Médicaments antidouleur à l’accouchement

Messages clés

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Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.

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La douleur ressentie durant l’accouchement varie d’une femme à l’autre. Certaines supportent les contractions et le travail sans prendre de médicament antidouleur, alors que d’autres en ont besoin.

Pendant le travail, les muscles de l’utérus se contractent et se relâchent. Le ventre s’endurcit au toucher et se relâche à chaque contraction. Ces contractions aident le col à s’ouvrir et à faire sortir le bébé. Ce processus peut être douloureux pour la plupart des femmes.

Certaines femmes prévoient accoucher sans médicament antidouleur tandis que d’autres en auront besoin. Parfois, les femmes enceintes ne désirent plus utiliser ces médicaments à l’accouchement. Ce serait bien de garder l’esprit ouvert sur la façon de gérer la douleur lors de l’accouchement. Informez-vous sur les risques et les avantages des médicaments antidouleur avant le début du travail. Il est bon aussi de savoir à l’avance les méthodes offertes pour soulager la douleur sur les lieux de votre accouchement.

Vous risquez de trouver l’accouchement plus difficile à supporter si :

  • Vous manquez de confiance et de préparation pour le travail d’accouchement.
  • Vous êtes effrayée ou très inquiète en pensant au travail et à l’accouchement.
  • Vous n’êtes pas bien reposée.
  • Vous n’avez personne pour vous accompagner durant l’accouchement.
  • Vous ne pouvez pas changer de position ni bouger pendant le travail.
  • Votre bébé se trouve dans une position qui cause plus de douleur pour votre dos.
  • Le travail a été déclenché ou est plus long que prévu, ou vous avez subi d’autres interventions médicales.
  • Vous tolérez mal la douleur.
  • Vous avez souffert un traumatisme dans le passé.

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Il existe plusieurs types de médicaments pour soulager la douleur durant l’accouchement. Vos options dépendent du lieu de naissance et de la phase du travail.

Les médicaments antidouleur existent sous différentes formes. Certains sont plus efficaces que d’autres, et certains ont un effet plus durable que d’autres. Vous ne saurez peut-être pas quel type de médicament vous conviendra qu’avant de commencer le travail. Discutez avec votre prestataire de soins de santé des méthodes de soulagement que vous aimeriez essayer lors de l’accouchement. Durant le travail, choisissez la ou les méthodes les plus appropriées pour vous et votre bébé.

Les médicaments antidouleur utilisés durant l’accouchement peuvent être classés en plusieurs catégories :

  • Analgésiques non opioïdes, qui soulagent la douleur légère ou modérée. Généralement administrés par voie orale.
  • Analgésiques opioïdes, qui soulagent la douleur modérée ou forte. Généralement administrés par injection ou par voie intraveineuse.
  • Anesthésiques, qui soulagent plusieurs types de douleur, et qui permettent, dans certains cas, un soulagement quasi complet de la douleur. Le gaz hilarant (protoxyde d’azote), l’anesthésie péridurale, et le bloc honteux interne (anesthésie du périnée, de la vulve et du petit bassin) sont des exemples de méthodes anesthésiques.

Pour en savoir plus sur la neurostimulation transcutanée, l’acupuncture et autres méthodes antidouleur à l’accouchement, voir le fichier Soutien à l’accouchement.

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Les médicaments antidouleur présentent aussi bien des risques que des avantages pour vous et votre enfant.

Certains médicaments antidouleur peuvent avoir des effets secondaires. Vérifiez si les médicaments de votre choix ont des effets secondaires comme les suivants :

  • Nausée ou vomissements.
  • Vertiges ou faiblesse.
  • Capacité affaiblie de marcher ou de changer de position.
  • Démangeaisons.
  • Maux de tête.
  • Inquiétudes pour le bébé durant le travail ou l’accouchement.
  • Risque plus élevé d’un accouchement vaginal assisté.

Prenez note que ces effets ne s’appliquent pas à tous les médicaments.

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Si vous êtes sur le point d’accoucher, le type de médicament antidouleur qui vous convient peut changer.

Si certains types de médicaments, comme les narcotiques, sont administrés juste avant l’accouchement, votre bébé pourrait avoir de la difficulté à respirer à sa naissance. Les médicaments ne seront pas utilisés si la naissance est prévue dans un délai de deux à quatre heures. Votre prestataire de soins de santé vous examinera avant que l’on vous administre un médicament antidouleur pour s’assurer que vous n’êtes pas sur le point d’accoucher. Si c’est le cas, vous pouvez toujours demander un médicament antidouleur, mais le type de médicament et la dose peuvent varier.

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On vous surveillera plus étroitement, vous et votre bébé, si on vous a administré un médicament antidouleur à votre accouchement.

La fréquence de surveillance de votre pression artérielle, de votre rythme cardiaque et de votre respiration dépendra du médicament administré. Parfois, le rythme cardiaque du bébé doit être surveillé continuellement pendant un certain temps.

Si vous ou votre bébé êtes affectés par certains effets secondaires du médicament, votre prestataire de soins de santé peut les réduire en :

  • Diminuant ou en interrompant le traitement.
  • Changeant votre position.
  • Vous administrant un soluté par voie intraveineuse ou orale.
  • Vous donnant, à vous ou votre bébé, d’autres médicaments pour contrebalancer les effets du médicament antidouleur.
  • Vous administrant de l’oxygène (dans certains cas).

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En savoir davantage sur les médicaments antidouleur à l’accouchement.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur les médicaments antidouleur auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section Ressources et liens.

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Preuve à l'appui


La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés.

Prise en charge médicale de la douleur

La douleur du travail et les options pharmacologiques pour la soulager

La douleur du travail

Lors de l’accouchement, la plupart des femmes ressentent de la douleur1, 2, 3. Celle-ci fait partie de l’accouchement; elle est normale et prévisible4, 5. Aux premiers stades du travail, les muscles utérins se contractent et le col se dilate. Les contractions utérines sont par nature douloureuses. La douleur qui les accompagne peut aussi irradier dans le dos, les fesses et les cuisses. Entre les contractions, l’utérus est au répit et les douleurs qui les accompagnent sont généralement suspendues. Les contractions peuvent s’apparenter à des crampes au début, mais à mesure que le travail avance et que le col se dilate un peu plus, elles ont tendance à se renforcer et à se faire plus fréquentes, et elles durent moins longtemps. Une contraction typique en période de travail se produit environ cinq fois en dix minutes et dure de 50 à 60 secondes. Essentiellement, les contractions les plus douloureuses et les plus fréquentes surviennent à la fin du premier stade de travail, lorsque le col de la femme est complètement dilaté. À pleine dilatation, il se peut qu’elle ne ressente pas le besoin de pousser tout de suite. Une fois que le besoin se fait sentir, la douleur exercée s’apparente à la fois à une contraction utérine et à une douleur liée à la distension du vagin, du périnée et du plancher pelvien au moment où le bébé est poussé vers le bassin1, 2, 3.

Un moment qui se vit de façon unique pour chaque femme

Bien que la douleur soit normale et prévisible durant l’accouchement, les femmes la ressentent chacune différemment durant leur accouchement1, 3, 6. Certaines déclarent avoir ressenti peu de douleur pendant leur accouchement et d’autres, avoir souffert comme jamais elles n’avaient souffert de leur vie1.

Le niveau de douleur et la capacité de chacune à endurer cette souffrance physique dépendent de divers facteurs. Ces facteurs peuvent être à la fois d’origine physique et psychologique, parmi lesquels on retrouve1, 6, 7, 8, 9, 10, 11 :

  • Le degré de parité de la femme (nombre d’accouchements ayant donné naissance à un enfant viable). Les femmes nullipares (n’ayant jamais eu d’enfant viable) risquent de ressentir plus de douleur que les femmes multipares (ayant déjà eu un ou plusieurs enfants viables) particulièrement avant que la dilatation n’atteigne 5 cm9.
  • Les expériences d’accouchement antérieures.
  • Les expériences de douleur physique antérieures.
  • Le niveau de préparation à l’accouchement.
  • La confiance de la femme en ses capacités de mettre un enfant au monde et de supporter la douleur.
  • Le soutien dont bénéficie la femme pendant le travail.
  • Le milieu entourant l’accouchement.
  • Les croyances culturelles de la femme sur la douleur et la naissance.
  • La position qu’adopte la femme pendant son travail.
  • La capacité de la femme de bouger et de changer de position durant le travail.
  • La position du fœtus.
  • La façon dont le travail est entamé (spontanée ou provoquée).
  • La nature et la force des contractions utérines.
  • Le besoin d’intervention médicale, comme le recours à un accouchement vaginal assisté.
Méthodes de soulagement de la douleur pendant le travail

Plusieurs options sont possibles pour aider les femmes à endurer les douleurs liées à l’accouchement. Certaines utilisent des méthodes non pharmacologiques (sans médicament), alors que d’autres y ont recours (administration d’un ou plusieurs types d’analgésiques lors du travail). On peut opter pour des mesures non pharmacologiques ou y avoir recours aussi longtemps que possible, pour éviter d’avoir à prendre des médicaments susceptibles de causer des torts à la mère et au fœtus 1, 2, 4, 7, 12, 13, 14. Les femmes doivent savoir qu’elles seront soutenues, quel que soit leur choix en matière de prise en charge de la douleur pendant le travail.

Les mesures pharmacologiques peuvent être envisagées à n’importe quel moment durant le travail et peuvent supplanter les risques suivants1, 6, 15, 16 :

  • Hyperventilation et réduction d’apport en oxygène pour la mère et le fœtus.
  • Période de travail d’accouchement prolongée.
  • Difficulté à pousser de façon efficace.
  • Répercussions psychologiques et émotionnelles à long terme.

Il faudrait informer les femmes des avantages, des risques et des options existantes en matière de prise en charge de la douleur pour qu’elles puissent choisir la méthode qui leur convient1, 5, 7, 13, 17.

Elles sont invitées à discuter au préalable avec leur prestataire de soins de santé des options pour soulager la douleur, qui sont disponibles à leur lieu d’accouchement14, 18.

Statistiques provinciales et nationales

Le recours à des médicaments antidouleur est de plus en plus fréquent chez les femmes qui accouchent, particulièrement en ce qui concerne l’anesthésie péridurale19, 20.

Protoxyde d’azote

En 2007, 78 % des hôpitaux au Canada et 83 % des hôpitaux en Ontario étaient en mesure de proposer du protoxyde d’azote (gaz hilarant) comme méthode de soulagement de la douleur lors de l’accouchement. En 1993 au Canada, seulement 68 % des hôpitaux étaient en mesure de proposer du protoxyde d’azote comme méthode de soulagement de la douleur lors de l’accouchement. Environ une femme sur cinq en Ontario (19 %) a fait appel à cette méthode de soulagement21. Un sondage canadien effectué auprès des femmes en 2006 indique que le protoxyde d’azote a été classé parmi les moins efficaces en réponse à la question « méthode la plus efficace » pour la douleur lors de l’accouchement19.

Narcotiques

En 2007 au Canada, 98 % des hôpitaux étaient en mesure de proposer des narcotiques comme méthode de soulagement de la douleur lors de l’accouchement. Ce chiffre a légèrement augmenté par rapport à 1993, où il était alors à 94 %. En 2006 au Canada, 33 % des femmes ont fait appel aux narcotiques comme méthode de soulagement de la douleur lors de l’accouchement21.

Anesthésie péridurale

La méthode pharmacologique ayant connu la plus forte augmentation en matière de soulagement de la douleur lors de l’accouchement est l’anesthésie péridurale20, 22. En 1993, seulement 55 % des hôpitaux au Canada étaient en mesure de la proposer; en 2007, au Canada, ce chiffre est passé à 87 %21. En 2011-2012, en Ontario, il a été signalé que 63,1 % des femmes ayant mis au monde un enfant viable par voie naturelle ont fait appel à une péridurale ou une combinaison analgésique rachidienne péridurale pour le soulagement de la douleur; ce chiffre représente une augmentation par rapport à 2007-2008, où il était alors de 61,1 %20. Par ailleurs, en 2006, 81,1 % des femmes ayant eu recours à l’anesthésie péridurale ou rachidienne ont déclaré que cette méthode s’était avérée « très efficace » pour soulager la douleur19.

En 2006, on a demandé aux hôpitaux si l’anesthésie péridurale était disponible jour et nuit, et 79 % d’entre eux ont répondu par l’affirmative. Les grands hôpitaux et les hôpitaux universitaires se sont montrés les plus à même de proposer l’anesthésie péridurale en tout temps21.

Analgésiques disponibles lors de l’accouchement

Médicaments antidouleur : Aperçu des différentes catégories

Les médicaments antidouleur peuvent être définis soit comme analgésiques, soit comme anesthésiques.

Les médicaments analgésiques ont généralement pour rôle de réduire la sensation de douleur. Ils y parviennent en se fixant aux différents récepteurs de douleurs corporels et en les obstruant. Ils n’ont pas pour effet la perte de sensation d’une partie du corps ni la perte de conscience. Les analgésiques peuvent être soit des opioïdes, soit des non-opioïdes. Les médicaments non opioïdes ont tendance à soulager les douleurs légères à modérées qui sont liées à l’accouchement, mais en raison du faible taux de risque qu’ils font courir à la femme et son fœtus, ils représentent une option de choix10, 14, 23. Les médicaments opioïdes s’apparentent à la morphine d’un point de vue chimique. Ce type de médicaments se classe dans la vaste catégorie des narcotiques, une catégorie d’analgésiques puissants à divers degrés d’efficience et de durée. Les narcotiques ne sont pas disponibles sans ordonnance, car ils font l’objet d’une règlementation. Ils répondent généralement bien à la douleur, mais sont associés à une variété de risques pour la femme et le fœtus1, 3, 6, 24.

Les médicaments anesthésiques agissent comme médicament antidouleur en provoquant une perte de sensation réversible d’une partie du corps ou une perte de conscience. Ils y parviennent en obstruant la transmission neurale de l’influx nerveux d’une partie du corps. Ces effets dépendent du type de médicament anesthésique retenu, de la quantité, et de la façon dont il est administré6, 14. Voir les sections concernant l’anesthésie péridurale et le bloc honteux interne pour obtenir plus d’information sur l’utilisation des médicaments anesthésiques lors de l’accouchement.

La femme peut choisir d’avoir recours à plusieurs catégories de médicaments à différents stades de son travail en fonction de ses besoins. Elle devrait être au courant des avantages, des inconvénients et des limites du médicament avant le début du travail7, 17.

Analgésiques non opioïdes

Avantages et effets secondaires

Les analgésiques non opioïdes ne peuvent subvenir qu’aux douleurs de nature légère à modérée, mais ils sont toutefois efficaces pour le soulagement de la douleur, particulièrement en début du travail10, 23. Ce type de médicaments suppose un mécanisme d’action pharmacologique connu comme « effet de plafonnement ». Ce qui signifie qu’une fois l’effet maximal atteint, ou le plafond, le médicament, même administré en plus grande quantité, n’offrira pas de soulagement supplémentaire. Un prestataire de soins de santé peut opter pour l’administration d’un analgésique non opioïde associée à un autre médicament visant à potentialiser son efficacité10, 25.

La plupart des non-opioïdes sont considérés sans risques s’ils sont utilisés pour une douleur aiguë et provisoire. Les problèmes apparaissent généralement lorsqu’ils sont pris pour une durée prolongée. L’utilisation continue de médicaments non opioïdes peut entraîner des dommages au tube digestif, aux systèmes rénal et hépatique, et aussi toucher d’autres organes. Les médicaments non opioïdes considérés sécuritaires pour soulager la douleur lors de l’accouchement contiennent de l’acétaminophène et quelques sédatifs1, 10, 14, 23.

La plupart d’entre eux sont disponibles sans ordonnance et sont administrés oralement. Les femmes doivent être invitées à discuter de l’utilisation de ces médicaments lors de leur accouchement avec leur prestataire de soins de santé.

Acétaminophène

L’acétaminophène est largement connu sous le nom commercial de TylenolMD. Il combat efficacement la douleur légère à modérée, mais son effet n’est seulement que de courte durée. TylenolMD et Tylenol Extra FortMD peuvent être suggérés pour soulager l’inconfort lié aux débuts du travail10, 23.

Analgésiques opioïdes

Avantages et effets secondaires

Les analgésiques opioïdes, ou les narcotiques sont une catégorie d’analgésiques qui contient différents types de substances médicamenteuses à divers degrés de puissance, de délai et de durée d’action et d’effets secondaires. Ils sont généralement indiqués pour les douleurs modérées à élevées.

Les narcotiques, généralement utilisés pour le soulagement de la douleur lors de l’accouchement, incluent entres autres la morphine, l’hydromorphone (DilaudidMD); le fentanyl (SublimazeMD); le sutrate de sufentanil (SufentaMD); le chlorhydrate de nalbuphine (NubainMD); et autres. Les narcotiques à utiliser sont choisis en fonction du lieu de l’accouchement ainsi que du stade du travail1, 7, 10, 14, 24.

Les femmes doivent connaître les risques associés à l’utilisation de narcotiques pour le soulagement de la douleur lors de l’accouchement, notamment1, 2, 3, 7, 10, 14, 15, 26 :

  • Nausées.
  • Vomissements.
  • Bouche sèche.
  • Constipation.
  • Rétention urinaire.
  • Démangeaisons.
  • Vertiges/faiblesse.
  • Somnolence.
  • Hallucinations.
  • Diminution de la capacité à se déplacer de façon autonome en toute sécurité.
  • Diminution de la pression artérielle.
  • Fréquence cardiaque rapide ou lente.
  • Dépression respiratoire de la mère.
  • Diminution de la fréquence cardiaque fœtale ou diminution de la variabilité de la fréquence cardiaque.
  • Sédation fœtale ou néonatale ou dépression respiratoire (les narcotiques pénètrent facilement le placenta et ne disparaissent pas rapidement du système).
  • Soulagement incomplet de la douleur.
  • Début de l’allaitement maternel retardé.

Les narcotiques peuvent être administrés par injection intramusculaire ou par perfusion intraveineuse. La méthode d’administration dépend du type de narcotique ainsi que du stade du travail1, 3, 7, 14.

Injection intramusculaire

Durant le travail, les femmes peuvent recevoir des narcotiques pour soulager leur douleur par injection dans le muscle de la partie supérieure du bras, de la cuisse ou du fessier. On appelle cela une injection intramusculaire14. La morphine, l’hydromorphone (DilaudidMD), et le chlorhydrate de nalbuphine (NubainMD) sont des narcotiques couramment utilisés pour le soulagement de la douleur lors de l’accouchement par injection intramusculaire.

Les avantages à recevoir un médicament antidouleur par injection intramusculaire comprennent les suivants14 :

  • Administration rapide.
  • Nul besoin de ligne intraveineuse.

Les inconvénients à recevoir un médicament antidouleur par injection intramusculaire comprennent les suivants3, 7, 14 :

  • Possibilité de délai de l’effet de soulagement.
  • Forte dose de médicaments requise.
  • Taux imprévisible de libération du médicament du tissu musculaire pouvant occasionner une répartition inégale de son action.
  • Impossibilité d’administrer le médicament à courte échéance de l’accouchement par cette méthode (temps insuffisant d’élimination du système fœtal avant la naissance).
Perfusion intraveineuse

Pendant le travail, la femme peut recevoir des narcotiques pour soulager sa douleur par perfusion intraveineuse. Pour administrer un médicament par voie intraveineuse, la perfusion est arrêtée et le médicament est administré lentement par une ligne intraveineuse. Le Fentanyl (SublimazeMD) et le sutrate de sufentanil (SufentaMD) sont des narcotiques couramment administrés par intraveineuse pour soulager la douleur lors de l’accouchement. Lorsque du fentanyl ou du sutrate de sufentanil sont administrés par intraveineuse, l’effet commence à se faire sentir au bout de 2 à 5 minutes, il atteint son plafond en 3 ou 5 minutes et dure de 30 à 60 minutes. L’utilisation de sutrate de sufentanil est de plus en plus courante, car il a un effet plus puissant et n’affecte pas le bébé autant que les autres narcotiques14.

L’analgésie intraveineuse contrôlée par le patient (ACP) est offerte dans certains hôpitaux. À cette fin, une pompe intraveineuse est programmée pour permettre à la femme de s’auto-administrer une petite quantité de narcotique, comme du fentanyl, en appuyant sur un bouton lorsqu’elle en ressent le besoin durant le travail. La plupart du temps, le débit de perfusion de base est prédéterminé et la femme peut l’augmenter au besoin. Une ACP par intraveineuse confère un meilleur contrôle à la femme pour soulager sa douleur pendant le travail. Ce système est parfois destiné aux femmes ne pouvant pas faire l’objet d’une péridurale24, 27.

Les avantages à recevoir un médicament antidouleur par voie intraveineuse comprennent les suivants14 :

  • Délais d’action plus rapide.
  • Recours à une dose de médicaments de quantité moindre.
  • Effets plus prévisibles.

Les inconvénients à recevoir un médicament antidouleur par voie intraveineuse, en comparaison avec une injection intramusculaire, comprennent les suivants14 :

  • Recours à une fréquence de libération du médicament plus importante.
  • Restrictions de mouvements dues à l’encombrement du matériel nécessaire à l’intraveineuse.

Veuillez noter que tous les narcotiques pénètrent dans le placenta, et qu’il est particulièrement nécessaire de vérifier le bébé dès sa naissance7, 14, 24, 27.

Anesthésiques

Protoxyde d’azote

Le protoxyde d’azote (gaz hilarant) est utilisé par les femmes pour soulager la douleur lors de l’accouchement. Il s’agit d’un mélange de 50 % de protoxyde d’azote et de 50 % d’oxygène. Le médicament est administré par inhalation, au moyen d’un embout buccal ou d’un masque rattaché à une bouteille de solution prémélangée portative appelée Entonox, ou par l’intermédiaire d’un petit appareil règlementaire appelé Nitronox, rattaché à deux bouteilles portatives, ou à travers un système de conduits propre à l’hôpital2, 7, 18, 28.

Les avantages du protoxyde d’azote pour soulager la douleur lors de l’accouchement comprennent les suivants15, 18, 28, 29 :

  • Système d’administration non invasif.
  • Auto-administré par la femme.
  • Facile à utiliser.
  • Pouvant être utilisé à divers moments durant le travail (par ex., dans l’attente de la préparation d’un autre médicament, ou en période de transition lorsque la douleur s’accentue).
  • Agit en tant que soulagement physiologique aussi bien que dérivatif psychologique de la douleur liée aux contractions.
  • Inodore.
  • S’élimine rapidement de l’organisme de la femme.
  • Pénètre dans le placenta, mais s’élimine rapidement de l’organisme du fœtus comparativement aux narcotiques.

Le protoxyde d’azote supprimerait les stimuli provoqués par la douleur, généralement transmis au cerveau1, 30.

Pour utiliser du protoxyde d’azote durant le travail, la femme doit suivre les instructions qui lui sont remises, à savoir2, 14, 18, 28 :

  • Insérer l’embout buccal ou se recouvrir la bouche et le nez d’un masque et inhaler le gaz au début d’une contraction. Le gaz fait effet au bout de 50 à 60 secondes, c’est pourquoi il est conseillé à la femme de commencer à inhaler dès que la contraction se fait sentir.
  • Inhaler lentement et profondément jusqu’à la fin de la contraction pour de meilleurs résultats en matière de soulagement. Le gaz ne se libère qu’en cas d’inhalation, car celle-ci ouvre la valve. Si la femme cesse d’inhaler, la valve se referme.
  • Exhaler dans le masque afin de réduire l’exposition des autres personnes présentes.
  • Enlever l’embout ou le masque entre les contractions et respirer normalement.

Le protoxyde d’azote peut procurer un soulagement efficace, mais n’élimine pas tous les types de douleur. Certaines femmes sont satisfaites et trouvent cette méthode utile pour soulager la douleur lors de l’accouchement14, 15. Son utilisation n’est toutefois pas totalement sans risque.

Parmi les effets secondaires liés à l’utilisation du protoxyde d’azote durant l’accouchement, on peut noter les suivants1, 2, 7, 14, 15, 18, 28 :

  • Nausées.
  • Vomissements.
  • Vertiges.
  • Somnolence.
  • Hallucinations.
  • Hyperventilation ou hypoventilation.
  • Hypoxie maternelle ou fœtale.
  • Perte de connaissance (extrêmement rare et en général, seulement en cas d’utilisation parallèle de narcotiques).

Les risques de ces effets peuvent être minimisés si la femme se donne des pauses durant l’inhalation pour inspirer profondément dans l’air ambiant. Pour éviter les effets secondaires, la femme doit être seule à disposer de l’embout et du masque pour contrôler l’inhalation15.

Péridurale

La péridurale (ou épidurale) suppose l’insertion d’une aiguille entre deux vertèbres dans le bas du dos de la femme pour administrer le médicament dans son espace épidural (autour de la colonne vertébrale). Seul un anesthésiologiste ou un professionnel de la santé formé spécifiquement pour cette technique peut administrer et gérer une péridurale6, 31, 32. Le médicament utilisé pour la péridurale peut être de type narcotique (par ex., fentanyl ou sutrate de sufentanil), de type anesthésique (par ex., bupivacaïne ou ropivacaïne), ou les deux. Selon le type de médicament et la quantité, la femme peut sentir un soulagement partiel ou complet de la douleur et une déficience motrice plus ou moins importante6, 14, 31.

Les avantages à recevoir une péridurale durant l’accouchement comprennent les suivants6, 7, 14, 15, 33 :

  • Méthode de soulagement la plus efficace contre la douleur lors de l’accouchement.
  • Fœtus moins exposé aux effets secondaires comparativement aux narcotiques à action systémique pouvant causer une dépression respiratoire néonatale.

Les risques à recevoir un médicament antidouleur par péridurale comprennent les suivants1, 6, 7, 14, 31, 32, 33, 34 :

  • Capacité affaiblie de se déplacer et de changer de position durant le travail en raison d’une éventuelle déficience motrice et de l’encombrement d’une ligne intraveineuse nécessaire à la péridurale.
  • Douleur dans le bas du dos suivant l’insertion de l’aiguille de péridurale. Plusieurs tentatives d’insertion sont parfois nécessaires avant de trouver l’espace épidural.
  • Vertiges ou faiblesse.
  • Difficulté à uriner appelant un besoin d’une sonde urinaire.
  • L’incapacité de ressentir le besoin de pousser.
  • Prolongation de la période de travail.
  • Accouchement vaginal assisté.
  • Soulagement inefficace de la douleur.
  • Démangeaisons.
  • Fièvre.
  • Sensation de picotement dans les membres inférieurs, appelée paresthésie.
  • Hypotension artérielle. Une baisse de 20 % de la pression artérielle ou une pression artérielle systolique inférieure à 100 mm Hg peut occasionner un manque d’oxygène tant chez la mère que chez le bébé.
  • Céphalée post-ponction durale.
  • Début de l’allaitement retardé ou interruption précoce possible de l’allaitement.
  • Infection, extrêmement rare.
  • Dépression respiratoire maternelle, extrêmement rare.
  • Problèmes d’ordre neurologique ou arrêt respiratoire chez la mère, extrêmement rare.

Médicaments ou fluides administrés par voie intraveineuse pour contrebalancer les effets secondaires comme la chute de la pression artérielle, la nausée, ou les démangeaisons14. Voir la section maîtriser les effets défavorables pour obtenir plus d’informations.

Contre-indications

Certaines femmes ne peuvent pas prétendre à la péridurale pour soulager les douleurs lors de l’accouchement.

La péridurale pourrait être contre-indiquée dans les situations suivantes14, 31 :

  • La femme a fait l’objet de troubles de saignement ou prend des anticoagulants. Pour ces femmes, un problème à un vaisseau sanguin peut entraîner un hématome susceptible de compresser la moelle épinière et mener à de graves complications neurologiques.
  • La femme a une infection dans la zone inférieure lombaire, appelée à se propager en cas de ponction.
  • La femme a fait l’objet d’une blessure dans le bas du dos ou d’un problème de santé comme la scoliose.

Pour celles qui ont un tatouage dans le bas du dos, la ponction à cet endroit doit être évitée autant que possible pour ne pas risquer l’inefficacité de la péridurale. En dehors de ce risque, il n’existe pas de raison valide de refuser la péridurale à une femme présentant un tatouage dans le bas du dos35.

Les femmes qui s’inquiètent de savoir si elles pourront ou non recevoir une anesthésie péridurale peuvent demander à consulter un spécialiste de la question en période prénatale.

Préparation à la péridurale

La procédure de préparation à la péridurale suppose plusieurs étapes. Elle intervient souvent lorsque la femme commence à ressentir une douleur de nature modérée à élevée. Par conséquent, il peut être utile que les femmes et l’accompagnant prennent connaissance de la procédure à l’avance si la mère envisage d’y avoir recours durant l’accouchement.

Avant de procéder à la péridurale, il faut satisfaire aux exigences suivantes6,7,14,31,32:

  • Un consentement éclairé est obtenu de la femme par le prestataire de soins de santé qui entreprend la procédure.
  • La fréquence cardiaque du fœtus est vérifiée avant le début d’une péridurale pour s’assurer que tout est normal.
  • Une ligne intraveineuse est posée. Une solution saline ordinaire ou un soluté lactate de Ringer est administré par l’intraveineuse. La femme peut recevoir une dose bolus de 500 à 1 000 ml de fluides avant la péridurale pour prévenir l’hypotension, mais ce préalable n’est pas systématique.
  • Les personnes présentes dans la pièce sont parfois invitées à porter un masque et à rester devant la femme, car l’opération relève d’une intervention aseptique. Pour éviter l’encombrement dans la pièce, seul un accompagnant de la femme est autorisé à rester.
  • La femme est invitée à s’asseoir ou à s’allonger avec le dos courbé pour permettre à la zone de l’espace entre les vertèbres de s’élargir.
  • Le médecin applique une solution antiseptique sur son dos et exerce une pression du doigt dans la partie lombaire inférieure afin de déterminer le point d’insertion de l’aiguille de péridurale.
  • Il utilise une aiguille fine pour administrer un anesthésiant localement et engourdir la zone. Une fois que c’est fait, la sensation peut donner l’impression d’avoir reçu une multitude de petites piqûres. La zone est engourdie et la femme ne ressent pas l’insertion de l’aiguille de péridurale de taille plus importante.
  • Une infirmière, une sage-femme ou un accompagnant peut se mettre en face de la femme et placer ses mains sur ses épaules afin qu’elle ne bouge pas pendant la procédure. Il est important de rester immobile pendant l’insertion pour éviter un mauvais positionnement de l’aiguille.
  • L’aiguille est insérée entre deux contractions. La femme ressent généralement une tension durant cette procédure. Avant de trouver le bon emplacement, l’insertion peut-être entreprise plus d’une fois.
  • Une fois que l’espace épidural est déterminé, un cathéter péridural en plastique très fin, de 3 à 5 cm y est inséré, et l’aiguille, retirée. L’administration du médicament se fait par ce cathéter.
  • Une dose d’essai peut être effectuée pour assurer le bon emplacement du cathéter. Cela suppose l’administration d’épinéphrine par le cathéter. Si la fréquence cardiaque de la femme augmente suite à la dose reçue, il peut s’agir d’une indication que l’insertion s’est faite dans un vaisseau sanguin. Ce test n’est pas toujours fiable, et n’est donc pas toujours fait.
  • Le cathéter est plaqué sur la peau du dos avec du ruban adhésif pour rester en place.
  • La péridurale commence alors, de façon intermittente, continue ou contrôlée par la femme, en vue d’administrer un médicament analgésique, anesthésique, ou les deux. La méthode d’administration et le type de médicament employés dépendent souvent de la disponibilité sur place ou des besoins de la femme concernée.

Après la mise en place de la péridurale, la femme est généralement positionnée sur un lit, la tête légèrement surélevée. La pression artérielle, la fréquence cardiaque et la saturation en oxygène sont vérifiées toutes les 5 à 10 minutes pendant 30 minutes, et de façon régulière ensuite pour veiller au bien-être de la mère.

Le niveau de perte de sensation de la femme (blocage des capacités sensorielles), ainsi que son aptitude à bouger les jambes (déficience motrice) feront également l’objet d’une surveillance. Parfois, on utilise de la glace pour évaluer le niveau de blocage des capacités sensorielles. En l’absence de blocage, la femme devrait ressentir une sensation de froid par rapport aux zones affectées. Si la femme est coincée d’un côté, elle doit essayer de se tourner de l’autre côté afin de permettre la symétrie sensorielle et la motricité. Si le blocage des capacités sensorielles est trop haut au niveau du corps (par ex., au-dessus de la poitrine, ce qui peut entraver la respiration), un professionnel des soins peut veiller à ce que la tête du lit soit remontée2, 14, 31. Voir la section maîtriser les effets défavorables pour avoir plus d’informations.

Une fois la péridurale mise en place, la fréquence cardiaque du fœtus fera également l’objet d’une surveillance. Le monitorage fœtal électronique continu n’est pas nécessaire à moins qu’il y ait des inquiétudes au sujet du fœtus36.

Si les signes vitaux de la mère et du fœtus sont normaux, la femme sous péridurale est invitée à bouger et à changer de position. Cela peut favoriser sa circulation tout en aidant le bébé à descendre vers le bassin37. Si la péridurale et les protocoles de l’hôpital autorisent la femme à marcher, elle devrait toujours faire une petite vérification au préalable. Il faut pour cela qu’elle s’assoie sur le bord du lit. Une fois assise, si elle ne se sent pas étourdie ou prise de vertige, elle peut essayer de se lever. Une fois debout et si tout va toujours bien, elle peut essayer de faire trois pas sans support, mais accompagnée. Bien qu’une femme soit capable de marcher sous péridurale, elle doit toujours se faire accompagner par une ou plusieurs personnes lors de ses déplacements pour éviter les chutes en cas de faiblesse14.

Administration intermittente, continue ou contrôlée par le patient

Avec la péridurale, le médicament est toujours administré sous forme de solution à travers le cathéter situé dans le bas du dos de la femme, mais la façon de l’administrer peut varier. La méthode employée dépend parfois de la disponibilité sur les lieux, ainsi que des besoins de la femme concernée lors de l’accouchement2,6,14,31.

Méthode de l’administration intermittente
Avec cette méthode, le professionnel de la santé spécialement formé en anesthésiologie, injecte directement le médicament dans le cathéter en fonction des besoins de la femme en matière de soulagement de la douleur. Pour un soulagement satisfaisant, l’administration du médicament doit se faire toutes les heures ou les deux heures2, 6, 14, 31.

Méthode de l’administration continue
Cette méthode suppose la fixation d’un cathéter péridural à une pompe à perfusion, celle-ci étant programmée pour libérer une certaine quantité de médicament de façon continue tout au long de la période de travail. Par rapport à la méthode d’administration intermittente, cette méthode permet souvent un meilleur soulagement de la douleur2, 6, 14, 31.

Méthode de l’administration avec autocontrôle
Cette méthode suppose la fixation d’un cathéter péridural à une pompe à perfusion réglée à un niveau d’administration par défaut. La femme se voit remettre un système de contrôle par bouton poussoir lui permettant de s’administrer elle-même de petites doses du médicament, en plus d’une administration continue, dès qu’elle en ressent le besoin. La pompe est programmée pour que la femme ne puisse pas s’administrer de dose trop élevée. Cette méthode s’est avérée efficace pour améliorer le sentiment de contrôle de la femme dans l’administration de son médicament antidouleur2, 6, 14, 31.

Péridurale à concentration élevée ou à faible concentration

Avec la péridurale, plusieurs types de médicaments peuvent être utilisés. La quantité et le type de médicament utilisés peuvent avoir une incidence sur le niveau de soulagement de la douleur ressenti par la femme; son niveau de déficience sensorielle et motrice; ainsi que les effets secondaires dont elle pourrait souffrir6, 14, 31, 32.

Si un médicament anesthésique est utilisé à concentration élevée, il y a perte sensorielle et motrice dans le bas du corps à partir de la taille. Il peut s’avérer difficile pour la femme de sentir qu’il est temps de pousser, ainsi que de bouger et de changer de position.

Pour diminuer la déficience motrice, un narcotique peut être employé en combinaison avec un médicament anesthésique à faible concentration. Cette combinaison devient de plus en plus populaire, car elle offre à la femme le soulagement attendu tout en lui permettant encore de ressentir l’urgence de pousser, et potentiellement, de marcher6, 31, 32.

Retrait du cathéter péridural

Après la naissance, une infirmière ou une sage-femme généralement procède au retrait du cathéter péridural. Pour le retirer, la femme sera invitée à se pencher vers l’avant, et le cathéter sera dégagé (un point radiographique noir sur son extrémité indiquera qu’il a été complètement enlevé), une pression sera exercée sur la zone pour prévenir les saignements, et un pansement sera appliqué. La femme sera invitée à rapporter tout saignement ultérieur ou signe d’infection de la zone à un prestataire de soins de santé14.

Le retrait du cathéter péridural ne signifie pas que le médicament est éliminé de l’organisme de la femme. C’est pour cette raison qu’elle devra, la première fois qu’elle se lèvera de son lit, effectuer une vérification pas à pas tout en se faisant accompagner.

Anesthésie rachidienne

L’anesthésie rachidienne consiste en l’insertion d’une aiguille (au moyen d’une canule) au niveau de la colonne vertébrale lombaire de la femme pour injecter un médicament antidouleur. L’aiguille est plus petite que celle utilisée pour une anesthésie péridurale. La mise en place d’une anesthésie rachidienne est semblable à celle d’une péridurale. De même, le médicament antidouleur injecté peut être un anesthésiant employé seul ou en combinaison avec un narcotique.

Lors d’une anesthésie rachidienne, contrairement à l’épidurale, l’aiguille est insérée entre deux vertèbres dans l’espace sous-arachnoïdien. Le schéma ci-dessous indique le point d’insertion des canules et des aiguilles pour les anesthésies péridurale et rachidienne. Le liquide céphalo-rachidien circule dans l’espace sous-arachnoïdien et entoure les nerfs de la colonne vertébrale. Lorsque le médicament antidouleur est injecté dans cet espace, le soulagement fait effet rapidement. Comparativement à une péridurale, le soulagement de la douleur survient beaucoup plus rapidement, soit une à deux minutes en général après le début de l’intervention. Par conséquent, une seule petite injection de médicament suffit généralement.

Toutefois, la durée d’action de l’anesthésie rachidienne étant plus courte, le soulagement de la douleur s’en trouve lui aussi écourté. Ce type d’anesthésie permet habituellement de bloquer les nerfs rachidiens de façon à ce que la femme ne puisse ni bouger ni effectuer des poussées ou contractions. Cette intervention est fréquemment pratiquée pour un accouchement par césarienne2, 14, 31, 32.

La capacité de la femme de détecter le contact de la glace ou d’une aiguille à différents points du corps permet de déterminer l’efficacité du bloc nerveux. Tout comme pour la péridurale, la pression artérielle, la fréquence cardiaque, le rythme respiratoire et la saturation en oxygène sont surveillés régulièrement lors d’une anesthésie rachidienne. Un des principaux avantages de l’anesthésie rachidienne pour la femme accouchant par césarienne réside dans le fait qu’elle peut rester éveillée et éviter l’anesthésie générale14, 32.

Combinaison rachidienne péridurale (CRP)

La combinaison rachidienne péridurale est un type d’épidurale qui combine les deux techniques d’anesthésie : l’épidurale classique et l’anesthésie rachidienne. Dans le cas d’une CRP, une canule épidurale est d’abord insérée dans l’espace épidural, puis une canule à ponction lombaire est insérée dans l’espace sous-arachnoïdien. Il est possible alors d’injecter des médicaments analgésiques de type narcotique en une seule dose ou un mélange d’un anesthésiant local et d’un narcotique. La canule à ponction lombaire est ensuite retirée et le cathéter péridural est inséré dans l’espace épidural. Ce cathéter est installé dans le bas du dos de la femme. Une faible dose d’anesthésique et d’analgésique narcotique est ensuite perfusée dans l’espace épidural par le cathéter péridural. Il peut s’agir d’une perfusion continue ou d’une analgésie contrôlée par la femme2, 6, 14, 31, 32.

Les avantages de la CRP comprennent6, 31, 32, 33, 38 :

  • Un soulagement plus rapide de la douleur.
  • La réduction ou l’absence de blocage des nerfs moteurs alors que la dose initiale fait effet.

On désigne la CRP sous le nom de « péridurale ambulatoire ». L’appellation ne décrit pas fidèlement la réalité puisque certaines femmes ne peuvent pas marcher lors de la durée d’action de la CRP. Si une femme souhaite marcher et que la politique de l’hôpital le permet, elle devrait effectuer au préalable un test pour vérifier qu’elle est apte à marcher de façon assurée2, 14.

Point d’insertion des canules et des cathéters pour les anesthésies péridurale et rachidienneEpidural_FR

Infiltration d’anesthésique local

Au cours de l’accouchement, une femme peut avoir besoin d’analgésiques dans la région du périnée, sauf si elle a une péridurale ou que cette dernière ne s’avère pas efficace. Les analgésiques peuvent être nécessaires lors d’un accouchement vaginal assisté ou d’une épisiotomie. En effet, si des déchirures doivent être suturées après l’accouchement, des analgésiques seront administrés dans le périnée1, 14, 39.

Pour soulager la douleur dans cette région, le médecin peut injecter localement un médicament anesthésique. L’épinéphrine est souvent administrée de pair avec l’injection pour prévenir les saignements excessifs14.

Bloc honteux interne (ou du nerf pudendal)

Le nerf honteux est le nerf principal qui innerve le périnée, le vagin, le rectum et certaines parties de la vessie. Pour soulager la douleur dans cette région, il est possible de recourir à la technique du bloc honteux. Pour ce faire, le médecin injecte par voie vaginale un anesthésique local aux deux branches terminales du nerf honteux situées au niveau des épines ischiatiques.

Comme la technique requiert le maniement de l’aiguille dans le vagin, elle nécessite plus de temps. Il faut informer la femme que seule la pointe de l’aiguille est en fait insérée dans le vagin. On peut recourir au bloc honteux lors d’un accouchement vaginal assisté, d’une épisiotomie, ou lors de la suture des lacérations et déchirures1, 2, 14, 31, 39.

Les effets secondaires associés à un bloc honteux, bien que rares, sont les suivants1, 2, 14 :

  • Capacité réduite de ressentir l’urgence de pousser ou de s’appuyer lors des poussées.
  • Transpiration ou étourdissements.
  • Picotements dans les jambes.
  • Saignements.
  • Infection.
  • Toxicité de l’anesthésique pour la mère s’il est injecté par inadvertance dans le système veineux.
  • Toxicité de l’anesthésique pour le bébé s’il est injecté par inadvertance dans sa tête.

 

Maîtriser les effets défavorables

Dépression respiratoire chez la mère ou le nouveau-né

Un des effets secondaires de l’utilisation de médicaments narcotiques pour le soulagement de la douleur durant le travail est la dépression respiratoire maternelle ou néonatale1, 6, 14, 40.

Si la femme souffre de dépression respiratoire après l’administration de médicaments narcotiques durant le travail, elle recevra probablement2, 14, 40 :

  • Un médicament appelé naloxone (NarcanMD). Il s’agit d’un antagoniste des opioïdes pour contrer les effets du médicament narcotique utilisé. Il est administré par injection intramusculaire, par injection sous-cutanée ou par perfusion intraveineuse si la femme en a une.
  • De l’oxygène au moyen d’un masque ou par canules nasales.

Si le nouveau-né souffre de dépression respiratoire au moment de la naissance, il faudra14 :

  • Procéder à la réanimation néonatale.
  • Administrer du naloxone (NarcanMD).

Hypotension artérielle à la suite d’une péridurale

Les anesthésiques injectés dans l’espace épidural peuvent provoquer la dilatation des vaisseaux sanguins et entraîner, par conséquent, une chute de la pression artérielle chez la femme. Une baisse de 20 % de la pression artérielle ou une pression artérielle systolique inférieure à 100 mm Hg peut occasionner un manque d’oxygène tant chez la mère que chez le bébé.

Si la femme a une chute de la pression artérielle, il convient de prendre les mesures suivantes14, 41 :

  • Tourner la femme sur le côté.
  • Lui administrer une dose de bolus en soluté intraveineux.
  • Lui donner de l’oxygène au moyen d’un masque ou par canules nasales.
  • Lui administrer un médicament comme l’éphédrine ou la phényléphrine pour contrer l’hypotension.

Céphalée post-ponction durale

Percer la dure-mère, la membrane extérieure de la moelle épinière, constitue un des risques associés à une anesthésie péridurale ou rachidienne, entraînant un épanchement du liquide céphalo-rachidien. Ce liquide exerce une pression sur les nerfs, causant ainsi des maux de tête. Ces maux de tête peuvent faire leur apparition deux à trois jours après la péridurale et persister pendant des jours, voire des semaines. S’il y a eu ponction durale lors de l’insertion de l’aiguille de péridurale, la femme sera suivie par l’anesthésiologiste après la naissance.

Si une céphalée consécutive à une ponction durale survient, la femme devrait6,14,31:

  • Éviter de se tenir debout, pour ne pas aggraver le mal de tête.
  • Se reposer dans une pièce calme, sombre ou peu éclairée.
  • Prendre des analgésiques par voie orale.
  • Prendre des comprimés de caféine ou d’autres sources de caféine.
  • Augmenter sa consommation de liquides.

Si les maux de tête persistent malgré les mesures précédemment mentionnées, l’anesthésiologiste pourra recommander à la femme le colmatage sanguin épidural (blood patch), particulièrement si les maux de tête sont graves et l’empêchent de prendre soin de son bébé et d’elle-même. Le colmatage sanguin épidural, réalisé par l’anesthésiologiste, consiste à prélever environ 20 ml de sang dans le bras de la femme pour ensuite le réinjecter dans l’espace épidural lombaire. La femme doit se reposer pendant une heure après l’intervention. Cette intervention, qui s’avère efficace dans 60 % des cas, doit parfois être répétée plus d’une fois pour soulager les maux de tête.

Autres effets secondaires

Les effets secondaires les plus couramment associés aux analgésiques, tels que les démangeaisons, la nausée et les vomissements, peuvent être traités. Les antihistaminiques, comme BenadrylMD, peuvent soulager les démangeaisons. Les antinauséeux, comme GravolMD, peuvent prévenir la nausée et les vomissements. Si les effets secondaires sont sévères, de petites doses de NarcanMD peuvent être prescrites. En général, les hôpitaux disposent d’un protocole sur la façon de gérer les effets secondaires. En outre, comme il existe de nombreux analgésiques pouvant causer des nausées et des vomissements, il est courant de prescrire des antinauséeux comme GravolMD de pair avec ces médicaments pour prévenir les effets secondaires. Toutefois, la somnolence est un possible effet secondaire du GravolMD qui peut s’ajouter aux autres effets14, 31.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours une ressource externe

Le fait de recommander ou de diriger une femme vers d’autres ressources est justifié dans les cas suivants :

  • La femme et les accompagnants sont très inquiets à l’idée d’affronter la douleur lors du travail ou à l’égard des options médicales pour la prise en charge de la douleur.
  • La femme et les accompagnants ont besoin d’être mieux informés des options relatives à la prise en charge de la douleur durant le travail.
  • La femme a des antécédents de douleurs lombaires, de blessure ou d’intervention chirurgicale au dos; elle peut aussi envisager la péridurale durant la phase de travail, mais se demander si elle est physiquement apte à cette intervention.

Savoir où rediriger

Les femmes et les accompagnants ayant besoin de plus de renseignements ou de soutien à propos de l’accouchement et de la phase du travail peuvent être recommandés vers les ressources suivantes :

  • Leur prestataire de soins de santé (obstétricien, médecin de famille, infirmière praticienne ou sage-femme) qui peut planifier une consultation avec un médecin anesthésiologiste au besoin.
  • Des cours prénataux en personne (s’ils y sont déjà inscrits).
  • Le bureau local de santé publique.

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Ressources et liens


Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Associations professionnelles

Rapports et publications

  • Agence de la santé publique du Canada
  • Cochrane Database of Systematic Reviews (CDSR)
    • Anim-Somuah, M., Smyth, R., & Jones, L. (2011). Epidural versus non‐epidural or no analgesia in labour. Cochrane Database of Systematic Reviews, 12(CD000331), 1-120.doi: 10.1002/14651858.CD000331.pub3
    • Jones, L., Othman, M., Dowswell, T., Alfirevic, Z., Gates, S., Newburn, M., . . . Neilson, J. P. (2012). Pain management for women in labour: An overview of systematic reviews. Cochrane Database of Systematic Reviews, 3(CD009234), 1-161. doi: 10.1002/14651858.CD009234.pub2 (en anglais seulement)
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    • Ullman, R., Smith, L. A., Burns, E., Mori, R., & Dowswell, T. (2010). Parenteral opioids for maternal pain management in labour. Cochrane Database of Systematic Reviews 2010, 9(CD007396), 1-217. doi: 10.1002/14651858.CD007396.pub2 (en anglais seulement)
  • Ontario Public Health Association

Sites Web

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

Vidéos

 

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Annexe


Outil didactique de comparaison de différents analgésiques

Protoxyde d’azote

Narcotiques à action systémique

Péridurale

De quoi s’agit-il?
Qui l’administre?
Comment est-il administré?
Quand se situe le meilleur moment pour l’administrer?
Quand ne faut-il PAS l’administrer?
Combien de temps dure-t-il?
Avantages
Inconvénients

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Références

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