Médicaments et drogues

Messages clés

Obtenir et imprimer le message clé PDF
Voici les principaux messages à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne du singulier à un niveau de langue pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.

Dans le cadre de ces messages clés, les médicaments comprennent les médicaments en vente libre, ceux sur ordonnance et les remèdes à base de plantes. L’usage de drogues concerne la consommation de drogues à usage récréatif ou de drogues de rue, y compris la marijuana, la cocaïne et d’autres. Pour de l’information sur la consommation de tabac et d’alcool, se reporter aux fichiers Tabagisme et Alcool.


key message

Parlez à votre prestataire de soins de santé des médicaments que vous prenez, que vous pensez prendre ou que vous pensez arrêter durant votre grossesse ou l’allaitement.

Les médicaments peuvent atteindre votre bébé par le placenta ou votre lait. Les effets nocifs potentiels des médicaments pour les femmes enceintes ou les bébés ne sont pas toujours connus ou étudiés.

Il est important de parler à votre prestataire de soins de santé de tous les médicaments que vous prenez quand vous planifiez votre grossesse, ou le plus tôt possible.

Posez à votre prestataire de soins de santé les questions suivantes sur l’usage des médicaments durant la grossesse :

  • Est-il sûr de prendre ce médicament durant la grossesse?
  • Quels en sont les bienfaits?
  • Quels en sont les risques?
  • Y a-t-il d’autres options que ce médicament?

Si vous devez prendre des médicaments alors que vous allaitez, demandez à votre prestataire de soins de santé s’il est sûr d’allaiter pendant que vous prenez ce médicament, ou s’il existe d’autres options plus sûres. La plupart des médicaments ne sont pas dangereux à prendre durant l’allaitement.


key message

Les drogues à usage récréatif ou de rue sont dangereuses pour vous et votre bébé si vous en consommez durant la grossesse ou l’allaitement.

Parlez avec votre prestataire de soins de santé de toute drogue à usage récréatif ou de rue que vous consommez, avant votre grossesse ou le plus tôt possible. Il est plus sûr de ne consommer aucune drogue durant la grossesse ou pendant que vous allaitez. Si vous pensez arrêter de consommer des drogues au cours de votre grossesse, discutez avec votre prestataire de soins de santé de la meilleure manière à suivre.

Les bébés dont la mère a consommé des drogues peuvent :

  • Naître trop tôt et être plus petit que la moyenne.
  • Avoir des problèmes de santé.
  • Souffrir de symptômes de sevrage si leur mère consomme des drogues avant l’accouchement.
  • Avoir des difficultés d’apprentissage.

key message

Demandez de l’aide si vous voulez arrêter la consommation de drogues à usage récréatif ou de rue.

Il n’est jamais trop tard pour réduire ou arrêter la consommation de drogues. Il peut être très difficile d’admettre que l’on consomme de la drogue. Il est essentiel de vous faire aider par une personne en qui vous avez confiance. Votre partenaire, des membres de votre famille ou des amis peuvent vous apporter beaucoup de soutien. Consultez votre prestataire de soins de santé afin de connaître les services qui existent pour vous aider à arrêter la consommation de drogues de manière sécuritaire. Certaines personnes consomment des drogues à cause d’événements dans leur vie, comme des événements violents ou traumatisants. Des services de counseling ou autres peuvent être d’une grande aide.

Pour obtenir de l’aide pour arrêter la consommation de drogues :

  • Appelez la Ligne d’aide sur la drogue et l’alcool au 1 800 565-8603 pour obtenir gratuitement de l’information sur les services relatifs à la dépendance à l’alcool et la drogue en Ontario.
  • Appelez le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) au 1 800 463-6273 pour un accès sans aiguillage pour une évaluation et à un traitement liés à la dépendance ou à la consommation d’alcool ou de drogues.

key message

En savoir davantage sur les médicaments et les drogues.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur l’usage de médicaments et la consommation de drogues durant la grossesse et l’allaitement auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section Ressources et liens.

  • Votre prestataire de soins de santé.
  • Votre bureau local de santé publique : 1-866-532-3161
  • Motherisk (Certains services sont offerts en anglais seulement)
    • Assistance téléphonique Motherisk 1-877-439-2744
    • Assistance téléphonique Motherisk – Alcohol and Substance Use 1 877 327-4636.
  • Télésanté Ontario 1 866 797-0000.
  • Votre pharmacien local.

Retour en Haut

Preuve à l'appui

La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en enseignement prénatal. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés.

À propos de l’usage de médicaments et de la consommation de drogues durant la grossesse

Qu’entend-on par usage de médicaments et consommation de drogues durant la grossesse?

Les données probantes qui suivent portent sur les médicaments, y compris les médicaments sur ordonnance, ceux en vente libre et les remèdes à base de plantes, ainsi que sur les drogues à usage récréatif ou de rue.

Les médicaments sur ordonnance sont des drogues qui peuvent être obtenues légalement auprès d’un prestataire de soins de santé qualifié qui produit une ordonnance médicale. Les produits nécessitant une prescription sont régis par les mêmes lois couvrant les drogues : le Règlement sur les aliments et les drogues1. Par contre, les médicaments en vente libre peuvent être obtenus sans ordonnance. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les remèdes à base de plantes sont constitués des produits, préparations et produits finis à base de plantes qui contiennent des ingrédients actifs provenant de plantes2. Tous les remèdes à base de plantes ne sont pas réglementés et la qualité et la nature de leurs ingrédients ne peuvent pas toujours être garanties.

Les drogues à usage récréatif ou de rue sont des substances consommées à des fins non médicales (en général, pour leurs effets psychotropes). De telles drogues comprennent divers amphétamines, anesthésiants, barbituriques, opiacés ou autres substances psychoactives3.

Les drogues suivantes sont discutées de manière très détaillée, car leur consommation est très répandue parmi la population et à cause de leurs effets spécifiques durant la période périnatale3.

  • Cannabis.
  • Cocaïne.
  • Amphétamines et méthamphétamine.
  • Opiacés, comme l’héroïne et la méthadone.

Pour plus d’informations sur les effets du tabac et de l’alcool pendant la période périnatale, se reporter aux fichiers Tabagisme et Alcool.

 

Statistiques nationales et provinciales

Il est difficile de savoir combien de femmes enceintes et qui allaitent prennent des médicaments sur ordonnance ou en vente libre. L’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ) permet d’observer qu’entre 1984 et 2003, jusqu’à 33 % des femmes canadiennes ont pris des médicaments durant leurs grossesses4. Selon Statistique Canada, les femmes affichent des taux plus importants que les hommes de consommation de médicaments sur ordonnance5. Le taux déclaré de consommation de médicaments sur ordonnance durant la grossesse est peut-être inférieur au taux réel du fait que les femmes empruntent les médicaments d’une autre personne, ou les partagent.

Un sondage Ipsos Reid (en anglais seulement) effectué en 2010 montre que 73 % des Canadiens prennent régulièrement des produits de santé naturels (PSN), comme les suppléments de vitamines et de minéraux, les remèdes à base de plantes et les médicaments homéopathiques1. Il n’y a pas de données permettant d’indiquer qu’il y a une forte consommation de remèdes à base de plantes durant la grossesse.

Comme les drogues à usage récréatif ou de rue sont illégales, il est difficile d’obtenir des informations exactes sur la prévalence de la consommation de drogues par la mère durant la grossesse. Le nombre de femmes enceintes déclarant consommer des drogues est inférieur au nombre réel de femmes enceintes consommant des drogues6.

Selon l’Enquête canadienne sur l’expérience de la maternité (EEM) de 2006-2007, 7 % des femmes ont déclaré consommer au moins une drogue à usage récréatif ou de rue dans les trois mois précédant la grossesse7. Les femmes âgées de 15 et 24 ans étaient les plus susceptibles de déclarer une consommation de drogue pendant la grossesse et 10,5 % des femmes en Ontario ont déclaré avoir consommé des drogues avant la grossesse7. Enfin, selon les données disponibles, les drogues à usage récréatif ou de rue les plus souvent consommées par des femmes en âge de procréer étaient le cannabis, suivi de la cocaïne, puis des opiacés8, 9.

Qui est à risque?

Facteurs de risque liés à l’usage de médicaments sur ordonnance et de ceux en vente libre

Femmes ayant des problèmes de santé chroniques

Le rapport de 2011 – 2012 du Registre et Réseau des Bons Résultats dès la naissance indiquait que 28 % des femmes accouchant en Ontario souffraient de troubles médicaux qui nécessitaient ou non l’usage de médicaments sur ordonnance10. Comme environ 50 % des grossesses ne sont pas planifiées, de nombreuses femmes prennent des médicaments sur ordonnance ou en vente libre durant leur grossesse sans savoir qu’elles sont enceintes7, 11. Les femmes souffrant de problèmes de santé chroniques, comme l’arthrite, l’hypertension artérielle, le diabète, la dépression, les maladies cardiaques ou l’épilepsie sont fortement susceptibles de prendre des médicaments quand elles tombent enceintes. Les femmes enceintes de plus de 35 ans présentent plus de probabilités de souffrir de troubles médicaux préexistants, comme l’hypertension artérielle, l’arthrite, le diabète et le cancer du sein12. Du fait de ces troubles médicaux préexistants, les femmes enceintes plus âgées sont plus susceptibles de prendre des médicaments13. Des exemples courants sont les médicaments pour l’hypertension artérielle et ceux pour contrôler les symptômes de l’arthrite. Les femmes souffrant de problèmes de santé chroniques peuvent aussi consommer des médicaments en vente libre ou des remèdes à base de plantes pour gérer leurs troubles médicaux.

Femmes ayant des problèmes de santé liés à la grossesse

Les femmes souffrant de problèmes chroniques de santé peuvent observer que les symptômes de leur maladie changent avec la grossesse. Avec les changements physiques et psychosociaux qui se produisent durant la grossesse, plusieurs symptômes empirent. La grossesse peut aussi créer de nouveaux problèmes pour les femmes, comme les nausées, les vomissements ou les troubles du sommeil14. Ces troubles peuvent rendre la femme plus susceptible de recourir à des médicaments sur ordonnance, à des médicaments en vente libre ou à des remèdes à base de plantes.

Mères adolescentes

Les mères adolescentes sont moins susceptibles d’avoir planifié leur grossesse et peuvent prendre plus de temps pour confirmer ou reconnaître leur grossesse, et à rechercher une aide auprès des professionnels de la santé. Ces facteurs rendent plus probable qu’elles prennent des médicaments sur ordonnance ou en vente libre sans consulter un prestataire de soins de santé pour en examiner les risques et les bienfaits, ainsi que les autres options existantes15.

Facteurs de risque liés à la consommation de drogues à usage récréatif ou de drogues de

Certaines femmes sont plus susceptibles de consommer des drogues à usage récréatif ou des drogues de rue durant leur grossesse que d’autres.

Les facteurs suivants ont été associés à la consommation de drogue durant la grossesse16, 17 :

  • Faible niveau d’éducation ou famille à faible revenu.
  • Antécédents de traumatisme.
  • Antécédents de violence familiale.
  • Histoire personnelle ou santé mentale préoccupantes (par ex., dépression, troubles anxieux et troubles de la personnalité).
  • Antécédents familiaux de problèmes de consommation d’alcool ou de drogue.
  • Partenaire qui consomme de l’alcool ou de la drogue.
  • Antécédents personnels de problèmes de consommation d’alcool ou de drogue.
  • Consommation d’alcool ou de drogue durant la grossesse.

Médicaments sur ordonnance

Catégories des médicaments sur ordonnance

Les médecins s’appuient souvent sur le système de catégorisation des risques pour la grossesse (en anglais seulement) de la Federal Food and Drug Administration (FDA) et sur le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques (CPS) pour évaluer la sûreté de l’usage des médicaments durant la grossesse. Cependant, le système de classification de la FDA et les monographies de produit du CPS sont tous deux inadéquats du fait de la complexité de l’évaluation d’un traitement, qui consiste à comparer les bienfaits aux risques de l’exposition au produit18.

La FDA a annoncé en mai 2008 qu’elle remplacerait les catégories A, B, C, D et X du système de classification des risques pour la grossesse par un texte constitué de plusieurs sections18. Les nouvelles informations figurant sur les étiquettes, concernant la prise du médicament lors de la grossesse, contiendront un sommaire incorporant toute donnée animale ou humaine pertinente, ainsi qu’une section de nature clinique qui parle de l’évaluation des risques et de la manière de traiter une exposition involontaire du fœtus au médicament18. Ce système est semblable à celui employé par Motherisk quand ils fournissent de l’information aux prestataires de soins de santé et aux clients.

LactMedMD, une base de données gérée par le Toxicology and Environmental Health Information Program (TEHIP) de la division des Specialized Information Services (SIS) de la National Library of Medicine (NLM) au sein du National Institute of Health (NIH) des États-Unis, contient de l’information sur les médicaments, les remèdes à base de plantes et d’autres produits chimiques auxquels les femmes qui allaitent peuvent être exposées. Elle comprend des références scientifiques pertinentes sur les taux de ces substances dans le lait maternel, quand celles-ci sont disponibles, et sur leurs effets nocifs pour le nourrisson. D’autres options thérapeutiques sont proposées, le cas échéant. Un comité d’évaluation par les pairs examine les données afin d’en assurer la validité scientifique. LactMedMD a été indiquée comme la ressource la plus fiable qui soit pour des recommandations de sûreté durant la période d’allaitement19.

Une autre ressource qui peut être utilisée est Medications and Mother’s Milk. Dans ce document, le docteur Thomas Hale a créé des catégories de risques durant l’allaitement pour les médicaments pris par une femme alors qu’elle allaite, qui évalue les médicaments des plus sûrs (L1) à ceux qui sont contre-indiqués (L5)20.

Médicaments sur ordonnance durant la grossesse

Les médicaments devraient être prescrits pour un usage durant la grossesse quand les bienfaits prévus pour la mère surpassent les risques potentiels21. La décision de prendre des médicaments durant la grossesse doit être prise en toute connaissance de cause par la femme après avoir consulté son prestataire de soins de santé. Dans certains cas, d’autres traitements comme une modification du régime alimentaire ou au mode de vie peuvent suffire à gérer certains problèmes de santé chroniques durant la grossesse ou entraîner une réduction de la dose de médicament nécessaire pour atteindre une stabilisation de l’état de santé. Les médicaments sur ordonnance pris durant la grossesse devraient être pris à la dose thérapeutique la plus faible sur une période la plus courte possible21.

Plusieurs changements physiologiques se produisant durant la grossesse de la femme peuvent modifier la pharmacocinétique des médicaments et il peut être nécessaire de modifier la dose pour assurer des niveaux thérapeutiques22, 23. Il est important que les femmes enceintes respectent la dose appropriée du médicament requis pour traiter des maladies chroniques comme la dépression, le diabète et l’hypertension artérielle, qui peuvent avoir des effets nocifs à la fois pour la mère et pour l’enfant22, 23.

Les femmes enceintes qui doivent prendre des médicaments sur ordonnance peuvent s’inquiéter ou se sentir coupables. Cependant, la recherche a démontré que la plupart des femmes et des prestataires de soins de santé surestiment les risques tératogènes associés à la prise de médicament durant la grossesse22.

Chaque grossesse comporte un risque de malformation importante, indifféremment de l’exposition du fœtus à un médicament24. Quand on considère l’ensemble des risques tératogènes, y compris l’exposition aux médicaments, on prend en compte quatre domaines de développement fœtal : l’altération de la croissance; le déficit fonctionnel; la malformation structurelle; et la mort23, 24. Les effets du médicament sur le fœtus dépendent de la quantité de médicament ingérée; de l’étape de développement du fœtus; et des prédispositions génétiques du fœtus23, 24, 25. Une nutrition adaptée peut aussi jouer un rôle en la matière : par exemple, une prise adéquate d’acide folique permet de réduire les risques de certaines malformations chez les femmes atteintes d’épilepsie26, 27.

Les effets les plus nocifs des médicaments se produisent souvent en début de grossesse, avant même que certaines femmes réalisent qu’elles sont enceintes23. Les organes du fœtus sont en formation de la troisième à la huitième semaine de gestation et durant cette période, le fœtus court des risques de développer des anomalies graves. Vers la fin de la grossesse, l’exposition du fœtus peut augmenter les risques de malformations plus subtiles, ainsi que des symptômes de sevrage liés à certaines drogues24.

Se reporter à l’annexe A pour une liste des problèmes de santé maternelle les plus courants, leurs effets sur la grossesse ou l’enfant et les éléments à prendre en compte pour la prescription de médicaments durant la grossesse.

Médicaments sur ordonnance et allaitement

Les bienfaits de l’allaitement, à la fois pour l’enfant et pour la mère, sont indubitables. Certaines mères auront besoin de prendre des médicaments pendant la période où elles allaitent. Bien qu’il soit vrai que la plupart des médicaments se retrouvent dans le lait maternel en quantités plus ou moins importantes, à part quelques exceptions, pour la plupart des médicaments, la concentration dans le lait maternel est très faible et la dose que le bébé reçoit est souvent subclinique28. Les notices d’accompagnement et l’information fournie dans le CPS indiquent le plus souvent les contre-indications durant l’allaitement. Cette information est principalement liée à des questions de responsabilité juridique et ne représente pas exactement la quantité de médicament présente dans le lait maternel28. Les catégories de risque durant la période d’allaitement de LactMedMD et de Hale peuvent servir de ressources fiables quand vous conseillez les femmes qui allaitent à propos de la prise d’un médicament sur ordonnance alors qu’elles allaitent.

La dompéridone a été prescrite (par certains médecins) pour augmenter la production de lait; il s’agit d’une application non officielle de ce médicament. Ce médicament n’a pas reçu l’approbation de Santé Canada comme aide à la lactation29. En mars 2012, Santé Canada a diffusé un avis auprès des professionnels de la santé et du public, avertissant des effets secondaires graves associés à la dompéridone29. L’avertissement était fondé sur deux études indiquant une association entre la prise de dompéridone et des anomalies graves du rythme cardiaque et la mort cardiaque subite30, 31. Selon Motherisk, les résultats de ces études ne sont pas directement applicables à l’allaitement et ne devraient pas modifier la façon dont un prestataire de soins de santé gère habituellement la santé de femmes en bonne santé qui allaitent29. La dompéridone devrait être utilisée à la dose effective minimum pendant une durée la plus courte possible29.

Il n’est pas recommandé d’utiliser des analgésiques narcotiques (par ex., la codéine) pendant plus de quatre jours consécutifs, particulièrement quand la mère allaite un nouveau-né. Les nouveau-nés sont particulièrement sensibles aux effets de la plus infime dose d’analgésique narcotique. L’usage par la mère de narcotiques par voie orale durant la période d’allaitement peut entraîner la somnolence, la dépression du système nerveux central, voire la mort du nourrisson, avec probablement l’intervention des prédispositions pharmacogénétiques32.

Médicaments en vente libre pour les femmes enceintes

Le but des médicaments en vente libre pour la grossesse est d’aider les femmes à atténuer des symptômes qui se manifestent durant la grossesse.

Il est faux de considérer qu’étant donné que les médicaments en vente libre sont accessibles sans ordonnance, et qu’ils sont sans danger pour des adultes, qu’il soit acceptable d’en consommer durant la grossesse. Les médicaments en vente libre devraient être traités de la même manière que les médicaments sur ordonnance. Ainsi, si une femme envisage de prendre un médicament en vente libre, elle devrait d’abord discuter de l’innocuité de ce médicament avec son prestataire de soins de santé ou le pharmacien33, 34.

Médicaments en vente libre courants

Le tableau suivant offre un aperçu général des symptômes physiques dont les femmes enceintes se plaignent; des médicaments en vente libre correspondants; de leurs effets sur la mère et l’enfant; et des mesures complémentaires pour les femmes enceintes et leurs enfants.

Tableau 1 : Médicaments en vente libre courants

Symptômes physiques Médicaments en vente libre Effets sur la mère et l’enfant Mesures complémentaires
Douleur/fièvre/ maux de tête analgésique/ antipyrétique :

  • acétaminophène (TylenolMD)
  • antalgique de prédilection pendant la grossesse, pour le soulagement à court terme de la douleur, quand il est utilisé à la dose recommandée35.
  • Il existe plusieurs produits contenant de l’acétaminophène qui contiennent aussi d’autres médicaments; il faut en évaluer l’innocuité durant la grossesse avant de les utiliser.
  • La prise de doses toxiques d’acétaminophène a été associée à l’hépatotoxicité fœtale36.
Toutes les femmes enceintes devraient consulter leur prestataire de soins de santé si elles ont de la fièvre. Si cette fièvre est liée à une maladie bénigne (par ex., un rhume), la femme doit :

  • Bien s’hydrater.
  • Se reposer.

Des maux de tête fréquents et inhabituels doivent être évalués par un prestataire de soins de santé afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un problème sous-jacent d’hypertension artérielle. Se reporter au fichier Changements physiques.

Si une femme souffre de maux de tête, les mesures suivantes peuvent s’avérer utiles :

  • S’allonger dans une pièce sombre et fraiche et placer un linge froid sur la tête.
  • Demander à quelqu’un de lui faire un massage de la nuque ou du dos.
  • Adopter une bonne posture.
  • Manger des petits repas à une fréquence régulière, car les maux de tête peuvent être liés à une baisse du niveau de sucre sanguin.
Douleur/fièvre/ maux de tête/maux de dos anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) :

  • aspirine, ASA (BayerMD ASPIRINMD)
  • L’aspirine devrait être évitée durant la grossesse, sauf si elle est spécifiquement indiquée par un médecin.
  • Une faible dose d’aspirine (80 mg/jour) a été recommandée pour certains troubles médicaux sans avoir été associée à des issues néonatales négatives37.
  • L’aspirine peut nuire à la coagulation sanguine et contribuer à des saignements à la fois chez la mère et chez l’enfant, en particulier si elle est prise vers la fin de la grossesse ou durant l’accouchement38.
  • Utilisée à fortes doses au troisième trimestre, l’aspirine peut causer la fermeture prématurée de vaisseaux sanguins (du canal artériel) du cœur du bébé, et ainsi entraîner l’hypertension pulmonaire chez le nouveau-né (une hypertension artérielle pulmonaire continuelle)39.
  • Quand elle est prise vers la fin de la grossesse, l’aspirine peut retarder le déclenchement spontané du travail, réduire la puissance et la fréquence des contractions et augmenter la durée du travail, à cause de l’inhibition des prostaglandines. L’aspirine peut également augmenter le risque d’hémorragie au moment de l’accouchement et causer des problèmes de saignements chez le nouveau-né39.
Voir les mesures complémentaires indiquées ci-dessus concernant l’usage de l’acétaminophène pour traiter la douleur.

Pour des douleurs au dos, la femme peut également être soulagée grâce à l’intervention d’un massothérapeute, d’un physiothérapeute, d’un ostéopathe ou d’un chiropraticien.

Douleur/fièvre/ maux de tête/ maux de dos anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) :

  • ibuprofène (par ex., AdvilMD, MotrinMD)
  • Quelques études suggèrent que l’usage d’AINS durant le premier trimestre de la grossesse s’accompagne d’un risque légèrement accru d’avortement spontané et de déficiences congénitales, comme la laparoschisis, les anomalies cardiaques ou les fentes labio-palatines40, 41, 37.
  • L’usage de l’ibuprofène au troisième trimestre est préoccupant, car il est associé à la fermeture prématurée des vaisseaux sanguins (du canal artériel) du cœur du bébé, et ainsi entraîner l’hypertension pulmonaire chez le nouveau-né (une hypertension artérielle pulmonaire continuelle)42, 41
  • L’usage de l’ibuprofène vers la fin de la grossesse peut inhiber le travail ou causer une réduction du volume de liquide amniotique (oligohydramnios)41.
  • Il est recommandé que les femmes enceintes ne prennent de l’ibuprofène durant le troisième trimestre que sous la supervision d’un prestataire de soins de santé41.
Voir les mesures complémentaires indiquées ci-dessus concernant l’usage de l’acétaminophène pour traiter la douleur.

Pour des douleurs au dos, la femme peut également être soulagée grâce à l’intervention d’un massothérapeute, d’un physiothérapeute, d’un ostéopathe ou d’un chiropraticien.

Toux/ rhume antitussif :

  • hydrobromure de dextrométorphane (Benylin ®, Buckley’s ®)
  • Les femmes enceintes sont sujettes aux rhumes et à la grippe, car leur système immunitaire est légèrement affaibli durant la grossesse43.
  • Motherisk recommande, dans le cas où un médicament contre la toux ou le rhume est nécessaire, de ne suivre le traitement que durant deux ou trois jours43, 44.
Pour le soulagement des symptômes de la toux ou du rhume, la femme peut :

  • Se reposer chez elle.
  • Boire beaucoup d’eau.
  • Éviter de fumer ou de s’exposer à la fumée secondaire.
  • Utiliser des gouttes contre la toux ne contenant pas de substance médicamenteuse pour soulager les douleurs à la gorge.
Congestion nasale décongestionnant :

  • chlorhydrate d’oxymétazoline hydrochloride (DristanMD, VicksMD)
  • chlorhydrate de phényléphrine (Sudafed PEMD)

décongestionnant/antihistaminique :

  • chlorhydrate de phényléphrine et bromphéniramine (DimetappMD)
  • pseudoéphédrine et chlorhydrate de cétirizine (ReactineMD)
  • De nombreux vaporisateurs nasaux contiennent de l’oxymétazoline. Ce composé permet de libérer les voies respiratoires en resserrant les petits vaisseaux sanguins situés dans les voies nasales. Il peut entraîner le resserrement des artères allant vers l’utérus37.
  • Les décongestionnants comme le chlorhydrate de phényle et la pseudoéphédrine sont des médicaments disponibles en vente libre, servant à soulager la congestion nasale causée par le rhume ou le rhume des foins. Ces composés entraînent le resserrement des vaisseaux sanguins et l’élévation de la pression artérielle. Il est préférable d’éviter les décongestionnants durant la grossesse, même si le risque de déficience congénitale qui leur est associé est faible45.
Pour traiter la congestion nasale, la femme peut :

  • Boire beaucoup d’eau quotidiennement pour aider à maintenir des sécrétions nasales fluides.
  • Employer un vaporisateur nasal ou des gouttes d’eau saline.
  • Éviter la fumée de cigarette et autres polluants aériens (voir le fichier Tabagisme pour des informations sur les aides pour arrêter de fumer).
  • Utiliser un fumigateur facial ou prendre une douche chaude et laisser la vapeur libérer les vois nasales congestionnées.
  • Étaler un peu de VapoRubMC (VicksMD) sous le nez.
  • Utiliser un inhalateur à vapeur.
Diarrhée antiacide/antidiarrhéique :

  • sous-salicylate de bismuth (Pepto-BismolMD)
  • L’utilisation du sous-salicylate de bismuth peut entraîner l’absorption de salicylate et il faut envisager une autre option durant la grossesse46.
Pour gérer les symptômes de la diarrhée, la femme peut :

  • Éviter de manger des aliments riches en gras ou épicés, le lait et les produits laitiers, ainsi que les aliments riches en fibres.
  • Se réhydrater en buvant une solution riche en électrolytes.

Il faut également rechercher la cause sous-jacente de la diarrhée.

Brûlures d’estomac antiacide :

  • hydroxyde d’aluminium, hydroxyde de magnésium et siméthicone (GelusilMD, MaaloxMD)
  • siméthicone (MyliconMD)
  • hydroxyde de magnésium (Phillips’MD Lait de magnésie)
  • hydroxyde de magnésium et carbonate de calcium (RolaidsMD)
  • carbonate de calcium (TumsMD)

antagoniste des récepteurs H2 :

  • ranitidine (ZantacMD)

inhibiteur de la pompe à protons :

  • oméprazole (LosecMD)
  • Les antiacides sont tous sûrs pour utilisation durant la grossesse47.
  • Les antihistaminiques H2 et les inhibiteurs de la pompe à protons permettent de réduire la production d’acide par l’estomac et ne sont associés à aucun effet négatif sur les issues de la grossesse47.
Pour gérer les brûlures d’estomac, la femme peut :

  • Surélever la tête du lit afin que sa tête et ses épaules soient placées plus haut que son estomac. De cette manière, la gravité aide à prévenir le reflux gastro-œsophagien.
  • Prendre de petits repas légers, régulièrement dans la journée (toutes les deux ou trois heures).
  • Éviter certains aliments comme le café, le thé, le chocolat, les boissons gazeuses et la menthe. De même, éviter les aliments gras ou épicés.
  • Éviter de manger ou de boire au moins trois heures avant le coucher.
  • Mâcher de la gomme à mâcher sans sucre afin d’augmenter la production de salive, ce qui peut contribuer à neutraliser l’acide contenu dans l’estomac.
  • Éviter de s’allonger après avoir mangé.
  • Éviter de porter des vêtements serrés, car cela peut faire pression sur l’abdomen48.
Acné traitement de l’acné :

  • peroxyde de dibenzoyle (ClearasilMD StayClearMD)
  • acide salicylique
  • alpha-hydroxylé
  • topique au souffre
  • Les traitements de l’acné avec des médicaments en vente libre n’ont pas été associés à des risques accrus d’issue négative s’ils sont pris durant la grossesse51. La quantité de produit qui parvient au fœtus en développement, si même il y en a, est très probablement trop infime pour causer des déficiences congénitales49.
  • L’usage des rétinoïdes devrait être évité durant la grosssesse50.
Pour gérer l’acné durant la grossesse, la femme peut :

  • Maintenir une peau bien nettoyée.
  • Éviter les crèmes faciales et le maquillage, qui peuvent aggraver l’acné.
Allergies : éternuement, écoulement nasal, écoulement oculaire antihistaminique :

  • chlorhydrate de diphénhydramine (BenadrylMD)
  • maléate de chlorphéniramine (Chlor-TrimetonMD, Chlor-TripolonMD)
  • loratadine (ClaritinMD)
  • Aux doses recommandées, l’usage de chlorhydrate de diphénhydramine durant la grossesse n’a pas été associé à un risque accru d’issues négatives de la grossesse51.
  • De fortes doses de chlorhydrate de diphénhydramine peuvent entraîner des contractions utérines.
  • Il existe quelques rapports indiquant des symptômes de sevrage chez les nouveau-nés dont la mère a pris régulièrement du chlorhydrate de diphénhydramine durant la grossesse52.
  • Les doses pour adultes de certains élixirs ayant de fortes concentrations d’éthanol, comme BenadrylMD, peuvent entraîner des taux d’alcool dans le sang comparables à ceux suivant la consommation de boissons alcoolisées. Les femmes devraient être dissuadées de prendre ces médicaments, à cause de leur trop forte teneur en alcool44.
  • La loratadine (ClaritinMD) est un antihistaminique non sédatif servant à soulager les symptômes d’allergies saisonnières. La plupart des études effectuées suggèrent qu’il n’y a pas de risque accru de malformations congénitales lié à la prise de ce médicament53.
Pour gérer les symptômes d’allergie, la femme peut :

  • Limiter son exposition à tous les éléments déclencheurs de ses symptômes d’allergie.
  • Utiliser un vaporisateur nasal d’eau saline. Utiliser le vaporisateur comme il est indiqué.
  • Se rincer les voies nasales avec un « pot neti », une à deux fois par jour.
  • Faire de l’exercice.
  • Utiliser des bandelettes nasales durant la nuit.
  • Les bandelettes nasales adhésives disponibles en vente libre peuvent aider à maintenir les voies nasales libres pendant le sommeil.
  • Surélever la tête du lit.
Constipation/ hémorroïdes laxatif – émollient fécal :

  • docusate sodique (ColaceMD)

laxative – agent gonflant :

  • fibre de psyllium (MetamucilMD)
  • polycarbophile
  • méthylcellulose

laxatif – laxatif osmotique :

  • glycol polyéther 3350, PEG 3350 (RestoraLAXMD GoLYTELYMD)

anti-hémorroïdal – protecteur dermique/astringent :

  • glycérine/hamamélis de Virginie (TucksMD)

anti-hémorroïdal – anesthésique/vasoconstricteur/protecteur dermique topique :

  • pramoxine/phényléphrine/glycérine/pétrolatum (Preparation HMD)

anti-hémorroïdal – stéroïde topique :

  • hydrocortisone 1 %
  • Quand il est utilisé aux doses recommandées, le docusate sodique n’a pas été associé à un risque accru d’issues négatives de la grossesse ou de déficiences congénitales54.
  • L’emploi de laxatifs à base de fibres comme MetamucilMD est sûr.
  • L’usage de produits PEG est sûr et efficace, et est considéré comme un traitement de premier recours de la constipation durant la grossesse37.
  • Ces médicaments anti-hémorroïdaux sont des produits sûrs pour traiter les hémorroïdes durant la grossesse55.
Traitement de la constipation ou des hémorroïdes.

  • Éviter de pousser trop fort pendant la défécation, ainsi que les séances prolongées aux toilettes55.
  • Prendre des bains de siège.
  • Boire au moins 2,3 litres (9,5 tasses) d’eau par jour.
  • Adopter un régime alimentaire riche en fibres.
  • Lait de magnésie.
  • Huile minérale (si utilisée régulièrement, cela peut réduire l’absorption des vitamines liposolubles).
  • Suppositoires à la glycérine56.
Infection vaginale aux levures antifongique :

  • nitrate de miconazole (MonistatMD)
  • clotrimazole (CanestenMD)
  • fluconazole (DiflucanMD)
  • Les femmes enceintes sont plus susceptibles de contracter des infections vaginales aux levures que les femmes qui ne sont pas enceintes; cela peut être dû à la plus forte teneur en œstrogènes et en sucre dans les sécrétions vaginales, qui créent un environnement favorable à la prolifération des levures57.
  • Si une femme enceinte soupçonne qu’elle a une infection aux levures, elle doit consulter son prestataire de soins de santé, car ses symptômes pourraient résulter de la présence d’un pathogène différent et un autre type de traitement devrait alors être administré.
  • L’usage de médicaments antifongiques disponibles en vente libre n’est pas associé à un risque accru de déficiences congénitales57.
  • L’usage de fluconazole par voie orale et à faible dose devrait y être considéré comme un traitement de deuxième recours et son usage sur une courte période n’a pas été associé à un risque accru de déficiences congénitales58.
Le traitement des infections vaginales aux levures comprend :

  • Porter des sous-vêtements en coton.
  • Prendre des douches plutôt que des bains.
  • Utiliser des savons non parfumés.
Insomnie antihistaminique :

  • chlorhydrate de diphénhydramine (UnisomMD NytolMD, SominexMD)
  • Lorsque prise à la dose recommandée sur une courte période, la diphénhydramine n’a pas été associée à des risques d’issues négatives de la grossesse33.
Les méthodes encourageant une bonne hygiène du sommeil comprennent :

  • Se coucher à des heures régulières (aller au lit et de lever aux mêmes heures tous les jours).
  • Éviter les stimulants (par ex., café, chocolat, boissons gazeuses ou caféinées), en particulier dans les heures précédant le coucher.
  • Créer un environnement propice au sommeil (par ex., éteindre les lumières à l’intérieur et à l’extérieur de la chambre à coucher, contrôler les bruits et la température ambiants).
  • Résoudre les problèmes et les préoccupations quotidiennes avant l’heure du coucher, ou en faire une liste pour le jour suivant.
  • Intégrer de l’activité physique régulière dans la journée, de préférence plus de quatre heures avant l’heure du coucher59.

Thérapies de substitution de la nicotine (TSN)

Des options de thérapies de substitution à la nicotine (TSN) sont disponibles en vente libre comme des aides au sevrage du tabac, et sont offertes sous plusieurs formes : gommes à mâcher, timbres transdermiques ou pastilles. Les plus récentes données disponibles suggèrent que l’usage des TSN n’est pas plus nocif, et que celles-ci sont probablement plus sûres, que de continuer à fumer durant la grossesse60. Il est recommandé de consulter un prestataire de soins de santé en la matière.

Pour de plus amples informations sur les TSN, se reporter au fichier Tabagisme.

Diéthyltoluamide (DEET)

Les piqûres de moustiques et de tiques peuvent entraîner de graves conséquences durant la grossesse, en transmettant des maladies comme le virus du Nil occidental61. Quand il est employé conformément aux instructions du fabricant, le DEET est un moyen efficace de prévenir les piqûres de moustiques et de tiques.62 Bien qu’on reconnaisse la faible toxicité de ce produit, la recherche actuelle relativement à son usage durant la grossesse est limitée. On suggère que les femmes enceintes évitent autant que possible les situations où elles pourraient être exposées à des piqûres de moustiques ou de tiques63.

Pour de plus amples informations sur le DEET, se reporter au fichier Mesures de précaution durant la grossesse.

Écran solaire

Une fois absorbé, l’écran solaire a des effets subcliniques et peut donc être utilisé sans danger durant la grossesse64.

Pour de plus amples informations sur l’usage d’écran solaire, se reporter au fichier Mesures de précaution durant la grossesse.

Médicaments en vente libre et allaitement

La plupart des médicaments en vente libre ne posent aucun risque pour le bébé. L’emploi de certains médicaments doit être limité ou évité durant la période d’allaitement.

Les directives de base ci-dessous indiquent l’emploi des médicaments en vente libre pour les femmes qui allaitent :

  • Prendre des médicaments par voie orale après la tétée ou avant la plus longue période de sommeil du bébé. Cela permet de donner le temps au médicament de quitter le système avant d’allaiter de nouveau le bébé.
  • L’acétaminophène et les anti-inflammatoires permettent souvent de soulager la douleur chez les femmes qui allaitent20.
  • Éviter l’usage de l’aspirine, car cela peut entraîner des problèmes d’éruption cutanée ou de saignements chez le nourrisson. Les médicaments contenant de l’aspirine accroissent également le risque de déclenchement du syndrome de Reye. L’aspirine ne doit pas être le premier antalgique choisi pour les femmes qui allaitent20.
  • Limiter l’usage à long terme d’antihistaminiques à effet sédatif. Les antihistaminiques passent dans le lait maternel, mais cependant à une teneur trop faible pour entraîner des effets cliniques. Les antihistaminiques à effet sédatif peuvent entraîner des effets secondaires chez le nourrisson, comme la somnolence. Les femmes qui allaitent devraient consulter leur prestataire de soins de santé ou leur pharmacien avant de prendre un médicament en vente libre52.
  • La pseudoéphédrine est employée comme décongestionnant nasal. Bien qu’elle soit excrétée dans le lait maternel à faibles doses, il est important d’en limiter l’emploi, car celle-ci peut réduire la production de lait dans la phase tardive de l’allaitement (quand la mère allaite un nourrisson âgé de plus de huit mois)65.

Remèdes à base de plantes

Conséquences de l’usage de remèdes à base de plantes durant la grossesse

Il y a plusieurs paramètres à prendre en considération avant de prendre des remèdes à base de plantes durant la grossesse. L’innocuité et l’efficacité durant la grossesse de la plupart des remèdes à base de plantes n’ont pas été établis66, 67. Les Produits de santé naturels (PSN) vendus au Canada sont soumis au Règlement sur les produits de santé naturels, entré en vigueur le 1er janvier 2004. Pour pouvoir être commercialisés légalement au Canada, les produits de santé naturels doivent obtenir des licences d’exploitation68. Un produit sous licence se voit attribuer un numéro NPN ou DIN-HM à huit chiffres. Les produits vendus au Canada n’ont pas encore été tous évalués, mais ils reçoivent un numéro d’exemption et peuvent être légalement mis en marché au Canada.

La concentration des ingrédients actifs dans les remèdes à base de plantes peut varier considérablement d’un produit à l’autre69. Les ingrédients actifs peuvent traverser la barrière placentaire et affecter le fœtus d’une manière généralement inconnue. Il est recommandé aux femmes enceintes de consulter leur prestataire de soins de santé avant de prendre un remède à base de plantes, pour en discuter des risques et des bienfaits20, 69.

Consulter le Tableau 2 pour en savoir plus sur les produits de santé naturels couramment utilisés.

Tableau 2 : Remèdes à base de plantes courants, leurs usages et leurs effets, ainsi que les conséquences potentielles de leur usage pour la mère et le bébé

Remède à base de plantes Usages et effets nocifs Conséquences possibles pour la mère et l’enfant
Aloès officinal, topique et oral Traitement topique pour :

  • Blessures
  • Brûlures.
  • Autres problèmes de peau69.

S’il est pris par voie orale, l’aloès peut entraîner des nausées et des vomissements importants69

Certains rapports suggèrent que pris oralement, l’aloès pourrait entraîner :

  • Une stimulation utérine.
  • Une perte de grossesse.
  • Le travail avant terme70.
Actée à grappes noires Utilisée pour réduire :

  • Les symptômes de la ménopause.
  • Les symptômes du syndrome prémenstruel.
  • Les symptômes de règles douloureuses20,69.
  • Peut causer de l’hypotension chez certaines femmes20.
Peut entraîner :

  • Le travail avant terme.

L’actée à grappes noires doit être évitée durant la grossesse67.

Camomille Utilisée pour :

  • Calmer les maux de ventre.
  • Aider à dormir.
  • Traiter des problèmes de peau.

Aucun effet secondaire n’a été observé.

Aucun événement négatif n’a été observé chez les femmes enceintes qui boivent de la tisane de camomille67.
Suppléments à base de canneberge Utilisés pour :

  • Prévenir les infections urinaires71.

Aucun effet secondaire n’a été observé.

Utilisés pour :

  • Prévenir les infections urinaires71.

Aucun effet secondaire n’a été observé.

Échinacée Utilisée pour :

  • Traiter le rhume, les maux de gorges et autres infections des voies respiratoires supérieures72.

Aucun effet secondaire n’a été observé.

Les données disponibles sont limitées et ne suggèrent aucune inquiétude à avoir pour l’enfant67.
Fenugrec Effets secondaires observés :

  • Diarrhée.
  • Odeur de l’urine et de la transpiration rappelant celle du sirop d’érable20, 67.
Peut entraîner :

  • Des contractions utérines.
  • Une fausse couche.
  • Un travail avant terme18.
  • L’hypoglycémie73.
  • Problèmes liés à la coagulation sanguine73.

Pour ces raisons, il n’est pas recommandé de consommer du fenugrec durant la grossesse.

Une petite quantité de fenugrec dans la nourriture consommée durant la grossesse est probablement sans risques20.

Gingembre Utilisé pour :

  • Traiter la nausée et les vomissements durant la grossesse74, 75.

Aucun effet secondaire n’a été observé.

Aucune inquiétude à avoir pour l’enfant75.
Ginkgo Utilisé pour :

  • Aider à améliorer la mémoire20.

Peut entraîner :

  • Maux de tête.
  • Étourdissements.
  • Palpitations
  • Maux de ventre.
  • Éruptions cutanées20, 67.
Aucune information disponible concernant son usage durant la grossesse.
Ginseng Utilisé pour :

  • Augmenter la concentration mentale.
  • Stimuler le système immunitaire20, 67.

Peut entraîner :

  • Nervosité.
  • Hypertension artérielle.
  • Hypoglycémie20, 67.
Le peu d’information disponible concernant l’innocuité de ce produit ne suggère aucun effet négatif sur les issues de la grossesse en cas d’utilisation du Panax quinquefolius (ginseng asiatique) durant la grossesse20, 76.

Aucune information n’est disponible concernant l’usage d’éleuthérocoque (ou ginseng sibérien).

Glucosamine Utilisée pour :

  • Traiter les symptômes de l’arthrite77.

Peut entraîner :

  • Nausées et vomissements.
  • Étourdissements.
  • Maux de tête.
  • Éruption cutanée.
  • Exacerbation des symptômes de l’asthme77.
Le peu d’information disponible concernant l’innocuité de ce produit ne suggère aucun effet négatif sur les issues de la grossesse en cas d’utilisation de glucosamine durant la grossesse77.
Feuille de framboisier Utilisée pour :

  • Réduire la durée du travail78.

Aucun effet secondaire n’a été observé.

Le peu d’information disponible concernant l’innocuité de ce produit ne suggère aucun effet négatif sur les issues de la grossesse en cas d’utilisation de feuilles de framboisier durant la grossesse.
Millepertuis Utilisé pour :

  • Traiter une dépression faible à modérée20, 67.

Peut entraîner :

  • Sécheresse buccale.
  • Étourdissements.
  • Interactions avec d’autres médicaments.
  • Confusion20.
Peut entraîner :

  • Poids insuffisant à la naissance
  • Absorption réduite du fer20.


Remèdes à base de plantes et allaitement

Les femmes qui allaitent doivent être très vigilantes concernant les remèdes à base de plantes, particulièrement quand l’enfant est un nouveau-né ou un prématuré69. De même que les médicaments conventionnels, certains remèdes à base de plantes peuvent se retrouver dans le lait maternel69. Certains remèdes à base de plantes ou médicaments conventionnels peuvent être nocifs pour l’enfant, tandis que d’autres peuvent affecter la production de lait20, 69. La plupart des remèdes à base de plantes n’ont pas été suffisamment documentés pour pouvoir en déterminer l’innocuité durant la période d’allaitement, et la concentration des ingrédients actifs de ces remèdes peut varier.

Consulter le Tableau 3 pour en savoir plus sur les remèdes à base de plantes et leur effet sur l’allaitement.

Tableau 3 : Remèdes à base de plantes courants et leurs effets sur la mère qui allaite ou le bébé

Remède à base de plantes Effet sur la mère qui allaite ou l’enfant
Aloès officinal (topique)
  • Utilisé parfois pour guérir les gerçures du mamelon, mais n’est pas recommandé en raison de son goût amer et doit être évité avant l’allaitement.
  • Peut causer la diarrhée chez le nourrisson20, 69.
Actée à grappes noires
  • Pourrait réduire la production de lait maternel20, 69.
Chardon béni
  • Souvent utilisé pour augmenter la production de lait, même si aucune recherche fondée sur des données probantes ne soutient cette hypothèse20, 69.
Camomille
  • Considérée sûre si utilisée dans de faibles concentrations (par ex., en tisane)20, 69.
Canneberge
  • Considérée sûre si utilisée aux doses recommandées20, 69.
Échinacée Peut causer chez le bébé :

  • Diarrhée.
  • Faible alimentation.
  • Éruptions cutanées20, 69.
Huile d’onagre
  • Informations limitées, mais est considérée sûre pour un usage aux doses recommandées20, 69.
Fenugrec
  • Peut augmenter la production de lait maternel.
  • Coliques/inconfort abdominal, diarrhée et odeur de sirop d’érable émanant de l’urine du bébé ont été observées20, 69.
Gingembre
  • Considéré sûr si utilisé aux doses recommandées69.
Gingko
  • Informations limitées; n’est donc actuellement pas recommandé69.
Glucosamine
  • Informations limitées; n’est donc actuellement pas recommandé69.
Millepertuis
  • Durant la période d’allaitement, le millepertuis devrait être utilisé avec parcimonie à cause de ses effets secondaires potentiels sur le bébé, à savoir : coliques, somnolence et léthargie79.


Drogues à usage récréatif et drogues de rue

Catégories de drogues à usage récréatif et de drogues de rue

Les drogues à usage récréatif ou les drogues de rue agissent comme des perturbateurs, des stimulants ou des dépresseurs du système nerveux central de l’individu qui les consomme. Le tableau ci-dessous présente un comparatif entre les différentes catégories de drogues en fonction de leurs effets sur le système nerveux central.

Tableau

Perturbateur Stimulant Dépresseur
Perturbe les fonctions mentales de l’individu, y compris :

  • Sa perception.
  • Ses humeurs.
  • Ses processus cognitifs.
Stimule les fonctions mentales de l’individu en :

  • Augmentant la vigilance.
  • Accélérant les processus mentaux.
  • Augmentant le niveau d’énergie.
Ralentit les fonctions mentales de l’individu en :

  • Réduisant la vigilance.
  • Augmentant la détente.
  • Réduisant la conscience.
Exemples :

  • Cannabis (aussi connu sous le nom de marijuana, herbe, hasch, pot, joint).
  • Hallucinogènes (par ex., LSD, MDMA, ecstasy).
Exemples :

  • Cocaïne (aussi connue sous le nom de crack, freebase, coke, poudre).
  • Amphétamines (aussi connues sous le nom de pinotte, beurre d’arachides).
  • Méthamphétamine (aussi connue sous le nom de kryptonite, meth en cristaux).
Exemples :

  • Opiacés (héroïne, méthadone, codéine, morphine, opium).
  • Gamma-hydroxybutyrate (GHB) (aussi connu sous le nom d’ecstasy liquide).
  • Substances volatiles (par ex., colles, solvants).

Le mésusage de médicaments sur ordonnance est en augmentation83. Le mésusage de médicaments sur ordonnance s’applique le plus souvent aux opiacés (les dérivés naturels ou synthétiques de l’opium). Le Canada affiche le niveau le plus élevé au monde en matière de consommation d’oxycodone (un opiacé disponible sur ordonnance) par personne82. Les opiacés (par ex., la morphine et la codéine) sont des médicaments servant à traiter les cas de douleur chronique ou aiguë. Les risques de mésusage de médicaments sur ordonnance sur la santé de la femme enceinte et du fœtus dépendent du type de médicament sur ordonnance dont il s’agit et le moment de l’exposition du fœtus au médicament durant la gestation83.

Conséquences de la consommation de drogues à usage récréatif ou de drogues de rue pour les femmes enceintes

La consommation de drogue peut être associée à divers problèmes sociaux ou de santé pour la femme enceinte, comme :

  • Troubles du sommeil.
  • Problèmes de santé physique (par ex., problèmes cardio-vasculaires, ou hypertension artérielle)84.
  • Infections (par ex., SIDA/VIH, hépatite).
  • Insuffisance du suivi médical ou prénatal85.
  • Problèmes de santé mentale.
  • Problèmes psychosociaux (par ex., problèmes financiers, violence familiale, détérioration des relations sociales) 84, 85.

La consommation de drogue peut affecter la capacité de la mère à prendre soin de son enfant (par ex., indisponibilité émotionnelle ou physique, soins irréguliers), ainsi que la capacité de l’enfant à s’attacher à sa mère86, 87. Un enfant exposé à la drogue durant la grossesse peut présenter des symptômes de sevrage (par ex., irritabilité, pleurs, insomnie) dans les premiers jours ou les premières semaines après la naissance, et peut être plus difficile à consoler. Cela peut à son tour accroître le stress de la mère et réduire son désir d’interagir avec son bébé24. Certaines femmes enceintes qui consomment de la drogue n’ont pas accès à des personnes qui peuvent leur servir de modèle dans leur rôle de mère. Ces femmes peuvent avoir besoin de soutien et de conseils accrus concernant leur rôle de parent et la formation de liens affectifs avec leur enfant. Par ailleurs, pour certaines femmes, la grossesse peut être un événement déterminant qui les motive à changer leur mode de vie.

Conséquences de la consommation de drogues à usage récréatif ou de drogues de rue pour la grossesse ou le bébé

Les femmes qui consomment de la drogue présentent des grossesses à haut risque du fait des effets nocifs possibles de la drogue pour le fœtus88.

Les drogues (en particulier celles présentant un fort potentiel de dépendance, comme la cocaïne et les opiacés) peuvent traverser la barrière placentaire et affecter certains aspects du développement du fœtus8, 24. Les effets des drogues sur le développement du fœtus et celui à long terme de l’enfant font l’objet d’avis contraires et sont brouillés par de nombreux facteurs de confusion85.

Les effets les plus fréquemment observés de la consommation de drogue durant la grossesse sur le fœtus sont indiqués dans le tableau suivant.

Tableau 5 : Effets possibles de la consommation de drogues à usage récréatif ou de drogues de rue sur la grossesse ou le bébé

Drogue à usage récréatif ou drogue de rue Effets possibles sur la grossesse ou sur l’enfant
Cannabis
  • Effets non clairement démontrés8, 89, 90.
  • Bien que les données soient contradictoires, l’exposition au cannabis a été associée à un poids à la naissance insuffisant, au travail avant terme et à des effets à long terme sur le développement neural de l’enfant91.
  • Les nouveau-nés peuvent souffrir d’effets négatifs au moment de la naissance, comme des tremblements90.
  • Les effets sont brouillés par d’autres facteurs qui accompagnent souvent la consommation de cannabis, comme la consommation de tabac8.
Cocaïne
  • Retard de croissance intra-utérin (RCIU)37.
  • Augmentation du nombre de contractions utérines85, 86, 92.
  • Vasoconstriction placentaire85, 86.
  • Décollement du placenta85, 86.
  • Prééclampsie92.
  • Rupture prématurée des membranes85, 86.
  • Fausse couche8.
  • Naissance avant terme85, 86.
  • Poids de naissance insuffisant85, 86.
  • Faibles symptômes de sevrage à la naissance85, 86.
  • Syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN)8, 37, 93.
  • Déficits à long terme du développement neural et cognitif de l’enfant92.
  • Les effets sont brouillés par des facteurs de risques maternels et sociodémographiques, comme le niveau socioéconomique, la consommation d’alcool et d’autres drogues92.
Amphétamines et

Méthamphétamines

  • RCIU94.
  • Naissance prématurée et poids de naissance insuffisant8.
  • Effets à long terme sur le développement de l’enfant37.
  • Symptômes de sevrage à la naissance37.
  • Les effets sont brouillés par d’autres facteurs comme la consommation de tabac, d’alcool et d’autres drogues94.
Opiacés

(sauf la méthadone/buprénorphine)

  • RCIU8, 86.
  • Décollement du placenta85.
  • Fausse couche, mortinaissance, naissance prématurée8, 85.
  • Poids à la naissance insuffisant8, 85.
  • Syndrome d’arrêt chez le nouveau-né8, 85.
  • SMSN8, 85.


Facteurs affectant la santé liés à la consommation de drogues

Selon les données scientifiques actuellement disponibles, il n’est pas possible de déterminer si les effets de la drogue consommée par la mère sur le fœtus sont causés directement par la substance active elle-même ou par l’exposition du fœtus à d’autres paramètres nocifs pour la santé86, 95.

Peu d’études ont permis de mesurer l’influence de facteurs de confusion souvent associés à la consommation de drogue, comme :

  • Les modèles de consommation (par ex., qualité du produit; dose prise; voie d’administration [orale, nasale, injection]; fréquence de la consommation; étape du développement du fœtus au moment de la consommation)95.
  • Consommation de drogues multiples. Dans la plupart des cas de consommation de drogue, les drogues sont prises en association avec d’autres substances. Par exemple, il a été documenté que 93 % des femmes enceintes consommant de la cocaïne ou de l’héroïne consomment en même temps d’autres substances (principalement de l’alcool et du tabac), avec des effets néfastes sur la santé de leur enfant96.
  • Les caractéristiques de la mère (par ex., état de santé global; facteurs génétiques et physiologiques qui mènent à des différences individuelles en matière de métabolisme; et tolérance physique et psychologique à la drogue)97, 90.
  • Les facteurs socioéconomiques et les conditions de vie (par ex., malnutrition, absence de suivi prénatal, manque de ressources financières, quartiers défavorisés, criminalité, prostitution)85, 90.

Que les effets de la drogue sur le fœtus soient causés directement par la substance active ou par l’influence des facteurs de confusion décrits ci-dessus, il est fortement recommandé que les femmes ne consomment pas de drogue pendant leur grossesse à cause des risques que cela comporte pour le fœtus. Certaines drogues, comme les opiacés, peuvent nécessiter un sevrage progressif, car un arrêt brutal peut entraîner des contractions utérines à n’importe quelle étape de la gestation98.

Consommation de drogues à usage récréatif ou de drogues de rue avant que la femme sache qu’elle est enceinte

Si une femme a consommé de la drogue avant de savoir qu’elle était enceinte et qu’elle est inquiète au sujet du développement de son bébé, rassurez-la en lui rappelant que les effets nocifs pour la grossesse et le fœtus de la consommation de drogue durant la grossesse sont potentiels, pas automatiques. De plus, la qualité de l’environnement dans lequel l’enfant grandit est importante. D’autres facteurs dans l’environnement de l’enfant peuvent atténuer certains effets de la drogue, comme un mode de vie sain de la mère; un environnement chaleureux et stimulant; ou une relation mère-enfant de qualité.

Il reste néanmoins que la consommation de drogue n’est jamais sans risques. Il est donc recommandé aux femmes de consulter un professionnel en vue d’arrêter en toute sécurité de consommer de la drogue. Pour arrêter la consommation d’opiacés, d’alcool et de benzodiazépine, il est nécessaire de recourir à une désintoxication médicale.

Pour en savoir plus sur les options de traitement de la dépendance aux drogues à usage récréatif ou aux drogues de rue, veuillez consulter l’annexe B.

Drogues à usage récréatif ou drogues de rue et allaitement

Les drogues peuvent se retrouver dans le lait maternel et interférer avec la production, la qualité ou la composition du lait maternel. L’exposition du nourrisson aux drogues dans le lait maternel a été associée à des effets néfastes sur la santé de l’enfant, comme il est indiqué dans le tableau suivant.

Tableau 6 : Effets possibles sur les nourrissons allaités par une mère consommant de la drogue

Drogues Effets possibles sur le nourrisson
Cannabis
  • Léthargie8, 99.
  • Tonus musculaire réduit8, 99, 100.
  • Irritabilité8, 99, 100.
  • Des données limitées ont montré qu’il y a des conséquences négatives sur le développement neural du bébé101.
  • Risque accru de SMSN101.
Cocaïne
  • Irritabilité8, 20.
  • Vomissements8, 20.
  • Diarrhée8, 20.
  • Tremblements, convulsions8, 20.
  • Tachycardie8, 20.
  • Hypertension artérielle8, 20.
Amphétamines
  • Irritabilité102.
  • Troubles du sommeil102.
Héroïne et opiacés
  • Symptômes de sevrage8, 37.
  • Agitation8, 37.
  • Tremblements8, 37.
  • Vomissements8, 37.
  • Somnolence8, 37.
  • Problèmes d’alimentation8, 37.

Du fait de la nocivité possible des drogues sur le nourrisson, il est conseillé aux mères qui allaitent de ne consommer aucune drogue, qu’elle soit à usage récréatif ou de rue.

Pour en savoir plus sur les options de traitement de la dépendance aux drogues à usage récréatif ou aux drogues de rue, veuillez consulter l’annexe B.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource

Il serait bénéfique de référer les femmes au prestataire de soins de santé approprié si elles :

  • Souffrent de troubles médicaux préexistants.
  • Prennent des médicaments sur ordonnance.
  • Prennent des médicaments en vente libre ou des remèdes à base de plantes sans avoir au préalable consulté leur prestataire de soins de santé.
  • Déclarent consommer des drogues à usage récréatif ou des drogues de rue.

Savoir où rediriger

Les femmes qui ont besoin de plus amples informations sur l’usage de médicaments sur ordonnance, de médicaments en vente libre et de remèdes à base de plantes durant la grossesse ou l’allaitement peuvent être aiguillées à :

  • Leur pharmacien local.
  • Motherisk au 1 877 439-2744.
  • Télésanté Ontario au 1 866 797-0000.

Les femmes qui ont besoin de plus amples informations sur la consommation d’alcool, de tabac, de drogues à usage récréatif ou de drogues de rue, ainsi que sur le traitement de ces dépendances durant la grossesse ou l’allaitement peuvent être aiguillées à :

Veuillez noter que toute consommation de drogue ou d’alcool par un pourvoyeur de soins doit être déclarée. Dans les cas où une femme continue de consommer des drogues à usage récréatif ou des drogues de rue alors qu’elle est enceinte ou qu’elle s’occupe d’un ou de plusieurs enfants, la Société d’aide à l’enfance doit être avisée. L’Association ontarienne des sociétés d’aide à l’enfance fournit des services de protection des nourrissons et des enfants par le biais de l’une de ses 46 Sociétés.

Retour en Haut

Ressources et liens

À noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Associations professionnelles

Sites Web

Lignes d’assistance

  • Motherisk (Certains services sont offerts en anglais seulement)
    • Assistance téléphonique Motherisk 1-877-439-2744
    • Assistance téléphonique Motherisk – Alcohol and Substance Use 1 877 327-4636.
  • Ligne d’aide sur la drogue et l’alcool au 1 800 565-8603.
  • Télésanté Ontario au 1 866 797-0000

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

Livres

  • Koren, G., Medication Safety in Pregnancy and Breastfeeding: The Evidence-Based A to Z Clinician’s Pocket Guide. Toronto (Ontario), McGraw-Hill Medical, 2007. (en anglais seulement)
  • Hale, T., Medications & Mothers’ Milk. Amarillo (Texas), Hale Publishing, 2014. (en anglais seulement)
  • Koren, G., The Complete Guide to Everyday Risks in Pregnancy and Breastfeeding: Answers to All Your Questions about Medications, Morning Sickness, Herbs, Diseases, Chemical Exposures and More, Toronto (Ontario), Robert Rose Publishers, 2004. (en anglais seulement)
  • Millis, J.J., Dugoua, D., Perri, D., & Koren, G., Herbal Medicines in Pregnancy and Lactation: An Evidence-Based Approach, Taylor & Francis, Toronto (Canada), 2006. (en anglais seulement)
  • Ordean, A., Midmer, D., Payne, S., Hunt, G., Pregnancy-Related Issues in the Management of Addictions: A Reference for Care Providers. Toronto (Canada), Department of Family and Community Medicine, University Of Toronto, 2008. (en anglais seulement)

Retour en Haut

Annexes

Annexe A : Troubles médicaux maternels courants, effets sur la grossesse et l’enfant et considérations en matière d’innocuité de l’usage de médicaments sur ordonnance durant la grossesse.

Trouble médical Effets du trouble médical sur la grossesse et l’enfant Considérations en matière d’innocuité de l’usage de médicaments sur ordonnance durant la grossesse
Dépression Il a été démontré que les femmes recevant un traitement adéquat pour leur dépression affichent103 :

  • Une participation accrue au suivi prénatal.
  • Une plus faible probabilité de consommer des drogues à usage récréatif ou des drogues de rue.
  • Un risque réduit de se faire du mal.
  • Une capacité accrue d’interagir positivement et tôt avec leur bébé.
  • Des taux réduits de développement périnatal de troubles de l’humeur.
  • Une augmentation du taux d’initiation à l’allaitement et de la durée de l’allaitement.

Une dépression ou une anxiété maternelles non-traitées ou insuffisamment traitées augmentent les risques de :

  • Fausse couche.
  • Prééclampsie
  • Hypertension de grossesse.
  • Accouchement avant terme.
  • Admissions à une unité néonatale de soins intensifs103, 104.

Taux réduits d’initiation de l’allaitement et problèmes accrus de formation de liens affectifs entre la mère et le nouveau-né105.

Certains antidépresseurs ont fait l’objet de plus nombreuses recherches que d’autres et la plupart d’entre eux n’ont pas été associés à un risque plus élevé de déficiences congénitales22, 104.

Certains antidépresseurs pris au cours du troisième trimestre peuvent être associés à un trouble appelé « syndrome comportemental néonatal » qui comprend de l’irritabilité, des troubles du sommeil et un faible tonus. Ce trouble est temporaire et sans effets à long terme106.

Hypertension artérielle Il a été démontré que les femmes recevant un traitement adéquat pour leur hypertension artérielle affichent107, 108 :

  • Un risque plus faible de morbidité et de mortalité maternelles liées à un accident cérébral d’origine vasculaire ou à une maladie cardiaque.

Les spécialistes s’accordent pour dire que les médicaments pour l’hypertension doivent être administrés aux femmes enceintes souffrant d’hypertension artérielle grave afin de les protéger d’un accident cérébral d’origine vasculaire. Cependant, les bienfaits des traitements pour une hypertension faible à modérée chez les femmes enceintes sont controversés. Les obstétriciens canadiens sont divisés sur la manière de traiter l’hypertension artérielle chez la femme enceinte108.

L’hypertension maternelle chronique peut faire encourir au fœtus des risques de108 :

  • Retard de croissance intra-utérin (RCIU)
  • Prématurité.

Mort intra-utérine.

La majorité des médicaments antihypertenseurs n’a pas été associée à un risque accru de malformations congénitales importances109.

Certains traitements de l’hypertension, tels que certains bêtabloquants, pourraient augmenter les risques d’accoucher de nouveau-nés d’une taille plus petite que la normale108.

Épilepsie Il a été démontré que les femmes recevant un traitement adéquat pour leur épilepsie affichent110 :

  • Un risque réduit de se blesser durant une crise d’épilepsie.
  • Un risque réduit de fausse couche et de mortinaissance.
  • Un risque réduit de travail ou d’accouchement avant terme.

L’épilepsie en soi ne comporte aucun risque pour le fœtus en développement26.

Des études ont montré que les femmes sous médicaments antiépileptiques ont deux à trois fois plus de risque d’avoir un enfant présentant de graves malformations que les femmes ne souffrant pas d’épilepsie. Certains médicaments antiépileptiques posent plus de problèmes que d’autres26.
Polyarthrite rhumatoïde La polyarthrite rhumatoïde en soi ne semble pas être néfaste pour le fœtus en développement. En fait, 70 % à 80 % des femmes souffrant de polyarthrite rhumatoïde observent une amélioration de leurs symptômes durant la grossesse111.

Bien que certaines femmes puissent présenter un faible risque de fausse couche ou de donner naissance à des bébés au poids insuffisant, la vaste majorité des femmes souffrant de polyarthrite rhumatoïde ont des grossesses normales, sans complications111.

L’exposition prénatale aux médicaments anti-inflammatoires augmente le nombre de cas d’hypertension pulmonaire ou de fermeture prématurée du canal artériel du cœur du fœtus quand ces médicaments sont pris au troisième trimestre39.
Diabète Il a été démontré que les femmes souffrant de diabète prégestationnel qui maintiennent des taux de glucose sanguin dans la fourchette des valeurs normales présentent moins de risques d’avoir112 :

  • Un bébé avec des déficiences congénitales.
  • Un bébé plus gros que la normale.
  • Un accouchement avant terme.
  • Une césarienne.
  • Une fausse couche ou une mortinaissance.
  • Un bébé souffrant du syndrome de détresse respiratoire et d’hypoglycémie.
  • Des symptômes d’hyper ou d’hypoglycémie, y compris de la fatigue, des étourdissements, des maux de tête et de la confusion.
Si les cibles glycémiques ne sont pas atteintes dans les deux semaines de thérapie nutritionnelle seule, un traitement à l’insuline doit être entamé113.

Pour les femmes qui refusent l’insuline, le glyburide ou la metformin peuvent être employés pour contrôler la glycémie. Cependant, ces deux agents peuvent traverser la barrière placentaire et aucune donnée sur leur innocuité à long terme pour l’enfant n’est disponible113.

Asthme Il a été démontré que les femmes recevant un traitement adéquat pour leur asthme présentent moins de risques de114 :

  • Respiration sifflante et d’essoufflement.
  • Développer de l’hypertension artérielle ou une prééclampsie.
  • Problèmes liés au placenta.
  • Travail avant terme.
  • Césarienne.
  • Avoir un bébé au poids insuffisant.
L’usage de la plupart des traitements de l’asthme durant la grossesse est sûr.114

Les inhalateurs à action rapide (par ex., albutérol) et les corticoïdes administrés par inhalation sont les traitements de prédilection durant la grossesse.

Comparés aux médicaments administrés par voie orale, ceux administrés par inhalation sont absorbés par le corps dans des quantités plus faibles. Le fœtus devrait donc être exposé à une moindre quantité de substance médicamenteuse avec ces derniers114.

Infection urinaire Il a été démontré que les femmes recevant un traitement adéquat pour leur infection urinaire présentent moins de risques de115 :

  • Inconfort lié aux symptômes d’infection urinaire.
  • Travail avant terme.
  • Évolution de l’infection urinaire en une pyélonéphrite
  • Avoir un bébé au poids insuffisant.
Il existe des antibiotiques qui n’ont pas été associés à des risques accrus de déficience congénitale importante lorsqu’ils ont été pris durant la grossesse115.
Nausées et vomissements de la grossesse (NVG) Il a été démontré que les femmes recevant un traitement adéquat pour leurs nausées et vomissements présentent moins de risques de74 :

  • Voir leurs activités quotidiennes perturbées, y compris les soins aux enfants, le travail et les activités sociales.
  • Stress accru.

De faibles nausées et vomissements ne sont généralement pas néfastes pour le fœtus74.

Dans les cas graves (par ex., hyperemesis gravidarum), le traitement aidera à réduire les risques de malnutrition, de déshydratation et d’hospitalisations.

Au Canada, la combinaison doxylamine-pyridoxine (DiclectinMD) est un exemple de médicament sur ordonnance disponible pour le traitement des NVG116.

Les femmes enceintes peuvent prendre des médicaments antiémétiques comme le dimenhydrinate (GravolMD) après avoir consulté leur médecin.

Les médicaments dont l’efficacité a été prouvée sans qu’ils présentent de risques pour le développement de la grossesse ont été étudiés117.

Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) Des études indiquent que la grossesse n’affecte pas la santé des femmes portant le VIH ni n’augmente le risque pour elles de développer des maladies liées aux VIH118.

Sans aucune stratégie de prévention, le risque de transmission de la mère au bébé est d’environ 25 %. Cependant, si des mesures de prévention sont prises à temps, ce risque peut être réduit à 1 % 118.

Jusqu’à aujourd’hui, aucun problème important n’a été déterminé, qui serait lié à l’exposition du fœtus aux médicaments antirétroviraux.

Toutefois, les données probantes sont limitées118.

Annexe B : Options de traitement de la consommation de drogues à usage récréatif ou de drogues de rue

Réduction des méfaits

La vaste majorité des femmes consommant des drogues à usage récréatif ou des drogues de rue arrêtent ou réduisent leur consommation quand elles découvrent qu’elles sont enceintes. Bien qu’il soit fortement recommandé que les femmes arrêtent complètement de consommer de la drogue, toutes les femmes n’en feront pas le choix, ou ne le pourront pas119. La réduction des méfaits s’avère la solution la plus appropriée pour ces femmes. Le but de cette approche est de réduire les conséquences néfastes de la consommation de drogue, plutôt que d’éliminer complètement la consommation de drogue. À ce titre, elle offre un certain nombre d’avantages et un certain niveau de réduction des méfaits pour la femme enceinte et le fœtus96.

Traitement de maintenance à la méthadone/buprénorphine

La méthadone est un médicament prescrit par le médecin servant à traiter la dépendance aux opiacés120. Elle est indiquée pour les femmes enceintes souffrant de troubles liés à l’usage d’opiacés. L’arrêt soudain de la consommation d’opiacés au cours de la grossesse peut entraîner une forte réaction de sevrage, associée à un risque de déclenchement des contractions utérines entrainant une augmentation des risques d’accouchement avant terme ou de fausse couche. Le traitement de maintenance à la méthadone sert à stabiliser l’état de la femme enceinte et à l’aider à réduire ou à arrêter la consommation de drogue121.

La prise de méthadone durant la grossesse peut être associée avec des paramètres à la naissance indiquant un poids insuffisant, ainsi qu’à des symptômes de sevrage chez le nouveau-né. Cependant, les bienfaits de la méthadone l’emportent sur les risques de la poursuite de la consommation de drogue durant la grossesse; elle ne produit pas d’effets euphoriques, mais agit de manière à réduire de manière importante les envies, permet à la mère de rester fonctionnelle et favorise un meilleur suivi prénatal84, 121.

La thérapie à la méthadone constitue actuellement la référence absolue en matière de gestion de la dépendance aux opiacés. Toutefois, quand il n’est pas possible de se procurer de la méthadone, ou qu’une femme refuse le traitement à la méthadone, il est possible de recourir à un traitement de substitution aux opiacés à base de buprénorphine82.

Retour en Haut

Références

  1. Health Canada. (2014). Drugs and health products. Retrieved from http://hc-sc.gc.ca/dhp-mps/index-eng.php
  2. World Health Organization. (2000). General guidelines for methodologies on research and evaluation of traditional medicine. Retrieved from http://whqlibdoc.who.int/hq/2000/WHO_EDM_TRM_2000.1.pdf?ua=1
  3. Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada. (2011). Substance use in pregnancy. JOCG, 33(4), 367-384.
  4. Garriguet, D. (2006) Medication use among pregnant women. Health Reports, 17(2), 9-18.
  5. Statistics Canada. (2002). Canadian community health survey.
  6. Ordean, A., Midmer, D., Payne, S., Hunt, G. (2008). Pregnancy-related issues in the management of addictions: A Reference for care providers. Toronto, ON:Department of Family and Community Medicine, University of Toronto.
  7. Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada. (2008). The Canadian maternity experiences survey: An overview of the findings. JOGC,30(3), 217-228. http://www.jogc.com/index_e.aspx
  8. Djulus, J. (2007). Illicit substances. In E. Ferreira (Ed.), Pregnancy and breastfeeding: Guide therapeutic, (pp. 149-168). Montreal, QC: Editions of the CHU Sainte-Justine.
  9. Schempf, A. H., & Strobino, D.M. (2008). Illicit drug use and adverse birth outcomes: Is it drugs or context? Journal of Urban Health, 85(6), 858-873. Retrieved from http://journals.lww.com/greenjournal/pages/default.aspx
  10. Better Outcomes Registry and Network Ontario (BORN). (2013). Perinatal Health Reports 20112012. Retrieved from https://www.bornontario.ca/en/resources/reports/lhin-regional-reports/
  11. Best Start Resource Centre. (2009). Preconception health: Awareness and behaviours in Ontario. Toronto, ON: Author.
  12. Best Start Resource Centre (2007). Pregnancy after 35: Reflecting on the trend. Toronto, ON: Author.
  13. Cleary-Goldman, J., Malone, F. D., Vidaver, J., Ball, R. H., Nyberg, D. A., Comstock, C. H., … FASTER Consortium (2005). Impact of maternal age on obstetrical outcome. Obstetrics &Gynecology, 105(5), 983-990.
  14. The Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada. (2009). Healthy beginnings giving your baby the best start from preconception to birth (4th ed.). Mississauga, ON: John Wiley & Sons Canada.
  15. Fleming, N., Tu, X., & Black, A. (2012). Improved obstetrical outcomes for adolescents in a community-based outreach program: A matched cohort study. JOGC,34(12), 1134-1140. Retrieved from http://www.jogc.com/index_e.aspx
  16. Hans, S. L. (1999). Demographic and psychosocial characteristics of substance-abusing pregnant women. Clinics in Perinatology,26(1), 55-74. http://www.perinatology.theclinics.com/
  17. El Marroun, H., Tiemeir, H., Jaddoe, V. W., Hofman, A., Mackenbach, J. P., Steegers, E. A., … Huizink, A. C. (2008). Demographic, social and emotional determinants of cannabis use in early pregnancy: The generation R study. Drug and alcohol dependence, 98, 218-226. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2008.05.010
  18. Law, R., Bozzo, P., & Koren, G. (2010). FDA pregnancy risk categories and the CPS: Do they help or are they a hindrance? Canadian Family Physician, 56(3), 239-241. Retrieved from http://www.cfp.ca/
  19. Akus, M., & Bartick, M. (2007). Lactation safety recommendations and reliability compared in 10 medication resources. Annals of Pharmacotherapy, 41(9), 1352-1360 Retrieved from http://aop.sagepub.com/
  20. Hale, T. (2014). Medications and mothers’ milk: A manual of lactational pharmacology. Amarillo, TX:. Hale Publishing.
  21. Medsafe (2013). Medicines and use in pregnancy. Prescriber Update,34(2), 18-19.
  22. Pace, L. E., Schwarz, E. B. (2012). Balancing act: Safe and evidence-based prescribing for women of reproductive age. Woman’s Health, 8(4), 415-425.
  23. S. Department of Health and Human Services. (2005). Reviewer guidance: Evaluating the risks of drug exposure in human pregnancies. Retrieved from http://www.fda.gov/downloads/ScienceResearch/SpecialTopics/WomensHealthResearch/UCM133359.pdf
  24. Chasnoff, I. J. (2008). Drug use in pregnancy: Parameters of risk. The Pediatric Clinics of North America, 35(6), 1403-1412. Retrieved from http://www.sciencedirect.com/science/journal/00313955
  25. Schardein, J. L. (2004). Chemically induced birth defects (3rd ed.). New York, NY: Marcel Dekker Inc.
  26. Taggart, K. (2003). Valproic acid less safe than thought; Motherisk to issue new advisory based on results. Retrieved from http://www.motherisk.org/women/commonDetail.jsp?content_id=816
  27. Morrell, M. J. (2002). Folic acid and epilepsy. Epilepsy Currents, 2(2), 31–34. doi: 1046/j.1535-7597.2002.00017.x
  28. Koren, G. (2007). Medication safety in pregnancy and breastfeeding: The evidence-based A to Z clinician’s pocket guide. Toronto, ON:McGraw-Hill Medical.
  29. Bozzo, B., & Koren, G. (2012). Heath Canada advisory on domperidone. Retrieved from http://www.motherisk.org/prof/updatesDetail.jsp?content_id=981
  30. Johannes, C. B., Varas-Lorenzo, C., McQuay, L. J, Midkiff, K. D., & Fife, D. (2010). Risk of serious ventricular arrhythmia and sudden cardiac death in a cohort of users of domperidone: A nested case-control study. Pharmacoepidemiology Drug Safety, 19(9), 881-8. doi: 10.1002/pds.2016.
  31. Van Noord, C., Dieleman, J. P., van Herpen, G., Verhamme, K., & Sturkenboom, M. C. (2010). Domperidone and ventricular arrhythmia or sudden cardiac death: a population-based case-control study in the Netherlands. Drug Safety,33(11), 1003-14. doi: 10.2165/11536840-000000000-00000
  32. Parvaz, M., Moretti, M., Djokanovic, N., Bozzo, P., Nulman, I., Ito, S., & Koren, G. (2009). Guidelines for maternal codeine use during breastfeeding. Retrieved from http://www.motherisk.org/prof/updatesDetail.jsp?content_id=918
  33. Wilson J. G., & Clarke Fraser, F. (1977). Handbook of teratology. New York, NY: Plenum.
  34. Kacew, S. (1999). Effect of over-the-counter drugs on the unborn child: What is known and how should this influence prescribing? Paediatric Drugs, 1(2), 75-80. Retrieved from http://link.springer.com/journal/40272
  35. Organization of teratology information specialists (OTIS). (2010) Acetaminophen and pregnancy. Retrieved from http://www.mothertobaby.org/files/acetaminophen.pdf
  36. Feldkamp, M. L., Meyer, R. E., Krikov, S., & Botto, L. D. (2010). Acetaminophen use in pregnancy and risk of birth defects: Findings from the National Birth Defects Prevention Study. Obstetrics & Gynecology,115(1), 109-115. doi: 10.1097/AOG.0b013e3181c52616
  37. Briggs, G. G., Freeman, R. K., & Yaffe, S. J. (2015). Drugs in pregnancy and lactation: A reference guide to fetal and neonatal risk. (10th ed.). Philadelphia, PA: Lippincott Williams & Wilkins.
  38. Kozer, E., Nikfar, S., Costei, A., Boskovic, R., Nulman, I., & Koren, G. (2002). Aspirin consumption during the first trimester of pregnancy and congenital anomalies: A meta-analysis. American Journal of Obstetrics & Gynaecology. 187(6), 1623-30. http://dx.doi.org/10.1067/mob.2002.127376
  39. Babb, M., Koren, G., & Einarson, A. (2009). Treating pain during pregnancy. Canadian Family Physician, 55(12), 25, 27. Retrieved from http://www.cfp.ca/
  40. Organization of teratology information specialists (OTIS). (2010). Pregnancy and ibuprofen. Retrieved from http://www.mothertobaby.org/files/Ibuprofen.pdf
  41. Koren, G., Florescu, A., Costei, A. M., Boskovic, R., & Moretti, M. E. (2006). Nonsteroidal antiinflammatory drugs during third trimester and the risk of premature closure of the ductus arteriosus: a meta-analysis. American Pharmacotherapy. 40(5), 824-9.
  42. Florescu, A., & Koren, G. (2005). Nonsteroidal anti-inflammatory drugs for rheumatoid arthritis during pregnancy. Retrieved from http://www.motherisk.org/prof/updatesDetail.jsp?content_id=729
  43. Erebara, A., Bozzo, P., Einarson, A., & Koren, G. (2008). Treating the common cold during pregnancy. Retrieved from http://www.motherisk.org/prof/updatesDetail.jsp?content_id=881
  44. Facundo, G.-B., Yaron, F., Rezvani, M., & Koren, G. (2006). Exposure to alcohol-containing medications during pregnancy. Retrieved fromhttp://www.motherisk.org/prof/updatesDetail.jsp?content_id=842
  45. Werler, M. M. (2006).Teratogen update: Pseudoephedrine. Birh Defects Research Part A: Clinical and Molecular Teratology, 76(6), 445-452. Retrieved from http://onlinelibrary.wiley.com/journal/10.1002/%28ISSN%291542-0760
  46. Bonapace, E. S., & Fisher, R. S. (1998). Constipation and diarrhea in pregnancy. Gastroenterology Clinics of North America,27(1), 197–211. Retrieved from http://www.gastro.theclinics.com/
  47. Law, R., Maltepe, C., Bozzo, P., & Einarson, A. (2010). A treatment of heartburn and acid reflux associated with nausea and vomiting during pregnancy. Canadian Family Physician, 56(2), , 143-144.
  48. Kaltenbach, T., Crockett, S., &Gerson, L. B. (2006). Are lifestyle measures effective in patients with gastroesophageal reflux disease? An evidence-based approach. Archives of Internal Medicine, 166, 965-971. doi:10.1001/archinte.166.9.965
  49. Organization of teratology information specialists (OTIS). (2010). Topical acne treatments. Retrieved from http://www.mothertobaby.org/files/Topical_Acne_Treatments.pdf
  50. Buzzo, P., Chua-Gocheco, A., & Einarson, A. (2011). Safety of skin care products during pregnancy. Retrieved from http://www.motherisk.org/prof/updatesDetail.jsp?content_id=946
  51. Organization of teratology information specialists (OTIS). (2010). Diphenhydramnine and pregnancy. Retrieved from http://www.mothertobaby.org/files/Diphenhydramine.pdf
  52. Gilboa, S. M., Strickland, M. J., Olshan, A. F., Werler, M. M., & Correa, A.. (2009).Use of antihistamine medications during early pregnancy and isolated major malformations. Birth Defects Research Part A: Clinical and Molecular Teratology, 85(2), 137-150. Retrieved from http://onlinelibrary.wiley.com/journal/10.1002/%28ISSN%291542-0760
  53. Gilboa, S. M., Ailes, E. C., Rai, R. P., Anderson, J. A., & Honein, M. A. (2014). Antihistamines and birth defects: A systematic review of the literature. Expert Opinion on Drug Safety, 13(12) 1667-98. doi: 10.1517/14740338.2014.970164
  54. Mahadevan, U., & Kane, S. (2006). American Gastroenterological Association Institute technical review on the use of gastrointestinal medications in pregnancy. Gastroenterology,131(1), 283-311. http://dx.doi.org/10.1053/j.gastro.2006.04.049
  55. Avsar, A. F., & Keskin, H. L. (2010). Haemorrhoids during pregnancy. Journal of Obstetrics and Gynaecology, 30(3), 231-237. doi: 10.3109/01443610903439242
  56. Bradley, C. S. et al (2007). Constipation in pregnancy: Prevalence, symptoms, and risk factors. Obstetrics and Gynecology, 110(6), 1351-1357. Retrieved from http://journals.lww.com/greenjournal/pages/default.aspx
  57. Organization of teratology information specialists (OTIS). (2010). Miconazole/clotrimazole and pregnancy Retrieved from http://www.mothertobaby.org/files/Miconazole.pdf
  58. Soong, D., & Einanson, A. (2009). Vaginal yeast infection during pregnancy. Retrieved fromhttp://www.motherisk.org/prof/updatesDetail.jsp?content_id=900
  59. Bonnet, M. H., & Arand, D. L. (2011). Patient information: Insomnia (beyond the basics). Retrieved from http://www.uptodate.com/contents/insomnia-beyond-the-basics
  60. Osadchy, A., Kazmin, A., & Koren, G. (2009). Nicotine replacement therapy during pregnancy: Recommended or not recommended? JOGC, 31(8), 744-747. Retrieved from http://www.jogc.com/index_e.aspx
  61. Koné, P., Lambert, L., & Milord, F. (2005). Epidemiology and effects of infection West Nile virus on human health. Québec, QC: National Institute of Health Public Quebec. Retrieved from: https://www.inspq.qc.ca/publications/408
  62. Koren, G., Matsui, D., & Bailey, B. (2003). DEET-based insect repellents: Safety implications for children and pregnant and lactating women. Canadian Medical Association Journal, 169(3), 209-212. Retrieved from http://www.cmaj.ca/content/169/3/209.full.pdf+html
  63. Organization of teratology information specialists (OTIS). (2013). DEET (N, N-ethyl-m-toluamide) and pregnancy. Retrieved from http://mothertobaby.org/fact-sheets/deet-nn-ethyl-m-toluamide-pregnancy/
  64. Sarveiya, V., Risk, S., & Benson, H. A. (2004). Liquid chromatographic assay for common sunscreen agents: Application to in vivo assessment of skin penetration and systemic absorption in human volunteers. Journal of Chromatography B: Analytical Technologies in the Biomedical and Life Sciences, 803(2), 225-231. Retrieved from http://www.journals.elsevier.com/journal-of-chromatography-b/
  65. Abbey, J. (2014). Over-the-counter treatments for cough and cold. Retrieved from http://www.infantrisk.com/content/over-counter-treatments-cough-and-cold#sthash.HmLJDsfP.dpuf
  66. The Royal Women’s Hospital. (2013). Herbal and traditional medicines in pregnancy. Retrieved from: https://thewomens.r.worldssl.net/images/uploads/fact-sheets/Herbal-traditional-medicines-in-pregnancy.pdf
  1. Mils, E., Dugoua, J. J., & Perri, D., & Koren, G. (2006). Herbal medicines in pregnancy & lactation: An evidenced based approach. Toronto, ON: Taylor & Francis.
  2. Health Canada. (2014). About natural health product regulation in Canada. Retrieved from http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/prodnatur/about-apropos/index-eng.php
  3. The Royal Women’s Hospital. (2013). Herbal traditional medicines in breastfeeding. Retrieved from https://thewomens.r.worldssl.net/images/uploads/fact-sheets/Herbal-traditional-medicines-in-breastfeeding.pdf
  4. loke, Y. (2010). Pregnancy and breastfeeding: Medicines guideMelbourne, Australia: The Royal Women’s Hospital, Pharmacy Department.
  5. Dugoua, J., Seely, D., Perri, D., Mills, E., & Koren, G. (2008). Safety and efficacy of cranberry (vaccinium macrocarpon) during pregnancy and lactation. Canadian Journal of Clinical Pharmacology, 15(1) e80–6. Retrieved from http://www.jptcp.com/
  6. Perri, D., Dougoua, J. J., Mills. , & Koren, G.(2006). Safety and efficacy of Echinacea (Echinacea angustafolia, e. purpurea and e. pallida) during pregnancy and lactation. Canadian Journal of Clinical Pharmacology, 13(3), e262-267. Retrieved from http://www.jptcp.com/
  7. Zapantis, A., Steinberg J. G., & Schilit, L. (2012). Use of herbals as galactagogues. Journal of Pharmacy Practice, 25(2), 222-31. doi: 1177/0897190011431636
  8. Koren, G., & Maltepe, C. (2014). How to survive morning sickness successfully. Retrieved from http://www.motherisk.org/women/morningSickness.jsp
  9. Viljoen, E., Visser, J., Koen, N., & Musekiwa, A. (2014). A systematic review and meta-analysis of the effect and safety of ginger in the treatment of pregnancy-associated nausea and vomiting. 13(20),. doi:  1186/1475-2891-13-20
  10. Seely, D., Dugoua, J. J., Perri, D., Mills, E., & Koren, G. (2008). Safety and efficacy of panax ginseng during pregnancy and lactation. Canadian Journal of Clinical Pharmacology,15(1), e87-94.
  11. Sivojelezova, A., Koren, G., & Einarson, A. (2007). Glucosamine use in pregnancy: An evaluation of pregnancy outcome. Journal of Women’s Health,16, 345–348.
  12. Holst, L., Haavik, S., & Nordeng, H. (2009). Raspberry leaf – Should it be recommended to pregnant women? Complementary Therapies in Clinical Practice, 15, 204–208. Retrieved from http://www.sciencedirect.com/science/journal/17443881
  13. Dugoua, J. J., Mills, E., Perri, D., & Koren, G. (2006). Safety and efficacy of St. John’s wort (hypericum) during pregnancy and lactation. Canadian Journal of Clinical Pharmacology, 13(3), e268-76. Retrieved from http://www.jptcp.com/
  14. Gagnon, H. (2010). The use of psychoactive drugs among Québécois youth. National Institute of Public Health of Québec. Retrieved from https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1102_UsageSubsPsychoativesJeunes.pdf
  15. Centre Québécois de Lutte aux Dépendances. (2006). Drugs: Know more, risk less. Retrieved from http://www.cqld.ca/livre/fr/qc/
  16. Jumah, N. A., Graves, L., Kahan, M. (2015). The management of opioid dependence during pregnancy in rural and remote settings. CMAJ, 187(1), e41-46. doi: 10.1503/cmaj.131723
  17. Best Start Resource Centre (2013). Prescription drug misuse in pregnancy and pregnancy: A report for service providers working with First Nations Women in Ontario. Toronto, ON: Retrieved from http://www.beststart.org/resources/rep_health/E32A_prescription_drug.pdf
  18. Leonard, I., & Ben Amar, M. (2002). Psychotropic drugs: Pharmacology and addiction. Montréal, QC: Les Presses of the University of Montréal.
  19. Schempf, A. H. (2007). Illicit drug use and neonatal outcomes: A critical review. Obstetrical & Gynecological Survey, 62(11), 749-757. Retrieved from http://journals.lww.com/obgynsurvey/Pages/default.aspx
  20. Morissette, P., Chouinard-Thompson, A., Devault, A., Rondeau, G., & Roux, M. (2008). The partner’s abusive consuming psychoactive substances: A key player for safety and optimum well-being of children. In P. Morissette, & M.Venne (Eds.),. Parenting, alcohol and drugs. A multidisciplinary challenge (pp. 195-217). Montreal, QC: Éditions of the CHU Sainte-Justine.
  21. Suchman, N., Mayes, L., Conti, J., Slade, A., & Rounsaville, B. (2004). Rethinking parenting interventions for drug-dependent mothers: From behavior management to fostering emotional bonds. Journal of Substance Abuse Treatment, 27, 179-185. http://dx.doi.org/10.1016/j.jsat.2004.06.008
  22. Noonan, K., Reichman, N. E., Corman, H.,& Dhaval, D. (2007). Prenatal drug use and the production of infant health. Health Economics, 16 (4), 361-384. Retrieved from http://www.nber.org/papers/w11433
  23. English, D. R. (1997). Maternal cannabis use and birth weight: a meta-analysis. Addiction, 92(11), 1553-1560.
  24. Rayburn, W.F., Billington, M. P. Pharmacotherapy for pregnant women with addictions. American Journal of Obstetrics and Gynecology, 191(6), 1885-1897. http://dx.doi.org/10.1016/j.ajog.2004.06.082
  25. Cook, P. S., Petersen, R. C., Moore, D. T., & Haase, T. B. (1990). Alcohol, tobacco, and other drugs may harm the unborn. Rockville, MD: S. Dept. of Health and Human Services, Public Health Service, Alcohol, Drug Abuse, and Mental Health Administration, Office for Substance Abuse Prevention.
  26. Cressman, A. M., Natekar, A., Kim, E., Koren, G., & Bozzo, P. (2014). Cocaine abuse during pregnancy. JOGC, 36(7), 628-31. Retrieved from http://www.jogc.com/index_e.aspx
  27. Health and Social Services Québec. (2009). Pregnancy: Alcohol and drugs, you need to know. Québec, QC: Author
  28. Plessinger, M. A. (1998). Prenatal exposure to amphetamines. Risks and adverse outcomes in pregnancy. Obstetrics and Gynecology Clinics of North America, 25(1), 119-138. Retrieved from http://www.obgyn.theclinics.com/article/S0889-8545(05)70361-2/abstract
  29. Anthony, E. K., Austin, M. J., & Cormier, D.R. (2010). Early detection of prenatal substance exposure and the role of child welfare. Children and Youth Services Review, 32, 6-12.doi:10.1016/j.childyouth.2009.06.006
  30. Bauer, C. R., Shankaran, S., Bada, H. S., Lester, B., Wright, L. L., Krause-Steinrauf, H., … Verter, J. (2002). The Maternal Lifestyle Study: Drug exposure during pregnancy and short-term maternal outcomes. AJOG, 186(3), 487-495. http://dx.doi.org/10.1067/mob.2002.121073
  31. Chasnoff, I. J. (1988). Drug use in pregnancy: Parameters of risk. Pediatric Clinics of North America, 35(6), 1403-1412.
  32. Motherisk, CAMH. (2007). Exposure to psychotropic medications and other substances during pregnancy and lactation. Toronto, ON: Author.
  33. Garry, C. (2009). Cannabis and breastfeeding. Journal of Toxicology, 2009, 1-5. doi: 10.1155/2009/596149
  34. Committee on Drugs. (2001). The transfer of drugs and other chemicals into human milk. Pediatrics,108, 776-789.
  35. (2015). Lactmed: Cannabis. Retrieved from http://toxnet.nlm.nih.gov/cgi-bin/sis/search2/f?./temp/~9Ynv79:1
  36. Committee on Drugs. (2001). The transfer of drugs and other chemicals into human milk. Pediatrics, 108, 776-789.
  37. Bonari, L., Bennett, H., Einarson, A., & Koren, G. (2004). Risks of untreated depression during pregnancy. Retrieved from http://www.motherisk.org/women/updatesDetail.jsp?content_id=683
  38. Chung, T. K. H., Lau, T. K., Yip, A. S. K, Chiu, H. F. K., & Lee, D. T. S. (2001). Antepartum depressive symptomatology is associated with adverse obstetric and neonatal outcomes. Psychosomatic medicine, 63(5), 830-834.
  39. Dennis, C., & McQueen, K. (2009). The relationship between infant feeding outcomes and postpartum depression: A qualitative systematic review. Pediatrics, 123(4), e736-751.
  40. Grigoriadis, S. (2013). Meta-analysis poor neonatal adaptation syndrome (PNAS). Journal of Clinical Psychiatry, 74(4), e309-320.
  41. (2014). Control of Hypertension in Pregnancy Study. Retrieved from http://www.motherisk.org/women/commonDetail.jsp?content_id=803
  42. Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada. (2014). Diagnosis, evaluation and management of hypertensive disorders of pregnancy: Executive summary. JOGC, 36(5), 416-438.
  43. Al-Maawali, A., Walfisch, A., & Koren, G. (2012). Taking angiotensin-converting enzyme inhibitors during pregnancy – Is it safe? Retrieved from: http://www.motherisk.org/women/drugsDetail.jsp?category_id=151&title=ACE
  44. Mayo Clinic. (2014). Epilepsy and pregnancy: What you need to know. Retrieved from: http://www.mayoclinic.org/healthy-living/pregnancy-week-by-week/in-depth/pregnancy/art-20048417
  45. Mann, D., & Johnson, T. (n.d.). How Rheumatoid arthritis affects pregnancy. Retrieved from http://www.webmd.com/rheumatoid-arthritis/features/ra-pregnancy
  46. Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada. (2002). Screening for gestational diabetes mellitus. JOGC, 121, 1-10.
  47. Canada Diabetes Association Clinical Practice Guidelines. (2013). Diabetes and pregnancy. Retrieved from http://guidelines.diabetes.ca/executivesummary/ch36
  48. (2013). Asthma during pregnancy – Topic overview. Retrieved fromhttp://www.webmd.com/asthma/tc/asthma-during-pregnancy-topic-overview
  49. (2008). Urinary tract infections in pregnancy. Retrieved fromhttp://www.motherisk.org/prof/updatesDetail.jsp?content_id=882
  50. Einarson, A., Maltepe, C., Bokovic, R., & Koren, G. (2007). Treatment of nausea and vomiting in pregnancy: An updated algorithm. Canadian Family Physician,53(12), 2109-2111. Retrieved from http://www.cfp.ca/
  51. Persaud, N., Chin, J., & Walker, M. (2014). Should doxylamine-pyridoxine be used for nausea and vomiting of pregnancy? Journal of Obstetrics & Gynaecology Canada, 36(4), 343-348.
  52. (2013). HIV treatment in pregnancy. Retrieved fromhttp://www.motherisk.org/women/hiv.jsp
  53. Logan, D. E., & Marlatt, A. G. (2010). Harm reduction therapy: A practice-friendly review of research. Journal of Clinical Psychology: In session, 66(2), 201-214,doi: 10.1002/jclp.20669
  54. World Health Organization. (2004). Neuroscience of psychoactive substance use and dependence: Summary. Geneva, Switzerland: Author.
  55. College of Physicians of Quebec. (1999). Use of methadone in the treatment of opioid addiction. Retrieved from http://www.cran.qc.ca/sites/default/files/client/Ligne_directrices_CMQOPQ.pdf

Retour en Haut

Santé avant la grossesse

Santé avant la grossesse

Soins prénataux réguliers

Soins prénataux réguliers

Changements physiques

Changements physiques

Alimentation saine et prise de poids

Alimentation saine et prise de poids

Vie active

Vie active

Alcool

Alcool

Tabagisme

Tabagisme

Médicaments et drogues

Médicaments et drogues

Mesures de précaution

Mesures de précaution

Violence

Violence

Santé mentale

Santé mentale

Perte de grossesse et du bébé

Perte de grossesse et du bébé

Travail prématuré

Travail prématuré

Progression de l’accouchement

Progression de l’accouchement

Soutien à l’accouchement

Soutien à l’accouchement

Interventions à l’accouchement

Interventions à l’accouchement

Médicaments antidouleur

Médicaments antidouleur

Accouchement par césarienne

Accouchement par césarienne

Accouchement vaginal après césarienne

Accouchement vaginal après césarienne

Accouchement de siège

Accouchement de siège

Soins du nouveau-né

Soins du nouveau-né

Sécurité du nouveau-né

Sécurité du nouveau-né

Allaitement

Allaitement

Rétablissement après l’accouchement

Rétablissement

Transition vers la parentalite

Transition vers la parentalite