Progression de l’accouchement

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La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés. Compte tenu de la variabilité de la formation des personnes qui offrent des informations et de l’éducation prénatale, certains renseignements fournis dans le présent document peuvent sembler plus détaillés que nécessaire pour celles ayant une formation médicale ou en soins infirmiers.

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Se préparer avant l’accouchement

L’accouchement commence généralement entre la 37e et la 42e semaine de grossesse. C’est un processus physiologique naturel qui commence habituellement quand vous et votre fœtus êtes prêts. Attendez-vous à ce que le travail se déclenche naturellement, sauf s’il y a un problème médical. Il vaut mieux vous préparer avant le début de l’accouchement. En étant mieux préparée, vous serez plus confiante pour l’accouchement et la naissance de votre bébé.

Pour vous préparer à l’accouchement, vous pouvez :

  • Vous renseigner sur le processus du travail et de la naissance.
  • Prévoir comment assurer votre confort à chaque phase du travail et de la naissance. Parlez-en à vos accompagnants et à vos prestataires de soins de santé.
  • Préparer une valise avec tout ce dont vous aurez besoin durant et après l’accouchement.
  • Écrire une liste des numéros de téléphone des personnes à contacter, comme l’accompagnant, vos prestataires de soins de santé, l’hôpital ou la maison de naissance où vous prévoyez accoucher.
  • Prévoir le moyen de transport pour vous rendre au lieu de naissance le plus rapidement possible dès que vous en avez besoin.
  • Rassembler tout le matériel recommandé par votre sage-femme, si vous prévoyez accoucher à la maison.


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Surveillez les signes précurseurs du travail dans les dernières semaines de votre grossesse.

Durant les semaines avant l’accouchement, vous pouvez remarquer des signes que le travail commencera bientôt. Ces signes sont notamment les suivants :

  • Plus de facilité à respirer. Le fœtus que vous portez est descendu plus bas dans le bassin, ce qui soulage la pression qui était exercée sur vos poumons. Ce phénomène est connu sous le nom d’allègement.
  • Pertes vaginales accrues ou perte du bouchon muqueux.
  • Crampes irrégulières ou contractions de Braxton Hicks.
  • Regain d’énergie.

Ces signes n’indiquent pas que vous êtes en train d’accoucher. Ils indiquent que le travail peut commencer au cours des prochains jours ou prochaines semaines. Quand vous voyez ces signes, restez à l’écoute de votre corps qui se prépare au travail.

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Le travail commence par des contractions fortes et régulières ou par la rupture des membranes. Si vous avez l’un de ces signes, ou tous les deux, contactez votre prestataire de soins de santé.

Si vous avez des contractions fortes et douloureuses qui se produisent régulièrement (par ex., toutes les cinq minutes, pendant presque une minute), votre travail peut avoir commencé. Votre accompagnant peut vous aider à chronométrer les contractions. Les contractions du travail raccourcissent et amincissent le col de l’utérus (effacement), et l’ouvrent (dilatation), afin de le préparer au passage de votre bébé.
Le travail peut également commencer par la rupture de la poche des eaux, dans laquelle se trouve votre bébé. Ce phénomène est connu sous le nom de perte des eaux.

Quand cette poche des eaux se rompt, vous pouvez sentir un jaillissement ou écoulement régulier de liquide. Si vous pensez que c’est le cas, contactez votre prestataire de soins de santé.

Il est important de noter :

  • L’heure de la rupture de la poche des eaux.
  • La quantité de liquide écoulé.
  • La couleur du liquide.
  • L’odeur du liquide.

Le liquide est normalement transparent, mais il peut avoir une teinte rosée à cause de saignements causés par les changements du col de l’utérus, ce qui est tout à fait normal. Si le liquide a une couleur plus foncée, ou qu’il est verdâtre, rendez-vous immédiatement à l’hôpital. Si les saignements sont importants et d’un rouge vif, composez le 911 pour qu’une ambulance vous transporte à l’hôpital le plus près de chez vous.

Si votre test de dépistage du streptocoque du groupe B (SGB) a été positif, vous devez aussi vous rendre immédiatement à l’hôpital, ou appeler votre sage-femme dès que vous perdez les eaux, pour qu’on vous administre des antibiotiques.


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Il est tout à fait normal que l’accouchement dure plus longtemps chez certaines femmes que chez d’autres.

L’accouchement et la durée du travail sont différents pour chaque femme et chacune des grossesses. Connaître les trois étapes du travail vous permettra de comprendre la progression de votre accouchement, d’apprendre ce que vous devez faire et d’assurer votre confort.


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Durant la première étape de l’accouchement, le col de l’utérus passe de 0 cm à 10 cm de dilatation.

Durant la grossesse, le col de l’utérus est fermé. Durant le travail, le col de l’utérus s’ouvre et s’élargit (dilatation) jusqu’à 10 cm, afin de laisser passer le bébé. La dilatation se produit au cours de la première étape de l’accouchement. Cette étape se divise en trois phases : la phase de latence, la phase active et la phase de transition.

À la phase de latence, le col de l’utérus s’assouplit et se raccourcit. Cette période se transforme en phase active quand le col de l’utérus atteint 3 à 4 cm de dilatation, ou 4 à 5 cm de dilatation s’il ne s’agit pas de votre premier accouchement. De nombreuses femmes trouvent cette période particulièrement longue. Essayez de bouger, de boire et de manger des collations saines, et de vous reposer le plus possible durant cette période.

Durant la phase active, le col de l’utérus continue de se dilater, jusqu’à 8 cm. Les contractions deviennent plus fortes, se rapprochent plus et durent plus longtemps. C’est la phase où les femmes se fient particulièrement à leur équipe de soutien et peuvent demander qu’on lui administre des médicaments antidouleur. Si elles ont prévu accoucher à l’hôpital, la plupart des femmes y sont admises durant la phase active.

Durant la phase de transition, les contractions se rapprochent encore plus et durent encore plus longtemps; le col de l’utérus finit de se dilater vers 8 cm à 10 cm. Il s’agit d’une phase courte, mais elle est souvent la plus difficile à supporter pour les femmes. N’oubliez pas que des contractions plus fortes signalent que votre bébé est en train de venir au monde.


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Durant la deuxième étape de l’accouchement, vous aurez à pousser. Vous allez mettre au monde votre bébé.

Quand le col de l’utérus a atteint la dilatation maximale, ou 10 cm de dilatation, vous pourriez ressentir l’envie de pousser. La durée de cette étape peut varier d’une femme à l’autre. Elle peut durer jusqu’à deux ou trois heures, parfois plus, surtout si vous ne sentez pas une grande envie de pousser. Cette période peut être plus courte pour les femmes ayant déjà accouché.

Quand vous poussez, écoutez votre corps, adoptez des positions confortables et poussez quand vous en ressentez l’envie. Il est aussi important d’écouter les conseils et les instructions de vos prestataires de soins de santé. Ils peuvent vous suggérer des positions à prendre lors de la poussée, et vous dire quand arrêter de pousser.


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Durant la troisième étape de l’accouchement, le placenta est expulsé à son tour.

Peu de temps après la naissance du bébé, vous sentirez de nouveau de faibles contractions. Vous pourrez alors expulser le placenta. Ce processus est généralement rapide. Si le placenta ne sort pas tout seul, votre prestataire de soins de santé peut devoir le sortir lui-même.


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En savoir davantage sur la progression de l’accouchement

Vous pouvez trouver d’autres informations sur la progression de l’accouchement auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section  Ressources et liens.

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Preuve à l'appui


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À propos de la progression de l’accouchement

Qu’entend-on par progression de l’accouchement?

L’accouchement est un processus naturel et physiologique1 se déroulant normalement à la fin de la grossesse2. Il commence par des contractions régulières et douloureuses de l’utérus ou la rupture du sac amniotique (souvent appelée « perte des eaux ») et se termine avec la naissance du bébé et l’expulsion du placenta1,2,3.

Des changements physiologiques distincts se produisent dans le corps de la femme enceinte, d’une manière séquentielle tout au long de l’accouchement. L’accouchement est ainsi souvent divisé en étapes. Il peut être utile de distinguer les étapes de l’accouchement, afin d’aider les femmes à comprendre et à mieux s’adapter aux changements qui surviennent dans leur corps et à prévoir les changements à venir3,4,5.

Bien que les principales étapes de l’accouchement soient généralement les mêmes pour toutes les femmes, il est important de noter que le début du travail, ainsi que la durée du travail, diffèrent grandement d’une femme à l’autre1,2,3,6,7.

Variabilité des dates de début du travail

L’accouchement se déclenche généralement entre la 37e et la 42e semaine de gestation à la fois pour les femmes primipares et multipares1, 2. Le travail commence généralement quand le fœtus est parvenu à maturité et que le corps de la femme est prêt, mais il est impossible de prévoir le moment exact du déclenchement spontané du travail1, 6. Le meilleur moyen d’estimer la date d’accouchement d’une femme est de le faire avec une échographie entre la 7e et la 16e semaine de gestation. En utilisant la règle de Naegele, les échographies effectuées après la 16e semaine et les mesures abdominales donnent des estimations très variables1, 6. Il est préférable d’informer la femme enceinte qu’il est impossible de prédire la date précise à laquelle commencera l’accouchement, mais qu’il existe des signes précurseurs du travail, auxquels elles pourraient observer attentivement1, 3.

Variabilité de la durée de l’accouchement

La durée de l’accouchement est également variable et peut être plus longue pour les femmes primigestes2, 7. Il peut être utile que les femmes le sachent et qu’elles comprennent que bien que la progression de leur accouchement sera observée, il n’y a aucun moyen d’en prédire la durée. Tout au long de la phase active, un prestataire de soins de santé surveille la progression de l’accouchement en évaluant :

  • La dilatation du col de l’utérus et la présentation du fœtus, grâce à des examens vaginaux. On s’attend à un rythme de dilation du col de 0,5 cm par heure, sur une période de quatre heures.
  • La fréquence, la durée et la force des contractions.

Certaines femmes se soucient des chiffres et sont découragées si elles trouvent que leur accouchement ne progresse pas suffisamment durant une période donnée. Si tout va bien pour la mère et le fœtus, une dilatation progressive du col de 0,5 cm, voire 0,3 cm par heure reste acceptable7. En général, le message essentiel à transmettre aux femmes devrait être que chaque femme est différente et que parfois, un accouchement naturel peut prendre plus de temps qu’un autre. Lors de l’accouchement, il vaut mieux qu’une femme se concentre sur elle-même et sur son bébé2, 3, 7.

Statistiques nationales et provinciales

Types d’accouchement

En 2006, on a estimé que 73,7 % des femmes ont accouché au Canada par voie basse. Parmi elles, 61,1 % n’ont eu besoin d’aucune assistance et 11,9 % des femmes ont donné naissance par voie basse, mais ont eu besoin d’une forme d’assistance ou d’une autre (par ex., avec ventouses, forceps ou les deux)8. Consultez le fichier Interventions à l’accouchement pour plus d’informations sur les accouchements par voie basse assistés. En 2006, on a estimé à 26,3 % le nombre de femmes ayant accouché par césarienne8. Consultez le fichier Accouchement par césarienne pour plus d’informations sur le sujet.

Naissances prématurées

Les naissances prématurées se produisent avant la 37e semaine de gestation. Les nourrissons prématurés présentent des risques plus élevés de morbidité et de mortalité que ceux nés à terme. Le nombre de naissances prématurées a diminué entre 2006 et 2010 en Ontario, passant de 8,4 % à 7,9 % des naissances vivantes. Durant la même période, le taux des naissances de grands prématurés (celles ayant lieu avant la 32e semaine de gestation) est resté relativement stable, soit à 1,2 % des naissances vivantes9.

Postmaturité

Les grossesses prolongées (ou postmaturité) sont définies comme celles pour lesquelles l’accouchement a lieu après la 42e semaine de gestation. Cette postmaturité se caractérise par un risque plus élevé de morbidité et de mortalité fœtale, ainsi que de probabilité d’accouchement avec intervention instrumentale ou chirurgicale. Entre 2006 et 2010 en Ontario, le nombre de naissances de bébés nés après terme est resté relativement stable, à environ 0,3 % des naissances vivantes9.

Lieu de naissance

En 2006, on a estimé que 97,9 % des accouchements au Canada ont eu lieu dans des hôpitaux ou des cliniques, 1,2 % à domicile et 0,8 % dans une maison de naissance. Les maisons de naissance sont des centres communautaires où les femmes peuvent recevoir les soins d’une sage-femme durant leur grossesse, le travail, la naissance et la période postnatale. L’environnement des maisons de naissance se distingue de ceux du domicile ou des milieux hospitaliers, mais il faut noter que certains prestataires de soins de santé désignent les maternités des hôpitaux sous le nom de maisons de naissance. Actuellement, la plupart des naissances se déroulent dans un hôpital. On a observé que les naissances hors de l’hôpital sont plus fréquentes parmi les femmes multipares (2,7 %) et celles ayant plus de 35 ans (3,6 %). Dans la plupart des cas, le lieu de naissance a été planifié, mais certaines naissances ont lieu à un endroit imprévu, comme dans le cas d’une naissance au cours du trajet vers le lieu prévu de l’accouchement.8

Distance au lieu de naissance

Comme le Canada constitue le deuxième territoire le plus étendu du monde, en plus d’avoir une population géographiquement dispersée, certaines femmes doivent se déplacer vers un autre endroit pour accoucher. Cela peut être lié au fait qu’elles ont des besoins particuliers en matière de soins de santé, ou par choix personnel (par exemple, disponibilité de la péridurale). En 2006, 22,8 % des femmes résidant en Ontario ont déclaré s’être rendues dans une autre ville, métropole ou communauté pour accoucher. Les femmes et les familles résidant dans des zones rurales ou isolées doivent faire l’objet d’une attention particulière de la part des intervenants. Il est important dans ces cas-là de discuter du stress psychologique et financier qui peut accompagner la nécessité de se déplacer pour accoucher, et de prendre en compte cet impératif dans la préparation à l’accouchement et à la naissance8.

Accoucheur

En 2006 au Canada, 69,6 % des femmes ont déclaré que leur principal accoucheur était un gynécologue/obstétricien; 14,6 % ont déclaré que leur principal accoucheur était un médecin de famille; 4,7 % ont déclaré que leur principal accoucheur était une infirmière ou infirmière praticienne; et 4,3 % ont déclaré que leur principal accoucheur était une sage-femme. Parmi le même échantillonnage, les statistiques indiquent que 49,4 % ont fait appel au même prestataire de soins de santé durant la grossesse, le travail et la naissance. La plupart des femmes (88,4 %) ont affirmé qu’avoir le même prestataire de soins de santé autant durant leur grossesse que durant le travail et l’accouchement était important pour elles8.

 

Qui est à risque?

Facteurs affectant la progression de l’accouchement

Au début de l’accouchement, la plupart des femmes s’attendent à donner naissance par voie basse3, 4, 10, 11, 12. Cependant, certaines circonstances au cours de l’accouchement peuvent ralentir, voire interrompre le processus de l’accouchement. Ces circonstances peuvent être liées aux facteurs suivants4, 10 :

  • La puissance.
  • Le passager.
  • Le passage.
  • La mentalité.
La puissance

Les contractions de l’utérus servent à entraîner l’effacement et la dilatation du col de l’utérus, ainsi que la descente du fœtus. Des contractions inadéquates sont la cause la plus courante d’un ralentissement ou d’une interruption du travail. Cela se produit si les contractions sont inadéquates au niveau de leur force, de leur fréquence ou de leur durée4, 10.

Le passager

Le nombre et la position du ou des passager(s) peuvent influer sur le déroulement du travail. Par exemple, si une femme attend des jumeaux et que l’un des jumeaux se trouve dans une position qui ne permet pas le passage dans le bassin, le travail peut s’en trouver ralenti ou interrompu4, 10.

Le passage

Si le bassin d’une femme est trop étroit, ou s’il est d’une façon ou d’une autre asymétrique, le déroulement du travail peut s’en trouver ralenti ou interrompu. Ce problème se présente rarement, mais il y a plus de probabilité qu’il se produise chez les femmes de petite taille (< 155 cm), celles qui ont été blessées au bassin, ou celles qui ont une tumeur osseuse ou une tumeur des tissus mous dans le bassin ou tout près du bassin4, 10, 13.

La mentalité

La progression de l’accouchement peut dépendre de la confiance de la femme en sa capacité à supporter la douleur et à donner naissance. Si la femme ne possède pas cette confiance, ou si elle a peur de l’accouchement, le bon déroulement du travail peut être entravé10, 12.

Veuillez noter que la plupart des femmes qui ont vécu quelques-unes des circonstances discutées dans la présente section ont été capables de poursuivre leur accouchement et de donner naissance par voie basse. Des mesures de soutien, comme le changement fréquent de position et les encouragements de la part de l’accompagnant peuvent avoir un effet positif sur l’issue de l’accouchement. Bien qu’il ne soit pas possible de poursuivre le travail normalement dans toutes les circonstances, les femmes devraient être au courant de ces mécanismes d’adaptation4. Consultez le fichier Soutien à l’accouchement pour plus d’informations sur le sujet.

Si l’accouchement ne peut vraiment pas se poursuivre, les femmes seront assistées dans le travail ou la naissance3, 4. Veuillez consulter les fichiers Interventions à l’accouchement et Accouchement par césarienne pour plus d’informations sur le sujet.

Se préparer à l’accouchement

Avantages de la préparation prénatale à l’accouchement

Pour la plupart des femmes et leurs familles, le travail et l’accouchement sont des moments d’enthousiasme et d’anticipation, mais ils peuvent aussi s’avérer des moments d’incertitude, d’angoisse et de peur1, 3. Un des meilleurs moyens de soulager l’angoisse et la peur qu’une femme et sa famille peuvent ressentir, est de se préparer convenablement au travail et à l’accouchement12, 14, 15, 16.

La préparation prénatale au travail et à l’accouchement permet de :

  • Réduire les peurs et les angoisses vis-à-vis le travail et l’accouchement12, 14.
  • Améliorer la confiance que les femmes ont en leur capacité à donner naissance15, 17, 18.
  • Réduire le risque d’admission pendant la phase de latence15.
  • Faire participer davantage le partenaire14.
  • Avoir un accouchement de plus courte durée12.
  • Accroître la capacité de s’adapter à l’expérience de l’accouchement et à la période postnatale14.
  • Renforcer la confiance des femmes en leur capacité à allaiter et à prendre soin de leur bébé après la naissance16.

Toutes les femmes enceintes au Canada doivent recevoir de l’information, des encouragements et du soutien relativement au déroulement du travail et de l’accouchement1, 2. Cela peut se faire de différentes façons, dont les suivantes :

  • Cours prénataux.
  • Discussions privées et ouvertes avec les prestataires de soins de santé.
  • Autopréparation.
  • Discussions avec l’accompagnant.

Cours prénataux

Les cours d’éducation prénatale donnent l’occasion aux femmes et à l’accompagnant d’obtenir de l’information et d’apprendre des compétences liées à la grossesse, à l’accouchement, à la naissance, à l’allaitement et à la période postnatale18. Les informations que les futurs parents reçoivent dans ces cours doivent être claires et complètes. Ces informations doivent leur être fournies sous forme orale et écrite. Si elles sont vagues et contradictoires, ou incomplètes, cela peut intensifier leur niveau d’anxiété plutôt que de l’apaiser9.

Les cours d’éducation prénatale sont aussi l’occasion pour les femmes et l’accompagnant de recevoir des informations sur la manière de se préparer à l’éventualité de certains événements durant la grossesse, l’accouchement, la naissance et la période postnatale. En se familiarisant avec diverses positions d’accouchement et techniques de respiration lors des cours prénataux, les femmes seront plus en mesure de s’adapter à la douleur au cours de l’accouchement18.

En plus de fournir des informations sur le processus physiologique et mental à l’œuvre au cours du travail et de l’accouchement, les éducateurs en santé prénatale peuvent envisager de fournir des informations sur les politiques et procédures en vigueur dans les hôpitaux ou dans les maisons de naissance de la région. Pour les futurs parents, le fait de pouvoir visiter le lieu de naissance peut grandement contribuer à apaiser leurs inquiétudes9.

De plus, le fait de rencontrer d’autres parents qui ont les mêmes questions peut être particulièrement bénéfique pour les futurs parents, autant pour apaiser leurs inquiétudes que pour se créer un réseau de soutien. Cet aspect est aussi à prendre en compte au moment où les futurs parents choisissent le format de leurs cours prénataux, d’autant plus que les cours prénataux en ligne gagnent actuellement en popularité19.

Discussions ouvertes en tête à tête avec les prestataires de soins de santé

Les futurs parents trouvent souvent utile de discuter de leurs peurs, de leurs angoisses, de leurs inquiétudes et de leurs attentes (ainsi que des répercussions des événements traumatisants du passé) avec le prestataire de soins de santé qui sera probablement présent à la naissance de leur bébé. En fait, les prestataires de soins de santé peuvent offrir des informations sur l’accouchement et la naissance afin de faciliter les prises de décision et favoriser une expérience positive de l’accouchement3, 14, 16.

Autopréparation

Quand elles se préparent à l’accouchement, les femmes enceintes trouvent souvent utile d’avoir tout ce dont elles auront besoin, prêt à emporter avant le début du travail. Cela peut comprendre un sac contenant le matériel requis durant le travail, la layette du bébé et un plan de transport si elles prévoient accoucher à l’hôpital ou à une maison de naissance. Il est également utile de préparer une liste des numéros de téléphone importants placés à un endroit visible.

Les femmes doivent prendre soin d’elles avant l’accouchement, afin de se préparer mentalement au processus. Cela peut signifier prendre un congé, ou éviter les activités sociales. Les professionnels et les accompagnants de la femme enceinte doivent l’encourager à le faire10.

Discussions avec l’accompagnant

En préparation à l’accouchement, les femmes et les accompagnants trouvent souvent utile de parler de leurs peurs, de leurs inquiétudes et de leurs attentes concernant le travail et l’accouchement. Cela peut aider à apaiser les inquiétudes qu’elles pourraient avoir vis-à-vis les événements qui les attendent et sert aussi à stimuler la discussion sur les mesures et le type de soutien nécessaire durant l’accouchement3. Consultez le fichier Soutien à l’accouchement pour plus d’informations sur le sujet.

Signes précurseurs de l’accouchement

Changements physiques

Au courant des semaines et des jours qui précèdent l’accouchement, les femmes observent divers signes que le travail peut commencer d’un moment à l’autre10, 20.

De nombreuses femmes, particulièrement les femmes dont c’est le premier accouchement, demandent l’aide de leur prestataire de soins de santé dès qu’elles ressentent les signes que l’accouchement est pour bientôt. Quand cela se produit, il est important que les prestataires de soins de santé confirment leurs inquiétudes et les rassurent en leur expliquant qu’il s’agit des signes normaux durant la dernière phase de la grossesse, puis qu’ils leur donnent des instructions écrites et verbales pour reconnaître les signes réels du travail2, 3, 6, 20.

Certains signes précurseurs du travail comprennent la sensation d’allègement, la perte du bouchon muqueux, l’apparition de crampes irrégulières ou des contractions de Braxton Hicks, ainsi qu’un regain d’énergie. Il est important de noter que toutes les femmes ne présentent pas l’ensemble de ces signes et qu’il ne s’agit pas ici d’une liste exhaustive des signes précurseurs de l’accouchement. Les femmes doivent être informées de la nature de ces signes et de leur signification10, 20.

Allègement

Avant le début du travail, la partie du fœtus qui se présente (habituellement la tête) descend dans le bassin de la mère. Quand cela se produit, les femmes peuvent mieux respirer, l’utérus n’appuyant plus sur leurs poumons. À ce moment, elles peuvent sentir un besoin plus fréquent d’uriner, car le fœtus appuie maintenant plus sur la vessie. Chez d’autres femmes, le processus d’allègement peut se produire progressivement, et elles ne remarquent aucun changement10.

Perte du bouchon muqueux

Vers la fin de la grossesse, le col de l’utérus de la femme enceinte commence à s’assouplir en préparation de l’accouchement. Cela peut entraîner des pertes vaginales plus importantes, ainsi que la perte du bouchon muqueux. Le bouchon muqueux est une masse translucide et gélatineuse, généralement de la taille d’une pièce de 25 ¢. Il n’est pas rare qu’il y ait un peu de sang. Le bouchon muqueux fait office de « gardien » du col de l’utérus. La perte du bouchon muqueux n’est pas inquiétante, mais indique que le travail peut commencer à tout moment. Certaines femmes ne remarqueront pas la perte de leur bouchon muqueux. Il peut tomber inaperçu dans les toilettes, ou peut n’être perdu qu’au début du travail10, 21.

Contractions de Braxton Hicks

Durant le travail, le corps de la femme subit des contractions fortes et régulières de l’utérus afin de pousser le fœtus hors de l’utérus, puis du vagin et conclure le processus de l’accouchement. Au cours de la grossesse, l’utérus de la femme peut se contracter en préparation de l’accouchement. Ces contractions sont connues sous le nom de contractions de Braxton Hicks. Elles portent le nom du médecin anglais qui le premier les a décrites en 1872. Contrairement aux contractions de l’accouchement, les contractions de Braxton Hicks présentent les caractéristiques suivantes10 :

  • Elles se produisent sporadiquement, sans rythme véritable.
  • Elles disparaissent souvent quand la femme se repose ou change de position.
  • Elles peuvent être inconfortables, mais ne causent pas de réelle douleur à la femme.

Veuillez noter que les contractions du vrai travail ne disparaissent pas. Celles-ci se produisent à intervalle régulier et sont douloureuses. Si une femme subit ce type de contractions, elle doit consulter un prestataire de soins de santé afin que celui-ci détermine si le travail a commencé ou non10.

À tout moment de la grossesse, si les contractions sont un sujet d’inquiétude pour elles, les femmes doivent consulter un prestataire de soins de santé, car il est important de pouvoir exclure la possibilité d’un travail prématuré22

Regain d’énergie

En préparation à l’accouchement, les hormones sécrétées par le corps de la femme changent. Certaines femmes ressentent ainsi un regain d’énergie et par conséquent, veulent dépenser cette énergie d’une manière ou d’une autre. On réfère souvent à ce besoin sous le nom de « nidification ». Il est recommandé aux femmes de conserver leur énergie le plus possible pour l’accouchement10.

Autres signes précurseurs du travail

D’autres signes précurseurs de l’accouchement comprennent : l’indigestion, les nausées, les vomissements, la diarrhée et une pression accrue sur le périnée. À moins que ces signes causent un inconfort insupportable, ils sont généralement bénins10.

Déclenchement spontané du travail

Connaître les signes du travail

Parmi les signes que le travail a commencé, on compte la présence de contractions fortes et régulières de l’utérus et la rupture des membranes du sac amniotique. Les femmes devraient être informées des signes de déclenchement spontané du travail et être préparées à demander l’aide d’un prestataire de soins de santé quand ces signes se présentent3, 10, 23. Un Diagramme décisionnel relatif à l’accouchement, figurant à l’annexe  du présent document, peut aider les femmes et les accompagnants à décider quand il faut se rendre au lieu de naissance. Ce diagramme peut également servir à entamer une discussion entre la femme et son prestataire de soins de santé au sujet des signes du travail et du moment propice pour contacter le prestataire de soins de santé. Il peut aussi y avoir des différences déterminant le moment où il est nécessaire de se mettre en route pour le lieu de naissance, en fonction de la distance, du climat et de la météo ou des antécédents d’accouchement rapide.

Contractions

L’utérus est un muscle. Comme tout autre muscle, il passe par des périodes de contraction (resserrement) et de relâchement (repos). Durant l’accouchement, les contractions de l’utérus sont régies par une hormone appelée ocytocine. Quand le taux d’ocytocine augmente dans le corps d’une femme enceinte, cela entraîne des contractions régulières de l’utérus, qui deviennent de plus en plus intenses. Ces contractions ont un but particulier durant l’accouchement, puisqu’elles aident à l’effacement (amincissement) et à la dilatation (ouverture) du col de l’utérus, ainsi qu’à la descente progressive du fœtus dans le bassin, afin que la naissance puisse se produire. Si une femme sent que ses contractions sont fortes ou douloureuses et qu’elles se produisent à intervalles réguliers et de plus en plus rapprochés, elle devrait contacter son prestataire de soins de santé pour déterminer si l’accouchement a véritablement commencé ou non10, 22, 23.

Déterminer la force des contractions

Quand l’utérus d’une femme se contracte, celle-ci sent que son ventre devient dur. Avec des contractions progressivement de plus en plus intenses au cours de l’accouchement, le ventre durcit de plus en plus. Cela cause souvent une plus grande douleur. On peut demander à la femme d’évaluer l’intensité de la douleur qu’elle ressent durant les contractions, sur une échelle de 0 à 1010. Cela peut aider le prestataire de soins de santé à évaluer le meilleur moyen de l’assister ou si les mesures de soutien fonctionnent bien.

Durant chaque contraction, le ventre de la femme devient dur à la palpation. Tout au long de l’accouchement, on peut palper le ventre afin de déterminer la force des contractions. Grâce à cette méthode, il est possible de décrire les contractions comme étant faibles, modérées ou fortes. Les directives ci-dessous peuvent être utilisées pour évaluer la force des contractions d’une femme par palpation10 :

  • Avec des contractions légères, le ventre de la femme semble légèrement durci; il est facile de laisser la trace du passage d’un doigt sur la peau, et la surface est semblable à celle du nez au toucher.
  • Avec des contractions modérées, le ventre de la femme semble ferme; il est difficile de laisser la trace du passage d’un doigt sur la peau, et la surface est semblable à celle du menton au toucher.
  • Avec des contractions fortes, le ventre de la femme semble rigide, ou comme une planche, et la surface est semblable au à celle du front au toucher.
Chronométrer les contractions

Durant le travail, les contractions apparaissent comme des vagues. Chaque contraction présente une montée progressive de l’intensité jusqu’à un pic, puis d’un relâchement, avec un intervalle de repos avant le début de la prochaine contraction (voir le diagramme ci-dessous). Il est utile de chronométrer les contractions pour observer leur durée, si elles sont régulières ou non et si elles sont ou non de plus en plus rapprochées (indicateur du déclenchement spontané du travail). Pour déterminer la durée d’une contraction, il faut démarrer le chronomètre au début de la montée d’intensité et arrêter à la fin de la période de relâchement. Pour déterminer à quelle fréquence les contractions se produisent, il faut chronométrer du début d’une contraction au début de la prochaine contraction. Il n’est pas nécessaire de chronométrer les contractions continuellement. Il est plus utile de le faire si on observe un changement des caractéristiques du travail, dans l’intensité des contractions, ou encore quand il y a rupture des membranes10, 11.


Rupture des membranes

Le déclenchement spontané du travail peut aussi être marqué par la rupture des membranes du sac amniotique. Cela peut se produire avant ou après l’apparition des contractions. Dans ce cas, la femme perçoit un jaillissement soudain ou un écoulement régulier de liquide entre les jambes. La femme doit toujours consulter un prestataire de soins de santé si elle soupçonne que le liquide qui s’écoule est du liquide amniotique. Si les membranes du sac amniotique se déchirent bien avant que le travail se déclenche, les risques d’infection de la mère et du fœtus augmentent10, 24, 25.

Quand il y a rupture des membranes, la femme devrait être encouragée à noter l’heure, le volume, la couleur et l’odeur du liquide. Le liquide amniotique est normalement incolore. Un liquide sombre ou verdâtre peut indiquer que le fœtus a excrété du méconium (selles), ce qui n’est pas normal. La plupart des nourrissons ont leurs premières selles dans les 24 à 48 heures suivant leur naissance. Généralement, quand le fœtus excrète du méconium avant la naissance, c’est qu’un facteur de stress l’a perturbé. Si une femme remarque que le liquide qui s’écoule est sombre ou verdâtre, elle doit immédiatement consulter son prestataire de soins de santé10, 26, 27, 28. Si elle ne peut pas le joindre, elle doit se rendre immédiatement à l’hôpital pour être examinée.

Si une femme a obtenu des résultats positifs au test de dépistage du streptocoque du groupe B (SGB), ou qu’elle ne connaît pas le résultat de ce test de routine effectué à la fin de la grossesse, et que les membranes de son sac amniotique se rompent, elle devrait immédiatement consulter son prestataire de soins de santé pour se faire administrer un traitement. Cette recommandation consiste à déclencher le travail et à commencer l’administration d’antibiotiques10, 29, 30.

Liquide amniotique teinté de méconium

Il n’existe pas de dépistage systématique pour vérifier si le fœtus a excrété ou non du méconium in utero durant la grossesse. Cela ne devient visible qu’après la rupture des membranes. Si un fœtus excrète du méconium in utero, bien qu’il s’y adapte parfois sans conséquences néfastes, il y a un risque que le fœtus aspire du méconium pendant l’accouchement, ce qui peut causer une détresse respiratoire. Le syndrome d’aspiration méconiale (SAM) est une complication qui se produit dans à peu près 10 % des naissances au moment de l’excrétion du méconium par le fœtus. Si une femme voit s’écouler du liquide teinté de méconium, elle doit savoir que son accouchement sera peut-être assisté par un prestataire de soins de santé ayant les compétences pour administrer des actes de réanimation néonatale par mesure de précaution. La plupart des nouveau-nés voient leur fonction pulmonaire intégralement restaurée, mais le SAM constitue néanmoins pour les bébés un grand facteur de risque de contracter des maladies pulmonaires dans l’avenir10, 26, 27, 28.

Test de dépistage et traitement du streptocoque du groupe B (SGB)

Il est recommandé que toutes les femmes enceintes au Canada soient testées à la 35e ou 36e semaine de gestation pour dépister le streptocoque du groupe B (SGB) au niveau de leur flore vaginale et rectale. Le SGB est une bactérie, colonisant généralement l’appareil génital de nombreuses femmes, qui ne pose aucun risque pour leur santé. Par contre, si un nouveau-né entre en contact avec cette bactérie durant l’accouchement, cela peut entraîner diverses maladies comme la bactériémie, la méningite, la pneumonie, voire causer la mort du nouveau-né. Le taux de mortalité des nouveau-nés infectés par le SGB varie de 5 % à 20 %.

Pour le test de dépistage du SGB durant la grossesse, on demande à la femme enceinte de prélever des échantillons de cellules au niveau vaginal, puis rectal par écouvillonnage, en vue d’une mise en culture. Un prestataire de soins de santé peut aussi prélever lui-même les échantillons lors d’une consultation prénatale. Si à partir de cette culture, le test est positif, il y a 96 % de probabilité que cette femme porte encore le SGB au moment de l’accouchement.

Les directives de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) recommandent que les femmes dont le test de dépistage du SGB s’est avéré positif se voient administrer par intraveineuse des antibiotiques régulièrement durant la phase active jusqu’à la naissance du bébé. Les femmes dont l’urine testée indique la présence de SGB, ou dont un nouveau-né a déjà été infecté par le SGB, sont considérées comme colonisées par le SGB et sont également traitées aux antibiotiques durant l’accouchement.

Les antibiotiques administrés sont sensibles à la souche de SGB par laquelle la femme est colonisée. Un des principaux antibiotiques utilisés pour traiter le SGB est la pénicilline. Si une femme est allergique à la pénicilline, on peut recourir à un autre antibiotique. Depuis l’introduction universelle du test de dépistage et du traitement prophylactique en 2002, l’incidence de cette maladie néonatale a diminué au Canada et aux États-Unis, passant de 1 à 3 cas par 1 000 cas dans les années 1990 à entre 0,35 et 0,5 cas par 1 000 cas29, 30.

Étapes de l’accouchement

Comprendre les étapes de l’accouchement

Une séquence unique d’événements se produit durant le processus de l’accouchement, du déclenchement du travail à la naissance du nouveau-né et l’expulsion du placenta. Les hormones de la femme jouent un rôle essentiel lors de ce processus physiologique naturel1. L’accouchement peut être divisé en trois étapes différentes. Il peut être grandement bénéfique pour les femmes et les accompagnants de comprendre ce qui se passe durant ces différentes étapes et de connaître les moyens de les aider à s’adapter aux événements propres à chaque étape4, 10.

Dilatation et effacement du col de l’utérus

Dans l’anatomie féminine, le col de l’utérus est la partie inférieure de l’utérus qui se trouve rattachée au vagin. La partie de l’ouverture du col qui se trouve vers l’utérus est appelée ouverture interne du col de l’utérus, tandis que la partie vers le vagin est appelée ouverture externe du col de l’utérus. Chez une femme qui n’est pas en travail, le col mesure environ 2 à 3 cm de long et il est fermé. Pour que le fœtus puisse passer de l’utérus vers le vagin, par le col de l’utérus, ce dernier doit s’effacer à 100 % (il s’amincit ou se raccourcit) et se dilater de 0 cm à 10 cm. La dilatation et l’effacement du col de l’utérus sont évalués lors d’un examen vaginal au cours de l’accouchement4, 3, 10.

Examen vaginal

Les examens vaginaux sont accomplis par des prestataires de soins de santé formés en soins de maternité et permettent d’évaluer la progression du travail chez la femme. Pour ce faire, l’examinateur porte des gants stériles et insère deux doigts lubrifiés dans le vagin pour examiner le col de l’utérus de la femme en travail. Ce procédé peut être inconfortable pour la femme durant le début du travail, quand l’examinateur doit aller plus profondément pour atteindre le col de l’utérus et l’examiner. L’examinateur pourrait demander à la femme de surélever le bassin à l’aide d’une couverture pliée afin de faciliter le processus. Au cours de l’examen, il peut être utile pour la femme de s’efforcer à se détendre, à respirer lentement et doucement et à suivre les instructions du prestataire de soins de santé. L’examen ne devrait être effectué qu’en cas de besoin pour des raisons médicales, afin d’éviter les risques d’infection et tout inconfort inutile pour la femme10, 31.


Position du fœtus

Quand les prestataires de soins de santé effectuent un examen vaginal durant l’accouchement, ils peuvent aussi déterminer où la partie du fœtus qui se présente (habituellement la tête) se trouve par rapport aux épines sciatiques de la mère. Cela s’appelle « déterminer la hauteur de présentation fœtale ». La hauteur de présentation est une mesure servant à évaluer la descente du fœtus dans le bassin en préparation à la naissance. Si la présentation fœtale se trouve au niveau des épines sciatiques de la femme, la hauteur de présentation du fœtus est dite au niveau 0 (zéro). Si elle se trouve à 1 cm au-dessus du niveau des épines sciatiques de la femme, la hauteur de présentation du fœtus est dite au niveau -1. Si elle se trouve à 1 cm au-dessous du niveau des épines sciatiques de la femme, la hauteur de présentation du fœtus est dite au niveau +1. La naissance est imminente quand la hauteur de présentation est aux niveaux +4 à +510.

Première étape de l’accouchement

Durant la première étape de l’accouchement, le col de l’utérus parvient à un effacement de 100 % et se dilate de 0 cm à 10 cm. Cela se produit à la suite de contractions d’intensité croissante, qui se rapprochent de plus en plus et durent de plus en plus longtemps3, 10.

La première étape de l’accouchement peut en outre être subdivisée en trois phases différentes. Plusieurs événements physiologiques se produisent à chacune de ces phases et nécessitent des compétences différentes. Les trois phases sont les suivantes :

  • Phase de latence.
  • Phase active.
  • Phase de transition3, 10.
Phase de latence

Durant la phase de latence, le col de l’utérus d’une femme primipare se dilate de 0 cm à 3 cm et celui d’une femme multipare de 0 cm à 4 cm ou 5 cm32. L’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) a récemment formulé de nouvelles recommandations qui peuvent affecter la définition de la phase de latence. Il indique ainsi : « La dilatation du col de l’utérus à 6 cm doit être considérée comme le seuil pour la phase active chez la plupart des femmes en travail d’accouchement. Il s’ensuit qu’avant 6 cm de dilatation, les normes concernant la progression en phase active ne devraient pas être appliquées. » Cette recommandation compte parmi plusieurs recommandations visant la prévention sécuritaire des césariennes au premier accouchement33. Quelle que soit la définition adoptée de la phase de latence de l’accouchement, le col de l’utérus d’une femme primipare sera complètement effacé durant cette phase, tandis que celui d’une femme multipare continuera de s’effacer tout au long de la première étape de l’accouchement. Chez les femmes primipares, la hauteur de présentation du fœtus atteint le niveau 0; chez les multipares, la hauteur de présentation atteint un niveau entre 0 et +2. Durant cette phase, les contractions de l’utérus sont d’intensité légère à modérée, se produisent toutes les 5 à 30 minutes et durent entre 30 et 45 secondes. Les variations indiquées ici sont des moyennes et peuvent différer d’une femme à l’autre. Les femmes seront encore capables de parler durant ces contractions10.

Si une femme se présente à son lieu de naissance au cours de la phase de latence, il est possible qu’on lui demande de rentrer à la maison et de revenir quand son travail sera plus avancé. Cela ne lui sera suggéré que si elle a une grossesse sans risques, si le liquide amniotique est translucide (en cas de perte des eaux) et si elle ne présente aucun problème inquiétant pour sa santé ou celle du fœtus. Autrement, elle peut attendre dans une zone de l’hôpital dédiée aux femmes parturientes en phase de latence. Le but de la plupart des programmes d’évaluation du travail est de retarder l’admission des femmes jusqu’à ce qu’elles parviennent à la phase active. Il est important de prévenir des interventions non nécessaires sur les femmes durant la phase de latence, et de permettre aux femmes de se détendre et de se sentir à l’aise dans leur propre environnement2, 3, 5, 20, 34. Certaines femmes ou les accompagnants peuvent avoir de la difficulté à quitter le lieu de naissance en raison d’un mélange d’incertitude, de douleur et d’anxiété. Elles devraient être rassurées et comprendre pourquoi on leur a conseillé de rentrer chez elles durant la phase de latence. Il faut également leur indiquer le moment auquel il leur faudra appeler ou se présenter à nouveau35, ainsi que les mécanismes d’adaptation qu’elles peuvent utiliser pendant ce temps (par ex., activités distrayantes, la marche et le repos)10, 35. Consultez le fichier Soutien à l’accouchement pour plus d’informations sur le sujet.

Phase active

La SOGC décrit le début de la phase active du travail comme la présence d’un rythme de contractions menant à l’effacement du col de l’utérus et à sa dilation à plus de 3 ou 4 cm chez les femmes primipares et à plus de 4 ou 5 cm chez les femmes multipares32. Durant la phase active, le col de l’utérus continue de se dilater jusqu’à 8 cm; la hauteur de présentation du fœtus atteint le niveau +1 à +2; et les contractions de l’utérus de la mère atteignent une intensité de modérée à forte, se succédant toutes les trois à cinq minutes et durant environ 40 à 70 secondes7, 10.

Il s’agit de l’étape à laquelle la plupart des femmes sont admises à leur lieu de naissance, à moins qu’elles n’aient prévu d’accoucher à domicile. On a tendance à surveiller de près la femme parturiente et son fœtus durant cette phase, afin de s’assurer de leur bien-être. Les contractions s’intensifient également durant cette phase et la femme tend alors à se fier grandement à son réseau de soutien pour l’aider à supporter la douleur3, 7, 10. Veuillez consulter les fichiers Soutien à l’accouchement et Prise en charge de la douleur pour plus d’informations sur les stratégies d’adaptation durant l’accouchement.

Phase de transition

Durant la phase de transition, le col de l’utérus se dilate de 8 cm à 10 cm; la hauteur de présentation du fœtus atteint les niveaux +2 à +3; et les contractions de l’utérus de la mère atteignent une intensité forte à très forte, se produisant toutes les deux ou trois minutes et durant entre 45 et 90 secondes10.

C’est lors de cette phase que les contractions peuvent atteindre leur plus grande intensité et que les femmes ont le plus de mal à supporter la douleur ou veulent même abandonner. Il est important à ce moment-là de donner des compliments et d’encourager la femme à se concentrer sur l’accouchement3, 10.

Deuxième étape de l’accouchement

La deuxième étape de l’accouchement est définie par la période allant de la dilatation complète du col de l’utérus (10 cm) à la naissance du bébé3, 10. La deuxième étape de l’accouchement peut être la plus éprouvante et la plus exténuante, particulièrement pour les femmes dont c’est le premier accouchement, car c’est lors de cette phase que la femme doit pousser3, 10, 36.

Deuxième étape – passive (dilatation complète du col, sans poussée)

Durant cette étape, le col de l’utérus est entièrement dilaté, mais la femme ne pousse pas pour l’instant, car elle n’en ressent pas encore le besoin. Ses contractions et le rythme cardiaque du fœtus continuent d’être observés, et les contractions de l’utérus poursuivent leur œuvre consistant à engager le fœtus plus loin dans le bassin. Cette étape est souvent considérée comme un moment de répit pour la femme qui peut reprendre un peu d’énergie en préparation à l’expulsion du fœtus10, 36.

Par le passé, dès que les femmes atteignaient une dilatation complète du col de l’utérus, elles devaient se mettre à pousser, même si elles n’en ressentaient pas l’envie. Un effort si vigoureux peut causer une distension rapide des tissus vaginaux et pelviens, ce qui peut aboutir à de l’incontinence urinaire et à des lacérations inutiles. Les efforts trop vigoureux peuvent aussi être inefficaces pour pousser davantage le fœtus dans le vagin et entraînent une fatigue précoce de la mère. On reconnaît désormais qu’il vaut mieux laisser la femme se reposer quelque temps et permettre aux contractions d’avancer le fœtus dans le vagin avant que la mère commence à pousser. Une fois que cela se produit, les femmes ressentent un besoin naturel de pousser, ce qui est généralement plus efficace pour le processus de l’accouchement36, 37, 38.

Deuxième étape – active (dilatation complète du col, avec poussée)

À cette étape, les femmes ressentent un besoin naturel et spontané de pousser et à ce moment-là, poussent en coïncidant avec la venue des contractions. Si la femme s’est vue administrer une péridurale et qu’elle ne ressent pas aussi fortement le besoin de pousser, un prestataire de soins de santé peut lui indiquer de pousser10, 38.

Les femmes devraient pousser en adoptant les positions les plus confortables pour elles. Si la progression est lente, elles devraient privilégier les positions où la gravité peut aider à la descente du fœtus et à la progression du travail. Voici quelques positions à essayer lors de la poussée10, 38 :

  • Position en semi-Fowlerdu lit (avec ou sans étriers).
  • Debout.
  • Accroupie.
  • Assise sur une chaise d’aisance, les toilettes ou un tabouret d’accouchement.
  • À quatre pattes.
  • Couchée sur le côté.

Les femmes devraient discuter avec leurs prestataires de soins de santé des positions qu’elles souhaiteraient essayer durant l’accouchement. Consultez le fichier Soutien à l’accouchement pour plus d’informations sur les avantages d’essayer différentes positions durant l’accouchement.

Processus de naissance par voie basse

Le processus de naissance par voie basse est habituellement un processus relativement rapide; cependant, il reste encore des événements clés qui doivent se produire durant cette étape. La femme peut être très inquiète à ce moment-là et ressent une intense brûlure au niveau de la vulve quand la tête du fœtus commence à apparaître et dilate le tissu vaginal et le périnée de la mère. Il est alors important pour la mère de rester concentrée et d’être capable d’écouter les instructions que lui donne son prestataire de soins de santé10, 39.

La tête du bébé est généralement la première partie du corps à naître. Voir le fichier Accouchement du siège pour plus d’informations sur le processus d’accouchement durant lequel des parties du corps autres que la tête se présentent en premier. Comme le bassin d’une femme comporte différents reliefs, la tête du fœtus doit s’y adapter pour que la naissance par voie basse puisse se produire. Avant de pouvoir naître, le fœtus passe par les sept mouvements cardinaux suivants10 :

  1. Engagement du fœtus dans le bassin.
  2. Descente du fœtus le long du bassin.
  3. Flexion de la tête du fœtus dès que celle-ci se heurte à une résistance de la part du bassin.
  4. Rotation interne de la tête du fœtus afin que celui-ci se retrouve en présentation occipito-antérieure (visage vers le bas).
  5. Extension de la tête du fœtus une fois que celui-ci atteint le périnée.
  6. Rotation externe de la tête du fœtus (visage dirigé vers l’intérieur de la cuisse de la mère) après la naissance de la tête, qui se réaligne ainsi avec le reste du corps du fœtus.
  7. Expulsion ou naissance, avec l’épaule antérieure apparaissant avant l’épaule postérieure.

 

Circulaire du cordon

Dès que la tête émerge, la plupart des prestataires de soins de santé vérifient s’il y a occurrence ou non de circulaire du cordon, ce qui se produit quand le cordon ombilical entoure le cou du bébé. Le cas échéant, des mesures sont prises dont la nature dépend de l’étroitesse de la prise. Quand le cordon est lâche, il est possible de tirer un peu dessus pour le faire passer par dessus la tête du bébé. S’il est trop serré, on peut délivrer le bébé grâce à une manœuvre de retournement, ou bien le cordon peut être clampé, coupé, puis déroulé avant l’expulsion du reste du corps du bébé. Certaines femmes ont exprimé ne pas vouloir d’examen vaginal durant le processus d’accouchement aux fins d’évaluation de la position du cordon ombilical, mais il reste utile de savoir que cette procédure de vérification de l’occurrence ou non de circulaire du cordon peut être bénéfique pour le bébé40, 41.

Dès que possible après la naissance, le nouveau-né est placé en contact physique avec sa mère (peau contre peau) afin de favoriser les liens affectifs entre les deux et d’établir l’allaitement3. Voir les fichiers Soins du nouveau-né et Allaitement pour plus d’informations sur le sujet.

Troisième étape de l’accouchement

Durant la troisième étape de l’accouchement, le placenta se détache normalement de la paroi de l’utérus, puis est expulsé. La femme ressent quelques faibles contractions quand cela est sur le point de se produire, ce qui l’invite à expulser le placenta3, 10. Le prestataire de soins de santé peut soit tenir le cordon ombilical et tirer délicatement dessus pour stimuler la délivrance du placenta (appelé gestion active) ou permettre au placenta de se détacher de lui-même, sans traction contrôlée (gestion physiologique). De plus amples renseignements sur la gestion active ou physiologique lors de la troisième étape de l’accouchement sont disponibles à la section Ressources et liens.

Le temps entre la naissance du bébé et la délivrance du placenta n’est généralement pas long. Des recherches ont démontré que 50 % des placentas étaient délivrés dans les cinq minutes suivant la naissance du bébé et que 90 % des placentas sont délivrés dans les 15 minutes suivant la naissance du bébé42, 43. Si le placenta n’est pas délivré après 30 minutes, la femme se trouve exposée à un risque élevé de perdre beaucoup de sang. Ce phénomène est appelé « hémorragie post-partum (HPP) »43, 44. L’HPP est un grand facteur de risque de mortalité maternelle, la plupart des décès se produisant dans les quatre premières heures après la naissance. C’est pourquoi il est important de prendre des mesures de prévention et de surveiller la femme de près pour déceler rapidement une HPP44.

L’ocytocine, une hormone naturellement présente dans le corps de la femme parturiente, cause les contractions de l’utérus durant le travail. Elle joue aussi un rôle dans la prévention de l’HPP. Après la naissance du bébé, les contractions se poursuivent sous l’effet de l’accumulation d’ocytocine dans le sang, ce qui aide la femme à expulser le placenta et maintient l’utérus contracté, ce qui contribue à prévenir les saignements excessifs10. La SOGC recommande que toutes les femmes reçoivent de l’ocytocine synthétique en supplément, afin de réduire davantage les risques d’HPP. Cela est généralement administré après la naissance de l’épaule antérieure du bébé, par injection dans un muscle du bras ou de la jambe de la mère, ou par intraveineuse44.

Si la femme perd un volume de sang plus élevé que la normale durant l’accouchement, ses prestataires de soins de santé peuvent lui administrer des médicaments pour aider à refermer les vaisseaux de l’utérus et ainsi réduire les saignements. Des solutés de remplissage ou des transfusions de sang peuvent également être administrés en cas d’hémorragie sévère10.

Clampage et section du cordon ombilical

Après la naissance du bébé, celui-ci est encore attaché au placenta non délivré par le cordon ombilical. C’est là que le prestataire de soins de santé offre souvent à l’accompagnant de couper le cordon. Le prestataire de soins de santé clampera d’abord le cordon en deux endroits. Le bébé ou la mère ne ressentent aucune douleur quand le cordon est coupé, aucun nerf n’étant dans le cordon ombilical10.

Le clampage tardif du cordon ombilical devient de plus en plus une pratique courante. Cela consiste à attendre entre une à trois minutes que la pulsation du cordon ombilical ait cessé avant de clamper, puis de couper le cordon. Des recherches ont démontré que le fait d’attendre avant de clamper le cordon ombilical au lieu de le faire immédiatement à la naissance permettait une transfusion accrue de sang vers le nouveau-né, ce qui augmente sa réserve de fer et réduit les risques qu’il développe une anémie45. Si les parents désirent un clampage tardif du cordon pour leur enfant, ils doivent en parler à leur prestataire de soins de santé afin de discuter des avantages de ce choix et de leurs souhaits au moment de la naissance.

Sang de cordon

En attendant que le placenta se détache de la paroi de l’utérus et soit délivré, la plupart des prestataires de soins de santé prélèvent des échantillons de sang du cordon ombilical. Le cordon ombilical d’un bébé contient généralement une grosse veine et deux petites artères. Un échantillon est prélevé dans la veine, et un autre dans une artère. Les échantillons de sang de cordon sont alors envoyés au laboratoire et testés pour vérifier s’il y a présence de gaz sanguins, pour déterminer le groupe sanguin du bébé et pour d’autres fins, au besoin10.

De plus en plus de personnes demandent que le sang de cordon de leur bébé soit prélevé au moment de la naissance et déposé dans une banque spécialisée pour des usages futurs éventuels. L’importante quantité de cellules souches dans le sang de cordon peut servir à traiter certains cancers et d’autres maladies. Le processus de collecte et d’entreposage du sang de cordon à la naissance est appelé « conservation du sang de cordon ombilical »46. Il ne s’agit pas d’un service offert systématiquement à la naissance, mais les futurs parents peuvent le demander, s’ils ont pris les dispositions nécessaires pour ce service avant la naissance de leur bébé. Il est important que les familles sachent que la plupart des banques de sang de cordon au Canada sont gérées par des organismes privés; les parents doivent donc payer de leur propre poche pour ces services qui peuvent être très coûteux. Certaines entreprises recueillent aussi du sang de cordon pour des banques publiques de sang de cordon, sans frais pour les parents. Il revient aux futurs parents de faire le choix de placer le sang de cordon du bébé dans une banque ou non, et avec quelle entreprise. Les parents doivent discuter de l’impact du clampage tardif du cordon ombilical sur le volume disponible pour la conservation du sang de cordon aux fins de mise en banque. De plus amples renseignements sur les banques de sang de cordon sont disponibles à la section Ressources et liens.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource externe

Il peut être nécessaire de recommander une femme ou l’accompagnant à d’autres professionnels dans le cas où l’un ou l’autre :

  • Est excessivement inquiet au sujet du processus du travail et de l’accouchement.
  • A besoin de plus de renseignements sur le travail et l’accouchement en général.

Savoir où rediriger

Les femmes ou les accompagnants qui ont besoin de plus d’informations ou de soutien jusqu’au moment du travail et de l’accouchement peuvent être recommandés aux ressources suivantes :

  • Leur prestataire de soins de santé (obstétricien, médecin de famille, infirmière praticienne, ou sage-femme).
  • Cours d’éducation prénatale, s’ils ne sont pas déjà inscrits.
  • Leur bureau local de santé publique.
  • Une doula, ou tout autre accompagnant, ayant un intérêt particulier à aider les femmes à avoir plus confiance pour donner naissance.

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Ressources et liens


Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Associations professionnelles

Rapports et publications

  • Buckley, S. J. (2015). Hormonal physiology of childbearing: Evidence and implications for women, babies, and maternity care. Washington, DC: Childbirth Connection Programs, National Partnership for Women and Families. Retrieved from http://transform.childbirthconnection.org/reports/physiology/ (en anglais seulement)
  • Lavender, T., Hart, A., & Smyth, R. M. D. (2013). Effect of partogram use on outcomes for women in spontaneous labour at term. Cochrane Database of Systematic Reviews, 7(CD005461), 1-28. doi: 10.1002/14651858.CD005461.pub4. (en anglais seulement)
  • Osborne, K., & Hanson, L. (2014). Labor down or bear down: A strategy to translate second-stage labor evidence to perinatal practice. The Journal of Perinatal & Neonatal Nursing, 28(2), 117-126. doi: 10.1097/JPN.0000000000000023 (en anglais seulement)
  • Agence de la santé publique du Canada (2012)

Sites Web

Outils en matière de d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

Livres

  • Schuurmans, N., Senikas, V., & Lalonde, A. (2009). Healthy Beginnings: Giving your baby the best start from preconception to birth (4e éd.). Etobicoke, ON, John Wiley and Sons Canada Ltd. (en anglais seulement)

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Annexe

Diagramme décisionnel relatif à l’accouchement à terme

Ce diagramme n’est pas destiné à remplacer les conseils de votre médecin ou de votre sage-femme.
N’utilisez cet outil que si vous êtes enceinte de 37 semaines ou plus.
Si, à tout moment, vous avez des doutes sur la démarche à suivre, appelez votre
médecin, votre sage-femme ou l’unité d’évaluation obstétricale
de l’établissement où vous comptez accoucher.
© M. Sheedy, IA, BSI, 1999, mis à jour en mars 2013

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Références

  1. Buckley, S. J. (2015). Hormonal physiology of childbearing: Evidence and implications for women, babies, and maternity care. Washington, DC: Childbirth Connection Programs, National Partnership for Women and Families. Retrieved from http://childbirthconnection.org/pdfs/CC.NPWF.HPoC.Report.2015.pdf
  2. Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada. (2008). Joint policy statement on normal childbirth. Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada, 30(12), 1163-1165. Retrieved from http://www.jogc.com/
  3. Health Canada. (2000). Chapter 5: Care during labour and birth. Family-centred maternity and newborn care: National guidelines (pp.5-49). Ottawa, ON: Author.
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