Santé mentale

Messages clés

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Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.

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Ce que vous ressentez mentalement a des effets sur tout votre corps. Prenez soin de votre santé mentale avant, pendant et après la grossesse.

Voici comment vous pouvez prendre soin de santé mentale :

  • Prenez le temps de vous détendre.
  • Dormez suffisamment.
  • Cultivez un réseau de soutien.
  • Acceptez de vous faire aider.
  • Mangez équilibré.
  • Faites de l’exercice régulièrement.
  • Consultez votre prestataire de soins de santé régulièrement.
  • Demandez de l’aide et des soins si vous vous sentez émotivement ou physiquement affaiblie.

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Certaines personnes peuvent connaître de l’anxiété ou de la dépression durant la grossesse.

Pendant la période de la grossesse, vous pourriez connaître divers changements de nature physique, hormonale, et émotive. Ces changements peuvent être source de stress, pour vous et votre partenaire. Si votre partenaire ou vous-même avez des angoisses ou êtes dépressif, il faut chercher aussitôt que possible des sources d’aide et de soutien additionnelles. Les problèmes de santé mentale sont courants et ne sont pas un signe de vulnérabilité. Des antécédents familiaux d’anxiété, de dépression ou autre maladie mentale, ou bien une situation de stress durant la grossesse (la perte d’un proche) sont des facteurs pouvant augmenter les risques de devenir anxieux ou dépressif.

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Le « blues du post-partum » est fréquent durant les deux premières semaines suivant la naissance.

Le blues du post-partum peut se traduire par de la tristesse, de la fatigue, de l’irritabilité, ou par le sentiment de se sentir dépassé par les événements. Ces sentiments sont normaux durant les deux premières semaines suivant l’accouchement. Ils sont essentiellement causés par les changements hormonaux, la fatigue et le manque de sommeil. Les amis proches et la famille peuvent vous aider à traverser cette période. Ces sentiments ne devraient pas durer plus de deux semaines. Si vous avez des idées noires, que vous êtes incapable de dormir entre les périodes d’allaitement, que vous vous sentez un peu perdue ou que vous avez des pensées suicidaires, consultez un professionnel immédiatement.

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Demandez de l’aide si vous avez des symptômes d’anxiété ou de dépression.

Il se peut que vous ressentiez un sentiment d’anxiété ou de dépression durant la grossesse et après l’accouchement, et il est important de savoir que vous n’en êtes pas responsable. Sans traitement, l’anxiété et la dépression peuvent avoir des effets néfastes sur votre grossesse, votre santé et celle du bébé.

Il existe des signes qui indiquent quand il faut aller chercher de l’aide. Les pères ou partenaires peuvent également éprouver ces symptômes. Vous pouvez connaître une des situations suivantes :

  • Ne pas se sentir soi-même.
  • Être triste ou en larmes.
  • Se sentir épuisé, mais ne pas arriver à dormir.
  • Connaître des changements dans l’appétit et le sommeil.
  • Se sentir dépassé ou incapable de se concentrer sur une chose en particulier.
  • Ne ressentir aucun intérêt ou plaisir dans des activités qu’on aimait.
  • Se sentir désespéré ou insatisfait.
  • Se sentir agité, irritable ou en colère.
  • Se sentir excessivement en forme et plein d’énergie.
  • Se sentir angoissé.
  • Se sentir coupable ou indigne (en pensant que l’on n’est pas un bon parent).
  • Ne pas se sentir attaché à son enfant ou avoir peur de se retrouver seul avec lui.
  • Avoir des pensées effrayantes répétées au sujet de son enfant.
  • Avoir des pensées menaçantes envers soi-même ou envers son enfant.

Il existe de l’aide pour vous et votre famille. Parlez à votre prestataire de soins de santé des services d’aide qui sont destinés aux femmes et à leur famille qui font face à des problèmes de santé mentale. Parmi les traitements efficaces et sûrs, on compte la thérapie et les médicaments. La plupart des médicaments qu’on vous suggèrera ne posent aucun danger pour votre bébé durant l’allaitement. Obtenir un traitement rapide vous aidera à vous sentir mieux et à améliorer la santé de votre bébé.

Si vous avez des questions, appelez la Ligne d’aide sur la santé mentale au 1-866-531-2600. C’est gratuit et disponible 24 heures par jour.

Si vous avez des pensées menaçantes envers vous-même ou envers votre enfant, demandez de l’aide immédiatement. Appelez la Ligne d’aide sur la santé mentale ou rendez-vous aux urgences de l’hôpital le plus proche.

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En savoir davantage sur la santé mentale.

Vous pouvez trouver d’autres informations sur la santé mentale auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section Ressources et liens.

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Preuve à l'appui


La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés.

À propos de la santé mentale durant la période périnatale

Qu’entend-on par santé mentale?

La santé mentale est une partie intégrale de la santé et se définit comme suit :

« Un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté1. »

C’est aussi « se connaître et s’accepter, comprendre ce qui nous rend heureux, cultiver des relations significatives, affronter les problèmes de la vie de tous les jours et conserver un certain sens de l’humour. Cela signifie également avoir un équilibre de vie sur le plan social, physique, spirituel, économique et mental. Trouver son équilibre est quelque chose qui s’apprend. À certains moments, il est possible de basculer un peu trop dans un sens et il faut rétablir l’équilibre. L’équilibre personnel est propre à chacun, et le défi est de garder une bonne santé mentale en assurant cet équilibre2. » [traduction libre]

Une bonne santé mentale ne se caractérise pas simplement par une absence de troubles mentaux1. Elle évolue plutôt entre un état de bien-être psychologique (santé mentale optimale) et un état de détresse psychologique (problèmes de santé mentale)3.

Un trouble mental est une maladie diagnostiquée pour laquelle l’individu présente des symptômes caractérisés par un changement dans la pensée, l’humeur ou le comportement. Ces symptômes peuvent créer un état de détresse ou de souffrance et nuire à la façon dont un individu fonctionne2. Les troubles mentaux varient aussi selon un continuum qui leur est propre3.

Les problèmes de santé mentale se tiennent entre les deux extrêmes de ce continuum. Les symptômes sont les mêmes que pour le trouble mental, mais de durée et de gravité moindres4.

L’importance d’une bonne santé mentale

Une bonne santé mentale est « la capacité […] d’agir de manière à améliorer notre aptitude à jouir de la vie et à relever les défis auxquels nous sommes confrontés. Il s’agit d’un sentiment positif de bien-être […] »5. Une bonne santé mentale permet à chacun de se sentir bien par rapport à soi, de cultiver des relations positives et de prendre des décisions raisonnables sur sa vie. Les nouveaux parents et ceux en devenir connaissent une succession de moments gratifiants et de défis, il est donc important d’avoir une bonne santé mentale et de l’entretenir durant la période de transition vers la parentalité.

La grossesse est un moment durant lequel les nouveaux parents établissent les bases de leur relation avec l’enfant. Une bonne santé mentale les aidera à bien entamer cette relation d’importance.

Il existe une variété de stratégies pour maintenir et améliorer un bon état de santé mentale, notamment :

  • Avoir une alimentation équilibrée
  • Faire de l’exercice.
  • Dormir suffisamment.
  • Prendre des multivitamines.
  • Éviter la consommation excessive d’alcool ou de drogue.
  • Se détendre.
  • Cultiver un réseau de soutien.
  • Consulter régulièrement un prestataire de soins de santé.
  • Chercher un traitement si l’on ne se sent pas bien sur le plan mental ou physique.

Santé mentale et transition vers la parentalité

Avoir un enfant est une situation souvent idéalisée dans nos sociétés. Cette approche pourrait laisser croire aux futurs parents que la situation devrait toujours être positive. Les parents dont l’expérience ne s’apparente pas à cet idéal ne parlent pas toujours de ce qu’ils vivent par peur d’être incompris ou jugés durement. Ils pourraient se sentir coupables, mettre en doute leurs compétences en tant que parents, et parfois même douter de leur décision d’avoir un enfant.

Pour une femme enceinte, la transition vers la maternité suppose l’acquisition d’une nouvelle identité : celle de mère. Bien que cette transition se vive sans trop de problèmes pour la plupart des femmes, les changements qui y sont associés peuvent être source de stress et de grande détresse psychologique pour certaines. La période périnatale se caractérise par un plus grand risque de problèmes de santé mentale, particulièrement pour les femmes ayant vécu une situation d’abus dans leur enfance, ayant déjà connu des problèmes de santé mentale ou pour celles qui souffrent de troubles de santé mentale.

Alors que les consultations médicales prénatales supposent généralement un dépistage systématique pour des affections diverses comme le diabète gestationnel, l’hypertension et des maladies particulières, on demande rarement aux femmes enceintes leur état de santé mentale ou leurs antécédents en matière de troubles mentaux6.

Étant donné les conséquences éventuelles sur la santé des mères et des enfants à naître, la détresse psychologique des femmes enceintes devrait toujours être prise en compte, qu’il s’agisse d’un problème grave, mineur, passager ou persistant.

Statistiques nationales

Les défis reliés à la santé mentale auxquels sont confrontées les femmes enceintes ou qui viennent d’accoucher peuvent varier, depuis les problèmes d’ajustement avec symptômes de dépression, d’anxiété ou d’irritabilité à d’autres problèmes plus graves touchant à l’humeur, comme des dépressions majeures durant la grossesse ou le postpartum, des troubles d’anxiété ou une psychose.

Les femmes qui souffrent de problèmes de santé mentale durant la période périnatale doivent savoir qu’elles ne sont pas seules.

D’après les études, jusqu’à 20 % des femmes (environ 1 sur 5) connaissent des symptômes de dépression durant la grossesse7. Les incidences de dépression majeure surviennent dans 12,4 % des cas (environ 1 femme sur 108). En outre, jusqu’à la moitié des femmes souffrant d’une dépression cliniquement significative, durant la grossesse ou après l’accouchement, connaissent en parallèle des symptômes d’anxiété.

L’anxiété durant la grossesse n’est pas aussi bien documentée que la dépression. Environ 8,5 % des femmes connaissent des moments d’inquiétude ou de questionnement cliniquement significatifs durant le troisième trimestre; ce taux reste le même après l’accouchement. Cependant, un plus grand groupe de femmes (jusqu’à 30 %) peuvent avoir des symptômes d’anxiété10.

Le blues du post-partum est la situation psychologique la plus courante après l’accouchement, et jusqu’à 80 % de nouvelles mères déclarent en avoir les symptômes. Il est suivi par la dépression postpartum, qui compte jusqu’à 20 % de nouvelles mères exhibant des symptômes.

Après l’accouchement, les incidences de cas d’anxiété sont d’environ 10 % (variant entre 6 et 16 %). Il est intéressant de remarquer que contrairement à la dépression, l’anxiété peut augmenter au fil du temps10.

La psychose postpartum survient chez une à deux femmes toutes les 1 000 naissances11.

Les mécanismes physiologiques liés à l’humeur et au stress

Hormones de reproduction et humeur

Pendant la grossesse, le corps d’une femme connaît des niveaux d’œstrogène et de progestérone plus élevés, soit les hormones mises à contribution pour le bon déroulement de la grossesse. Une concentration plus élevée de ces hormones, qui agissent sur les neurotransmetteurs au niveau du cerveau, peut modifier l’état de bien-être affectif d’une femme12.

L’œstrogène augmente le niveau d’énergie et provoque des degrés d’euphorie plus importants chez les femmes enceintes. Cette hormone peut être considérée comme un stabilisateur de l’humeur naturel12.

La progestérone est associée à une plus grande fatigue, un besoin de dormir plus important et des changements d’appétit. Ces effets sédatifs et anxiolytiques peuvent déclencher des symptômes de dépression ou aggraver des symptômes dépressifs existants12.

Les effets hormonaux sur le corps humain varient selon le stade de grossesse. Par exemple, à la fin du troisième trimestre, le niveau d’hormones de reproduction est mille fois plus élevé que la normale. Cependant, dans les heures suivant la délivrance du placenta, les niveaux hormonaux baissent considérablement, ce qui peut influer sur les émotions de la mère13. Les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent le blues du post-partum et le déclenchement d’une dépression dans les premières semaines suivant la naissance restent méconnus. Une hypothèse suggère que la chute en œstrogène après la naissance pourrait en être la cause14.

Cortisol et stress

Le stress fait partie du quotidien15 et il est une réponse normale d’ajustement à des situations difficiles ou inquiétantes16. Le cortisol est appelé l’hormone du stress et est libéré lors de situations éprouvantes. Le cortisol déclenche plusieurs processus qui donnent au cerveau suffisamment d’énergie pour gérer les événements difficiles. Par conséquent, le stress peut être positif et source de motivation pour affronter les difficultés qui se présentent15.

La grossesse peut s’accompagner de plusieurs facteurs de stress, notamment :

  • Événements de la vie (par ex. séparation, maladie grave).
  • Événements du quotidien (par ex. pression au travail, conflit conjugal).
  • Préoccupations liés à la grossesse (par ex. saignement vaginal, maladies liées à la grossesse, santé du bébé à naître)16, 17.

À des niveaux modérés, le stress est un état normal et utile, permettant à chacun de réagir rapidement à une situation. Pour une femme enceinte toutefois, la présence d’un ou de plusieurs défis, qu’ils soient de nature générale ou obstétricale, augmente les risques de perturbation affective durant la grossesse ou après la naissance. Un taux élevé de cortisol peut affecter la santé de l’enfant en développement. Un simple test indicateur de stress est disponible à http://www.cmha.ca/fr/mental_health/quel-est-votre-indicateur-de-stress/#.Vgc1tbq73i4

Il est important pour les prestataires en éducation prénatale de discuter avec les femmes en utilisant une approche positive et non culpabilisante sur les avantages pour la mère et l’enfant d’obtenir rapidement de l’aide pour atténuer les effets du stress. Pour d’autres informations, voir la section Traitements possibles: Ce qu’il faut savoir.

Problèmes et troubles liés à la santé mentale primaire en période périnatale

Introduction aux problèmes de santé mentale en période périnatale

Il est important de surveiller les risques en matière de santé mentale durant la période périnatale. Les problèmes qui y sont associés peuvent apparaître pour la première fois ou être une aggravation d’une situation antérieure durant la grossesse ou l’accouchement. Les problèmes de santé mentale peuvent s’accompagner de symptômes de dépression, d’anxiété, d’irratibilité18, ainsi que de problèmes liés à l’ajustement, à un deuil, ou à un traumatisme. Certains problèmes de santé mentale surviennent dans le cadre d’une maladie comme le diabète gestationnel ou le dysfonctionnement de la thyroïde. Cette section présente une description des symptômes de problèmes de santé mentale les plus courants durant la grossesse et la période postpartum. Vous y trouverez également une liste de symptômes pour chaque problème ou trouble. Ces renseignements ne sauraient se substituer à l’opinion et l’expérience médicale d’un professionnel de la santé.

Le blues du post-partum

De quoi s’agit-il?

Après la naissance d’un enfant, il est courant pour les femmes de se sentir très fragile émotivement, de pleurer, d’être fatiguée et de se sentir dépassée par les événements. C’est ce qu’on appelle le « blues du post-partum », ou troubles de l’humeur postpartum.

Certaines femmes déclarent ne pas savoir pourquoi elles ne se sentent pas bien, avoir l’impression de réagir de façon stupide, et disent parfois se mettre à rire et à pleurer en même temps15, 19.

Prévalence

Entre 50 et 80 % des femmes sont affectées par des troubles de l’humeur portpartum19. Aucun traitement psychiatrique intensif n’est requis pour récupérer d’un blues du post-partum. La plupart du temps, ces troubles se dissipent au bout de deux semaines.

Le recours à un mode de soutien (par ex., se confier à des amis ou à la famille, obtenir de l’aide, prendre le temps de se reposer) contribue à soulager les symptômes dans les semaines qui suivent la naissance20, 21.

Symptômes

Les troubles de l’humeur postpartum commencent généralement trois à quatre jours après la naissance et peuvent durer de quelques jours à deux semaines. Les symptômes les plus courants comptent notamment13, 15 :

  • Sautes d’humeur.
  • Pleurs fréquents.
  • Tristesse, irritabilité, anxiété ou sentiment de découragement (par ex., l’impression de ne pas pouvoir s’occuper du bébé, peur d’être une mauvaise mère).
  • Perte d’appétit.
  • Difficulté à dormir.
  • Fatigue.
  • Problèmes de concentration.

Si les symptômes s’aggravent et durent plus de deux semaines, le blues du post-partum peut évoluer en dépression. Les femmes avec des antécédents de dépression devraient faire surveiller plus étroitement leurs symptômes du blues du post-partum par un prestataire de soins de santé.

Dépression

En quoi consiste la dépression?

La dépression est un trouble de l’humeur qui se caractérise par un état de tristesse et un manque de satisfaction qui survient pratiquement tous les jours pendant au moins deux semaines. Elle empêche la personne qui en souffre d’accomplir certaines tâches quotidiennes et nuit à ses relations personnelles et à sa vie22, 23, 24.

Prévalence

Environ 10 % des femmes souffrent de dépression prénatale. Pendant la grossesse, c’est aux deuxième et troisième trimestres que les taux de prévalence les plus importants ont été observés25.

En outre, la période suivant la naissance est particulièrement sensible pour les femmes, alors que 10 à 20 % d’entre elles vont connaître une dépression postpartum. Celle-ci apparaît généralement entre deux semaines et six mois après la naissance15, 26, 27.

Symptômes

La dépression se définit par la présence d’au moins cinq symptômes parmi les suivants, dont l’irritabilité ou la perte d’intérêt ou le manque de satisfaction23 :

  • Tristesse ou humeur irascible.
  • Perte d’intérêt pour les activités ou manque de satisfaction à la suite d’une activité (par ex., la baisse de libido est courante).
  • Diminution ou augmentation de l’appétit ou du poids.
  • Insomnie ou hypersomnie.
  • Agitation ou ralentissement psychomoteurs.
  • Fatigue ou manque d’énergie.
  • Sentiment de dévalorisation ou culpabilité excessive (par ex., sentiment d’être une mauvaise mère, difficulté à développer un lien affectif avec le bébé).
  • Problèmes de concentration ou indécision.
  • Pensées morbides ou suicidaires.
  • Interférences d’un ou des symptômes dans la capacité de fonctionner et les relations personnelles.

Étant donné que les symptômes comme la fatigue, le changement d’appétit et les sautes d’humeur mineures relèvent d’une grossesse normale, il peut être plus difficile de détecter une dépression chez la femme enceinte ou qui vient d’accoucher28.

Troubles anxieux

De quoi s’agit-il?

L’anxiété est un sentiment d’inquiétude, de nervosité ou de malaise, généralement par rapport à un événement imminent ou quelque chose d’incertain. L’anxiété peut être une réaction normale à une situation éprouvante (par ex., une entrevue pour un travail). Elle peut devenir un problème si la personne qui en est atteinte n’est plus en mesure de la contrôler, ou si elle persiste au-delà de facteurs de déclenchement donnés. Un état d’anxiété qui cause des problèmes dans la vie de tous les jours est considéré comme un trouble anxieux29, 30.

Prévalence

On estime que 15 à 24 % des femmes enceintes et qui viennent d’accoucher connaissent des symptômes reliés à l’anxiété31.

Si l’on compare avec la documentation abondante qui existe sur la dépression périnatale, l’anxiété, elle, est beaucoup moins documentée. Une étude approfondie indique que 8,5 % des femmes enceintes sont appelées à vivre des moments d’intense inquiétude qui sont considérés comme des troubles d’anxiété généralisée. Le nombre de ces cas diminue légèrement, entre 4 et 8 %, au moment de l’accouchement.

Symptômes

Les symptômes de troubles anxieux comprennent notamment23, 29 :

  • Peur persistante difficile à contrôler et reconnue pour être irrationnelle par la personne qui en souffre.
  • Préoccupations, images ou pensées provoquant une inquiétude extrême ou récurrente.
  • Des manifestations physiologiques ou des douleurs somatiques ne pouvant s’expliquer par une maladie de nature organique (par ex., palpitations cardiaques, tremblements, sueurs, raideurs musculaires, sentiment de suffocation, picotements, troubles du sommeil).
  • Comportements d’évitement ou répétitifs pour contrôler l’anxiété.
  • Changements dans la façon habituelle de fonctionner (par ex., la femme s’isole elle-même, commence à avoir de l’insomnie).

Il est courant pour les femmes qui connaissent des troubles anxieux durant leur grossesse de souffrir également de dépression31, 32, 33, 34, 35, 36. Celles qui souffrent de troubles anxieux pendant leur grossesse sont plus susceptibles de connaître les mêmes troubles, voire une dépression, en période postpartum31, 37.

 

Troubles mentaux moins courants

D’autres troubles mentaux, plus rares, peuvent être observés durant la phase périnatale.

Psychose durant la grossesse

Un épisode de psychose durant la grossesse est généralement issu de troubles bipolaires préexistants (également appelé maniaco-dépression). Le trouble bipolaire est un trouble cérébral qui provoque d’importantes sautes d’humeur, passant d’un accès d’euphorie à un abattement prononcé. Dans le cas d’une préexistence de troubles bipolaires, le risque, en général, qu’il y ait au moins une récurrence de troubles de l’humeur durant la grossesse (dépression ou humeur dysphorique) est de 71 %. Le risque de récurrence est plus important pour les femmes qui décident d’interrompre la prise d’un,stabilisateur de l’humeur, et le temps nécessaire à la récurrence s’accélère si l’interruption du médicament est brutale et rapide. Environ la moitié des récurrences surviennent pendant le premier trimestre38.

Psychose postpartum

On estime qu’une à deux femmes sur 1 000 venant d’accoucher traversent une psychose postpartum15. La psychose se manifeste généralement dans les 48 à 72 heures après la naissance, bien que le risque puisse perdurer pendant au moins quatre mois après la naissance. Dans les cas d’une préexistence de troubles bipolaires, des épisodes maniaques ou maniaco-dépressifs surviennent pour 20 à 30 % des naissances. Dans certains cas, la psychose postpartum peut être la première forme d’apparition des troubles bipolaires26. Il existe des signes précurseurs comme la sensation d’excitation, d’exaltation ou d’euphorie (environ 50 % des cas); ne pas avoir besoin de dormir ou ne pas en être capable (environ 50 %); le sentiment d’être dans l’action ou plein d’énergie (environ 35 %); ou, parler plus ou avoir le sentiment d’être très volubile (environ 30 %)39.

Parmi les autres caractéristiques notables de la psychose postpartum :

  • Pensées délirantes (par ex., se croire persécuté, imaginer que l’enfant est mort, ou refuser sa naissance; croire que l’enfant est possédé ou a des pouvoirs spéciaux). Environ 50 % des femmes auront des pensées délirantes.
  • Hypervigilance envers le bébé. En cas de séparation avec son bébé, la mère s’agite ou est en détresse.
  • Symptômes intermittents. Des changements d’humeur peuvent se produire sur plusieurs heures40.

Lorsqu’une mère manifeste l’un de ces symptômes, il est fortement conseillé de veiller à sa sécurité et celle de son enfant, car elle n’est pas en mesure de le faire elle-même. La psychose postpartum est considérée comme une urgence médicale exigeant un traitement pharmacologique, et souvent, une hospitalisation15.

Qui est à risque?

Quels sont les facteurs de risque d’une mauvaise santé mentale périnatale?

Les troubles mentaux ne signifient pas que l’individu atteint soit défaillant ou mauvais parent. De la même manière, aucune femme n’est complètement à l’abri de connaître des troubles mentaux en période périnatale.

Les causes exactes des troubles mentaux à cette phase restent inconnues. Les données scientifiques et les expériences médicales laissent entendre qu’il n’y a pas une cause unique, mais plutôt une combinaison de facteurs de risques en jeu41, 42.

Les facteurs de risque suivants sont généralement considérés comme facteurs de risques primaires en matière de mauvaise santé mentale en phase périnatale :

  • Facteurs individuels.
  • Antécédents familiaux de troubles mentaux (par ex., prédisposition biologique)43, 44, 45.
  • Antécédents de troubles mentaux avant la grossesse31, 43, 44, 46.
  • Traumatismes de l’enfance, ou expériences négatives de l’enfance47.
  • Facteurs du milieu.
  • Style de vie éprouvant (par ex., pauvreté, déménagement, séparation, perte d’emploi)34, 43, 48, 49.
  • Manque de soutien social (d’un partenaire ou d’une famille)20, 50.

Le tableau suivant présente en détail les facteurs de risque liés à l’apparition de certains troubles mentaux en période périnatale.

Tableau 1 : Facteurs de risque liés aux troubles mentaux en période périnatale.

Dépression
majeure
Troubles
anxieux
Trouble
bipolaire
Psychose
postpartum
  • Antécédents familiaux12
  • Antécédents de dépression ou de troubles d’anxiété avant la grossesse31, 43, 44
  • Grossesse non planifiée ou non voulue51, 52
  • Difficultés liées à la maternité (par ex., fausse couche, avortement)53
  • Traumatismes de l’enfance (par ex., maltraitance)47
  • Faible estime de soi52
  • Interruption de traitement antidépresseur durant la grossesse46
  • Antécédents familiaux32
  • Antécédents de troubles d’anxiété avant la grossesse35
  • Présence de dépression durant la grossesse35, 36, 37, 38, 40, 59, 60
  • Traumatismes de l’enfance (par ex., maltraitance)32
  • Faible estime de soi38
  • Antécédents familiaux49
  • Antécédents de trouble bipolaire61
  • Interruption de traitement stabilisateur de l’humeur au début de la grossesse61
  • Antécédents familiaux9
  • Antécédents personnels9
Facteurs environnementaux
  • Événements éprouvants du quotidien34, 43, 48, 49
  • Privation économique54
  • Relations et problèmes familiaux32, 43, 44
  • Manque de soutien social ou soutien social inadéquat43, 44


Risques sur la santé

Introduction

Les troubles mentaux en phase périnatale peuvent affecter plusieurs membres de la famille (par ex., la femme, son partenaire, l’enfant à naître, les autres enfants et autres membres de la famille) à différents niveaux de leur vie. La section suivante expose brièvement plusieurs des répercussions possibles des troubles mentaux en période périnatale.

Conséquences pour la femme enceinte

Les troubles mentaux en période prénatale peuvent entraîner un certain nombre de conséquences néfastes pour les femmes enceintes. Ces conséquences peuvent être :

  • Mauvaise alimentation55.
  • Prise de poids insuffisante56, 57.
  • Faible niveau d’activité physique56, 57.
  • Soins obstétricaux inadéquats56, 57.
  • Dépression postpartum31, 32, 54, 58, 59, 60, 61.
  • Troubles postpartum de l’anxiété et de l’humeur31, 37, 62.
  • Compétences sociales et personnelles affectées27.
  • Plus grand risque de suicide27.

Risques sur la grossesse

Les troubles mentaux en période prénatale peuvent également avoir des effets néfastes sur la grossesse. Ces conséquences peuvent être les suivantes :

  • Fausse couche16.
  • Naissance prématurée27, 33, 63.
  • Prééclampsie64.
  • Complications obstétricales65.

Risques pour l’enfant

Les troubles mentaux périnataux peuvent avoir plusieurs conséquences nocives pour l’enfant à naître. Ces conséquences peuvent être les suivantes :

  • Insuffisance pondérale à la naissance27.
  • Troubles affectifs et comportementaux66.
  • Difficultés de développement cognitif et langagier67.
  • Faible interaction mère-enfant (par ex., difficulté à établir un lien affectif avec l’enfant, négligence de soins, moins de rapprochements positifs entre la mère dépressive et son bébé, réaction aux besoins de l’enfant qui se fait de façon moins attentive et cohérente pour la mère dépressive)68, 69.

Santé mentale du père

Introduction

Les études démontrent que les hommes de 25 à 44 ans sont les plus à risque de souffrir d’une dépression. L’information a son importance si l’on considère qu’une grande proportion d’hommes dans ce groupe d’âge deviendra vraisemblablement pères70, 71.

Les pères peuvent également souffrir de détresse psychologique durant la grossesse de leur partenaire et après l’arrivée du bébé. Bien que les problèmes de santé mentale touchant les hommes ne sont pas aussi bien compris que ceux qui touchent les femmes, les chercheurs et les professionnels de la santé et des services sociaux s’intéressent de plus en plus au problème.

De quoi s’agit-il?

Les hommes manifestent généralement leur détresse psychologique différemment des femmes. La dépression chez les femmes s’exprime souvent par un sentiment de tristesse et une plus grande émotivité, tandis que chez les hommes, elle s’exprime à travers une attitude irascible, agressive et l’utilisation excessive ou abusive d’alcool ou de drogues.

Dans nos sociétés, l’image de l’homme fort est généralement celle qui prévaut, alors que les problèmes de santé mentale sont parfois perçus comme un signe de faiblesse ou considérés comme typiquement féminins. Par conséquent, les hommes ne sont pas enclins à exprimer leurs émotions et ont tendance à parler davantage de leurs symptômes physiques. Ils n’ont parfois même pas conscience de souffrir de dépression72, 73.

Les hommes sont en général plus réticents à chercher de l’aide pour des problèmes de santé mentale, ce qui rend la situation difficile à évaluer pour les professionnels de la santé et des services sociaux.

Les professionnels doivent se montrer particulièrement attentifs aux signes spécifiques de détresse chez les hommes en reconnaissant que l’agressivité et la colère sont des comportements pouvant être liés à la dépression et doivent faire l’objet d’une aide professionnelle73.

Dépression paternelle : les chiffres

Les chiffres en matière de dépression paternelle varient considérablement d’une étude à l’autre selon la méthode utilisée. Une étude de données récente estime qu’environ 10 % des hommes connaissent des symptômes de dépression en période périnatale et que ces symptômes atteignent leur apogée autour des 3e et 6e mois après la naissance74.

Dépression paternelle : les symptômes

Les symptômes de dépression chez les hommes sont les mêmes que chez les femmes. Pour d’autres informations, voir la section Qu’est-ce que la dépression?, laquelle présente une liste des symptômes.

Les symptômes externes sont toutefois ceux qui sont les plus couramment observés chez les hommes. Les symptômes suivants sont les plus communs72, 73, 75, 76, 77, 78, 79 :

  • Sautes d’humeur.
  • Accès de colère ou de rage.
  • Irritabilité ou agression.
  • Incapacité de contrôler ses impulsions.
  • Symptômes physiques (par ex., fatigue, douleurs abdominales, indigestion, mal de tête, difficulté à respirer).
  • Consommation excessive d’alcool ou de drogues.
  • Comportement hyperactif (par ex., se réfugier dans le travail, le sport, les jeux de hasard ou autres activités intensives).
  • Pensées ou intentions suicidaires.

Même si les femmes souffrant de dépression sont plus fréquemment sujettes aux tentatives de suicide que les hommes, ceux-ci sont quatre fois plus à même de réussir dans leur tentative. Cela s’explique en premier lieu par la nature plus agressive des méthodes utilisées (par ex., armes à feu), alors que les femmes ont tendance à utiliser des moyens moins catégoriques (par ex. drogue en surdose)79.

Qui est à risque de dépression paternelle?

Les facteurs suivants sont liés à un risque plus élevé de dépression paternelle :

  • Antécédents personnels de dépression80.
  • Grossesse non planifiée ni voulue81.
  • Rôle paternel de type traditionnel et faible niveau d’engagement dans l’éducation de l’enfant72, 81.
  • Changement dans la structure familiale72, 82, 83.
  • Partenaire souffrant de dépression80, 84, 85, 86.
  • Faible niveau de satisfaction dans la vie de couple80, 84, 85, 86.
  • Manque de soutien social ou soutien social inadéquat86, 87.
  • Situation socioéconomique difficile71.
  • Chômage85.

Risques sur la santé

La dépression paternelle peut avoir des répercussions sur l’homme, sa partenaire et l’enfant à naître, notamment (certaines n’étant pas propres à la phase périnatale):

Risques pour l’homme
  • Consommation excessive d’alcool ou de drogues73.
  • Comportement violent73.
  • Suicide73.
Risques pour sa partenaire
  • Influence négative sur son humeur durant sa grossesse80.
  • Problèmes de couple et risque de séparation85.
Risques pour l’enfant
  • Pleurs excessifs du bébé88.
  • Difficultés de développement langagier89.
  • Problèmes émotionnels et comportementaux71, 90, 91, particulièrement si les deux parents souffrent de dépression au même moment92, 93.
  • Relation père-enfant affaiblie (par ex., peu d’interactions positives entre le père et son enfant104 et risque plus important de conflits)71.

Cultiver un réseau de soutien

Introduction

Le soutien social, formel ou informel, aide les nouveaux parents à s’ajuster dans leur nouvelle fonction à un moment difficile, tant du point de vue émotionnel que physique. Le soutien social contribue à une meilleure santé mentale chez les nouveaux parents et est associé à de meilleurs indicateurs de bien-être maternel, infantile et familial.

Sources de soutien social

Le soutien social peut provenir de différentes sources, notamment de son partenaire, de ses amis, d’une personne engagée à cet effet, de pairs et de professionnels. Le soutien peut être instrumental, informationnel, affectif ou thérapeutique.

Soutien instrumental

Le soutien instrumental est une aide pratique qui est proposée à la mère et sa famille (par ex. cuisine ou garde d’enfant). Cette forme de soutien peut être offerte par les partenaires, la famille étendue, les amis, les voisins et les organismes communautaires, et peut aussi venir d’une personne employée à cet effet (comme un prestataire de soins à domicile, une infirmière de nuit, ou une doula).

Soutien informationnel

Le soutien informationnel consiste à fournir de l’information aux nouveaux parents et à leur famille sur les défis en santé mentale auxquels ils sont confrontés, ainsi que de l’information sur la façon de s’adapter et de prendre soin de soi. Ce type de soutien peut être véhiculé par de la documentation, des publications, des sites Internet, des cours, des groupes de soutien ou des présentations sur la santé mentale en période périnatale.

Soutien affectif

Beaucoup de nouvelles mères ont l’impression qu’on s’attend à ce qu’elles sachent comment prendre soin d’un nourrisson du simple fait qu’elles sont des femmes. En fait, ce nouveau rôle suppose le plus souvent un apprentissage sur le tas ainsi que sur la base de ressources externes. Il est important de rappeler aux nouvelles mères et à leurs partenaires qu’on ne s’attend pas à ce qu’ils sachent tout. Une forme de soutien affectif consiste à leur donner le crédit de ce qu’ils font pour assurer leur nouveau rôle.

Soutien thérapeutique

Les mères souffrant de troubles de l’humeur en période périnatale ont souvent besoin de soins. Outre les traitements pharmacologiques, la thérapie par la parole peut être une autre forme de traitement. Les thérapies individuelles, de couples et de groupes peuvent également s’avérer utiles. Pour cette dernière, le partage des expériences et l’apprentissage venant d’autres nouveaux parents peuvent être particulièrement bénéfiques. Souvent, la combinaison de thérapie professionnelle et de traitement pharmacologique s’avère la plus efficace11.

Traitements possibles : Ce qu’il faut savoir

Introduction

Le choix de traitement dépend du problème en santé mentale dont il est question, de la sévérité des symptômes et des préférences personnelles. En matière de traitement, voici un aperçu du soutien à l’autogestion des soins, de l’allaitement, du traitement pharmacologique et du traitement psychologique.

Soutien à l’autogestion des soins

Pour les symptômes de dépression, d’anxiété ou d’irritabilité légers à modérés, les stratégies d’autogestion peuvent diminuer les symptômes liés à l’humeur et améliorer les capacités d’adaptation de la personne. Le plus important est la régularité du sommeil et les habitudes alimentaires, ainsi que les pauses et l’exercice. Il existe un volume de plus en plus important de documentation sur les avantages de la médecine complémentaire et parallèle en matière de santé mentale et de bien-être94, comme le yoga95 ou la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience96. La section Ressources et liens propose une liste de sites Internet et de ressources client facilement accessible de chez soi.

Allaitement

Les mères qui allaitent peuvent souffrir moins de dépression et les effets de la maladie se font moins ressentir chez les nourrissons de ces mères. Pour les mères souffrant de dépression postpartum, il est important qu’elles obtiennent du soutien adéquat à l’allaitement et qu’elles reçoivent un traitement contre la maladie qui peut être utilisé durant l’allaitement103, 104, 105.

Traitement pharmacologique

Les médicaments sont une façon de traiter les troubles mentaux. Le traitement pharmacologique peut être exclusif ou combiné avec un traitement psychologique. Pour certaines femmes, ce type de traitement peut être mal perçu. On estime à seulement 20 % le nombre de femmes souffrant de dépression qui reçoivent un traitement adéquat97. Certaines qui reçoivent un traitement pharmacologique pour des troubles de l’humeur avant la grossesse décident d’interrompre la prise de leur médicament une fois qu’elles apprennent qu’elles sont enceintes. Elles peuvent se sentir coupables concernant les effets possibles des médicaments sur le bébé ou avoir peur d’être jugée ou stigmatisée98. Ce qui peut expliquer pourquoi elles sont peu nombreuses à chercher un traitement à leurs symptômes.

Il est conseillé aux femmes enceintes souffrant de troubles mentaux préexistants de consulter leur médecin pour savoir si elles doivent continuer, changer ou interrompre la prise de médicaments durant la grossesse. La décision dépendra de l’évaluation qui sera faite de leurs antécédents en santé mentale, des symptômes courants et des risques et avantages du traitement.

Traitement psychologique

Le traitement psychologique peut varier de plusieurs séances d’accompagnement en conseil individuel jusqu’à plusieurs mois de psychothérapie intensive. En Ontario, la plupart des traitements thérapeutiques couverts par RAMO se retrouvent dans les programmes de services psychiatriques hospitaliers, les centres communautaires de santé mentale ou les équipes de santé familiale. Les thérapies non couvertes (payantes) sont disponibles auprès de psychologues autorisés, de travailleurs sociaux ou de psychothérapeutes. Pour d’autres informations, voir Associations professionnelles dans la section Ressources et liens.

Pour les femmes en phase périnatale, la psychothérapie interpersonnelle (PIP) et la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) pour traiter les dépressions légères à sévères ont fait leur preuve99. La PIP, considérée par les experts comme un traitement de première ligne pour les femmes enceintes et celles qui allaitent, est une thérapie semi-structurée qui compte jusqu’à 16 séances qui se concentrent sur la réduction des symptômes de dépression et sur l’élargissement du soutien social. La TCC, thérapie très structurée qui porte sur l’identification de la pensée déformée, la modification des croyances et les changements de comportements, a fait l’objet d’étude pour la dépression périnatale et plus récemment, l’anxiété périnatale96, 100.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource externe

Il est fortement conseillé aux professionnels de diriger les futurs parents vers des ressources spécialisées pour une évaluation plus approfondie et un traitement, en cas de présence d’un ou de plusieurs facteurs suivants :

  • Les symptômes surviennent presque tous les jours et perdurent (par ex. symptômes de dépression qui se poursuivent au-delà de deux semaines ou symptômes de maniaco-dépression qui durent plus d’une semaine).
  • Les symptômes provoquent de la détresse psychologique ou nuisent de façon critique aux activités quotidiennes.

Pour obtenir une liste des facteurs de risque pour les mères et les pères, se référer à la section Qui est à risque? et Qui est à risque de dépression paternelle?

Les nouvelles mères peuvent faire l’objet d’un dépistage pour la dépression grâce à l’Échelle de dépression postnatale d’Édimbourgl, outil conçu à cet effet. Cet outil de dépistage permet de repérer et de valider très tôt les symptômes de dépression postpartum et également d’indiquer la nécessité d’une évaluation plus approfondie par un médecin ou un spécialiste en santé mentale101.

Les futurs parents devraient être informés de l’importance de chercher de l’aide le plus tôt possible, car plus ils tardent à le faire, plus les symptômes risquent de s’aggraver et deviennent plus difficiles à traiter. Il est aussi important d’informer les nouvelles mères de l’existence de traitements sûrs et efficaces afin qu’elles obtiennent l’aide qui mettra fin à leurs souffrances.

Savoir où rediriger

En Ontario, il existe plusieurs points d’accès aux services en matière de santé mentale. Les particuliers peuvent commencer par entrer en contact avec un prestataire de soins de santé de confiance, comme un travailleur communautaire en santé mentale, un membre du personnel infirmier en santé publique, un obstétricien, un pédiatre ou un médecin de famille. Ces prestataires devraient être en mesure de fournir un traitement, de recommander des ressources locales ou de rediriger vers un prestataire de soins spécialisé en santé mentale si des soins supplémentaires sont requis.

Ceux chez qui l’on a diagnostiqué des problèmes de santé mentale peuvent être dirigés vers une variété de services, notamment102 :

  • Psychothérapie.
  • Services psychiatriques.
  • Services locaux en santé.
  • Services communautaires.
  • Services d’intervention en cas de crise.
  • Traitements hospitaliers.

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Ressources et liens


Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Associations professionnelles

Sites Web : Information sur la santé mentale

Sites Web : Soutien en santé mentale

Lignes d’assistance

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

Vidéos

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