Sécurité du nouveau-né

Messages clés

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Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question. Ces messages ont pour but de traiter des questions de sécurité au cours des six premières semaines de la vie d’un bébé.

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Gardez votre bébé en sécurité. Prenez des mesures pour protéger et créer un environnement sécuritaire pour votre nouveau-né.

Les blessures sont la principale cause de décès chez les enfants au Canada. Certains des plus grands dangers pour les bébés sont les accidents de voiture, l’étouffement, la suffocation, la strangulation, les chutes, la noyade et les brûlures. La majorité de ces blessures peuvent être évitées.

Reconnaissez les risques quotidiens et prenez des précautions. Pensez aux bébés et aux nouvelles habiletés qu’ils développent au fil du temps. Préparez-vous aussi à de nouveaux dangers au fur et à mesure que votre bébé devient plus mobile. Supervisez de façon active votre bébé en tout temps, et faites plus attention lorsqu’il y a des distractions. La meilleure façon de prévenir des blessures à votre bébé est de :

  • Rester près de votre bébé.
  • Voir votre bébé à tout moment.
  • Pouvoir écouter tous les sons qu’il fait.

En tout temps, lorsque vous vous éloignez de votre bébé, mettez-le dans un endroit sûr, comme son berceau, son lit ou son moïse.

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Offrez un environnement de sommeil sécuritaire pour réduire le risque de syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN), les blessures et la mort par suffocation ou strangulation.

Il existe des moyens de réduire les risquesde SMSN et d’autres causes de mortalité infantile reliées au sommeil :

  • Allaitez votre bébé afin de réduire le risque de SMSN.
  • Gardez votre bébé dans votre chambre à côté de votre lit pendant les six premiers mois. Cela s’appelle le partage de chambre.
  • Dès la naissance, placez toujours votre bébé sur le dos pour dormir, au moment de la sieste et la nuit.
  • Placez votre bébé pour dormir sur une surface de sommeil séparée, dans un berceau, un lit ou un moïse qui convient à l’âge de votre bébé et qui répond aux normes canadiennes en matière de sécurité. Rappelez-vous que :
    • Partager le lit ou n’importe quelle surface de sommeil avec votre bébé n’est pas sécuritaire.
    • Les articles dont la surface n’est pas approuvée pour le sommeil des bébés comprennent, les sièges de bébé, les balançoires, les sièges d’auto, les exerciseurs, les poussettes, les porte-bébés, les parcs pour enfants et les dispositifs de couchage de nourrissons placés dans ou fixés sur le côté d’un lit d’adulte.
    • L’endroit le plus sécuritaire pour faire dormir votre bébé est dans son berceau, son lit ou son moïse.
  • Placez votre bébé sur une surface de sommeil ferme et plate.
  • Enlevez du lit tout tissu ample ou mou qui pourrait étouffer ou suffoquer votre bébé, comme les oreillers, les édredons, les courtepointes, les animaux en peluche, les contours coussinés et les dispositifs de positionnement.
  • Si vous allaitez votre bébé là où vous dormez, ramenez votre bébé pour se rendormir dans son lit, son berceau ou son moïse lorsque vous êtes prête à aller dormir. Partager le lit ou n’importe quelle surface de sommeil avec votre bébé n’est pas sécuritaire. L’endroit le plus sécuritaire pour faire dormir votre bébé est dans son lit, son berceau ou son moïse.
  • Habillez votre bébé d’un vêtement de nuit confortable, ajusté et d’une seule pièce.
  • Surveillez votre bébé pour qu’il n’ait pas trop chaud lorsqu’il dort. Ayez une température ambiante qui est confortable pour vous et votre bébé.
  • Assurez un environnement sans fumée pour votre bébé.

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Il existe plusieurs façons de calmer et de tranquilliser votre bébé.

Il existe plusieurs façons de calmer un bébé. Si votre bébé s’agite :

  • Vérifiez si vous devez lui changer les couches.
  • Nourrissez-le s’il a faim.
  • Ajoutez une couche de vêtements s’il a froid. S’il a chaud, enlevez une couche de vêtements.
  • Tenez-le peau à peau.
  • Soyez en mouvement, comme aller vous promener avec le bébé en poussette ou en porte-bébé.

Certaines personnes préfèrent emmailloter un bébé qui s’agite. L’emmaillotage est un sujet controversé. Si vous choisissez d’emmailloter votre bébé, il est plus sécuritaire pour votre bébé si vous :

  • Surveillez les signes donnés par votre bébé et ne l’emmaillotez pas si votre bébé résiste.
  • Utilisez une couverture légère et habillez votre bébé d’un pyjama léger, d’une pièce ajustée ou d’une petite camisole pour éviter que votre bébé ait trop chaud.
  • Emmaillotez votre bébé de sorte qu’il puisse plier ses jambes.
  • Gardez la tête de votre bébé découverte et ses mains libres pour voir quand il aura faim.
  • Arrêtez d’emmailloter vers l’âge de deux mois ou avant que votre bébé apprenne à se rouler.

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Ne jamais secouer ou frapper votre bébé. Si vous vous sentez incapable de contrôler vos émotions ou avez peur de blesser votre bébé, placez votre bébé dans un endroit sûr. Ensuite, appelez quelqu’un à l’aide.

Secouer votre bébé peut causer des blessures graves à son cou et peut causer des dommages à son cerveau. Il peut aussi causer des convulsions et même la mort. Les pleurs de bébé sont la raison principale que les personnes qui s’occupent d’un bébé causent des blessures au bébé.

Si vous vous sentez en colère, découragée ou frustrée par les pleurs de votre bébé :

  • Demandez de l’aide. Prenez du temps pour vous reposer.
  • Laissez votre bébé seulement avec des personnes en qui vous avez confiance et qui peuvent contrôler leurs émotions.
  • Mettez votre bébé dans un endroit sûr (un lit, un berceau, ou un moïse approuvé) si vous êtes en colère. Appelez aussi une personne en qui vous avez confiance.
  • Parlez à votre prestataire de soins de santé ou à un membre de la famille, surtout si :
    • Vous êtes anxieuse.
    • Vous êtes plus inquiète que d’habitude.
    • Vous êtes moins intéressée par vos activités habituelles.
    • Vous êtes déprimée, triste, irritable, ou sans espoir pendant plus de deux semaines.
  • Consultez les messages clés de Santé mentale pour plus d’informations sur la dépression post-partum et pour connaître les ressources dans votre communauté.

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Utilisez un siège d’auto orienté vers l’arrière pour voyager avec votre bébé dans une voiture.

Il est plus sécuritaire d’utiliser un siège d’auto orienté vers l’arrière jusqu’à ce que votre enfant atteigne les spécifications de poids et de taille du fabricant en question. Lisez les instructions du fabricant et suivez toutes les spécifications d’âge, de taille et de poids.

Rappelez-vous les directives suivantes :

  • Utilisez seulement un siège d’auto avec l’étiquette de la Marque nationale de sécurité Vérifiez l’emballage ou l’arrière du siège d’auto pour apercevoir ce symbole.
  • Vérifiez la date d’expiration du siège d’auto. Il est possible que les sièges d’auto manufacturés avant décembre 2012 ne respectent pas les règlements de sécurité
  • Suivez les instructions du siège d’auto pour l’installation et l’utilisation.
  • Installer toujours le siège d’auto sur la banquette arrière.
  • Enfilez les sangles du harnais juste au niveau de, ou en dessous des épaules de votre bébé. L’attache de la poitrine doit être au niveau de l’aisselle, et le harnais doit être bien ajusté.
  • Trouvez une clinique de sièges d’auto, où des experts peuvent vérifier l’installation de votre siège d’auto.
  • Habillez votre bébé avec des vêtements d’intérieur légers. Vous pouvez utiliser une couverture et un chapeau pour la chaleur si nécessaire. Les habits de neige ou une enveloppe pour bébé empêcheront de bien boucler la ceinture de sécurité de votre bébé.
  • Utilisez un siège d’auto qui est en bon état seulement. Tout signe de dommages peut rendre un siège d’auto dangereux. Il n’est pas sécuritaire d’utiliser un siège d’auto qui a été dans un accident de voiture, même un accident mineur.
  • Assurez-vous que votre bébé ne soit jamais laissé sans surveillance dans une voiture, même pour une courte période.
  • S’il fait trop chaud dans la voiture, surveillez que votre bébé n’ait pas trop chaud.
  • Placez les sièges d’auto sur le sol (endroit le plus sûr) et non sur le comptoir, la table, ou sur d’autres endroits élevés. Les sièges d’auto sont instables et peuvent facilement tomber d’une hauteur élevée.
  • Utilisez une combinaison poussette/siège d’auto pour les transports en commun. C’est la solution la plus sécuritaire.
  • Utilisez un siège d’auto uniquement pour le transport. Retirez votre bébé du siège d’auto une fois que vous avez atteint votre destination.

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Protégez votre bébé contre les chutes.

Les chutes sont la principale cause de blessures chez les enfants de moins de 1 an.

Voici les moyens de prévenir les chutes:

  • Soyez près de votre bébé quand votre bébé est sur une surface surélevée comme une table à langer, un comptoir ou un sofa.
  • Occupez-vous des distractions (p. ex., sonnerie du téléphone ou sonnette de la porte) une fois que vous avez terminé de vous occuper de votre bébé ou prenez votre bébé avec vous.
  • Ayez à votre portée de main tout ce dont vous avez besoin pour changer votre bébé. Évitez de tourner votre dos à votre bébé.
  • Assurez-vous que votre porte-bébé est adapté à l’âge et à la taille de votre bébé. Si vous vous penchez, tenez votre bébé contre vous avec une main. Votre bébé ne doit pas glisser et tomber dans le porte-bébé.
  • Évaluez votre maison pour les risques de chute.
  • Surveillez les jeunes frères et sœurs quand ils tiennent ou s’occupent du bébé.

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Prévenez la noyade de votre bébé lors du bain.

Un bébé peut se noyer dans aussi peu que 2.5 cm (1 po) d’eau.

Pour réduire le risque de noyade au moment du bain :

  • Ayez toujours au moins une main sur votre bébé lorsqu’il est dans la baignoire ou dans l’eau. Les anneaux de bain et les sièges de bain ne sont pas sécuritaires.
  • Ayez tout ce dont vous avez besoin pour le bain près de vous pour que vous n’ayez jamais à vous détourner de votre bébé.
  • Surveillez toujours votre bébé lors du bain de votre bébé avec un autre enfant.
  • Ignorez les distractions telles que la sonnerie du téléphone et les sonnettes de porte au moment du bain. Si vous devez répondre au téléphone ou aller ouvrir la porte, prenez votre bébé avec vous.

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Prévenez les risques d’étouffement, de suffocation et de strangulation de votre bébé.

L’étouffement, la suffocation, ou la strangulation peuvent ralentir ou arrêter la respiration d’un bébé, et le cerveau du bébé peut ne pas recevoir suffisamment d’oxygène. Cela peut causer des blessures ou la mort.

Voici des moyens pour réduire le risque d’étouffement, de suffocation, et de strangulation :

Assurez-vous que votre bébé dort dans un endroit sécuritaire, sans objet libre. Consultez les astuces de sommeil sécuritaire ci-dessus.

  • Si votre bébé utilise une tétine (sucette), assurez-vous d’utiliser une seule pièce avec un bouclier pour l’empêcher de sucer la tétine et de l’avaler. Jetez une tétine qui montre des signes d’usure ou datant de plus de deux mois. Utilisez une pince pour la fixer aux vêtements de votre bébé. Les rubans, cordons et colliers, (y compris l’ambre) peuvent s’enrouler autour du cou de votre bébé et risquer de l’étrangler.
  • Utilisez un cache-cou plutôt qu’un foulard et des pinces pour tenir les mitaines.
  • Assurez-vous que votre bébé soit « visible et à portée de câlin » lorsque vous le transportez dans une écharpe porte-bébé ou un autre porte-bébé (son visage peut être vu et assez proche pour l’embrasser; son nez et sa bouche doivent être découverts, et son cou doit être droit et non plié).

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Prévenir le risque de brûlures de votre bébé.

Voici des moyens de réduire le risque de brûlures :

  • Installez des avertisseurs de fumée à chaque étage de la maison et dans chaque chambre à coucher. Vérifiez vos détecteurs de fumée chaque mois et changez les piles deux fois par an.
  • Gardez votre maison sans fumée. De nombreux incendies de maison sont causés par des fumeurs négligents ou des enfants jouant avec des briquets et des allumettes.
  • Réglez la température de votre chauffe-eau à 49 °C (120 °F), ou mettez un dispositif anti-brûlure sur vos robinets. La peau d’un bébé brûle plus facilement que la peau d’un adulte.
  • Vérifiez la température de l’eau avec votre coude ou votre poignet avant le bain de votre bébé. L’eau doit vous paraître tiède, et non chaude. Baignez votre bébé loin des robinets, et sortez votre bébé de la baignoire avant de faire couler l’eau chaude.
  • Déposez toute boisson chaude avant de prendre ou de tenir un bébé.
  • Évitez d’utiliser une nappe que votre bébé pourrait tirer et provoquer le renversement d’un liquide chaud.
  • Réchauffez le lait maternel et d’autres aliments de bébé dans un bol d’eau chaude. Testez le lait sur votre poignet avant de le donner. Les fours à micro-ondes peuvent créer des points chauds qui peuvent brûler la bouche d’un bébé.

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Protégez votre bébé du soleil.

Exposition excessive au soleil est un risque élevé de cancer de la peau plus tard dans la vie de votre bébé. Lorsqu’il fait chaud, votre bébé risque d’être déshydraté.

Pour protéger votre bébé :

  • Limitez le temps exposé au soleil surtout entre 10 h et 14 h.
  • Couvrez votre bébé dans des vêtements amples et assurez-vous que votre bébé porte un chapeau à large bord.
  • Utilisez le pare-soleil de la poussette.
  • Cherchez des aires de jeux ombragées ou utilisez un parasol. Attendez que votre bébé ait l’âge de 6 mois avant de lui appliquer un écran solaire.
  • Allaitez plus fréquemment lors des journées chaudes pour vous assurer que votre bébé ait suffisamment de liquides.

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Protégez votre bébé des produits chimiques nocifs.

Les bébés peuvent être exposés à des produits chimiques nocifs comme les vapeurs ou poussières de nettoyage, aux produits de rénovation et aux produits chimiques dans les plastiques. Les bébés sont plus à risque que les adultes parce que leur système immunitaire n’est pas complètement développé. Les bébés explorent le monde avec leurs mains et leurs bouches, ce qui augmente leur exposition.

Voici des moyens pour réduire les risques :

  • Passez l’aspirateur ou une vadrouille humide une fois par semaine.
  • Enlevez vos chaussures à l’entrée.
  • Réduisez le désordre et rangez les jouets dans un contenant fermé.
  • Lavez-vous les mains souvent avec du savon ordinaire et de l’eau tiède. Les savons antibactériens ne sont pas recommandés.
  • Utilisez des produits de nettoyage non toxiques.
  • Gardez votre bébé loin des zones qui sont en cours de rénovation. La poussière de rénovation contient souvent des substances nocives telles que le plomb. Ceci est toxique pour le cerveau en développement.
  • Choisissez des peintures, des finitions et des colles moins toxiques. Optez pour des produits étiquetés zéro COV, sans COV ou à faible teneur en COV. Ouvrez les fenêtres et utilisez des ventilateurs pour amener de l’air frais pendant et après l’utilisation de ces produits.
  • Évitez l’exposition aux matières plastiques nocives en évitant les jouets de bain, les rideaux de douche, et autres articles qui contiennent des PVC ou qui sont en vinyle (un type de plastique souple). Ces articles peuvent contenir des produits chimiques nocifs appelés phtalates, interdits dans les jouets pour enfants depuis juin 2011.
  • Protégez votre enfant de la fumée secondaire et tertiaire. Voir le fichier Tabagisme pour plus d’informations.

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Protégez votre bébé des piqûres d’insectes.

Les moustiques et les tiques peuvent être porteurs de maladies. Dans certaines parties de l’Ontario, il existe un risque de virus du Nil occidental de moustiques infectés et de maladie de Lyme de tiques infectées.

Voici des moyens pour éviter les piqûres d’insectes :

  • Habillez votre bébé avec des chaussettes et des chaussures ou un pyjama couvrant les jambes et les pieds. Choisissez des vêtements de couleur pâle et à manches longues.
  • Évitez d’être à l’extérieur à l’aube et au crépuscule, lorsque les moustiques sont les plus actifs.
  • Évitez les endroits où les moustiques se reproduisent et vivent (eau stagnante).
  • Nettoyez toute eau stagnante dans votre cour.
  • Gardez les moustiquaires en bon état.
  • Utilisez un filet à mailles fines pour couvrir la poussette ou le parc de votre bébé lorsque vous êtes à l’extérieur. Attendez que votre bébé ait l’âge de 6 mois avant d’utiliser un insectifuge sur votre bébé.

Déterminez si vous habitez dans une région ou allez visiter une région ayant des tiques de cerfs infectés. Sachez comment protéger votre famille.

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Protégez votre bébé des animaux de compagnie.

Les animaux domestiques peuvent être porteurs de maladies ou causer des blessures à votre bébé.

Voici des moyens pour éviter les risques des animaux de compagnie :

  • Assurez-vous que votre animal soit en bonne santé.
  • Demandez des soins vétérinaires réguliers pour les vaccinations ou un traitement lorsqu’il est malade.
  • Surveillez votre animal de compagnie ou d’autres animaux lorsqu’ils sont près de votre bébé.
  • Empêchez votre animal de compagnie de lécher votre bébé.
  • Lavez-vous les mains après avoir manipulé de la litière ou des excréments.
  • Lavez les mains de votre bébé après un contact direct avec un animal de compagnie.

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En savoir davantage sur la sécurité du nouveau-né et comment protéger votre bébé contre les blessures.

Vous pouvez trouver d’autres informations sur la sécurité du nouveau-né auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section Ressources et liens.

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Preuve à l'appui

La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés.

À propos de la sécurité du nouveau-né

Statistiques nationales et provinciales

Au Canada, les blessures accidentelles sont la principale cause de décès chez les enfants et les jeunes, et la majorité sont évitables. Les principales causes comprennent les collisions de véhicules automobiles, la noyade, l’étouffement, les brûlures, l’empoisonnement, et les chutes. Les familles qui ont un revenu plus faible ou qui vivent dans de mauvaises conditions de logement sont souvent plus à risque de blessures. En 2008, la principale cause de décès par blessures chez les enfants de moins de 1 an était la suffocation (n=20, 5,4/100 000), suivie de la noyade (n=7, 1,9/100 000). Plusieurs nourrissons ont été hospitalisés pour des blessures accidentelles (1 343), et les principales causes étaient les chutes, les empoisonnements, les brûlures, le fait d’avoir été frappé par ou contre un objet, et les accidents de véhicules automobiles1. Chez les nourrissons et les bambins, les principales causes de blessures sont l’étouffement, la suffocation, et la strangulation (soit 40 % des blessures chez les nourrissons de moins de 1 an au Canada)2.

Sommeil sécuritaire

Syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN)

Définition

Le syndrome de mort subite du nourrisson est défini comme étant « le décès subit d’un nourrisson de moins d’un an qui demeure inexpliqué même après un examen approfondi du cas, y compris un examen de la scène du décès, une revue des antécédents cliniques et une autopsie complète »3. La ou les causes réelles du SMSN sont inconnues. Les opinions actuelles, fondées sur les preuves scientifiques disponibles, expliquent le SMSN comme un trouble multifactoriel résultant d’une combinaison de facteurs génétiques, métaboliques, et environnementaux. Des termes tels que la mort subite inexpliquée du nourrisson (MSIN) et mort inattendue du nourrisson (MIN) ont fait leur apparition dans une tentative de regrouper tous les décès de nourrissons possiblement liés à l’environnement de sommeil du nourrisson. Bien que les définitions de ces termes n’aient pas été assez cohérentes pour les rendre universellement acceptables, les facteurs de risque qui peuvent contribuer à la mort accidentelle par suffocation en raison de la superposition d’articles ou du piégeage sont examinés et pris en compte dans les directives pour les pratiques de sommeil sécuritaires pour nourrissons3, 4.

Statistiques et tendances

En 2004, le SMSN représentait 5 % de tous les décès de nourrissons (de la naissance jusqu’à l’âge de 1 an) et 17,2 % des décès post-néonataux (de 28 jours à 1 an). Le SMSN peut survenir à tout moment au cours de la première année de vie, mais il culmine entre deux et quatre mois, avec moins de décès dus au SMSN survenant après six mois3. Le jeune âge de la mère, la parité plus élevée, les naissances multiples, l’accouchement prématuré, et le faible poids à la naissance sont associés à un risque plus élevé de SMSN. Il y a eu une baisse constante et spectaculaire des taux de SMSN depuis la fin des années 1990, passant de 78,4 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1991 – 1995 à 34,6 en 2001 – 2005. Cette baisse a été attribuée à des changements dans les soins aux nourrissons et aux pratiques de risques pour la santé telles qu’une augmentation de l’utilisation de la position couchée pour dormir, l’augmentation des taux d’allaitement maternel, et une diminution du tabagisme chez la mère5.

Les taux de mortalité infantile due à la mort subite du nourrisson ont chuté au Canada au cours des dernières décennies. Les taux de SMSN varient considérablement parmi les provinces et territoires canadiens. Des données récentes indiquent que le Québec a le taux le plus bas tandis que le Nunavut a le taux le plus élevé. La diminution des cas de SMSN peut être expliquée par une diminution des facteurs de risque tels que le tabagisme maternel pendant la grossesse, et une augmentation des comportements protecteurs, tels que placer les bébés sur le dos pour dormir et pour l’allaitement6.

Asphyxie

L’asphyxie est considérée comme la cause de la mort quand un nourrisson est retrouvé avec une obstruction des voies respiratoires par un objet ou le corps d’une personne, ou qu’il y a un accès inadéquat à l’air comme dans les situations de piégeage, de superposition d’articles, ou de strangulation par quelque chose autour du cou du nourrisson. Les décès par asphyxie ne sont pas inclus dans les catégories de décès ou du SMSN inexpliqués, la cause étant connue. Cependant, des facteurs de risque dans l’environnement de sommeil sont souvent associés à ces décès4.

Directives en matière de sommeil sécuritaire

Bien que les causes biologiques et les mécanismes qui prédisposent certains nourrissons au SMSN par rapport aux nourrissons non affectés ne soient pas connus, les données probantes ont entraîné l’adoption de pratiques qui sont reconnues pour réduire le risque de SMSN et de mort inattendue du nourrisson par suffocation ou strangulation lié à l’environnement de sommeil.

Les pratiques de sommeil sécuritaire comprennent3, 7 :

  • Placer les bébés sur le dos pour dormir.
  • Placer les bébés sur une surface de sommeil séparée dans un lit d’enfant, un berceau ou un moïse approuvé, et éviter le partage de lit, avec une personne qui est endormie.
  • Garder les bébés au chevet de leur parent pendant les six premiers mois (partageant la chambre).
  • Avoir un environnement de sommeil sécuritaire qui est exempt d’oreillers, d’édredons, de courtepointes, de contours coussinés, de jouets ou de dispositifs de positionnement.
  • Allaitement maternel.
  • Assurer un environnement sans fumée.

Une fois que les nourrissons sont capables de se rouler du dos au ventre ou sur le côté, il n’est pas nécessaire de les repositionner sur le dos. D’autres dispositifs tels que les poussettes, les sièges d’auto, ou les balançoires ne sont pas conçus pour le sommeil du nourrisson et sont peuvent mettre le nourrisson à risque d’obstruction des voies respiratoires lorsque la tête tombe vers l’avant3, 4.

Bien qu’il y ait une acceptation généralisée de la preuve concernant les pratiques de sommeil sécuritaire pour nourrissons (par exemple, la position couchée, l’allaitement, l’environnement sans fumée), il existe encore des discussions autour de plusieurs sujets tels que le partage du lit et l’emmaillotage.

Le rôle potentiel des tétines pour réduire le risque de SMSN est controversé. Bien que certaines données probantes ont indiqué une association entre l’utilisation d’une suce et un risque réduit de SMSN, la physiopathologie du SMSN, sur laquelle les tétines peuvent exercer un effet positif, reste incertaine. Les experts en pédiatrie concluent qu’« aucune recommandation pour utiliser les tétines pour réduire le risque de SMSN ne peut être faite à ce moment. Toutefois, la preuve est suffisante pour que les pédiatres et autres professionnels de soins de santé soient prudents avant de déconseiller systématiquement leur utilisation »8. Des défenseurs de l’allaitement et des experts ont contesté cette conclusion et ne recommandent pas l’usage des tétines avant que l’allaitement soit bien établi (vers l’âge de six semaines)9, 10.

Partage de lit

Des revues systématiques de la littérature ont constamment conclu que les nourrissons qui dorment dans le même lit qu’un adulte endormi ont un risque accru de SMSN ou de mort inattendue du nourrisson d’autres causes telles que la suffocation ou la strangulation. Les risques de partage de lit sont particulièrement élevés au cours des quatre premiers mois de la vie, si la personne s’occupant de l’enfant fume, est sous l’influence de l’alcool ou des médicaments sédatifs, est excessivement fatigué, ou si la surface de sommeil est un sofa ou un fauteuil3, 4, 11. Des études ont démontré une magnitude de trois à cinq fois plus élevée des risques de décès pour les nourrissons qui partagent un lit avec un adulte, même si aucun des autres facteurs de risque n’est présent (par exemple, le tabagisme, l’alcool). Les risques sont les plus élevés pour les nourrissons de moins de trois mois4, 12, 13. La recommandation pour les nourrissons, consistant à dormir sur une surface de sommeil séparée (un lit de bébé, un berceau ou un moïse approuvé) et non dans un lit avec un adulte, est universelle dans les directives actuelles en matière de sommeil sécuritaire pour les nourrissons3, 7, 14. En Ontario, dans la directive clinique produite par l’Association des infirmières et des infirmiers autorisés de l’Ontario, il est recommandé aux prestataires de soins de santé d’éduquer les parents sur les risques de partager une surface de sommeil avec leur nouveau-né. Il est recommandé aussi d’encourager les parents à trouver d’autres façons d’apaiser leur nouveau-né et à le placer sur sa propre surface de sommeil4. La directive sur l’environnement de sommeil sécuritaire (sommaire et annexe A, en anglais seulement) des Services prénataux de la Colombie-Britannique présente ses recommandations fondées sur son examen des données actuelles.

Des objections aux avis déconseillant le partage de lit existent et sont généralement basées sur une défense de cette pratique comme une norme et des croyances culturelles ou familiales impliquant que le partage de lit facilite l’allaitement maternel12, 15. Il convient de noter que les directives en matière de sommeil sécuritaire n’empêchent pas les bébés d’être amenés au lit pour l’allaitement et reconnaissent les différences culturelles dans cette pratique. Selon la preuve, les parents sont encouragés à allaiter fréquemment et aussi souvent que le bébé est intéressé, y compris durant la nuit, ce qui peut être facilement fait par l’allaitement au lit. Toutefois, pour réduire le risque de SMSN, il est conseillé de ramener le bébé dans le lit de bébé, le berceau ou le moïse au chevet de la mère après l’allaitement11, 14.

Emmaillotage

L’emmaillotage est une pratique ancestrale utilisée par les parents du monde entier pour calmer leurs bébés en pleurs et les apaiser pour les endormir. L’emmaillotage a également été utilisé pour garder les bébés au chaud à des moments vulnérables (par exemple, après la naissance) et dans les climats froids avec des environnements mal chauffés16. Les données actuelles appuient la supériorité des soins en peau à peau, dans la mesure du possible, pour garder les nouveau‑nés au chaud, surtout après la naissance et durant les premiers jours de leur vie.

À l’heure actuelle, l’emmaillotage après la période prénatale précoce est un sujet controversé. Bien que des organismes nationaux tels que la Société canadienne de pédiatrie17 et le Collège des médecins de famille du Canada18 ne dissuadent pas l’emmaillotage, il n’existe aucune directive particulière pour les professionnels ou les parents à cet effet. L’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario souligne qu’en tenant compte du fait qu’il n’y a actuellement aucune preuve qui appuie l’emmaillotage sécuritaire des nourrissons, les parents doivent être prudents lorsqu’ils emmaillotent leur nouveau-né4.

L’emmaillotage s’est avéré être une réponse efficace aux pleurs du nourrisson et favorise le sommeil. L’emmaillotage a des avantages pour le développement neurologique et l’autorégulation chez les prématurés. Il est également associé à une diminution d’anxiété chez les parents et à l’augmentation de la satisfaction16, 19. L’emmaillotage est considéré comme une stratégie efficace pour favoriser le sommeil chez les bébés qui restent éveillés à cause de la réaction de sursaut (réflexe de Moro) qui survient le plus souvent lorsque le bébé est placé dans la position couchée recommandée. L’emmaillotage est une option préférable pour les parents épuisés qui pourraient autrement recourir à placer le bébé sur le ventre, (les bébés dorment plus profondément en position ventrale), à s’assoir avec le bébé sur un canapé ou un fauteuil, ou qui sont contrariés par des pleurs persistants de nourissons19, 20.

Une étude descriptive de 103 parents, a révélé que 80 % des parents qui emmaillotent leurs nourrissons l’ont trouvé efficace pour le confort et ceux qui emmaillotent étaient plus susceptibles de mettre leurs bébés dans une position couchée pour dormir. Les auteurs concluent que « l’emmaillotage peut être une stratégie pour les parents de nourrissons qui ont de la difficulté à dormir en position couchée »20.

Cependant, la prudence s’impose, puisqu’un bébé emmailloté est exposé à un risque accru de SMSN, possiblement lié à des difficultés de réveil associées à l’emmaillotage et au SMSN16. Aussi, l’emmaillotage serré traditionnel, une pratique autrefois courante dans les hôpitaux canadiens, ou contraignant utilisé dans certaines cultures où les jambes sont maintenues en extension augmente le risque de dysplasie de la hanche16, 21. Les conseils de la pratique actuelle pour l’emmaillotage sécuritaire incluent l’utilisation d’une couverture légère, avec la tête découverte, permettant la liberté de mouvement des jambes et des hanches, et de cesser la pratique vers l’âge de 2 mois avant que le bébé apprenne à se rouler14, 16, 18.

Il existe des dispositifs d’emmaillotage sur le marché comme des couvertures portables avec crochets et boucles ou d’autres types d’attaches. Il existe peu d’études sur la sécurité relative de ces dispositifs. Cependant, selon une étude rétrospective de la mortalité infantile et des blessures associées aux couvertures portables, aux dispositifs pour l’emmaillotage, et à l’emmaillotage signalées auprès du Consumer Product Safety Commission entre 2004 et 2012, il a été révélé que 58 % des décès étaient attribués à l’asphyxie positionnelle liée au fait de dormir sur le ventre et 92 % impliquaient des facteurs de risque supplémentaires, plus fréquemment des articles de literie coussinés. Le rapport conclut que les cas de mort subite des nourrissons emmaillotés sont rares. Les risques peuvent être réduits en plaçant un nourrisson en position couchée et en cessant la pratique d’emmaillotage dès que le nourrisson tente de se rouler. Les risques peuvent être réduits davantage en supprimant les articles de literie coussinés et les contours coussinés de l’environnement de sommeil. Lors de l’utilisation des dispositifs d’emmaillotage commerciaux, les attaches doivent être solidement fixées22.

Pour porter le bébé

Il est recommandé d’utiliser les porte-bébés avec prudence pour porter les bébés à cause du possible impact sur les voies respiratoires du nourrisson pendant que le nourrisson est transporté dans une position couchée sur le ventre sur la poitrine d’un adulte. Les directives pour la position sécuritaire des nourrissons en méthode kangourou s’appliquent également au port du bébé.

Ces directives de positionnement sécuritaire consistent, entre autres, à s’assurer que :

  • La tête du nourrisson est tournée vers un côté.
  • Le visage du nourrisson peut être vu.
  • Le nez et la bouche du nourrisson sont visibles et découverts.
  • Le cou du nourrisson est droit et non plié23.

Santé Canada indique que porter le bébé de façon sécuritaire signifie que le bébé est « visible et à portée de câlin »24 ce qui signifie que :

  • Le visage du bébé est visible en tout temps.
  • Le bébé est porté haut et en position verticale.
  • Le menton du bébé est relevé.
  • Le dos du bébé est soutenu, et le bébé est bien ajusté contre le porteur.
  • Le bébé est assez près pour un câlin.

On conseille aux parents d’habiller leur bébé d’un pyjama d’une seule pièce pour dormir. Les sacs de sommeil (un pyjama d’une seule pièce sans jambes séparées) sont couramment utilisés pour garder un bébé confortable, durant le sommeil. Il est conseillé d’utiliser avec prudence les sacs de sommeil adaptés à la taille du nourrisson ou les couvertures portables, car il existe un risque : si le sac de sommeil est trop grand, que le bébé puisse glisser à l’intérieur, et que le visage du bébé devienne couvert4.

Plagiocéphalie positionnelle

Pour contrer les effets de dormir régulièrement sur le dos sur le développement musculaire, ou le risque de développer la plagiocéphalie positionnelle, communément appelée tête plate, on conseille aux parents de veiller à ce que, quand le bébé est éveillé de le positionner de telle sorte que la pression ne soit pas sur l’arrière de sa tête. Une période supervisée sur le ventre plusieurs fois par jour, alors que le bébé est éveillé, est recommandée. Il faut encourager les parents à porter leur nourrisson et, il est conseillé de limiter le temps que le bébé passe dans un siège d’auto, un siège pour bébé, une balançoire de bébé, ou couché sur le dos pendant l’éveil. Une fois que les bébés peuvent bien lever la tête lorsque couchés sur le ventre et deviennent mobiles, le risque de plagiocéphalie est réduit3, 4.

Traumatisme crânien non accidentel (TCNA)

Syndrome du bébé secoué (SBS)

Le syndrome du bébé secoué est un terme utilisé par les professionnels et le public pour décrire un traumatisme crânien infligé aux nourrissons et jeunes enfants. Le terme traumatisme crânien non accidentel est employé plus souvent pour tenir compte des progrès dans la compréhension des mécanismes pathologiques sous-jacents. Il est causé par de violentes secousses, le fait de lancer, frapper, ou claquer violemment, et est une forme de maltraitance infantile qui peut causer des lésions cérébrales graves ou la mort. Le traumatisme crânien non accidentel peut se produire quand un parent ou une autre personne qui s’occupe de l’enfant devient frustré et en colère, souvent parce que le bébé n’arrête pas de pleurer25, 26, 27.

La Société canadienne de pédiatrie (SCP) définit le traumatisme crânien non accidentel comme une forme spécifique de lésion cérébrale traumatique qui est médicalement définie par l’ensemble des symptômes, des signes physiques, des constatations de laboratoire, d’imagerie et des constatations pathologiques qui sont une conséquence de secousse ou d’impact violents, ou une combinaison des deux25. Il peut n’y avoir aucun signe extérieur de blessure et de caractéristiques évidentes, qui peuvent ne pas être présents dans tous les cas, incluant un niveau de conscience altéré, une léthargie, une mauvaise alimentation, de l’irritabilité, des vomissements, une détresse respiratoire ou une apnée, ou des convulsions. Des examens et recherches peuvent montrer une hémorragie intracrânienne ou une hémorragie rétinienne, des lésions cérébrales et des fractures du crâne ou d’autres os28. Le TCNA est à déclaration obligatoire d’après la loi25, 28.

La prévention du syndrome du bébé secoué a été un message de santé préventive prioritaire pour les parents de nouveau-nés et de nourrissons avec un accent mis sur la façon de faire face quand un bébé n’arrête pas de pleurer et la façon de gérer en toute sécurité la frustration de la personne qui s’en occupe. Le choix judicieux des prestataires de soins de l’enfant est également conseillé27, 29.

Si la personne qui s’occupe de l’enfant estime qu’elle se mettra en colère et pourrait perdre le contrôle, il est conseillé d’essayer ce qui suit27 :

  • Prendre une grande respiration et compter jusqu’à 10.
  • Placer le bébé dans un endroit sûr, quitter la salle, et laisser le bébé pleurer seul pendant environ 10 à 15 minutes.
  • Appeler quelqu’un pour un soutien émotionnel.
  • Appelez le médecin de l’enfant. Il pourrait y avoir une raison médicale pour laquelle le bébé pleure.
  • Être patient. Les bébés difficiles et souffrant de coliques finissent par sortir de leur phase de pleurs. Garder le bébé en toute sécurité est la chose la plus importante à faire. Même si vous vous sentez frustré, gardez le contrôle et prenez soin de votre bébé.

Transport

La sécurité des sièges d’auto

Les collisions de véhicules automobiles demeurent la principale cause de décès chez les enfants canadiens. Les sièges d’auto, lorsqu’utilisés correctement, réduisent le risque de blessure d’environ 70 % des cas. De nombreux sièges d’auto ne sont pas utilisés correctement, et les erreurs les plus fréquentes sont30 :

  • Ne pas choisir la bonne phase de siège d’auto pour le poids ou la taille de l’enfant.
  • Siège mal fixé.
  • Harnais pas assez serré.
  • Attache de poitrine n’est pas au niveau des aisselles.

La plupart des prestataires de soins de santé manquent de connaissances sur la façon de choisir et d’utiliser en toute sécurité un siège d’auto approprié pour les nourrissons et les enfants. La Société canadienne de pédiatrie a préparé un document de principes détaillé qui décrit ces points en détail et comprend des diagrammes pour expliquer les phases de sièges d’auto et le transport sécuritaire des nourrissons et des enfants dans les véhicules automobiles30.

Transports Canada31 établit quatre phases pour la sécurité des enfants dans un véhicule avec des spécifications détaillées pour chacune.

  • Phase 1 : Sièges orientés vers l’arrière.
  • Phase 2 : Sièges orientés vers l’avant.
  • Phase 3 : Sièges d’appoint.
  • Phase 4 : Ceintures de sécurité.

Les sièges d’auto orientés vers l’arrière (phase 1) doivent être utilisés pour les nourrissons qui pèsent jusqu’à 10 kg (22 lb), ont jusqu’à au moins 1 an, et sont capables de marcher. Cela peut être réalisé en utilisant un siège de bébé orienté vers l’arrière ou un siège convertible (pour nourrisson/enfant) qui peut être utilisé orienté vers l’arrière pour les nourrissons et orienté vers l’avant pour les enfants plus âgés. Lorsque le poids ou la taille dépassent les limites d’un siège de bébé, les parents doivent choisir un siège de bébé/enfant qui peut être utilisé pour des poids ou des tailles supérieurs dans la position orientée vers l’arrière. Les nourrissons qui pèsent moins de 10 kg à l’âge de 1 an doivent continuer à voyager dans la position orientée vers l’arrière. Les restrictions pour bébé/enfant orienté vers l’arrière peuvent être maintenues au-delà de 10 kg et de l’âge de 1 an, conformément aux instructions du fabricant pour les limites de taille et de poids; les parents doivent être encouragés à continuer à utiliser un siège orienté vers l’arrière tant que les limites de taille et de poids le permettent. Tous les sièges d’auto orientés vers l’arrière doivent être fixés sur le véhicule avec la ceinture de sécurité du véhicule ou du système d’ancrage universel (SAU), aussi appelé le système LATCH dans la littérature américaine.

Transport public

La plupart des modes de transport public (à l’exception des taxis et des avions) ne disposent pas de ceintures de sécurité, donc il n’y a pas de méthode pour sécuriser un siège d’auto. Une combinaison de poussette et siège auto est l’option la plus sûre pour le transport public, car une fois que la poussette est pliée, l’enfant peut être gardé dans le siège dans le bus ou le train et avoir une certaine protection en cas d’accident. Avec un taxi ou le transport aérien, le siège peut être fixé avec une ceinture de sécurité32.

Autres blessures

Chutes

Les chutes sont la principale cause d’hospitalisation pour blessures de la naissance à l’âge de 9 ans et constituent plus que toutes les autres blessures confondues. Le plus souvent, les enfants tombent des meubles ou des escaliers1. Les nouveau-nés sont vulnérables aux chutes dès la naissance et ce risque s’accroît à mesure que le bébé apprend à se rouler et devient plus mobile. Les nourrissons ne doivent jamais être laissés sans surveillance sur une surface surélevée. Quand une personne qui prend soin du bébé doit s’éloigner, elle doit mettre le bébé dans un endroit sûr, comme un berceau. Les chutes, comme d’autres blessures, sont les plus susceptibles de se produire aux heures de pointe de la journée. Éviter les risques de chute dans la maison et dans les alentours permettra de réduire le risque que le bébé tombe lors des déplacements. Une attention particulière est également nécessaire lorsqu’on place un bébé dans un porte-bébé et qu’on le sorte, et quand on se penche une fois que le bébé est dans le porte-bébé. Il est important de surveiller les frères et sœurs quand ils tiennent le bébé. Les barrières en haut et en bas des escaliers sont importantes une fois que le nourrisson devient mobile1, 33.

Sécurité dans l’eau

La noyade est la principale cause de décès et de blessures chez les enfants. Les bébés de moins de 1 an sont plus susceptibles de se noyer dans la baignoire que dans tout autre endroit et peuvent se noyer dans aussi peu que 2,5 cm (1 po) d’eau en seulement quelques secondes1.

Il existe plusieurs manières importantes pour éviter la noyade à l’heure du bain :

  • Les nourrissons doivent toujours être supervisés par un adulte quand ils sont dans la salle de bain. Le bébé doit toujours être à la fois visible et à portée de l’adulte.
  • Les sièges de bain et les anneaux de bain ne doivent pas être utilisés. Ces accessoires pour le bain sont dangereux, car ils peuvent donner aux personnes prenant soin du bébé un faux sentiment de sécurité (par exemple, des parents affirment être plus à l’aise de laisser leur bébé seul dans la baignoire pendant quelques instants si le bébé est dans un siège de bain). Cependant, l’enfant peut glisser sous l’anneau de bain et la bague peut piéger le bébé sous l’eau.
  • Les nourrissons ne doivent jamais être laissés seuls dans une baignoire avec un frère ou une sœur1, 33.

Étouffement, suffocation et strangulation

L’étouffement, la suffocation et la strangulation sont les principales causes de blessures accidentelles et de décès chez les nourrissons et les tout-petits. Les informations suivantes du comité de prévention des blessures de la SCP soulignent les points clés2. La morbidité associée aux blessures d’étouffement, de suffocation, et d’étranglement peut être importante et comprend les lésions cérébrales anoxiques et la perforation de l’œsophage. Presque toutes les blessures et les décès d’étouffement, de suffocation, et de strangulation sont évitables. Encouragez les parents et autres personnes prenant soin des enfants à apprendre la RCR et les premiers soins en cas d’étouffement, et donner des informations sur la prévention de ces blessures.

Les décès causés par l’étouffement, la suffocation, la strangulation, ou le piégeage sont le résultat de l’asphyxie, un manque d’apport d’oxygène au cerveau. L’asphyxie peut également se produire dans des espaces clos comme un coffre à jouets, un réfrigérateur ou un congélateur non utilisé, un silo à grains, ou dans le coffre d’une voiture.

Les enfants de moins de 3 ans sont les plus à risque d’obstruction des voies respiratoires mécanique parce que leurs voies respiratoires sont incomplètement développées, la mastication et la déglutition sont encore en cours de développement, et ils mettent beaucoup de choses dans leur bouche (les nourrissons mettent pratiquement tout élément avec lequel ils viennent en contact dans leur bouche). L’alimentation et les ballons en latex sont les objets principaux impliqués dans les cas d’étouffement. La plupart des aliments en cause sont de forme petite, ronde ou cylindrique, et se conforment aux contours des voies respiratoires d’un enfant (par exemple, rondes de hot-dogs, raisins entiers, tranches de carottes, arachides, graines et bonbons durs). Parlez aux parents de nouveau-nés sur la façon de prévenir l’étouffement alors que leur nourrisson devient mobile, développe des aptitudes de main-à-bouche, et qu’on commence à lui donner des aliments solides.

Les nourrissons sont les plus vulnérables à l’asphyxie et à la strangulation dans des environnements de sommeil non sécuritaires (voir ci-dessus). La strangulation peut aussi être causée par tout ce qui se trouve autour du cou d’un bébé comme une ficelle, un cordon avec coulisse sur les vêtements, ou un collier. Les nourrissons ne devraient jamais avoir quoi que ce soit de noué autour de leurs cous. Les colliers d’ambre de dentition représentent un danger de strangulation et d’étouffement, ne sont pas efficaces, et ne doivent pas être utilisés34.

Brûlures

Les bébés et les enfants sont à risque élevé de brûlures parce que leur peau est plus mince que la peau d’un adulte. La peau d’un enfant brûle quatre fois plus rapidement et profondément que celle d’un adulte à la même température. Les brûlures graves peuvent avoir des conséquences à long terme pour un enfant. Ils doivent souvent avoir de nombreuses greffes de peau et peuvent avoir à porter des vêtements de compression pendant jusqu’à deux ans. Parce que les enfants sont toujours en croissance, ils sont susceptibles d’avoir des cicatrices et des contractions de la peau et des tissus sous-jacents alors qu’ils guérissent. Pour beaucoup d’enfants, il en résulte une défiguration, une incapacité physique permanente, et des difficultés émotionnelles1.

Les nourrissons peuvent être protégés contre les brûlures de différentes façons, y compris18, 33 :

  • Installer des avertisseurs de fumée à chaque étage de la maison et dans chaque zone de couchage. Les avertisseurs de fumée doivent être vérifiés tous les mois et les piles remplacées deux fois par an (par exemple, lors du changement d’heure au printemps et à l’automne).
  • Interdire de fumer dans la maison. De nombreux incendies de maison sont causés par des fumeurs négligents ou des enfants jouant avec des briquets et des allumettes.
  • Régler la température du chauffe-eau à 49 °C (120 °F) ou mettre un dispositif anti-brûlure sur les robinets.
  • Utiliser de l’eau tiède, et non chaude, pour le bain du nourrisson et vérifier la température avec le coude ou le poignet avant de donner le bain. Baigner le bébé loin des robinets.
  • Ne jamais porter un bébé et une boisson chaude en même temps.
  • Ne jamais chauffer le lait maternel ou d’autres aliments pour bébé dans un four à micro-ondes, car des points chauds dangereux peuvent brûler la bouche d’un bébé.

Protéger du soleil

Les coups de soleil et s’exposer trop longtemps au soleil sans protection de la peau ont été liés à un risque plus élevé de cancer de la peau plus tard dans la vie33. Dans un climat chaud, les nourrissons peuvent se déshydrater. La peau peut également être brûlée en touchant des surfaces chaudes comme la chaussée, des coulisses de métal, ou des portes de voiture. Les nourrissons ne doivent jamais être dans la lumière directe du soleil, en particulier aux heures de pointe entre 10 h et 14 h. À l’extérieur, les bébés doivent porter des vêtements amples et un chapeau à large bord. Il est plus sécuritaire de placer le bébé dans des endroits ombragés et d’utiliser une poussette avec un parasol. La crème solaire ne doit pas être utilisée avant l’âge de 6 mois. Les nourrissons peuvent conserver leur hydratation par un allaitement plus fréquent. Les parents doivent surveiller les signes de surchauffe tels que l’excès de somnolence, de la léthargie, ou le manque d’appétit et consulter un médecin dans ces cas.

Insectes

Les moustiques, les tiques et les mouches piqueuses peuvent être porteurs de maladies. Dans certaines régions du Canada, il existe un risque de virus du Nil occidental causé par des moustiques infectés, et de la maladie de Lyme causée par des tiques infectées. Les mouches au Canada ne portent pas de maladie et la maladie portée par d’autres insectes est très rare33.

Les insectifuges ne doivent pas être utilisés pour les nourrissons de moins de 6 mois, et les enfants plus âgés ne doivent être exposés qu’à de petites quantités de DEET (N, N-diéthyl-méta-toluamide). Pour les enfants âgés de 6 mois à 2 ans, jusqu’à 10 % de la concentration peut être utilisée, appliquée au plus une fois par jour. Une application de 10 % de DEET procure trois heures de protection contre les moustiques35.

Tous les produits n’ont pas la même concentration de DEET et les insectifuges avec une concentration plus élevée procurent une plus longue durée de protection. Au Canada, les produits ayant une concentration de DEET au-dessus de 30 % ne sont pas disponibles35.

Quelques conseils pour aider à réduire l’exposition des nourrissons aux moustiques et aux morsures de tiques :

  • Couvrir les poussettes et les parcs d’enfant avec un filet à mailles fines.
  • Habiller le bébé avec des vêtements de couleur claire, des pantalons longs et des chemises à manches longues et s’assurer que les pieds soient couverts.
  • Éviter d’être à l’extérieur lorsque les moustiques sont les plus actifs (à l’aube et au crépuscule).
  • Éviter les endroits où les moustiques se reproduisent et vivent (eau stagnante).
  • Nettoyer toute eau stagnante dans la cour.
  • Garder les moustiquaires en bon état.
  • Lorsque dans une zone où il existe une prévalence connue de tiques de cerf, inspecter soigneusement les vêtements et la peau après avoir été à l’extérieur.

Les bureaux locaux de santé sont une bonne source d’information sur les conditions locales et les risques d’exposition au virus du Nil occidental ainsi qu’à la maladie de Lyme.

Animaux de compagnie

Les animaux de compagnie peuvent être la source d’infection ou de blessure pour les nourrissons. On conseille aux parents de veiller à ce que tout animal de compagnie dans la maison soit en bonne santé en demandant des soins vétérinaires réguliers pour les vaccinations ou un traitement lorsqu’ils sont malades. Il leur est aussi conseillé de surveiller tout contact de l’animal avec d’autres animaux qui pourraient être porteurs de maladies. Les animaux de compagnie ne doivent pas être autorisés à se promener sans surveillance dans la chambre du nourrisson et doivent avoir leur propre dortoir. Les nourrissons peuvent être grattés ou mordus par un animal effrayé ou irrité et ne doivent jamais être laissés sans surveillance avec un animal de compagnie.

Les parents doivent s’occuper de la litière ou des excréments avec soin et toujours se laver les mains par la suite. Les reptiles comme les tortues ou les serpents peuvent transmettre la salmonelle, donc les nourrissons ne doivent pas être laissés près d’eux et le lavage des mains des adultes qui manipulent ces animaux est important. Certains animaux peuvent être dangereusement agressifs et doivent être gardés hors de la maison (par exemple, animaux sauvages, furets, singes). Les parents doivent être attentifs à tout signe de réaction allergique à l’animal et consulter un médecin si nécessaire36.

Santé environnementale

La vulnérabilité des nourrissons et des jeunes enfants

Au cours des dix dernières années, il y a eu de plus en plus d’attention sur le rôle des produits chimiques environnementaux et des polluants sur la santé et le développement des enfants. Les nourrissons et les jeunes enfants sont plus exposés aux substances toxiques environnementales comme, par unité de poids corporel, les enfants respirent, boivent, et mangent plus que les adultes. Leurs corps, y compris leurs cerveaux et systèmes d’organes, se développent et les comportements tels que l’activité de main-à-bouche, ramper sur le sol, et faire des jeux d’extérieur augmentent leur exposition. Les enfants sont en contact avec des contaminants environnementaux in utero et ont une durée de vie plus longue que les adultes pour accumuler les effets des toxines. Généralement, on manque d’informations sur les modes d’exposition des enfants à divers types de contaminants aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, à l’air, à l’eau et aux aliments37, 38.

Le plomb, une neurotoxine bien établie qui peut causer un mauvais développement du cerveau chez les enfants, a été banni d’un certain nombre de produits (par exemple, des peintures, de l’essence). Cependant, le dépistage du plomb est recommandé pour les nourrissons et les enfants qui peuvent encore être à risque d’exposition environnementale au plomb (par exemple, s’ils vivent dans de vieux logements [d’avant 1978] en cours de rénovation ou avec desquamation ou peinture écaillée, qu’ils vivent près d’une source de contamination par le plomb, qu’ils aient des antécédents familiaux ou de voisinage d’empoisonnement au plomb, ou qu’ils soient des réfugiés) 18, 39.

Limiter l’exposition à des toxines clés et les autres expositions

Le Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement (PCSEE) rapporte37 l’importance des expositions environnementales (par exemple, plomb, mercure, pollution de l’air) sur le développement neurologique et le comportement, la reproduction, la perturbation du système endocrinien, et le cancer chez les enfants et les jeunes adultes. Les sujets de préoccupation sont les interactions entre les déterminants de la santé de l’enfant, ainsi que les effets sur la santé de l’exposition globale et cumulative aux polluants et aux mélanges chimiques très variés, les effets de l’exposition à de faibles doses sur la santé, ainsi que l’occurrence de « moments spécifiques de vulnérabilité », le potentiel d’effets intergénérationnels, et les associations possibles entre les expositions en début de vie et l’apparition de maladie chez l’adulte.

Les parents peuvent réduire l’exposition aux contaminants environnementaux en :

  • Utilisant des produits de nettoyage non toxiques.
  • Minimisant l’exposition à la poussière dans la maison (surtout la poussière de rénovation).
  • Réduisant l’exposition à des toxines telles que le bisphénol A (BPA) et les phtalates dans les plastiques et le mercure dans les poissons.
  • Réduisant l’exposition au radon en commençant par la façon de détecter la présence de radon dans la maison40.

Pour plus d’informations sur la façon dont les femmes peuvent protéger leur bébé à naître voir le fichier Mesures de précaution durant la grossesse.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource externe

Les prestataires de soins de santé doivent être vigilants au moment d’identifier les familles à risque accru de blessures infantiles. Les facteurs de risque comprennent le faible statut socioéconomique, faible niveau d’éducation, le jeune âge, le manque de soutien social, les logements insalubres, ou particulièrement des antécédents de violence ou de négligence. Le moindre soupçon de blessure en raison de violence ou de négligence doit être déclaré obligatoirement à la société d’aide à l’enfance locale. En Ontario, les services de protection de l’enfance sont offerts par l’Association ontarienne des sociétés d’aide à l’enfance et régis par la Loi sur les services à l’enfance et à la famille.

Savoir où rediriger

Le moindre soupçon de blessure en raison de violence ou de négligence doit être déclaré obligatoirement à la société d’aide à l’enfance locale28. Les familles qui pourraient bénéficier de l’éducation en matière de sécurité du nourrisson peuvent être dirigées vers le programme provincial Bébés en santé, enfants en santé par le bureau de santé local. Les infirmières en santé publique et des visiteurs non spécialisés offrent un programme de visites à domicile pour la promotion de la santé, la prévention des blessures, et l’orientation vers les ressources locales telles que les programmes d’éducation parentale.

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Ressources et liens

Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Rapports et publications

Sites Web

Lignes d’assistance

  • 9-1-1 (en cas d’urgence médicale)
  • Motherisk Helpline 1-877-439-2744
  • Télésanté Ontario 1-866-797-0000

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

Vidéos

 

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Références

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