 14 jours.  Il n’est pas utile d’employer un produit pour assécher la zone, comme des compresses d’alcool. Il suffit de garder le moignon du cordon ombilical propre et sec. Son immersion durant le bain ne pose pas de problème. Il faut simplement bien l’essuyer avec une serviette après le bain pour éviter toute infection. Pour garder la zone au sec et empêcher la pince de frotter sur le ventre, il faut replier la couche de l’enfant au niveau de la taille pour ne pas recouvrir le moignon30, 31.

Les parents doivent surveiller tout signe d’infection et contacter leur prestataire de soins de santé s’ils remarquent quoi que ce soit.

Parmi les signes d’infection du moignon du cordon ombilical figurent30, 31 :

  • Rougeur et gonflement de la zone.
  • Sécrétions ou pus du moignon même.
  • Odeurs ou puanteur de la zone.
  • Fièvre supérieure ou égale à 38 °C.
  • Saignement local.

Peau du nouveau-né

Les nouveau-nés subissent généralement plusieurs changements liés à leur peau qui peuvent paraître inhabituels pour les parents. Ces phénomènes épidermiques disparaissent au fur et à mesure que la peau du nouveau-né s’ajuste à son environnement et ils se passent de traitement22, 27, 30.

Vernix caseosa

La plupart des enfants arrivent au monde recouvert d’une substance blanche, appelée vernix caseosa. Dans l’utérus, le vernix caseosa sert à protéger le fœtus. Il n’est pas dangereux et peut progressivement être nettoyé ou essuyé. Il n’est pas nécessaire de l’enlever, car il possède des vertus hydratantes naturelles. Au fur et à mesure qu’il disparaît, il peut provoquer l’épiderme à peler, phénomène tout aussi normal. Les crèmes hydratantes ne sont pas nécessaires pendant cette période, car elles pourraient perturber la desquamation naturelle de la peau22, 30.

Lanugo

Un fin duvet ou une légère pilosité peut recouvrir le corps du nouveau-né; il s’agit du lanugo. Dans l’utérus, le lanugo veille à protéger la peau au fil des changements subis. Le lanugo d’un enfant né avant terme est plus visible. Il finit par disparaître au cours du premier mois22.

Tache mongolique (mélanocytose dermique)

Il est courant de trouver dans le bas du dos ou les fesses d’un nouveau-né à la naissance des taches marron, grises ou bleu-noir qui ressemblent à des ecchymoses. Il s’agit de taches mongoliques. Ces taches ont tendance à s’estomper vers l’âge de deux ans et à disparaître complètement vers l’âge de cinq ans. Elles sont très fréquentes chez les nouveau-nés d’origine autochtone, africaine, asiatique, hispanique et biraciale22, 30.

Acné néonatale

Une éruption cutanée rouge ressemblant à de l’acné pourrait apparaître sur le visage du nouveau-né vers la deuxième ou troisième semaine après la naissance. Ces minuscules pustules apparaissant sur le nouveau-né sont appelées milium. Ces phénomènes sont normaux et disparaissent généralement après quelques semaines22, 30.

Érythème toxique

Une éruption cutanée tachetée de rouge avec des pustules jaunes ou blanches peut apparaître sur différentes régions du corps de l’enfant dans les premiers jours suivant la naissance. Ce phénomène est connu sous le nom d’érythème toxique. Les taches peuvent apparaître pendant juste quelques heures ou bien rester de huit à dix jours. Cet érythème disparaît petit à petit sans qu’il soit besoin de faire appel à un traitement22, 30.

Eczéma

L’eczéma est une affection cutanée qui se caractérise par un érythème épais et squameux, présentant de petites pustules rouges qui peuvent se transformer en cloques, suinter ou s’infecter si elles sont grattées. L’eczéma peut apparaître sur n’importe quelle région du corps de l’enfant. Il se produit plus fréquemment chez les nouveau-nés ayant des antécédents familiaux d’allergies ou d’eczéma. L’application d’un hydratant non parfumé sur la peau et le port de vêtements amples en coton sont des solutions qui peuvent aider. Si l’eczéma persiste, un prestataire de soins de santé pourra prescrire des médicaments30.

Dermatite séborrhéique

Certains nourrissons développent une peau grasse avec des squames blanches ou jaunes et des pellicules sur le crâne : il s’agit de ce que l’on appelle une dermatite séborrhéique. Des rougeurs peuvent apparaître autour des pellicules également. La dermatite séborrhéique n’est pas dangereuse et disparaît d’elle-même en quelques mois. Laver les cheveux plus fréquemment avec un shampoing doux pour bébé, frictionner le cuir chevelu avec une petite quantité d’huile non parfumée (comme de l’huile minérale) et peigner pour faire tomber les pellicules sont autant de solutions qui peuvent aider. Un lavage trop fréquent des cheveux cependant, peut occasionner une sècheresse du cuir chevelu27, 30.

Bien que la plupart des phénomènes cutanés présentés ici sont normaux et disparaissent d’eux-mêmes, les parents doivent contacter leur prestataire de soins de santé pour tout problème de peau inhabituel suscitant leur inquiétude, pour lequel un traitement pourrait être nécessaire.

Soins des ongles

Une paire de ciseaux arrondis peut être utilisée pour couper les ongles dès qu’ils commencent à dépasser. Il faut veiller à ne pas les couper trop près de la peau pour ne pas provoquer de saignement. Le meilleur moment pour couper les ongles du nourrisson est quand il dort ou après les repas, alors que ses mains ne s’agitent pas30. Si l’enfant enroule son doigt autour de celui du parent, il sera plus facile de le maintenir en place et de lui couper les ongles. Si les parents ne sont pas sûrs de savoir comment couper les ongles de leur enfant, ils peuvent contacter leur prestataire de soins de santé ou un bureau de santé publique.

Soins buccaux

Il est recommandé qu’à partir de la naissance jusqu’à l’âge de 1 an, les parents nettoient les gencives de leur enfant avec un linge doux, propre et humide, deux fois par jour. Les bactéries et la plaque peuvent commencer à se développer dans la bouche d’un enfant avant l’apparition des dents. Il ne faut jamais donner aux enfants un biberon de lait artificiel ou de jus sans surveillance ou dans le berceau, afin de prévenir les caries dentaires27, 32.

À la naissance, il est fréquent de voir chez les nouveau-nés de petits renflements blancs ou jaunes sur leur gencive, qui ressemblent à des dents. Il s’agit de perles d’Epstein ou de nodules de Bohn. Ces renflements ne sont pas des dents, mais plutôt des kystes anodins qui disparaissent généralement en quelques semaines22, 33.

Habillage

Le nouveau-né peut perdre beaucoup de chaleur en peu de temps. Il est donc important de le garder au chaud. En général, pour être bien, un nouveau-né a besoin d’un nombre d’épaisseurs vestimentaires semblable à celui d’un adulte. Le principe des épaisseurs vestimentaires permet aux parents d’ajouter ou d’enlever des vêtements selon les besoins, si l’enfant semble être chaud ou froid au toucher. Du fait que les nouveau-nés perdent beaucoup de chaleur par la tête, un bonnet est recommandé pour sortir par temps frais. Il est cependant important qu’il n’ait pas trop chaud. Si ses pieds et ses mains sont chauds, ce qu’il porte suffit généralement34.

En dormant, il ne faut pas laisser le bonnet (ou le chapeau) sur la tête de l’enfant au risque qu’il glisse et couvre le visage. Au moment du coucher, tout ce dont un nourrisson a besoin en général, ce sont des vêtements légers pour dormir. Les bonnets, vêtements supplémentaires ou couvertures peuvent provoquer la suffocation35. Pour obtenir plus d’information sur la façon d’assurer la sécurité de son enfant durant son sommeil, voir le fichier Sécurité du nouveau-né.

Pour habiller un nouveau-né, il est important de veiller à ce que tout accessoire de type ceinture, cravate ou écharpe soit cousu fermement au vêtement pour empêcher les risques de strangulation, et à ce qu’il n’y ait pas de boutons ou autres petites pièces détachés pour éviter les risques d’étouffement36.

Soins de santé réguliers

Immunisation

Le gouvernement du Canada et la Société canadienne de pédiatrie stipulent que l’immunisation est la meilleure façon de protéger la santé de l’enfant37, 38. Il y a une centaine d’années, les maladies infectieuses représentaient la première cause de mortalité au monde. Toutefois, grâce à l’immunisation, les maladies infectieuses ne sont responsables désormais que de 5 % des décès au Canada. De nos jours, il est rare qu’un enfant canadien développe une maladie infectieuse grave comme la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, les oreillons, la rougeole, la coqueluche, ou la rubéole, en raison de l’immunisation27.

Durant les dernières semaines de la grossesse, les femmes transmettent leur immunité au fœtus en développement par la voie placentaire; le nouveau-né est donc protégé des maladies infectieuses à la naissance, mais cette immunité commence à faiblir dès la première semaine. L’allaitement procure une immunité générale au nouveau-né, comme celle qui le protègera d’un rhume ordinaire, mais il n’offre pas de protection contre des maladies comme la diphtérie et la coqueluche27.

Les vaccins sont mis au point à partir de virus ou de bactéries affaiblies ou morts. Ils ont pour rôle de stimuler les anticorps de l’organisme afin d’empêcher l’individu de contracter la maladie relevant du virus ou de la bactérie en question. La vaccination se fait généralement par injection. Elle peut parfois être administrée sous forme de liquide à boire pour l’enfant27.

L’injection est douloureuse pour un bébé. Pour diminuer la douleur, les solutions suivantes peuvent aider38 :

  • Placer l’enfant contre soi, peau à peau, pendant 15 minutes idéalement avant la procédure.
  • Porter l’enfant dans ses bras.
  • Allaiter l’enfant.
  • Donner un anesthésique topique une heure avant la procédure. Il faudra pour cela que les parents confirment avec leur prestataire de soins de santé l’endroit où l’injection sera administrée (p. ex., sur le bras ou sur la jambe). Un pharmacien peut aider dans le choix de pommade.
  • Donner un jouet à l’enfant pour le distraire.

Si l’enfant pleure ou se montre contrarié après l’injection, un analgésique comme l’acétaminophène pourrait être recommandé par le prestataire de soins de santé38. Tout type de vaccination entraîne une rougeur, une enflure ou de la douleur à l’endroit de l’injection; il s’agit d’une réaction normale. De la fièvre peut également apparaître. Si un enfant présente un gonflement sévère de la bouche ou une difficulté respiratoire après une vaccination, il faut contacter un prestataire de soins de santé. Si un enfant se montre malade avec de la fièvre avant que la vaccination n’ait lieu, il est nécessaire de la reporter à une date ultérieure, lorsque l’enfant est plus en mesure de supporter les effets secondaires38, 39.

Les nouveau-nés doivent se faire vacciner à des périodes distinctes dans leur vie et devront subir parfois la vaccination de façon répétée pour assurer une protection complète. La vaccination est plus efficace si elle est administrée à temps. Elle devrait commencer dès l’âge de deux mois. Pour d’autres informations sur les périodes de vaccination, voir le Calendrier de vaccination financée par le secteur public de l’Ontario. Ce calendrier est conçu pour protéger l’enfant avant qu’il ne soit exposé à des maladies évitables par vaccination. Certaines des vaccinations protègent de plusieurs maladies dès qu’elles sont administrées37, 38, 39.

Il est important que les parents fassent le suivi des vaccins de leur enfant. Un document, comme une carte de vaccination ou un livret, peut s’avérer utile et peut être exigé dès le premier rendez-vous de vaccination, puis présenté lors des rendez-vous qui suivront à des fins de mises à jour. Ce document peut être exigé par les garderies ou les écoles, et peut aussi s’avérer utile si l’enfant est appelé à voyager en dehors du pays37. Il existe une appli que les parents peuvent télécharger pour garder un suivi des vaccins de toute la famille.

Certains enfants ne peuvent pas bénéficier de tous les vaccins en raison d’allergies ou d’un autre type d’incompatibilité. Ces enfants risquent de contracter des maladies; c’est pourquoi il est d’autant plus recommandé pour ceux qui n’ont pas de contre-indications d’être à jour dans leurs vaccinations37. Cela permet à l’ensemble de la population d’atteindre un taux d’immunité élevé connu sous le nom d’immunisation collective.

Les vaccins sont très sûrs. Au Canada, la qualité des vaccins répond à des normes très élevées et ceux-ci font l’objet d’une surveillance continue pour assurer qu’ils soient efficaces et sans risques pour la santé27, 28. Il n’existe aucune preuve indiquant que les vaccins entraînent le développement de troubles comme l’autisme40, 41, 42.

Visite de consultation santé du nourrisson

Après avoir pris congé du lieu de naissance, un nouveau-né devra encore voir un prestataire de soins de santé, entre 48 et 72 heures après (deux à trois jours)43. S’il s’agit d’une sage-femme, elle se rendra au domicile à cette période. Pour toute préoccupation avant la consultation, les parents doivent contacter le prestataire de soins de santé sans attendre.

À la première visite, le prestataire de soins de santé va43 :

  • Peser l’enfant.
  • Vérifier son alimentation.
  • Surveiller les signes de jaunisse.
  • Procéder à un examen physique de santé.
  • Effectuer tout test de dépistage restant à faire.
  • Questionner la famille sur la façon dont se passe le quotidien avec l’intégration du nouveau-né.
  • Répondre à toute question des parents.
  • Planifier les prochaines visites de consultation.

Dans le cadre du programme « Bébés en santé, enfants en santé » du gouvernement de l’Ontario, une infirmière en santé publique pourrait contacter les nouveaux parents dans les 48 heures suivant le congé du lieu de naissance, afin d’offrir du soutien et de l’information, et pour discuter avec eux. Parallèlement, et s’ils ne sont pas contactés, les nouveaux parents peuvent appeler le bureau de santé publique de leur région pendant les heures de travail. S’ils le souhaitent, une infirmière ou un intervenant à domicile peut également se rendre chez eux44, 45.

Problèmes de santé

Fièvre

Si l’enfant a une infection, qu’elle soit bactérienne ou virale, il pourrait finir par avoir de la fièvre. Si un enfant de moins de six mois a de la fièvre, il faut toujours l’amener chez un prestataire de soins de santé pour vérifier son état sans tarder, particulièrement s’il ne boit pas bien46, 47.

La Société canadienne de pédiatrie recommande la thermométrie rectale pour les enfants de deux ans et moins. La thermométrie axillaire (sous l’aisselle) vient en deuxième choix46, 47.

Les autres méthodes existantes, comme la thermométrie de l’artère temporale, les bandelettes frontales thermosensibles, la sucette-thermomètre, la thermométrie tympanique (dans l’oreille), ne sont pas fiables ni suffisamment précises46, 47.

Dans tous les cas de figure, le thermomètre numérique est à privilégier. Il est fabriqué en plastique incassable, facile à utiliser et donne une lecture rapide. Le thermomètre au mercure traditionnel est à proscrire, car il peut se briser et exposer un individu à la toxicité de sa substance46, 47.

Pour la thermométrie rectale46 :

  • Utiliser un thermomètre numérique rectal.
  • Nettoyer le thermomètre à l’eau froide et au savon et rincer avant utilisation.
  • Lubrifier l’embout avec de la gelée de pétrole au besoin (p. ex., VaselineMD).
  • Placer l’enfant, p. ex., sur le dos avec les genoux repliés.
  • Insérer délicatement le thermomètre dans le rectum à environ 2,5 cm (1 po) pendant une minute, jusqu’à ce que le signal se fasse entendre.
  • Relever la température une fois le thermomètre retiré.
  • Nettoyer le thermomètre à l’eau et au savon, et rincer après utilisation.

Pour la thermométrie axillaire46 :

  • Utiliser un thermomètre numérique, rectal ou oral.
  • Nettoyer le thermomètre à l’eau froide et au savon et rincer avant utilisation.
  • Placer l’embout du thermomètre au creux de l’aisselle de l’enfant. Bien ajuster le bras de l’enfant le long du corps pendant une minute, jusqu’à ce que le signal se fasse entendre.
  • La température peut être relevée une fois le thermomètre retiré.
  • Nettoyer le thermomètre à l’eau et au savon, et rincer après utilisation.
  • Si la thermométrie axillaire n’indique pas de fièvre, mais que l’enfant est chaud et ne semble pas être bien, il faut faire une thermométrie rectale, celle-ci s’avérant plus précise.
Plages de températures normales

Les plages de températures normales varient selon la méthode de thermométrie utilisée. Le tableau suivant fourni par la Société canadienne de pédiatrie indique les plages de températures normales en fonction de la méthode utilisée46.

Tableau 1 : Plages de températures normales

Méthode Plage de températures normales
Rectum 36,6 °C à 38,0 °C (97,88 °F à 100,4 °F)
Aisselle 34,7 °C à 37,3 °C (94,46 °F à 99,14 °F)
Bouche 35,5 °C à 37,5 °C (95,90 °F à 99,50 °F)
Oreille 35,8 °C à 38,0 °C (96,44 °F à 100,4 °F)

Source: Soins de nos enfants

Il est important de noter que la température n’est pas toujours un indicateur de la gravité d’une maladie. La façon dont l’enfant se comporte est plus représentative de son état. Un enfant avec une infection grave n’aura peut-être pas de fièvre46.

Si l’enfant a de la fièvre46 :

  • Si l’enfant a moins de six mois ou si la fièvre dure plus de 72 heures, il faut contacter un prestataire de soins de santé.
  • Il faut enlever les couvertures et des épaisseurs de vêtements à l’enfant pour que la chaleur s’estompe. L’enfant ne doit pas être complètement dévêtu pour éviter qu’il ait froid et qu’il se mette à trembler, ce qui entraînerait au contraire plus de chaleur corporelle.
  • La quantité de liquide absorbée par l’enfant doit être revue à la hausse avec des périodes d’allaitement plus fréquentes. L’enfant n’a pas besoin d’eau.
  • Les médicaments ne sont pas toujours nécessaires pour faire baisser la fièvre. Ils sont plus adaptés pour traiter les courbatures et les douleurs, même s’ils peuvent être indiqués en cas de fièvre.

Avant de donner des médicaments à un enfant de moins de six mois, il faut toujours consulter un prestataire de soins de santé.

Pour une fièvre, l’acétaminophène ou l’ibuprofène peuvent être prescrits. Les parents ne doivent jamais alterner entre l’un et l’autre pour éviter les imprécisions de dosage.

Il ne faut PAS donner de l’aspirine à un nourrisson qui a de la fièvre, car l’aspirine pourrait augmenter les risques de déclencher le syndrome de Reye, maladie grave pouvant endommager le foie et le cerveau46, 48.

Infection de l’oreille (otite)

L’infection de l’oreille, ou otite moyenne, est causée par des bactéries ou des virus qui se propagent dans l’oreille moyenne. Elle est plus courante chez les enfants âgés de six mois à trois ans, mais certaines mesures peuvent être prises dans la petite enfance pour limiter ses apparitions49.

L’otite peut être évitée chez les enfants, en prenant les mesures suivantes49, 50 :

  • Veiller à avoir une bonne hygiène des mains.
  • Allaiter.
  • Éviter de donner le biberon à un enfant qui est en position couchée.
  • Limiter l’usage de la sucette.
  • Veiller à ce que l’enfant ne soit pas exposé à la fumée secondaire et indirecte.

Un jeune enfant peut souffrir d’une otite si49 :

  • Il a de la fièvre sans raison apparente.
  • Il tire sur ses oreilles.
  • Il est contrarié et irritable.
  • Il a du mal à dormir.
  • Il a du mal à entendre les sons faibles.

Si les parents remarquent l’un de ces symptômes, ils doivent amener leur enfant chez un prestataire de soins de santé. Les prestataires de soins de santé diagnostiquent l’otite en observant la membrane tympanique avec une lampe appelée otoscope. Un prestataire de soins de santé pourrait prescrire des antibiotiques pour traiter l’otite si nécessaire49, 51.

Autres problèmes de santé du nouveau-né

Le nouveau-né est fragile et peut tomber malade rapidement. Si les parents ont des inquiétudes liées à la santé de leur enfant, il faut qu’ils contactent leur prestataire de soins de santé sans hésitation.

Certaines situations peuvent exiger que les parents contactent leur prestataire de soins, notamment30, 46, 48, 52, 53 :

  • Le nourrisson a de la fièvre.
  • Il semble avoir la jaunisse.
  • Il a une éruption cutanée qui vient d’apparaître et qui est préoccupante.
  • Il se nourrit mal ou refuse de téter.
  • Il a la bouche, les lèvres ou la langue sèche.
  • Il n’a pas uriné ni été à la selle durant les dernières 24 heures ou sa consommation de couches a soudainement diminué.
  • Il vomit plus de deux fois en un jour.
  • Il a la diarrhée ou les selles liquides.
  • Ses selles sont noires ou sanguinolentes. Les selles après la naissance sont généralement noires, mais devraient s’éclaircir dans les premiers jours et rester plus claires, de couleur jaune.
  • Ses selles sont grises ou couleur craie.
  • Il a une respiration sifflante ou une toux persistante.
  • Il est extrêmement grincheux, contrarié ou irritable.
  • Il a d’autres symptômes préoccupants.

Il faut conseiller aux parents de consulter un médecin si :

  • L’enfant est très somnolent, léthargique, ou ne réagit pas.
  • Il a de la difficulté à respirer ou il respire rapidement.
  • Il a les lèvres ou les lobes d’oreille bleus ou gris.
  • Il a des convulsions.

Comportement des nouveau-nés

Sommeil

Le sommeil est primordial pour la santé générale de l’enfant. Durant les deux premiers mois, un nourrisson a généralement besoin de 16 à 18 heures de sommeil dans une période de 24 heures. Les périodes de sommeil peuvent durer de 30 minutes à trois ou quatre heures. Il est normal et sain pour un bébé de se réveiller pour être nourri pendant la nuit54, 55. Au fur et à mesure qu’il grandit, il restera généralement éveillé plus longtemps pendant la journée et dormira plus longtemps pendant la nuit54.

Il peut être utile que les parents sachent reconnaître les signes de fatigue de leur enfant pour le coucher lorsqu’il en a besoin. Si un nourrisson devient trop fatigué, il peut avoir de la difficulté à s’endormir.

Quelques signes de fatigue54, 56 :

  • Bâillement.
  • Passivité ou manque d’intérêt dans les activités de stimulation.
  • Pleurs ou confusion.
  • Action de se frotter les yeux.

Pour aider un nourrisson à s’endormir, les parents peuvent54, 55, 56

  • Créer un rituel du coucher qui inclurait la lecture d’une histoire ou l’écoute d’une musique douce ensemble.
  • Créer un milieu de sommeil qui inspire au calme, avec un faible éclairage, silencieux et avec une température confortable.
  • Éviter de trop le stimuler au moment d’aller dormir ou au moment de changer ses couches durant la nuit.
  • Toujours le placer dans un lit d’enfant ou dans un berceau au moment de dormir pour que l’enfant fasse l’association entre l’endroit et le sommeil.

L’enfant doit toujours être placé sur le dos pour dormir dans un lit ou un berceau, sur une surface ferme et plate, afin de diminuer les risques de syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN). Les articles comme oreillers, animaux en peluche et couvertures molletonnées sont à proscrire dans les berceaux à cause des risques de suffocation54. Voir le fichier Sécurité du nouveau-né pour obtenir plus d’informations sur les mesures de sécurité entourant le sommeil.

Comment éviter le développement du crâne plat

Les nourrissons doivent toujours être placés sur le dos pour dormir afin de diminuer les risques liés au SMSN. Étant donné que la tête d’un nourrisson n’est pas ferme et qu’elle est vulnérable à l’exercice d’une pression, il faut trouver des tactiques pour empêcher que le crâne prenne une forme aplatie, ou qu’une plagiocéphalie positionnelle ne se produise57, 58.

Pour éviter d’être aux prises avec un crâne plat, les parents peuvent57, 58 :

  • Changer l’orientation de la position dans le berceau au quotidien (inverser tête-pieds). Ce changement de position permettra à l’enfant de tourner la tête dans différentes directions, et d’intervertir ainsi les points de pression.
  • Changer l’emplacement du mobile en suspension que le bébé regarde de son berceau.
  • Utiliser un porte-bébé souple comme substitut à la poussette pour tenir le bébé en position verticale.
  • Lorsque le bébé est éveillé, opter pour des périodes supervisées à plat ventre, de 10 à 15 minutes, trois fois par jour. Les moments passés dans cette position peuvent donner prétexte à des jeux, pendant que l’enfant est maintenu ou surveillé de près. La position ventrale s’avère également bénéfique pour le développement musculaire de la partie supérieure du corps de l’enfant.

Le problème du crâne plat finira par se résoudre en partie de lui-même, naturellement, et n’affecte pas le développement cérébral de l’enfant. Les parents qui remarqueraient une déformation crânienne chez leur enfant doivent en parler avec leur prestataire de soins de santé, qui pourrait proposer des mesures d’intervention57, 58.

Pleurs

Les bébés en bonne santé pleurent pour exprimer leurs besoins et pour communiquer59, 60.

Parmi les raisons pour lesquelles les nourrissons pleurent59, 60 :

  • Ils ont faim.
  • Ils sont fatigués.
  • Il faut les langer.
  • Ils ont des douleurs gastriques.
  • Ils ont trop chaud ou trop froid.
  • Ils ne sont pas à l’aise.
  • Ils veulent être portés.
  • Ils sont malades ou blessés.

Il est important de réagir lorsque l’enfant pleure, pour montrer à l’enfant qu’il est en sûreté et entouré d’affection. L’enfant a besoin de le savoir pour grandir sainement. Un enfant ne doit pas être gâté56, 59.

Il est important également que les parents sachent que l’enfant peut parfois pleurer sans aucune raison. Les crises de pleurs peuvent être plus importantes pendant les premiers mois suivant la naissance. Avant, lorsqu’un bébé pleurait longtemps et abondamment sans raison, on avait coutume de dire qu’il avait la colique. Il ne s’agit pas cependant d’une situation irrémédiable. Pleurer beaucoup et longtemps sans raison est un comportement normal pour le nouveau-né, et ce comportement finira par changer. Les crises de pleurs peuvent s’avérer quand même très contrariantes pour les parents et ceux qui prennent soin de l’enfant59, 60.

Pour soulager l’enfant, les parents ou les personnes qui s’en occupent peuvent60 :

  • Le nourrir s’il a faim.
  • Le langer si ses couches sont mouillées ou souillées.
  • Lui faire faire son rot.
  • Le changer de position ou lui caresser le dos en douceur.
  • Le porter ou le placer sur soi, peau à peau.
  • Vérifier la température de la pièce pour s’assurer qu’il ne fait pas trop chaud ni trop froid et veiller à ce que l’enfant ne soit pas trop ou peu vêtu.
  • Parler à l’enfant ou lui chanter une chanson, ou encore lui faire écouter de la musique douce.
  • Éteindre les lumières et créer un milieu inspirant au calme. Un excès de stimulation peut finir par énerver l’enfant.
  • Bercer doucement l’enfant dans un fauteuil à bascule. Le mouvement parvient souvent à calmer les nourrissons.
  • Prendre l’enfant en promenade dans sa poussette.
  • Aller faire un tour en voiture.
  • Donner un bain chaud à l’enfant et lui faire un massage.

Quelle que soit la méthode, elle doit être douce et apaisante. Si le parent ou l’intervenant ressent de la contrariété, il doit poser l’enfant dans un endroit sûr, comme un lit d’enfant ou un berceau, et se donner le temps de reprendre ses esprits60, 61, 62.

En cas de contrariété, le parent ou l’intervenant peut retrouver le calme plus facilement en appliquant les méthodes suivantes61, 62 :

  • Faire quelque chose qu’on aime, comme regarder la télé, naviguer sur Internet, se préparer une collation, faire de l’exercice, ou lire.
  • Appeler un ami ou un proche pour se faire aider ou obtenir un soutien moral.
  • Appeler un prestataire de soins de santé.

Voir le fichier Transition vers la parentalité pour d’autres informations sur l’appui dont peuvent bénéficier les nouveaux parents.

Traumatisme crânien non accidentel (TCNA)

Le traumatisme crânien non accidentel, y compris le syndrome du bébé secoué (SBS), relève de blessures survenant lorsqu’un nourrisson ou un jeune enfant est secoué par un individu plus grand et plus fort que lui. Le TCNA peut donner lieu à une hémorragie intracrânienne, une hémorragie rétinienne, une lésion cérébrale, une cécité, des convulsions, des fractures du crâne, des côtes ou de l’os long, une paralysie, ou entraîner un décès. Le TCNA peut particulièrement se produire lorsqu’un nourrisson ou un jeune enfant est secoué, compte tenu des proportions plus importantes de sa tête et de la faiblesse des muscles du cou. Aucun enfant, peu importe son âge, ne doit être secoué61, 62, 63, 64.

Pour obtenir d’autres informations sur les traumatismes crâniens non accidentels, voir le fichier Sécurité du nouveau-né.

Développement sain

Attachement

L’attachement est un lien affectif profond et durable que l’enfant établit avec ceux qui prennent soin de lui. Ce lien est très différent que celui qui prend place, à la naissance, alors que le nouveau-né se retrouve avec ses parents et réagit avec eux pour la toute première fois. Ce processus d’attachement commence dès la grossesse.

L’attachement se développe au fur et à mesure que l’enfant grandit et s’épanouit. C’est lorsque les parents réagissent aux pleurs de leur enfant, le portent et le bercent, et répondent à ses besoins, que la confiance et le sentiment d’amour et de sécurité s’installent, piliers de l’attachement. L’attachement est important pour le développement social, affectif et cognitif de l’enfant. Il détermine la façon dont l’enfant interagira avec les autres plus tard dans sa vie ainsi que la façon dont il fera face aux situations difficiles65, 66, 67.

Selon la Société canadienne de pédiatrie, les signes indiquant qu’un attachement solide est en train de s’établir sont entre autres, les suivants67 :

  • Au bout de quatre semaines, l’enfant commence à répondre au sourire de la personne qui s’occupe de lui par une expression du visage ou un geste.
  • À trois mois, il répondra par un sourire.
  • Vers l’âge de quatre ou six mois, l’enfant se tournera vers la personne qui s’occupe de lui et s’attendra à ce qu’elle réagisse s’il est mécontent.
  • Vers l’âge de sept ou huit mois, l’enfant réagira de façon particulière en voyant la principale personne de son entourage.

Si l’enfant ne réagit pas à la principale personne de son entourage, n’établit pas de contact visuel ou ne manifeste aucun intérêt aux autres, il faut consulter un prestataire de soins de santé67.

Engagement parental

Le nouveau-né apprend en écoutant le son des voix, en regardant les visages et en interprétant le langage corporel des autres. Ses intérêts et sa curiosité sont les mobiles permettant d’établir de nouveaux liens et de développer de nouvelles compétences. Chaque nouvelle compétence se base sur une compétence déjà acquise. L’engagement des parents dans la croissance et l’épanouissement de leur enfant favorise sa bonne santé cérébrale68, 69.

Pour prendre part au développement de l’enfant, les parents peuvent68, 69 :

  • Parler à l’enfant, lui lire une histoire ou lui chanter une chanson. Regarder une émission de télévision, même si elle est réputée éducative, est une activité de nature passive. Les nourrissons ont besoin d’interagir avec les autres et d’explorer le monde. La télévision n’est pas recommandée pour les enfants de moins de deux ans.
  • Jouer à des jeux comme « coucou je te vois » avec un enfant de cinq mois.
  • Élaborer des rituels quotidiens sur lesquels l’enfant peut compter.
  • Parler à l’enfant lors de ses activités du quotidien.
  • Expliquer à l’enfant ce qui est en train de se passer, lui montrer les choses intéressantes autour de lui, et l’aider à développer ses cinq sens (c.-à-d., la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût).
  • Tisser des liens sociaux. Nombre de collectivités possèdent des centres destinés aux jeunes familles (p. ex., les centres de la petite enfance de l’Ontario). Ces centres sont des endroits tout indiqués pour rencontrer d’autres parents et d’obtenir des réponses à ses questions par des professionnels.

Les parents peuvent utiliser le Questionnaire de dépistage Nipissing District Developmental Screen (ndds) pour déterminer si leur enfant est en mesure d’exécuter des tâches à la portée de la plupart des enfants de leur âge. De nombreux centres de la petite enfance de l’Ontario mettent cet outil à disposition.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource externe

Il faut aiguiller ou diriger les parents vers d’autres ressources lorsque la situation le justifie, notamment lorsque :

  • Ils sont anxieux ou inquiets quant aux soins à apporter à leur enfant.
  • Ils ont besoin d’informations supplémentaires concernant les soins au nouveau-né.
  • Leur enfant va naître avec des problèmes de santé avérés.

Savoir où rediriger

Les parents ayant besoin d’informations supplémentaires ou de soutien concernant les soins au nouveau-né peuvent être redirigés vers les ressources suivantes :

  • Leur prestataire de soins de santé (obstétricien, médecin de famille, infirmière praticienne, sage-femme ou pédiatre).
  • Des cours d’éducation prénatale en personne (si l’inscription n’a pas déjà été faite).
  • Le bureau local de santé publique.
  • Les centres de la petite enfance de l’Ontario.

Retour en Haut

Ressources et liens

Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Rapports et publications

Sites Web

Assistance téléphonique

  • Centres de la petite enfance de l’Ontario : 1-866-821-7770
  • Bureaux de santé publique (ServiceOntario) 1-866-532-3161
  • Télésanté Ontario 1-866-797-0000

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

Livres

Vidéos

Applis

Retour en Haut

Références

  1. World Health Organization. (2015). Infant, newborn. Retrieved from http://www.who.int/topics/infant_newborn/en/
  2. World Health Organization. (2015). Neonatal mortality. Retrieved from http://www.who.int/gho/child_health/mortality/neonatal_text/en/
  3. Statistics Canada. (2013). Infant mortality rate, by province and territory (both sexes). Retrieved from http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l01/cst01/health21a-eng.htm
  4. Nomaguchi, K.M. & Milkie, M.A. (2003). Costs and rewards of children: The effects of becoming a parent on adults’ lives. Journal of Marriage and Family, 65(2), 356-374. doi:10.1111/j.1741-3737.2003.00356.x
  5. Kingston, D., Heaman, M., Fell, D., Dzakpasu, S., & Chalmers, B. (2012). Factors associated with perceived stress and stressful life events in pregnant women: Findings from the Canadian maternity experiences survey. Maternal and Child Health Journal, 16(1), 158-168. doi:10.1007/s10995-010-0732-2
  6. Wendland, J., Brisson, J., Medeiros, M., Camon‐Sénéchal, L., Aidane, E., David, M., . . . Rabain, D. (2014). Mothers with borderline personality disorder: Transition to parenthood, parent–infant interaction, and preventive/therapeutic approach. Clinical Psychology: Science and Practice, 21(2), 139-153. doi:10.1111/cpsp.12066
  7. Browne, D.T. & Jenkins, J.M. (2012). Health across early childhood and socioeconomic status: Examining the moderating effects of differential parenting. Social Science & Medicine, 74(10), 1622-1629. doi:10.1016/j.socscimed.2012.01.017
  8. Larson, C.P. (2007). Poverty during pregnancy: Its effects on child health outcomes. Paediatrics & Child Health, 12(8), 673-677. Retrieved from http://www.pulsus.com/
  9. Kan, M.L., Feinberg, E., & Solmeyer, A.R. (2012). Intimate partner violence and coparenting across the transition to parenthood. Journal of Family Issues, 33(2), 115-135. doi:10.1177/0192513X11412037
  10. Ryan, K., Smith, L., & Alexander, J. (2013). When baby’s chronic illness and disability interfere with breastfeeding: Women’s emotional adjustment. Midwifery, 29(7), 794-800. doi: 10.1016/j.midw.2012.07.011
  11. Lindo, J.M. (2011). Parental job loss and infant health. Journal of Health Economics, 30(5), 869-879. doi:10.1016/j.jhealeco.2011.06.008
  12. Yopp, J.M., & Rosenstein, D.L. (2012). Single fatherhood due to cancer. PsychoOncology, 21(12), 1362-1366. doi:10.1002/pon.2033
  13. McMillan, D.D. (1997, reaffirmed 2014). Routine administration of vitamin K to newborns. Paediatrics & Child Health, 2(6), 429-434. Retrieved from http://www.cps.ca/en/documents/position/administration-vitamin-K-newborns
  14. Kries, R. (1992). Vitamin K prophylaxis: A useful public health measure? Paediatric and Perinatal Epidemiology, 6(1), 7-13. doi:10.1111/j.1365-3016.1992.tb00736.x
  15. Moore, D.L. & MacDonald, N.E. (2015). Preventing ophthalmia neonatorum. Paediatrics & Child Health, 20(2), 93-96. Retrieved from http://www.cps.ca/en/documents/position/ophthalmia-neonatorum
  16. Association of Ontario (2012). AOM Position Statement: Informed Choice and Neonatal Eye Prophylaxis. Retrieved from http://www.ontariomidwives.ca/images/uploads/documents/AOM_position_statement_on_Informed_Choice_and_Eye_Prophylaxis_Nov_2012.pdf
  17. Newborn Screening Ontario. (2015). Newborn screening manual: A guide for newborn care providers. Retrieved from http://www.newbornscreening.on.ca/data/1/rec_docs/853_CHO0095-NSM-Pages-Jan2015-WEB.pdf
  18. Barrington, K. & Sankaran, K. (2007, reviewed 2011). Guidelines for detection, management and prevention of hyperbilirubinemia in term and late preterm newborn infants (35 or more weeks’ gestation). Paediatrics & Child Health, 12(Supplement B), 1B-12B. Retrieved from http://www.cps.ca/en/documents/position/hyperbilirubinemia-newborn
  19. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2012). Jaundice in newborns. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/jaundice_in_newborns
  20. Patel, H. & Feldman, M. (2011). Universal newborn hearing screening. Paediatrics & Child Health, 16(5), 301. Retrieved from http://www.cps.ca/en/documents/position/universal-hearing-screening-newborns
  21. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2012). Your baby’s hearing. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/your_babys_hearing
  22. Perry, S.E., Hockenberry, M.J., Lowdermilk, D.L., & Wilson, D. (2013). Maternal child nursing care in Canada. C. Sams & L. Keenan-Lindsay (Eds.). Toronto, ON: Elsevier Canada.
  23. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2004). Circumcision of baby boys: Information for parents. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/circumcision
  24. Coylar, M.R. (2015). Chapter 25: Circumcision and dorsal penile nerve block. In Advanced practice nursing procedures (pp. 252-258). Philadelphia, PA: F.A. Davis Company.
  25. Al-Abdi, S.Y. (2013). Petroleum jelly for prevention of post-circumcision meatal stenosis. Journal of Clinical Neonatology, 2(3), 113-114. doi:10.4103/2249-4847.119988
  26. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2013). How many diapers will be baby go through? Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/how_many_diapers_will_my_baby_go_through
  27. Canadian Public Health Association. (2009). Caring for you and your baby. Ottawa, ON: Author. Retrieved from http://you-and-your-baby.cpha.ca/_pdf/cyayb_e_final_web.pdf
  28. Canadian Paediatric Society. (2008). 10 steps for diaper changes. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/uploads/wellbeings/diaper.pdf
  29. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2013). Diaper rash. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/diaper_rash
  30. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2012). Your baby’s skin. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/your-babys-skin
  31. British Columbia Reproductive Care Program. (2001). Newborn guideline 10: Care of the umbilical cord. Retrieved from http://www.perinatalservicesbc.ca/Documents/Guidelines-Standards/Newborn/CordCareGuideline.pdf
  32. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2013). Healthy teeth for children. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/healthy_teeth_for_children
  33. Moda, A. (2011). Gingival cyst of newborn. International Journal of Clinical Pediatric Dentistry, 4(1), 83-84. Retrieved from http://www.ijcpd.com/
  34. Schuurmans, N., Senikas V., & Lalonde, A. B. (2009). Healthy beginnings: Giving your baby the best start, from preconception to birth. Location: John Wiley & Sons Canada.
  35. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2010). Safe sleep for babies. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/safe_sleep_for_babies
  36. Health Canada. (2012). Is your child safe? Sleep time. Retrieved from http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/pubs/cons/child-enfant/sleep-coucher-eng.php#a62
  37. Government of Canada. (2015). Immunize your child. http://www.healthycanadians.gc.ca/healthy-living-vie-saine/immunization-immunisation/children-enfants/immunize-immuniser-eng.php
  38. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2014). Vaccination and your child. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/vaccination_and_your_child
  39. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2010). 5-in-1 or 6-in-1 Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/5-in-1-or-6-in-1-vaccine
  40. Immunize Canada. (2013). Autism. Retrieved from http://immunize.ca/en/publications-resources/questions/autism.aspx
  41. DeStefano, F., Price, C.S., & Weintraub, E.S. (2013). Increasing exposure to antibody-stimulating proteins and polysaccharides in vaccines is not associated with risk of autism. The Journal of Pediatrics, 163(2), 561-567. doi:10.1016/j.jpeds.2013.02.001
  42. Taylor, L.E., Swerdfeger, A.L., & Eslick, G.D. (2014). Vaccines are not associated with autism: An evidence-based meta-analysis of case-control and cohort studies. Vaccine 32(29), 3623-3629. doi:10.1016/j.vaccine.2014.04.085
  43. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2014). Your newborn: Bringing baby home from the hospital. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/bringing_baby_home
  44. Ontario Ministry of Health and Long-Term Care. (2003). Ministry reports: Healthy babies healthy children report card. Retrieved from http://www.health.gov.on.ca/en/common/ministry/publications/reports/healthy_babies_report/hbabies_report.aspx
  45. Ontario Ministry of Health and Long-Term Care. (2001, last modified 2012). Postpartum implementation guidelines for the healthy babies, healthy children program. Retrieved from http://www.health.gov.on.ca/english/providers/pub/child/hbabies/postpartum.html
  46. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2009). Fever and temperature taking. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/fever_and_temperature_taking
  47. Leduc, D. G., & Woods, S. (2000). Temperature measurement in paediatrics. Paediatrics & Child Health, 5(5), 273-276. Retrieved from http://www.cps.ca/en/documents/position/temperature-measurement
  48. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2011). Using over-the-counter drugs to treat cold symptoms. http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/over_the_counter_drugs
  49. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2009). Ear infections. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/ear_infections
  50. Ponti, M. (2003, eaffirmed 2014). Recommendations for the use of pacifiers. Paediatrics & Child Health, 8(8), 515-519. Retrieved from http://www.cps.ca/en/documents/position/pacifiers
  51. Lieberthal, A.S., Carroll, A.E., Chonmaitree, T., Ganiats, T.G., Hoberman, A., Jackson, M.A., . . . Tunkel, D.E. (2013). The diagnosis and management of acute otitis media. Pediatrics, 131(3), e964-e999. doi:10.1542/peds.2012-3488
  52. Best Start Resource Centre. (2012). A healthy start for me and baby: Ontario’s easy-to-read book about pregnancy and birth. Retrieved from http://www.beststart.org/resources/rep_health/pdf/low_lit_book_fnl_LR.pdf
  53. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2013). Common infections and your child. http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/common_infections_and_your_child
  54. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2012). Healthy sleep for your baby and child. Retrieved http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/healthy_sleep_for_your_baby_and_child
  55. Centre of Excellence for Early Childhood Development and the Strategic Knowledge Cluster on Early Child Development. (2014). Eyes on sleeping behaviour: Good sleep, for good growth. Retrieved from http://www.child-encyclopedia.com/Pages/PDF/eyes-on-sleeping-behaviour.pdf
  56. Best Start Resource Centre. (2014). Sleep well, sleep safe: A booklet for parents of infants from 0-12 months and for all who care for infants. Toronto, ON: Author. Retrieved from http://www.beststart.org/resources/hlthy_chld_dev/pdf/BSRC_Sleep_Well_resource_FNL_LR.pdf
  57. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2011). Preventing flat heads in babies who sleep on their backs. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/preventing_flat_heads
  58. Cummings, C. (2011). Positional plagiocephaly. Paediatrics & Child Health, 16(8), 493-494. Retrieved from http://www.cps.ca/documents/position/positional-plagiocephaly
  59. Registered Nurses’ Association of Ontario. (2014). Working with families to promote safe sleep for infants 0-12 months of age. Retrieved from http://rnao.ca/bpg/guidelines/safe-sleep-practices-infants
  60. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2014). Colic and crying. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/colic_and_crying
  61. Canadian Paediatric Society. (2014). Never shake a baby. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/never_shake_a_baby
  62. Canadian Paediatric Society. (reaffirmed 2005). Joint statement on shaken baby syndrome. Ottawa, ON: Author. Retrieved from http://www.cps.ca/en/documents/position/shaken-baby-syndrome
  63. Public Health Agency of Canada. (2011). Shaken baby syndrome. Retrieved from http://www.phac-aspc.gc.ca/hp-ps/dca-dea/cht-sse/shaken-secoue/index-eng.php
  64. Canadian Paediatric Society. (2007). Multidisciplinary guidelines on the identification, investigation, and management of abusive head trauma. Ottawa, ON: Author. Retrieved from http://www.cps.ca/uploads/documents/AHT.pdf
  65. Benoit, D. (2004). Infant-parent attachment: Definition, types, antecedents, measurement and outcome. Paediatrics & Child Health, 9(8), 541-545. Retrieved from http://www.pulsus.com
  66. Public Health Agency of Canada. (2011). Attachment: Connecting to your child. Retrieved from http://www.phac-aspc.gc.ca/hp-ps/dca-dea/cht-sse/attachment-attachement/index-eng.php
  67. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2014). Attachment: A connection for life. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/attachment
  68. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2014). Your baby’s brain: How parents can support healthy development. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/your_babys_brain
  69. Caring for Kids, Canadian Paediatric Society. (2014). Read, speak, sing to your baby: How parents can promote literacy from birth. Retrieved from http://www.caringforkids.cps.ca/handouts/read_speak_sing_to_your_baby

Retour en Haut

Santé avant la grossesse

Santé avant la grossesse

Soins prénataux réguliers

Soins prénataux réguliers

Changements physiques

Changements physiques

Alimentation saine et prise de poids

Alimentation saine et prise de poids

Vie active

Vie active

Alcool

Alcool

Tabagisme

Tabagisme

Médicaments et drogues

Médicaments et drogues

Mesures de précaution

Mesures de précaution

Violence

Violence

Santé mentale

Santé mentale

Perte de grossesse et du bébé

Perte de grossesse et du bébé

Travail prématuré

Travail prématuré

Progression de l’accouchement

Progression de l’accouchement

Soutien à l’accouchement

Soutien à l’accouchement

Interventions à l’accouchement

Interventions à l’accouchement

Médicaments antidouleur

Médicaments antidouleur

Accouchement par césarienne

Accouchement par césarienne

Accouchement vaginal après césarienne

Accouchement vaginal après césarienne

Accouchement de siège

Accouchement de siège

Soins du nouveau-né

Soins du nouveau-né

Sécurité du nouveau-né

Sécurité du nouveau-né

Allaitement

Allaitement

Rétablissement après l’accouchement

Rétablissement

Transition vers la parentalite

Transition vers la parentalite