Changements physiques durant la grossesse

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Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.

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Au fur et à mesure que votre bébé se développe, il est normal de remarquer divers changements physiques durant votre grossesse.

La grossesse est une période de changement pour tout le monde; la mère, le bébé, le partenaire et autres relations. De la conception à la naissance de votre bébé, votre corps vit une remarquable transformation. Les variations au niveau des hormones sont souvent la source des changements physiques et émotionnels que vous aurez durant votre grossesse. Ces changements peuvent apparaître et disparaître à différents moments de la grossesse. La plupart d’entre eux disparaissent après la naissance du bébé.

Voici quelques changements liés à la grossesse :

  • Maux de dos.
  • Nausée et vomissements
  • Constipation.
  • Brûlures d’estomac.
  • Hémorroïdes.
  • Besoin fréquent d’uriner.
  • Fatigue.
  • Augmentation de l’appétit.
  • Pertes vaginales plus abondantes.
  • Seins sensibles.

Avant de prendre des médicaments pour soulager vos malaises durant la grossesse, consultez votre prestataire de soins de santé.


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Comprendre ces changements physiques et savoir comment les gérer peuvent vous aider à vivre une grossesse saine et confortable.

Au premier trimestre de votre grossesse, les changements hormonaux peuvent causer plus de fatigue, de la nausée ou des vomissements, et des seins plus sensibles que d’habitude. Ils peuvent aussi réduire votre intérêt pour l’activité sexuelle.
Au deuxième trimestre, les taux d’hormones deviennent stables : les nausées peuvent être moins fréquentes et vous aurez l’impression de vous sentir beaucoup mieux. La forme et la taille de votre corps se mettent à changer. Vous pourriez ressentir des douleurs aux articulations ou dans le dos. Une ligne brunâtre peut apparaître au milieu de votre ventre. Vous pourriez aussi avoir des taches brunes inégales autour des yeux, du nez et sur les joues.
Au troisième trimestre, votre grossesse devient plus évidente. Votre fœtus commence à repousser vos poumons, votre estomac et votre vessie. Ceci peut causer de l’essoufflement, des brûlures d’estomac, des ballonnements et le besoin fréquent d’uriner. Il vous sera aussi plus difficile de trouver des positions couchées confortables.

Pour mieux vous adapter à ces changements, vous pouvez :

  • Vous reposer quand vous vous sentez fatiguée.
  • Accepter de l’aide de la part des membres de la famille ou des amis.
  • Manger de petites portions d’aliments santé plusieurs fois dans la journée.
  • Éviter de porter des vêtements trop serrés.
  • Participer à des activités physiques adaptées à votre étape de grossesse et à votre condition physique.
  • Porter des chaussures de soutien confortables.
  • Appliquer de la crème solaire et porter un chapeau à l’extérieur.
  • Utiliser des oreillers supplémentaires au lit pour améliorer votre confort.
  • Discuter avec votre prestataire de soins de santé de vos inquiétudes.


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Discutez des changements inhabituels ou des inquiétudes avec votre prestataire de soins de santé.

Informez votre prestataire de soins de santé immédiatement si vous avez les symptômes suivants :

  • Maux de tête inhabituels ou continus.
  • Nausées et vomissements continuels.
  • Changements dans votre vision, ou taches devant les yeux.
  • Vertiges ou inconfort.
  • Saignements vaginaux ou pertes de liquides.
  • Contractions régulières.
  • Douleurs ou pression dans le bas du dos, ou changement dans la douleur du bas du dos.
  • Sentir que le bébé pousse vers le bas.
  • Diminution notable dans les mouvements normaux de votre bébé.
  • Forte douleur à l’abdomen.
  • Gonflement soudain du visage, des mains ou des pieds.
  • Douleur au mollet.
  • Éruption cutanée soudaine.
  • Fièvre et frissons (température au-dessus de 38,3 °C ou 101 °F).
  • Sensation de brûlure lorsque vous urinez.
  • Vous vous sentez dépassée, inquiète ou triste.
  • Si vous êtes dans un accident de véhicule motorisé, que vous êtes tombée ou que vous êtes blessée au niveau du ventre.


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En savoir davantage sur les changements physiques durant la grossesse.

Vous pouvez trouver d’autres informations sur les changements physiques durant la grossesse auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section Ressources et liens section.

  • Votre bureau local de santé publique: 1-866-532-3161
  • Motherisk: 1-877-439-2744
  • Saine alimentation Ontario: 1-817-510-5102

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Preuve à l'appui


La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés.

À propos des changements physiques durant la grossesse

Qu’entend-on par changements physiques durant la grossesse?

Durant la grossesse, le corps de la femme passe par divers changements tout à fait normaux, qui peuvent être évidents ou subtils. Ces changements physiques peuvent toucher qui que ce soit. Bien qu’ils puissent être désagréables, certains de ces changements entraînent rarement des complications. Chaque grossesse est unique et les femmes peuvent ressentir un ou tous ces changements, ou aucun d’entre eux. La plupart de ces changements physiques sont normaux, et lorsqu’une femme enceinte comprend ce qui se passe et comment atténuer certains symptômes, elle peut s’y adapter.


Statistiques provinciales et nationales

Il est normal pour la majorité des femmes enceintes d’observer des changements physiques différents à mesure que leur grossesse évolue, liés aux fluctuations hormonales et à la croissance du fœtus. La plupart des changements physiques sont normaux; cependant, il est important que les femmes enceintes puissent reconnaître les signes anormaux. Certains symptômes physiques, comme des maux de tête soudains et les saignements vaginaux, peuvent indiquer une complication de la grossesse (par ex., prééclampsie ou travail avant terme)1. Le pourcentage de femmes en Ontario subissant une ou plusieurs complications obstétriques a augmenté de 23,6 % en 2007 – 2008 à 27,6 % en 2011 – 20122.

Des facteurs chez la mère, tels que l’âge, peuvent également augmenter les risques de complications lors de la grossesse. Les mères adolescentes âgées de moins de 20 ans présentent un plus grand risque de prééclampsie et de travail avant terme3.

Les mères de plus de 35 ans présentent quant à elles un risque plus élevé de diverses complications obstétriques. La proportion de femmes enceintes de plus de 35 ans est en hausse; les femmes de 35 ans et plus sont à l’origine de près d’une naissance sur cinq au Canada4.


Les hormones de la grossesse

Les fluctuations hormonales sont la cause de nombreux changements physiques durant la grossesse. Les hormones suivantes sont responsables de certains changements physiques observés chez les femmes enceintes :

Hormone gonadotrophine chorionique humaine (HCG)

L’HCG est aussi appelée l’hormone de grossesse. Il s’agit de l’hormone qui permet d’indiquer et de confirmer une grossesse dans les tests de début de grossesse. L’HCG est produite par le placenta, et c’est elle qui peut causer des nausées1.

Progestérone

La progestérone est d’abord produite par les ovaires, puis, à partir du deuxième trimestre, par le placenta. La progestérone permet de maintenir le bon fonctionnement du placenta et d’assurer la bonne santé et l’épaisseur adéquate de l’endomètre. Elle stimule la croissance du tissu mammaire1. Les niveaux plus élevés de progestérone durant la grossesse peuvent contribuer à l’occurrence de brûlures d’estomac, de reflux gastro-œsophagien et d’indigestions5.

Œstrogènes

Les œstrogènes permettent à l’utérus de se développer en augmentant le volume sanguin tout au long de la grossesse. Cette hormone accroit la production de la muqueuse vaginale et stimule le développement des canaux galactophores en prévision de l’allaitement1.

Relaxine

La relaxine est l’hormone qui permet de relâcher et d’amollir tous les ligaments et cartilages du corps, y compris le col de l’utérus, durant la grossesse. Elle entraîne la dilatation du bassin durant le travail et l’accouchement1.

Ocytocine

L’ocytocine est l’hormone qui cause les contractions de l’utérus durant l’accouchement1. L’ocytocine stimule les contractions utérines après que le bébé soit né, afin d’aider à l’expulsion du placenta, à la fermeture des vaisseaux sanguins qui y étaient attachés, puis au retour de l’utérus à sa taille initiale. L’ocytocine est également responsable de l’écoulement du lait maternel, connu sous le nom de réflexe d’éjection du lait (REL), et contribue à la formation de liens affectifs et à l’attachement entre la mère et l’enfant1.


Qui présente des risques?

Les femmes suivantes sont plus susceptibles d’éprouver les symptômes physiques associés à des complications obstétriques :

  • Femmes de plus de 35 ans4.
  • Femmes de moins de 19 ans6
  • Femmes ayant des problèmes de santé préalables à la grossesse :
    • Problème de drogues ou d’alcool.
    • Violence familiale.
    • Asthme.
    • Diabète.
    • Troubles de l’alimentation.
    • Épilepsie.
    • Hypertension.
    • Maladie auto-immune.
    • Maladie cardiaque.
    • Indice de masse corporelle (IMC) avant la grossesse supérieur à 30 ou inférieur à 18,55.

Les changements physiques normaux, trimestre par trimestre

Changements physiques lors du premier trimestre

Le premier trimestre commence à la conception jusqu’à la 12e semaine de grossesse. Il est important que la femme enceinte comprenne ce que représentent les changements physiques qu’elle observe et l’importance de prendre soin d’elle-même durant cette période. Une grossesse est confirmée par un test d’urine ou un test sanguin, qui permettent de détecter la présence de l’hormone HCG1. La plupart des femmes observent également une interruption de leurs règles.

Bien qu’une femme puisse ne pas sembler enceinte pendant le premier trimestre, son corps passe par des changements phénoménaux, car il s’adapte à la présence d’un fœtus en croissance. Durant les quelques premières semaines suivant la conception, les taux d’hormones de la femme changent considérablement. L’utérus commence à s’ajuster à la croissance du placenta et du fœtus. Le corps de la femme achemine plus de sang vers l’utérus pour fournir oxygène et nutriments au fœtus en développement, et sa fréquence cardiaque augmente en conséquence5.

Changements au niveau des seins

Très vite après la conception et dû aux changements hormonaux qui ont lieu, les seins deviennent plus sensibles, voire douloureux, et prennent du volume. Les seins se développent et grossissent sous l’action des œstrogènes, de la progestérone et de la prolactine. La transformation des seins durant la grossesse se produit à mesure que les canaux galactophores se développent en préparation à l’allaitement7. L’augmentation du volume sanguin que connaît une femme durant sa grossesse rend les veines au niveau des seins plus visibles. Vers 12 semaines de grossesse, la peau du mamelon et de l’aréole commence à brunir ou à afficher une pigmentation plus forte. Les changements de couleur de la peau varient d’un individu à l’autre. Les femmes ayant les cheveux et la peau foncés ont tendance à remarquer plus de changements de pigmentation ou de couleur que les femmes à la peau ou aux cheveux clairs. Les mamelons peuvent également présenter plus de relief et devenir sensibles ou douloureux1, 7.

Gestion
Pour s’adapter aux changements au niveau des seins, une femme enceinte peut porter des soutiens-gorge :

  • De qualité, ou de sport.
  • Sans baleines.
  • En dormant afin de soutenir les seins en transformation.
Fatigue

La qualité du sommeil varie d’un individu à l’autre et il est estimé que la population générale a besoin en moyenne d’environ huit heures de sommeil par 24 heures (entre six et neuf heures). Il n’existe pas de données concluantes sur le nombre d’heures de sommeil nécessaires durant la grossesse. La fatigue est un symptôme fréquent du premier trimestre. Le taux plus élevé de progestérone entraîne un plus grand besoin de dormir8. Le métabolisme d’une femme enceinte augmente également; cela consomme beaucoup d’énergie, ce qui contribue à la fatigue de la femme1, 8. Les femmes enceintes sont aussi plus susceptibles de voir leur sommeil perturbé. Des facteurs psychosociaux peuvent aussi nuire à la qualité du sommeil (par ex., ambivalence vis-à-vis de la grossesse ou de l’arrivée de l’enfant, stress lié aux conditions de vie, relations interpersonnelles difficiles)8.

Si un changement des habitudes de sommeil est observé, sans nuire aux activités de la journée, il n’y a pas de raison de s’en inquiéter.

Gestion
Pour s’adapter à la fatigue comprennent les suivantes, une femme enceinte peut :

  • Rester à l’écoute des signaux que lui envoie son corps et faire des siestes, si nécessaire.
  • Au travail, trouver un endroit calme pour fermer les yeux et se détendre.
  • Essayer de ne pas résister à la sensation de fatigue.
  • Manger des aliments sains et boire beaucoup d’eau1, 8.
Se sentir faible, avoir des vertiges ou la tête qui tourne

Il est très courant durant la première moitié de la grossesse (jusqu’à 28 à 30 semaines) de se sentir faible, ou d’avoir des vertiges ou la tête qui tourne. Les vaisseaux sanguins d’une femme enceinte se relâchent et se dilatent naturellement sous l’influence de la progestérone, ce qui réduit sa pression sanguine5.

Les symptômes de faiblesse ou de vertiges peuvent apparaître pour les raisons suivantes :

  • Sous l’effet de la progestérone, les parois des vaisseaux sanguins se relâchent, entraînant une stagnation du sang dans les mains et les pieds de la femme enceinte. Parfois, le sang est évacué de la tête plus rapidement que d’habitude (particulièrement lorsque la femme se lève depuis une position assise ou allongée). Le terme médical qui décrit ce phénomène est « hypotension posturale ». Les vertiges et la sensation de faiblesse peuvent aussi se produire dans un environnement chaud9.
  • La pression sanguine d’une femme enceinte se trouve naturellement à la limite inférieure de la normale (environ 90/50 à 110/60). Les femmes ayant une faible pression sanguine ont tendance à se sentir faibles ou à avoir des vertiges plus souvent que celles ayant une pression sanguine plus élevée5, 9.
  • Les niveaux de sucre sanguin peuvent baisser en raison d’un manque de nourriture, d’heures de repas irrégulières et de nausées ou vomissements. Les femmes enceintes peuvent être plus susceptibles de voir une réduction de leur taux de sucre sanguin causée par un métabolisme accéléré. Le taux métabolique peut augmenter jusqu’à 20 % durant la grossesse (c’est-à-dire que le corps de la femme enceinte digère les aliments plus rapidement)5, 9.

Il arrive parfois que la faiblesse et les vertiges soient provoqués par une combinaison de tous les facteurs décrits ci-dessus.

Prévention
Pour prévenir les sensations de faiblesse et les vertiges, une femme enceinte peut :

  • Se lever lentement d’une position assise ou couchée.
  • Manger des petites collations nutritives à intervalles réguliers tout au long de la journée.
  • Manger des aliments riches en fer1, 5.

Gestion
Pour s’adapter aux sensations de faiblesse et les vertiges, une femme enceinte peut :

  • S’assoir et placer la tête entre les genoux.
  • Desserrer les vêtements serrés et placer un linge froid sur le front ou la nuque1, 5.
Maux de tête

Durant les douze premières semaines de grossesse, les maux de tête peuvent être causés par les changements hormonaux, mais également par l’augmentation normale du volume sanguin circulant dans le système de la femme enceinte9. Une nouvelle grossesse peut s’avérer une période stressante pour de nombreuses femmes. La tension peut donc être la source des maux de tête qu’elles ressentent. Les femmes ayant habituellement des maux de tête et des migraines observeront que leur fréquence se réduit durant la grossesse, alors que pour d’autres, la situation aura empiré5. Il est important que les femmes enceintes consultent leur prestataire de soins de santé pour examiner et évaluer les maux de tête dont elles souffrent. Il est aussi important que les femmes enceintes évitent l’automédication pour soulager leurs maux de tête. Elles doivent toujours consulter leur prestataire de soins de santé avant de prendre quelque médicament que ce soit1.

Gestion
Pour soulager les maux de tête, une femme enceinte peut :

  • S’allonger dans une pièce sombre, avec un linge froid sur la tête.
  • Demander à l’accompagnant ou aux accompagnants de lui faire un massage de la nuque ou du dos.
  • Adopter une bonne posture.
  • Manger des petits repas à une fréquence régulière si les maux de tête peuvent être liés à une baisse du niveau de sucre sanguin.
Augmentation des pertes vaginales

L’augmentation des pertes vaginales est chose normale durant la grossesse. Les pertes normales durant la grossesse sont appelées leucorrhée. Il s’agit de pertes fluides, blanches, laiteuses, avec une faible odeur. Si les pertes ont une odeur, sont jaunes ou verdâtres, ou si elles sont accompagnées de douleur, de démangeaisons ou d’endolorissement de la région vaginale, il faut consulter un prestataire de soins de santé pour évaluer la situation. Durant la grossesse, les femmes ne devraient pas utiliser de tampons ni effectuer de douches vaginales, car ces derniers peuvent altérer l’équilibre normal de la flore vaginale et entraîner une infection vaginale. Les femmes enceintes ne devraient jamais conclure par elles-mêmes qu’elles ont une infection vaginale et la traiter sans consultation.

Gestion
Pour s’adapter à l’augmentation des pertes vaginales, une femme enceinte peut :

  • Porter des serviettes hygiéniques non parfumées.
  • Aviser son prestataire de soins de santé de toute modification de ses pertes vaginales.
Nausées et vomissements

Les nausées et vomissements de la grossesse (NVG) représentent des troubles médicaux très répandus, touchant jusqu’à 85 % des femmes enceintes10. On y réfère souvent sous le nom de nausées de la grossesse, mais en fait, les femmes peuvent les ressentir à tout moment de la journée et de la nuit. Les nausées et vomissements apparaissent généralement entre la quatrième et la neuvième semaine de grossesse, et les symptômes augmentent entre la septième et la douzième semaine, puis se réduisent habituellement entre la 12e et la 16e semaine. Des symptômes légers de NVG n’ont pas de conséquences importantes sur la femme enceinte ou le fœtus.

De nombreuses études ont démontré que les NVG peuvent indiquer un taux adéquat d’hormones de grossesse, ce qui a un effet protecteur sur la grossesse, y compris :

  • Réduction du risque de fausse couche et de mortinaissance.
  • Réduction du risque de malformations congénitales.
  • Augmentation des chances d’avoir un bébé en bonne santé10.

Certaines femmes enceintes souffrent de ces symptômes sur une période plus prolongée que d’autres11. Lorsque les femmes présentent des symptômes graves et constants, avec perte de poids et déshydratation, on dit qu’elles souffrent d’hyperemesis gravidarum (HG), ou exacerbation des vomissements gravidiques. Chaque année, de nombreuses femmes enceintes sont hospitalisées une ou plusieurs fois et nécessitent l’installation d’une intraveineuse et l’administration de médicaments (jusqu’à 14 hospitalisations sur 1 000 naissances)10. La détection et la gestion précoces des NVG peuvent avoir un effet important sur la santé de la femme enceinte et sur ses activités quotidiennes durant la grossesse.

Quelles sont les causes des NVG?
À ce jour, les causes des NVG sont inconnues. Les NVG sont plus graves dans les cas suivants :

  • Grossesses gémellaires avec plus d’un placenta.
  • Placenta plus volumineux que la normale.
  • Grossesses où la mère est obèse, présente une tension artérielle élevée ou tout autre état de santé non traité ou mal géré10.

D’autres facteurs de risque comprennent :

  • Prédispositions génétiques.
  • Antécédents d’hyperemesis gravidarum.
  • Porter un fœtus femelle10.

Prévention
Pour prévenir les NVG, une femme enceinte peut :

  • Prendre un supplément de vitamines et minéraux avec de l’acide folique (idéalement, avant la conception). Cela permet non seulement de réduire les risques de maladies congénitales, mais également la fréquence et la gravité des nausées et des vomissements durant la grossesse. De plus, cela permet d’optimiser la nutrition et le métabolisme de la femme enceinte11.

Gestion
Il existe divers moyens pour une femme enceinte d’atténuer les nausées et les vomissements, selon la gravité des symptômes et les conséquences sur sa qualité de vie et les effets potentiels sur la santé du fœtus. Les données scientifiques ne soutiennent pas l’hypothèse que des changements aux habitudes alimentaires sont efficaces contre les NVG. Bien que les données ne soient pas concluantes à ce sujet, des ajustements alimentaires peuvent tout de même soulager certaines femmes des NVG11.

Pour soulager les NVG ou le symptôme HG, une femme enceinte peut :

  • Manger avant de ressentir la faim et pour éviter d’avoir l’estomac vide.
  • Manger un petit peu avant de se lever le matin (par ex., craquelins, pain grillé, etc.).
  • Manger des collations comme des noix, du yogourt et du fromage avant le coucher.
  • Prendre régulièrement (toutes les deux ou trois heures) dans la journée de petits repas légers et ne pas sauter de repas.
  • Éviter les aliments trop gras ou épicés.
  • Opter pour des boissons froides, acides (par ex., limonade), ou aromatiques (par ex., tisanes de menthe ou d’écorces d’orange).
  • Boire entre les repas plutôt que pendant les repas.
  • Bien se reposer.
  • Éviter certains stimuli environnementaux (odeurs fortes, chaleur, humidité, bruit, etc.).
  • Se lever lentement du lit ou d’une chaise, et éviter les changements de position soudains.

Les traitements non pharmacologiques suivants peuvent être employés si la femme enceinte est capable de manger adéquatement et de rester hydratée :

  • La vitamine B6 (pyridoxine) peut être utilisée après consultation d’un prestataire de soins de santé. Des études ont démontré que cette vitamine est efficace dans la réduction des nausées, sans avoir d’effets secondaires. Ce n’est pas un remède efficace contre les vomissements10, 12.
  • Le gingembre, pris sous forme de pastilles ou en boisson. Il est préférable d’éviter l’ingestion de grandes quantités de gingembre ou sous forme de comprimés, car il existe trop peu d’études en démontrant l’efficacité13.
  • L’acupuncture et l’acupression, y compris les bracelets employés pour le mal de mer (par ex., Sea-BandMD)10.

Les femmes enceintes peuvent prendre des antiémétiques comme le GravolMD, sur ordonnance de leur médecin. Les médicaments dont l’innocuité a été prouvée pour le développement normal de la grossesse ont été étudiés10. Au Canada, DiclectinMD (la marque pour la substance active pyridoxine-doxylamine) est un exemple de médicament sur ordonnance, disponible pour le traitement des NVG14. Grâce à l’usage continu du DiclectinMD, les taux d’hospitalisations dues aux nausées et aux vomissements ont été réduits de façon considérable15. Ce médicament est plus efficace s’il est pris à intervalles réguliers, aux mêmes heures, et les doses peuvent être ajustées après consultation du prestataire de soins de santé spécialisé, afin d’obtenir un soulagement maximal9.

Consulter Comment survivre aux nausées de la grossesse pour d’autres suggestions sur la prise en charge des NVG et le soulagement des nausées de la grossesse

Changements au niveau de l’activité sexuelle

L’intérêt d’une femme enceinte pour l’activité sexuelle variera considérablement tout au long de sa grossesse. La congestion vasculaire au niveau génital est intensifiée durant les premier et troisième trimestres, ce qui peut augmenter la sensibilité, l’excitation sexuelle et le désir sexuel chez la femme enceinte16. Certaines femmes trouvent que la fatigue et les nausées ou vomissements durant les 12 à 14 premières semaines de grossesse ont pour effet de diminuer leur intérêt pour l’activité sexuelle17. Durant le troisième trimestre, l’orgasme peut être incommodant. De même, durant le troisième trimestre, il faut généralement adapter les positions sexuelles pour le confort de la femme enceinte.

Dans la plupart des cas, le fait d’avoir des rapports sexuels pendant la grossesse n’affecte pas le bon déroulement de celle-ci, même s’il peut arriver que cela cause des saignements. L’épais bouchon muqueux scellant le col de l’utérus aide à prévenir les infections. Le sac amniotique et les muscles de l’utérus protègent également le fœtus. Il arrive parfois que le fœtus soit plus actif après un orgasme, mais cela est seulement dû à l’accélération du rythme cardiaque de la mère et non au fait qu’il aurait mal16, 17. Si un couple se sent mal à l’aise d’avoir des relations sexuelles durant la grossesse, les partenaires peuvent s’adonner à d’autres formes d’intimité physique, comme les câlins, les massages, ou se tenir la main. Les couples doivent bien faire attention à ne pas souffler de l’air dans le vagin durant les cunnilingus, car une bulle d’air pourrait bloquer un vaisseau sanguin (embolie gazeuse), ce qui pourrait coûter la vie à la mère et au fœtus1.

Dans certaines situations, le prestataire de soins de santé pourrait conseiller de limiter les rapports sexuels, comme dans les cas suivants :

  • Antécédents de fausse couche.
  • Pertes inexpliquées, ou crampes au bas-ventre.
  • Béance du col utérin.
  • Infection.
  • Saignements vaginaux.
  • Perte de liquide amniotique.
  • Rupture des membranes1.

Dans certaines circonstances et dans le cadre de certaines relations, les femmes enceintes devraient continuer d’utiliser des préservatifs pour se protéger des infections transmissibles sexuellement.

Saignements vaginaux

Il arrive fréquemment que des saignements ou des pertes légères se produisent durant le premier trimestre, soit jusqu’à 20 % des grossesses. Bien que cela soit angoissant, les saignements vaginaux ne représentent pas toujours des problèmes graves. Tout saignement vaginal doit passer par un examen médical.

Les saignements ou les pertes légères du premier trimestre peuvent être causés par :

  • Un rapport sexuel.
  • Un saignement lors de la nidation de l’ovule fécondé dans la paroi de l’utérus. Cela se produit dans les 10 à 14 jours après la conception, au moment où seraient normalement apparues les règles.
  • Des changements hormonaux.
  • D’autres facteurs inoffensifs pour la femme ou l’embryon ou le fœtus9, 5.

Les causes plus graves de saignements vaginaux au premier trimestre sont les suivantes :

  • Une fausse couche (également connue sous le nom d’avortement spontané), qui est une interruption de la grossesse avant que l’embryon ou le fœtus puissent vivre en dehors de l’utérus. Presque toutes les femmes qui font une fausse couche observent des saignements juste avant.
  • Une infection.
  • Une grossesse extra-utérine, qui peut entraîner des saignements et des crampes.
  • Une grossesse molaire, c’est-à-dire, une grossesse où l’embryon ne se forme pas adéquatement5, 9.


Changements physiques lors des deuxième et troisième trimestres

Le deuxième trimestre de la grossesse (de la 13e semaine à la 27e semaine) est le moment où la grossesse commence à devenir visible chez la plupart des femmes1. À la 16e semaine, la partie supérieure de l’utérus (ou fundus) se trouve à mi-chemin entre la symphyse pubienne et le nombril. À la 27e semaine, dans le cas d’une grossesse monofœtale, le fundus se trouve à environ 5 cm (2 po) ou plus au-dessus du nombril5. Certaines femmes peuvent trouver que le deuxième trimestre est la partie la plus facile de la grossesse1. Le placenta, qui s’est développé dans l’utérus, a pris en charge la majeure partie de la production hormonale et les taux d’hormones commencent à se stabiliser. Pour certaines femmes, la sensibilité des seins, les NVG et la fatigue s’amenuisent ou disparaissent durant le deuxième trimestre, et les désagréments physiques de la dernière partie de la grossesse ne se manifestent pas encore1. Durant le troisième trimestre, qui s’étend de la 28e semaine de gestation à la naissance du bébé, de nombreuses femmes commencent à se sentir mal à l’aise et fatiguées, à mesure que le fœtus se développe en taille et commence à appuyer sur les organes internes de la mère, y compris les poumons et la vessie.

Le fœtus en croissance entraîne chez la mère un positionnement du dos vers l’arrière, afin de trouver un nouveau centre de gravité, ce qui peut lui fatiguer le bas du dos. Le poids du fœtus qui grossit dans le bassin, en conjonction avec les changements hormonaux qui causent un relâchement des ligaments au niveau des articulations, peut contribuer à l’apparition de douleurs au bas du dos, notamment la sciatique1. Les douleurs ligamentaires durant la marche sont liées à l’étirement des ligaments soutenant l’utérus, qui s’ajustent à la croissance en volume et en poids de celui-ci18. Un des avantages de l’activité physique durant la grossesse est la réduction des risques de douleurs musculo-squelettiques, particulièrement au niveau du bas du dos. Les directives canadiennes relatives à l’activité physique durant la grossesse sont de 30 minutes ou plus, trois à quatre jours par semaine19. Veuillez vous reporter au fichier Vie active pour plus d’informations sur l’exercice durant la grossesse. Si les maux de dos persistent, ou s’ils causent des symptômes graves comme l’affaiblissement ou l’insensibilité des membres inférieurs, ou encore, des changements dans le fonctionnement de la vessie ou des intestins, la femme enceinte doit consulter un prestataire de soins de santé.

Gestion
Pour soulager les maux de dos et les douleurs ligamentaires, une femme enceinte peut :

  • Adopter une bonne posture.
  • Utiliser un coussin pour soutenir le dos.
  • Éviter les chaussures à talons hauts.
  • Porter des chaussures à petit talon (pas de chaussures plates) offrant un bon soutien plantaire.
  • Faire des mouvements corporels ergonomiques. Pour porter un objet posé sur le sol, placer les pieds écartés à la largeur des épaules, les genoux pliés avec le dos droit; maintenir la charge près du corps à la hauteur de la taille et ne pas faire de mouvements obliques ou de rotation en portant la charge.
  • Éviter de soulever des charges lourdes dans la mesure du possible.
  • Limiter la position debout trop longtemps. Maintenir le poids également réparti sur les deux pieds (ne pas basculer sur un pied).
  • Faire appel à des services comme ceux d’un massothérapeute ou d’un physiothérapeute.
  • Faire de la relaxation, du yoga ou des étirements.
  • Pratiquer le basculement pelvien afin de maintenir la souplesse de la colonne vertébrale1, 20.
Changements au niveau des seins

Les seins peuvent ne plus être aussi sensibles qu’au premier trimestre, mais ils continuent de se développer et de se préparer pour l’allaitement1. Au milieu de la grossesse, sous l’effet combiné de plusieurs hormones, un liquide jaunâtre ou translucide appelé colostrum est produit par les seins. Il peut couler des mamelons de la mère à partir de ce moment. Le colostrum constituera le premier aliment que le bébé recevra peu après sa naissance. L’abondance des sécrétions de colostrum varie d’une femme à l’autre. Cette abondance n’a aucune incidence sur le succès de l’allaitement21.

Gestion
Pour s’adapter aux changements au niveau des seins, une femme enceinte peut :

  • Porter un soutien-gorge de qualité ou de sport, sans baleines.
  • Porter une taille supérieure de soutien-gorge.
  • Porter des coussinets d’allaitement s’il y a fuites par les mamelons, et les changer quand ils sont mouillés.
Contractions (de Braxton Hicks)

Les contractions de Braxton Hicks sont des contractions de l’utérus qui se produisent durant le troisième trimestre de la grossesse. Elles sont parfaitement normales et on dit qu’elles servent à préparer l’utérus à l’accouchement. Chez certaines femmes, elles apparaissent dès le deuxième trimestre. Parfois, les contractions de Braxton Hicks sont appelées « faux travail »1, 9. Des événements ordinaires peuvent parfois déclencher des contractions de Braxton Hicks, comme l’activité accrue de la mère ou du fœtus, le fait que la mère se touche l’abdomen, la déshydratation, les rapports sexuels, ou une vessie pleine5.

Les contractions de Braxton Hicks deviennent plus manifestes et fréquentes au fur et à mesure de la grossesse, se produisant plusieurs fois par heure ou plusieurs fois par jour, sans entraîner de modification du col de l’utérus. Bien que ces contractions soient indolores pour la plupart des femmes, des cas ont été rapportés où les contractions de Braxton Hicks sont douloureuses.

Les contractions de Braxton Hicks sont différentes des vraies contractions. Elles :

  • Se produisent de manière imprévisible et souvent juste quelques fois par jour.
  • Sont irrégulières et n’augmentent pas en fréquence ou en intensité.
  • Disparaissent quand la femme enceinte se met à marcher ou change d’activité1, 9.
  • Ne modifient pas le col de l’utérus.

Les contractions menant au travail présentent les caractéristiques suivantes :

  • Elles peuvent commencer par des contractions irrégulières, toutes les 10 à 15 minutes, mais s’accélèrent pour atteindre une fréquence aux deux ou trois minutes.
  • Elles ont tendance à persister plus longtemps et à être plus intenses que les contractions de Braxton Hicks.
  • Elles entraînent une modification du col de l’utérus1, 9.

Gestion
Pour s’adapter aux contractions de Braxton Hicks, une femme enceinte peut :

  • Changer de position, en allant faire une promenade ou en s’allongeant.
  • Boire un verre d’eau.
  • Pratiquer des exercices de relaxation, comme la respiration profonde ou la méditation.
  • Prendre une collation.
  • Prendre un bain chaud1, 9.

Si une femme enceinte n’arrive pas interpréter ses contractions, elle devrait contacter son prestataire de soins de santé pour exclure la possibilité d’un travail avant terme.

Constipation et hémorroïdes

La constipation est courante durant la grossesse, car les mouvements péristaltiques fonctionnent au ralenti22. Durant la grossesse, les aliments se déplacent lentement dans les intestins, ce qui entraîne de la constipation. La prise de suppléments de fer peut aussi causer la constipation et des selles noires. La constipation touche jusqu’à 50 % des femmes enceintes22. Elle est plus souvent observée pendant le premier et le troisième trimestre.

Les symptômes de constipation comprennent les suivants :

  • Consistance anormale des selles (selles trop dures et sèches).
  • Réduction du volume des selles et de la fréquence des mouvements péristaltiques (moins de trois fois par semaine).
  • Difficulté à expulser les selles1, 22.

Les hémorroïdes sont des veines dilatées qui se forment dans les parois du rectum et de l’anus. Elles peuvent être causées par la constipation et par la pression accrue sur les veines rectales durant la grossesse. Les hémorroïdes ne sont pas nuisibles à la santé de la femme enceinte ou celle de son fœtus, mais elles sont gênantes1, 23.

Les symptômes d’hémorroïdes comprennent les suivants :

  • Des démangeaisons ou des douleurs dans la région anale.
  • Des saignements mineurs durant les selles.

Bien qu’elles disparaissent souvent après la naissance du bébé, les hémorroïdes restent problématiques pour environ 15 % à 24 % des nouvelles mères23.

Prévention
Pour prévenir la constipation, réduisant ainsi les risques d’hémorroïdes, une femme enceinte peut :

  • Boire beaucoup de liquides (viser 2,3 L d’eau par jour)24.
  • Manger des aliments riches en fibres, notamment des graines de lin moulues, des fruits et légumes frais, des pains et des céréales de grains entiers.
  • Faire de l’exercice modéré, comme la marche ou la natation22, 23.

Traitement
Il est recommandé aux femmes enceintes de ne prendre aucun médicament contre la constipation, sauf si prescrit par leur prestataire de soins de santé. Celui-ci peut conseiller la prise de laxatifs de lest ou d’un émollient fécal.

Les mesures suivantes sont utiles pour le traitement des hémorroïdes :

  • Nettoyer la région anale soigneusement après chaque selle.
  • Prendre un bain de siège chaud trois à quatre fois par jour pendant 15 à 20 minutes.
  • Consulter un prestataire de soins de santé pour la prescription d’une crème ou d’un onguent anti-hémorroïdes pour application locale, ce qui pourrait aider à soulager les symptômes des hémorroïdes (douleur, inflammation, sensation de brûlure, inconfort et irritation)23.
Fatigue et troubles du sommeil

Le deuxième trimestre est souvent une période où les femmes enceintes ont plus d’énergie durant la journée et moins besoin de faire des siestes1. Le troisième trimestre est celui où il faut s’attendre à des insomnies et à des éveils nocturnes1. Il arrive souvent aux femmes enceintes d’avoir des rêves étranges dans les dernières semaines de grossesse25. Le besoin de faire des siestes quotidiennes revient à l’approche de la date d’accouchement1. L’insomnie constitue le trouble du sommeil le plus courant chez les femmes enceintes. Les symptômes de l’insomnie comprennent les suivants :

  • Difficulté à s’endormir.
  • Éveils nocturnes fréquents.
  • Se réveiller tôt.
  • Qualité variable du sommeil (plusieurs mauvaises nuits suivies d’une bonne nuit).
  • Fatigue ou somnolence durant la journée.
  • Difficultés à se concentrer.
  • Oublis fréquents.
  • Niveaux réduits de motivation et d’énergie.
  • Inquiétudes quant à la durée et à la qualité du sommeil26.

Gestion
Pour favoriser un sommeil de qualité, une femme enceinte peut :

  • Dormir aussi longtemps que nécessaire pour se sentir reposée.
  • Se coucher et se lever aux mêmes heures tous les jours.
  • Éviter les stimulants (par ex., café, chocolat, boissons caféinées ou gazeuses), particulièrement dans les heures précédant le coucher.
  • Créer un environnement propice au sommeil (éteindre les lumières et les appareils électroniques, contrôler le bruit et la température ambiants).
  • Éviter de faire des activités non reliées au sommeil dans la chambre à coucher (étudier, manger).
  • Résoudre les problèmes et les préoccupations quotidiennes avant l’heure du coucher, ou en faire une liste pour le lendemain.
  • Intégrer de l’activité physique régulière dans la journée, de préférence plus de quatre heures avant l’heure du coucher26.

Les femmes enceintes doivent éviter de l’automédication pour soulager les problèmes de sommeil et doivent toujours consulter leur prestataire de soins de santé avant de prendre des médicaments en vente libre, des médicaments sur ordonnance, ou des remèdes naturels contre l’insomnie.

Syndrome d’apnées obstructives du sommeil

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil est un trouble du sommeil dans lequel la respiration est constamment interrompue durant le sommeil à cause de la réduction de la prise d’oxygène. On reconnaît le syndrome d’apnées obstructives du sommeil par un ronflement lourd accompagné de longues pauses, suivi par un halètement ou une suffocation durant le sommeil. Les femmes qui entament une grossesse alors qu’elles sont en surpoids ou obèses, celles qui prennent trop de poids au cours de la grossesse, et celles qui déclarent ronfler doivent être examinées pour déterminer s’il y a syndrome d’apnées obstructives du sommeil, ou non27. La ventilation spontanée en pression positive continue (VPPC) constitue un traitement sûr et efficace du syndrome d’apnées obstructives du sommeil durant la grossesse. Un prestataire de soins de santé peut recommander une femme enceinte à une clinique du sommeil à des fins d’évaluation. Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil parmi les femmes obèses est associé à des taux plus élevés de prééclampsie, d’admissions en unités néonatales de soins intensifs et d’accouchements par césarienne27.

Mictions fréquentes

La miction fréquente est un changement physique normal causé par le fait que l’utérus qui se développe appuie sur la vessie et les reins, ce qui entraîne une plus grande production d’urine5. Cette pression peut expliquer pourquoi la femme enceinte laisse échapper de l’urine quand elle tousse ou éternue. Quand le fœtus s’engage dans le bassin à l’approche du travail, la femme enceinte aura plus souvent envie d’uriner. Si une femme ressent une douleur ou des sensations de brûlure lorsqu’elle urine, cela peut être le signe d’une infection, et elle devrait en discuter avec son prestataire de soins de santé1.

Gestion
Pour mieux vivre avec une miction fréquente, une femme enceinte peut :

  • Boire moins en soirée.
  • Aller aux toilettes chaque fois qu’elle ressent le besoin d’uriner.
  • S’assurer qu’elle vide bien la vessie complètement.
  • Demander à être recommandée à un physiothérapeute qui traite des problèmes de plancher pelvien.
  • Faire les exercices de Kegel1, 9.

Pour d’autres d’informations sur les exercices Kegel, voir le fichier Vie active.

Reflux gastro-œsophagien

Le reflux gastro-œsophagien, communément appelé brûlures d’estomac, se produit quand le contenu de l’estomac revient vers l’œsophage ou la bouche. Comme le contenu de l’estomac est acide, ce reflux entraîne une sensation de brûlure dans l’abdomen et un goût acide dans la gorge. Durant la grossesse, les niveaux accrus de progestérone, la réduction de la tonicité du sphincter œsophagien inférieur et l’expansion de l’utérus (ce qui augmente la pression dans l’abdomen), sont autant de facteurs qui contribuent au reflux28. Le reflux gastro-œsophagien touche environ 30 % à 80 % des femmes enceintes28.

Les symptômes de reflux gastro-œsophagien, qui se manifestent souvent après le repas, comprennent les suivants :

  • Sensation de brûlure dans l’estomac.
  • Douleur dans la partie supérieure de l’abdomen.
  • Régurgitation.
  • Goût acide ou amer dans la gorge.
  • Indigestion.
  • Nausées et vomissements27.

Gestion
Pour soulager le reflux gastro-œsophagien et en atténuer les symptômes, une femme enceinte peut :

  • Surélever la tête de 10 cm à 15 cm au lit (à l’aide d’oreillers), afin que la tête et les épaules soient placées plus haut que son estomac (la gravité aide à prévenir le reflux).
  • Éviter de s’allonger après avoir mangé.
  • Manger des petits repas légers, fréquemment (par ex., toutes les deux ou trois heures).
  • Éviter les aliments ou les boissons qui favorisent le reflux, comme le café, le thé, le chocolat, les boissons gazeuses, la menthe, ou les aliments gras ou épicés.
  • Éviter de manger et de boire avant l’heure du coucher.
  • La gomme à mâcher augmente la production de salive (ce qui peut aider à neutraliser l’acide gastrique).
  • Éviter de porter les vêtements trop serrés, car ils peuvent exercer de la pression sur l’abdomen29.

Si ces mesures ne sont pas efficaces, ou qu’il faut une intervention supplémentaire, certains traitements pharmacologiques peuvent être employés durant la grossesse :

  • Les antiacides gastriques en vente libre (par ex., RolaidsMD, TumsMD ou MaaloxMD) peuvent soulager les symptômes en neutralisant l’acide gastrique pour de courtes périodes. Il s’agit donc d’effets temporaires29. Ces médicaments sont disponibles en vente libre, mais il est conseillé de consulter un prestataire de soins de santé sur leur usage.
  • Il est aussi possible de recourir aux médicaments sur ordonnance après consultation d’un prestataire de soins de santé.
Crampes dans les jambes

Jusqu’à 30 % des femmes enceintes peuvent souffrir de crampes aux jambes30. La cause des crampes aux jambes n’est pas absolument connue, mais elles pourraient être dues à une baisse du taux de calcium ou à une hausse du taux de phosphore dans le sang. Les crampes dans les jambes sont plus courantes durant les deuxième et troisième trimestres de grossesse et se produisent le plus souvent la nuit30.

Gestion
Pour gérer les crampes aux jambes, une femme enceinte peut :

  • Les étirements passifs et les massages du muscle affecté, qui peuvent aider à soulager la douleur d’une crampe aiguë (par ex., pour une crampe du mollet, étirer la jambe avec une flexion dorsale de la cheville ou du talon jusqu’à ce que la douleur aiguë disparaisse).
  • L’étirement régulier des muscles du mollet tout au long de la journée peut aider à prévenir les crises aiguës.
  • Marcher, afin d’étirer le mollet31.
  • Placer un oreiller au pied du lit afin d’éviter de trop étirer les jambes durant le sommeil.
  • Si les crampes dans les jambes se produisent sur le même membre et qu’il y a gonflement ou rougeur de la jambe, cela peut être le signe de la présence d’un caillot sanguin. Il faut alors consulter un prestataire de soins de santé.
Congestion nasale

Les femmes enceintes sont susceptibles de souffrir de congestion nasale (nez bouché) à cause des œstrogènes qui entraînent une plus grande production de mucus. Le traitement le plus sûr est l’usage d’un vaporisateur nasal d’eau saline.

Prévention
Pour prévenir la congestion nasale, une femme enceinte peut :

  • Éviter de fumer et aussi éviter l’exposition à la fumée secondaire ou tertiaire.
  • Éviter l’usage d’antihistaminiques, sauf s’ils sont recommandés par un prestataire de soins de santé.

Gestion
Pour soulager la congestion nasale, une femme enceinte peut :

  • Placer des serviettes humides et chaudes sur le visage.
  • Inhaler la vapeur se dégageant d’une douche chaude, d’un contenant d’eau bouillante, ou d’un inhalateur.
  • Utiliser un humidificateur à vapeur froide.
  • Masser les sinus en frottant le relief osseux au-dessus et en dessous des yeux, ainsi que les côtés du nez.
  • Boire de l’eau.
  • S’administrer des gouttes nasales salines faites à partir d’un mélange d’un quart de cuillère à thé de sel dissous dans une tasse d’eau chaude, ou des gouttes nasales salines en vente libre32.
Première perception des mouvements du fœtus

Le moment de la première perception des mouvements du fœtus varie considérablement d’une femme enceinte à l’autre. Elle se produit généralement entre les 16e et 20e semaines de gestation (bien avant que le fœtus soit viable)33. Lorsqu’il s’agit d’une première grossesse, cela peut se produire autour de la 18e semaine de gestation, puis pour les grossesses suivantes, dès la 15e ou la 16e semaine. La perception précoce du mouvement du fœtus se produit le plus souvent lorsque la femme enceinte est en position assise ou tranquillement couchée, et qu’elle se concentre sur les sensations de son corps. Cela est généralement décrit comme une sensation de chatouillis ou de caresse d’une plume au-dessous de la région ombilicale (nombril). L’emplacement du placenta peut influer sur le moment de la première perception du mouvement du fœtus. Parfois, le mouvement du fœtus n’est pas détecté aussi rapidement si le placenta est attaché à la paroi antérieure de l’utérus33. À mesure que le fœtus grossit, ses mouvements deviennent de plus en plus forts, réguliers et faciles à percevoir. Une fois que les mouvements du fœtus sont établis, la femme enceinte doit pouvoir détecter six mouvements fœtaux sur une période de deux heures1.

Gencives rouges et enflammées

Les soins dentaires durant la grossesse constituent une part importante des soins de santé générale. Durant la grossesse, les gencives deviennent naturellement plus gonflées et peuvent saigner lors du brossage. Les changements hormonaux durant la grossesse peuvent augmenter les risques de développer une parodontopathie (maladie des gencives)34. Une mauvaise santé buccale peut aussi affecter la santé du fœtus en développement. Les femmes enceintes affligées d’une parodontopathie présentent plus de risques d’accoucher d’un prématuré ou d’un bébé souffrant d’insuffisance pondérale34.

Prévention
Pour améliorer sa santé buccale, une femme enceinte peut :

  • Éviter les collations aux aliments tendres, sucrés et collants qui sont riches en glucides et en sucres.
  • Se nettoyer les dents après chaque prise alimentaire pour prévenir les caries.
  • Après avoir vomi, se rincer la bouche avec de l’eau ou avec un rince-bouche fluoré, aussitôt que possible.
  • Se brosser les dents au moins deux fois par jour, à l’aide d’une brosse à dents à poils souples et de dentifrice fluoré.
  • Utiliser des soies dentaires régulièrement.
  • Se faire examiner et nettoyer les dents régulièrement par un professionnel de la santé dentaire, afin de détecter et de prévenir les risques de parodontopathie34.
Changements au niveau de la peau

Le masque de grossesse, aussi appelé mélasma, est la pigmentation de la peau au niveau du front et des joues (ressemblant à un masque)35. Un autre phénomène courant est l’apparition d’une ligne brune abdominale remontant du pubis jusqu’en haut de l’abdomen36. Des stries, ou vergetures, peuvent aussi se former sur la peau autour de l’abdomen et sur d’autres parties du corps35, 36. Il n’y a aucun moyen de prévenir l’apparition de vergetures. L’ampleur des vergetures est déterminée par les prédispositions génétiques de chaque femme36. En raison des changements hormonaux durant la grossesse, la sécheresse cutanée et les démangeaisons sont des désagréments courants36.

Gestion
Pour s’adapter aux changements au niveau de la peau, une femme enceinte peut35, 36 :

  • Prendre des bains à l’avoine.
  • Appliquer des compresses fraiches.
  • Éviter l’usage de savons trop astringents et les douches ou bains trop chauds.
  • Consulter un prestataire de soins de santé pour l’usage de médicaments permettant de prévenir les démangeaisons en toute sécurité.
  • Respecter les directives d’exposition au soleil, y compris : appliquer un écran solaire, porter un chapeau et couvrir la peau, lorsqu’à l’extérieur37.
Essoufflement

Beaucoup de femmes se plaignent d’essoufflement lorsque’elles sont enceintes1, 9. Durant le dernier trimestre de la grossesse, l’utérus s’étend et repousse le diaphragme, ce qui rend la respiration plus superficielle. Vers la fin de la grossesse, lorsque le fœtus s’engage dans le bassin, de nombreuses femmes se sentent moins essoufflées, car, les poumons étant moins compressés, elles ont plus de capacité respiratoire. L’essoufflement se réduit à mesure que le moment du travail approche. Plus le fœtus descend dans le bassin, plus la pression sur le diaphragme s’atténue1.

Gestion
Pour soulager l’essoufflement, une femme enceinte peut :

  • Adopter une bonne posture.
  • Faire de l’exercice tous les jours.
  • Éviter les activités trop exténuantes.
  • Se détendre.
Varices

Les varices sont plus fréquentes avec l’âge. La prise de poids, la pression sur les principales veines de retour au niveau des membres inférieurs et des antécédents familiaux de varices augmentent les risques d’apparition des varices durant la grossesse38. Les varices peuvent se former sur les jambes, la vulve et l’anus (hémorroïdes)5.

Gestion
Pour gérer les varices, une femme enceinte peut :

  • Éviter de rester longtemps debout.
  • Éviter de s’assoir les jambes croisées.
  • Ne prendre du poids que dans les limites recommandées.
  • Surélever les jambes le plus souvent possible.
  • Utiliser des bas de contention après avoir discuté avec un prestataire de soins de santé pour en déterminer la taille. Les coûts peuvent être couverts par des prestations maladie supplémentaires.
  • Dormir avec les pieds surélevés.
  • Faire de l’exercice afin d’améliorer la circulation sanguine.

Changements physiques ou signes avant-coureurs à signaler au prestataire de soins de santé

Maux de tête inhabituels ou continuels

Les maux de tête inhabituels ou continuels peuvent indiquer une pression artérielle trop élevée, ou hypertension. Les maux de tête causés par l’hypertension sont souvent associés à des perturbations visuelles. Près de 10 % des femmes enceintes sont sujettes à l’hypertension. Certaines femmes présentent une hypertension avant la grossesse39. Les troubles liés à l’hypertension sont classés sous les catégories de l’hypertension préexistante (se produisant avant la 20e semaine de gestation, ou avant la grossesse), ou de l’hypertension artérielle gravidique (se produisant après la 20e semaine de gestation) 39. Si le taux de protéines présentes dans l’urine est important, ou si des symptômes défavorables comme les maux de tête, apparaissent, on parle de prééclampsie.

La prééclampsie se produit plus souvent au cours de la deuxième moitié de la grossesse. L’hypertension artérielle ou la prééclampsie peuvent réduire la circulation sanguine vers le placenta, ce qui diminue le taux d’oxygène et de nutriments reçus par le fœtus, ce qui à son tour peut entraîner un ralentissement de son développement. La réduction du fonctionnement du placenta peut également avoir pour conséquence la diminution du liquide amniotique autour du fœtus. La prééclampsie augmente chez la mère les risques de décollement du placenta ou la nécessité d’accoucher avant terme. L’accouchement prématuré peut être indiqué pour la santé de la mère et celle de son bébé. Bien qu’elle diminue après l’accouchement, l’hypertension artérielle peut persister encore quelques semaines après l’accouchement39.

Les femmes présentant les plus grands risques de prééclampsie sont celles qui répondent aux conditions suivantes :

  • Elles ont des antécédents de prééclampsie.
  • Elles sont diabétiques ou souffrent d’une maladie inflammatoire qui affecte le système immunitaire (comme le lupus).
  • Elles sont enceintes de deux fœtus ou plus.
  • Elles ont des antécédents familiaux de prééclampsie (c,-à-d., la mère ou une sœur ont eu des prééclampsies).
  • Il s’agit de leur première grossesse.
  • Elles ont un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 au moment de tomber enceintes39.

Une femme enceinte doit requérir l’aide immédiate d’un prestataire de soins de santé si elle présente les symptômes suivants :

  • Un mal de tête qui ne veut pas partir; il peut être constant, intense, ou changeant.
  • Vision trouble, apparition de lumières intermittentes ou de points noirs.
  • Maux de ventre, habituellement dans la partie supérieure du ventre.
  • Nausées, vomissements ou indigestions accrus par rapport à la normale.
  • Douleurs thoraciques, ou essoufflement.

Un autre trouble, moins courant, lié à l’hypertension artérielle est le syndrome HELLP. Ce syndrome couvre un groupe de symptômes qui apparaissent chez les femmes enceintes présentant les signes suivants :

  • H – hémolyse (destruction des globules rouges).
  • EL – taux élevé d’enzymes hépatiques.
  • LP – taux de plaquettes faible39.


Changements au niveau de la vue

Les changements au niveau de la vue peuvent être un signe de prééclampsie. Celle-ci se caractérise par une pression artérielle élevée et la présence de protéines dans l’urine. Généralement, les changements au niveau de la vue comprennent une perte de la vue, une sensibilité à la lumière, une vision trouble, l’apparition d’auras ou de lumières intermittentes. Voir la section sur les maux de tête inhabituels ou continuels pour plus d’informations sur la prééclampsie39. Les femmes enceintes qui présentent de tels symptômes doivent consulter leur prestataire de soins de santé.


Nausées et vomissements continuels

Un faible pourcentage des femmes enceintes (entre 0,5 % et 2 %) souffrent de formes plus intenses et persistantes de nausées et de vomissements, appelées hyperemesis gravidarum (HG) 10. Ce trouble nécessite souvent une hospitalisation, car il est associé à des vomissements quotidiens persistants, une perte de plus de 5 % du poids de grossesse, une importante déshydratation et un déséquilibre électrolytique10.

Les conditions suivantes sont associées à une exacerbation des vomissements gravidiques, ou HG :

  • Grossesse multiple (jumeaux, triplets).
  • Placenta trop volumineux.
  • Grossesse molaire (cas de grossesse rare, avec embryon anormal et non viable).
  • Certains problèmes de thyroïde (comme l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie).
  • Certains troubles digestifs (comme les brûlures d’estomac, le reflux gastro-œsophagien, ou la maladie de Crohn).
  • Stress, dépression, ou autres problèmes psychologiques.
  • Certaines infections virales ou bactériennes (par ex., toux ou rhume, grippe, ou sinusite).
  • Maux de tête ou migraines actifs.
  • Diabète ou diabète gestationnel.
  • Obésité.
  • Hypertension artérielle10.

Les nausées et les vomissements de la grossesse (NVG) intenses, ou HG, peuvent mener à la déshydratation et à la malnutrition.

Une femme enceinte doit consulter un prestataire de soins de santé si elle présente les signes suivants :

  • Elle ne peut garder les aliments ou les liquides dans l’estomac pendant une période de 24 heures ou plus.
  • Elle se sent faible ou a des vertiges.
  • Elle a les lèvres ou la bouche sèches.
  • Elle produit beaucoup moins d’urine que d’habitude.
  • Son urine est foncée et a une odeur.
  • Elle urine moins de trois fois par jour.
  • Elle ne prend pas de poids, ou perd deux kilos et demis (cinq livres) ou plus sur une période d’une à deux semaines10.


Saignements vaginaux

Les saignements vaginaux durant la grossesse représentent toute perte de sang par le vagin. Une femme sur quatre observe des saignements vaginaux à un moment ou à un autre de sa grossesse. Cela peut se produire à n’importe quel moment, de la conception (quand l’ovule est fertilisé) à la fin de la grossesse. Il est très fréquent d’avoir des pertes légères de sang en début de grossesse et cela constitue rarement un problème grave, même s’il est conseillé que la femme passe par un examen médical5. Dans le cas de saignements, à la différence des pertes légères de sang, la femme se voit obligée de porter des protège-slips ou des bandes hygiéniques pour éviter de tacher ses vêtements. Ce type de saignements nécessite un examen médical immédiat5.

Quelles sont les causes des saignements vaginaux?

Du quatrième au neuvième mois, les saignements peuvent être le signe de :

  • Séparation du placenta de la paroi interne de l’utérus avant que le bébé soit né (décollement du placenta).
  • Perte de grossesse.
  • Placenta prævia : le placenta couvre le col de l’utérus, en partie ou en totalité40.

D’autres causes possibles de saignements vaginaux durant la grossesse comprennent les suivantes :

  • Polype endocervical, excroissance utérine, ou fibrome dégénératif.
  • Travail avant terme (expulsion du bouchon muqueux).
  • Grossesse extra-utérine.
  • Infection du col de l’utérus.
  • Traumatisme du col de l’utérus à cause de relations sexuelles (faibles saignements), ou d’un examen pelvien récent5, 40.


Filet ou jaillissement de liquide

Le filet ou le jaillissement de liquide est souvent le signe d’une rupture des membranes. Si cela se produit après la 37e semaine de gestation, il s’agit d’une rupture prématurée des membranes (RPM). Si cela se produit avant la 37e semaine de gestation, il s’agit d’une RPM avant terme et peut entraîner le travail avant terme41. La RPM se produit dans 2 % à 10 % des grossesses, et la RPM avant terme dans 2 % à 3 % des grossesses42.

Quel que soit le moment où la RPM a lieu, elle marque un risque accru d’infection chez la mère et le fœtus. La période entre la rupture des membranes et le début du travail est appelée latence. Près de 90 % des femmes entament le travail spontanément dans les 24 heures suivant la RPM. Pour les femmes chez lesquelles la RPM se produit plus tôt dans la grossesse, la période de latence peut être plus longue; par exemple, entre 28 et 34 semaines de gestation, seulement 50 % des femmes entament le travail dans les 24 heures suivant la RPM41, 43.

Complications possibles suivant une RPM :

  • Infection fœtale ou néonatale.
  • Infection chez la mère.
  • Compression ou prolapsus du cordon ombilical.

Complications possibles suivant une RPM avant terme :

  • Travail et accouchement avant terme.
  • Infection fœtale ou néonatale.
  • Infection chez la mère.
  • Compression ou prolapsus du cordon ombilical.
  • Risque accru de césarienne42.


Contractions régulières avant la 37e semaine de gestation

Les contractions régulières avant la 37e semaine de gestation sont le signe d’un travail avant terme, également appelé travail prématuré. En 2010-2011, le taux des naissances prématurées en hôpital au Canada était de 7,9 %. Ce taux est resté assez stable depuis 2006-2007 (8,1 %)2. Les prématurés sont plus vulnérables que les bébés nés à terme et peuvent avoir des problèmes de santé toute leur vie, du fait qu’ils sont nés avant terme. En général, plus un bébé naît prématurément, plus il subira des problèmes de santé graves44.

Les problèmes de santé affectant les prématurés sont liés au fait que leurs organes ne sont pas prêts à fonctionner de manière autonome. Les poumons d’un fœtus ne peuvent fonctionner qu’à la toute fin de la grossesse, et les prématurés peuvent souffrir de problèmes respiratoires, car le surfactant n’est produit qu’à la fin de la grossesse. Le surfactant est un revêtement qui recouvre la muqueuse interne des alvéoles pulmonaires et en facilite l’expansion durant la respiration. Il empêche aussi les alvéoles pulmonaires de s’affaisser lorsque l’air quitte les poumons. Le surfactant est naturellement produit dans les poumons. Un estomac et des intestins peu développés peuvent occasionner des problèmes de prise alimentaire. Avec un système immunitaire immature, il y a un plus grand risque d’infection45.

Les prématurés sont plus susceptibles de naître par césarienne. Les bébés nés avant la 25e semaine de gestation ne survivent généralement pas sans problèmes de santé44. Il est important de déterminer si un travail avant terme est en cours, car il est parfois possible de l’arrêter ou de le retarder. Cela permet d’avoir le temps d’administrer des stéroïdes à la mère en cours de travail avant terme, ce qui peut aider à la maturation des poumons du fœtus, de traiter toute cause sous-jacente possible, et de transférer la mère aux institutions de santé appropriées, le cas échéant45.

Près de la moitié des cas de travail avant terme sont déclenchés par des raisons inconnues chez des femmes dont la grossesse se déroulait autrement normalement46 ,47.

Les femmes présentant les caractéristiques suivantes courent plus le risque d’un travail ou d’un accouchement avant terme :

  • Les femmes qui ont déjà accouché avant terme, ou qui ont déjà vécu un travail avant terme48.
  • Les femmes enceintes de jumeaux ou de triplets, ou dont la grossesse est le résultat d’une technologie de reproduction assistée. Une étude a montré que plus de 50 % des grossesses gémellaires aboutissent à des naissances avant terme, alors que seuls 10 % des grossesses monofœtale se concluent par un accouchement avant terme49.
  • Les femmes qui présentent un col utérin court, ou dont le col de l’utérus se rétrécit au deuxième trimestre (du quatrième au sixième mois), au lieu du troisième trimestre. Cela peut parfois être détecté par examen vaginal ou en mesurant la taille du col de l’utérus par échographie50.
  • Les femmes ayant une béance du col de l’utérus50.

Certains troubles médicaux, y compris ceux qui n’apparaissent que durant la grossesse, font aussi courir plus de risques de travail ou d’accouchement avant terme. Certains de ces troubles comprennent les suivants44 :

  • Infections urinaires.
  • Infections transmissibles sexuellement.
  • Certaines infections vaginales, comme la vaginose bactérienne ou la trichomonase.
  • Hypertension artérielle.
  • Saignements vaginaux.
  • Certaines anomalies du développement du fœtus.
  • Maigreur ou obésité avant la grossesse.
  • Intervalle trop court entre deux grossesses (moins de six mois entre la naissance d’un enfant et la conception d’un autre).
  • Placenta prævia, un trouble dans lequel le placenta se développe dans la partie inférieure de l’utérus et couvre tout ou partie du col de l’utérus.
  • Être à risque d’une rupture utérine (quand les parois de l’utérus se déchirent). La rupture utérine est plus susceptible de se produire s’il y a eu césarienne lors d’une grossesse précédente, ou s’il y a eu auparavant une chirurgie de l’utérus, comme l’excision d’un fibrome.
  • Diabète (taux de sucre élevé dans le sang) et diabète gestationnel (qui ne se produit que durant la grossesse).
  • Parodontopathie.
  • Problèmes de coagulation sanguine.

D’autres facteurs peuvent accroitre le risque d’accouchement avant terme, notamment :

  • L’ethnicité
    • Le travail et l’accouchement avant terme arrivent plus fréquemment chez certains groupes ethniques ou raciaux. Les nouveau-nés dont la mère est afro-américaine ont 50 % plus de risque d’être prématurés que ceux dont la mère est blanche45. Bon nombre de mères inuites, métisses, ou provenant des Premières nations, n’ont pas d’accès à des soins de santé maternelle adéquats et courent donc plus de risques de problèmes pour la santé de la mère et de l’enfant, y compris des taux élevés d’insuffisance ou d’excès pondéraux du nouveau-né, de naissances avant terme, de diabète gestationnel, d’accouchement par césarienne, sans compter l’accès insuffisant aux soins d’un spécialiste, en raison de l’éloignement géographique51.
  • L’âge de la mère
    • Les femmes de moins de 18 ans présentent plus de risques d’accoucher avant terme6.
    • Les femmes de plus de 35 ans présentent plus de risques d’accoucher de prématurés et de présenter d’autres signes (comme l’hypertension artérielle et le diabète) qui peuvent causer des complications nécessitant un accouchement avant terme4.
  • Le mode de vie ou les facteurs environnementaux
    • Soins tardifs ou absence de soins durant la grossesse.
    • Consommation de tabac.
    • Consommation d’alcool.
    • Consommation de drogues illégales.
    • Violence familiale, y compris la violence physique, sexuelle ou psychologique.
    • Absence de soutien social.
    • Stress.
    • Heures prolongées de travail avec de longues heures debout.
    • Exposition à certains polluants environnementaux48.

À plus de 37 semaines de gestation, les femmes enceintes devraient être attentives aux symptômes suivants et se rendre immédiatement à l’hôpital si elles observent :

  • Des contractions régulières pendant une heure.
  • La fuite ou le jaillissement d’un liquide du vagin.
  • Des douleurs qui ressemblent aux crampes menstruelles (avec ou sans diarrhée).
  • Une sensation de pression au niveau du bassin ou du bas-ventre. Sentir comme si le fœtus pousse vers le bas.
  • Ressentir un vague endolorissement du bas du dos, de la région du bassin ou des cuisses qui ne disparaît pas.
  • Avoir des malaises, dont de la fièvre48.


Diminution des mouvements fœtaux

Une intervention à temps en cas de diminution des mouvements fœtaux permet de réduire grandement les risques de mortinaissance.

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) recommande les directives suivantes à toutes les femmes enceintes :

  • Pour une grossesse à risques, les femmes devraient surveiller les mouvements fœtaux quotidiennement à partir de 26 à 32 semaines de gestation.
  • Pour une grossesse ne présentant pas de risques, les femmes devraient être sensibilisées à la signification des mouvements fœtaux au troisième trimestre, et on doit leur conseiller de compter le nombre des mouvements fœtaux si elles ont l’impression que les mouvements du fœtus ont diminué52.

Les femmes qui perçoivent moins de six mouvements fœtaux toutes les deux heures devraient être examinées.


Douleur au mollet

La douleur au mollet peut être reliée à une thrombose veineuse profonde (TVP). Il s’agit d’un problème grave, caractérisé par la formation d’un caillot de sang, souvent dans les veines profondes des membres inférieurs, mais parfois aussi au niveau du bassin. Cela peut être fatal si le caillot est délogé et se déplace vers les poumons. En raison des changements hormonaux qui entraînent une augmentation du volume sanguin et la pression accrue sur les veines causée par le grossissement de l’utérus, les cas de TVP durant la grossesse se produisent généralement dans les extrémités inférieures, plus souvent dans la jambe gauche53. Les femmes enceintes sont plus susceptibles de développer une thrombose que les femmes du même âge qui ne sont pas enceintes. Un caillot peut se former à tout moment de la grossesse et jusqu’à six semaines après l’accouchement.

Les facteurs de risques de développer une thrombose veineuse profonde comprennent les suivants :

  • Avoir des antécédents de thrombose (formation de caillot de sang) avant la grossesse.
  • Être âgée de plus de 35 ans.
  • Souffrir de thrombophilie (prédisposition à former des caillots).
  • Être obèse (avoir un IMC supérieur ou égal à 30).
  • Avoir une grossesse multiple.
  • Suivre un traitement de l’infertilité durant la grossesse.
  • Rester immobile trop longtemps, y compris lors de voyages au long cours qui durent plus de quatre heures.
  • Fumer régulièrement.
  • Souffrir de déshydratation.

Les symptômes de TVP apparaissent souvent, mais pas toujours, sur une seule jambe. Il faut demander les conseils d’un prestataire de soins de santé en cas d’apparition de l’un ou plusieurs de ces symptômes :

  • Gonflement.
  • Douleur.
  • Chaleur au niveau de la peau.
  • Endolorissement.
  • Rougeur, en particulier à l’arrière de la jambe, au-dessous du genou.

Pour réduire les risques de TVP, les femmes enceintes doivent boire plus de liquides (comme l’eau), éviter les boissons caféinées, porter des vêtements amples qui ne serrent ni la taille ni les jambes, et se lever et bouger toutes les 30 à 60 minutes.

L’embolie pulmonaire (EP), lorsqu’un caillot sanguin se déplace vers les poumons, peut être mortelle.

Si l’un ou plusieurs des symptômes ci-dessous apparaissent, la femme enceinte doit appeler immédiatement le 911 afin de recevoir des soins médicaux :

  • Difficulté soudaine à respirer.
  • Douleur ou oppression thoraciques.


Éruption cutanée inexpliquée

Certaines femmes enceintes souffrent de problèmes de peau particuliers à la grossesse, qu’on appelle les plaques et papules urticariennes prurigineuses de la grossesse (PUPPP), ou dermatose de la grossesse. Les PUPPP se présentent sous forme de petits boutons rouges ou d’urticaire et, quand le cas est grave, les boutons s’étendent en plaques35. Cette éruption cutanée commence habituellement sur l’abdomen, puis s’étend aux cuisses, aux fesses, aux seins et aux bras. Elle cause de fortes démangeaisons.

Certaines femmes enceintes souffrent de démangeaisons intenses durant le troisième trimestre de grossesse. Ce symptôme peut être causé par un trouble appelé la cholestase intrahépatique de la grossesse (CIG)54. Une jaunisse légère (coloration jaune des yeux et de la peau) peut également accompagner ce trouble. La CIG est la maladie du foie la plus courante durant la grossesse. Il s’agit d’un trouble bénin affectant la mère, bien que les démangeaisons intenses puissent entraîner le manque de sommeil ou la perturbation des activités quotidiennes. Certains effets graves ont été rapportés, y compris une fréquence accrue des naissances avant terme, la présence de méconium dans le liquide amniotique, un état anormal du fœtus qui nécessite de déclencher l’accouchement, l’hémorragie postnatale et la mort fœtale intra-utérine tardive55. Les démangeaisons peuvent s’intensifier à l’approche de la date de l’accouchement, mais disparaissent habituellement après l’accouchement.

Pour soulager des démangeaisons intenses, un prestataire de soins de santé peut recommander les solutions suivantes :

  • Un médicament sur ordonnance qui diminue le niveau de bile dans le sang de la mère, afin de soulager les démangeaisons et réduire les risques de complications pour le fœtus.
  • Nettoyer les zones qui démangent avec de l’eau tiède.


Fièvre et frissons (température supérieure à 38,3 °C ou 101 °F)

La fièvre est un signe d’infection. Des infections courantes chez les femmes enceintes comprennent les infections vaginales, cervicales, rénales ou urinaires. Elles peuvent être accompagnées par de la fièvre. S’il s’agit d’une infection urinaire ou rénale, les symptômes peuvent comprendre la fièvre, de la douleur au moment d’uriner, un besoin plus fréquent d’uriner, n’uriner qu’une petite quantité à la fois. Si une femme a une infection vaginale ou cervicale, il peut y avoir des pertes vaginales inhabituelles, une douleur au bassin ou au bas-ventre ou de la fièvre. Avec tous ces symptômes, il est important de consulter immédiatement un prestataire de soins de santé pour obtenir un traitement56.

Au Canada, il y a vaginose bactérienne dans 14 % de la grossesse57. Les symptômes comprennent des pertes jaunâtres ou verdâtres, de la fièvre, des démangeaisons et parfois de la douleur. La vaginose bactérienne a été associée à des problèmes obstétriques, comme le travail et l’accouchement avant terme, la rupture prématurée des membranes avant terme, l’avortement spontané et les infections utérines58. La vaginose bactérienne peut être traitée avec des antibiotiques administrés par voie orale ou topique.

Durant la grossesse, le système immunitaire de la femme est affaibli, ce qui rend celle-ci plus susceptible de souffrir de rhumes, d’infections des voies respiratoires supérieures ou d’affections liées aux virus gastro-intestinaux. Les femmes doivent consulter leur prestataire de soins de santé si elles ont de la fièvre, quel que soit le moment de la grossesse.

Prévention
Pour prévenir les infections, une femme enceinte peut :

  • Manger adéquatement.
  • Beaucoup se reposer.
  • Bien se laver les mains.
  • Manger des aliments bien lavés et bien cuits.
  • Se faire vacciner contre la grippe.


Sensation de brûlure au moment d’uriner

Une sensation de brûlure quand la vessie se vide peut indiquer une infection urinaire. On estime que 2 % à 20 % des femmes contractent une infection urinaire durant la grossesse59. Les infections urinaires sont souvent asymptomatiques.

Quand ils se manifestent, les symptômes comprennent les suivants :

  • Douleur et sensation de brûlure au moment d’uriner.
  • Envie constante d’uriner.
  • Besoin accru d’uriner.
  • Odeur déplaisante émanant de l’urine.
  • Pression ou douleur à l’abdomen.
  • Présence de sang dans l’urine60.

Les conséquences possibles d’une infection urinaire sur la santé comprennent :

  • Travail avant terme.
  • Croissance intra-utérine insuffisante59.

Prévention
Il existe plusieurs moyens de prévenir les infections urinaires. Comme la principale source de contamination est le colibacille (qui provient des intestins), il est important de respecter de bonnes mesures d’hygiène.

Pour mieux prévenir les infections urinaires, une femme enceinte peut :

  • Essuyer ou laver la région génitale de l’avant vers l’arrière.
  • Uriner après les rapports sexuels.
  • Nettoyer la région génitale tous les jours, ainsi qu’avant et après des rapports sexuels61.

De plus, une étude systématique a permis d’observer que la consommation régulière de jus de canneberge permettait de réduire le nombre d’infections urinaires symptomatiques chez les femmes, sur une période de douze mois62. Il pourrait être bénéfique pour les femmes enceintes ayant des antécédents d’infections urinaires (plus de trois épisodes par an) de suivre un traitement préventif tout au long de la grossesse, et ce, jusqu’à quatre à six semaines après l’accouchement5.

Traitement
Toute infection urinaire chez la femme enceinte doit être traitée, même si elle est asymptomatique. Il y a de nombreux antibiotiques qui peuvent être prescrits par un prestataire de soins de santé. Les infections urinaires sont les infections bactériennes les plus courantes durant la grossesse.

Le streptocoque du groupe B (SGB) est à l’origine de près de 10 % des cas de pyélonéphrite aiguë, principalement au cours du deuxième trimestre de grossesse. Les femmes chez lesquelles on a diagnostiqué une bactériurie causée par le SBG doivent être traitées au moment du travail ou de la rupture des membranes avec les antibiotiques appropriés, administrés par voie intraveineuse, afin de prévenir l’apparition précoce d’affections néonatales par streptocoque du groupe B63. Veuillez vous reporter au fichier Soins prénataux réguliers pour plus d’informations sur le SGB.


Traumatisme contondant durant la grossesse

Les accidents de véhicules motorisés (y compris les motoneiges, les véhicules tous terrains et les bateaux), la violence familiale et les chutes sont les causes les plus courantes de traumatisme contondant durant la grossesse64. Toute femme enceinte souffrant de blessures graves doit être examinée immédiatement par un prestataire de soins de santé afin de détecter s’il y a des signes de décollement du placenta. Les traumatismes contondants peuvent entraîner des symptômes. Ces symptômes peuvent comprendre les saignements utérins, les douleurs abdominales, les contractions utérines, les vertiges, l’essoufflement, des pertes vaginales et une diminution des mouvements fœtaux.

Prévention
Pour prévenir les traumatismes contondants durant la grossesse, une femme enceinte peut :

  • Porter une ceinture à trois points d’attache comme ceinture de sécurité65. La ceinture abdominale doit être placée sous l’abdomen de la femme enceinte et soutenue par le dessus des cuisses, avec la sangle oblique sur le côté de l’utérus, entre les seins et au-dessus du milieu de la clavicule65. Les ceintures de sécurité placées directement au-dessus de l’utérus peuvent causer des blessures mortelles au fœtus65. Les coussins de sécurité gonflables ne doivent pas être désactivés durant la grossesse65.
  • Porter à l’extérieur des chaussures qui soutiennent bien le pied, particulièrement sur des sols mouillés ou glissants, ou lors des activités physiques.
  • Tenir les rampes pour monter ou descendre les escaliers.
  • Installer un tapis de bain en caoutchouc dans la douche ou la baignoire afin d’éviter de glisser.
  • Dans le cas d’une relation marquée par la violence, demander de l’aide. Les prestataires de soins de santé, lorsqu’ils examinent les femmes enceintes, doivent tenter de déceler s’il y a ou non violence familiale et connaître les ressources disponibles dans la communauté pour y référer ou demander un soutien.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource externe

Les femmes présentant les symptômes physiques décrits ci-dessus doivent être examinées par leur prestataire de soins de santé. De plus, les femmes ayant les difficultés ci-dessous doivent être recommandées à des services spécialisés par leur prestataire de soins de santé :

  • Femmes présentant des éruptions cutanées graves et inexpliquées, des masses suspectes, ou des douleurs mammaires persistantes.
  • Femmes souffrant de reflux gastro-œsophagien persistant ou intense.
  • Femmes subissant un stress important et s’adaptant mal aux changements physiques associés à la grossesse.
  • Femmes avec des maux de dos chroniques.
  • Femmes ayant une maladie grave de la gencive.


Savoir où rediriger

Les femmes présentant les difficultés ci-dessus doivent être respectivement recommandées aux spécialistes suivants après évaluation de leur état de santé par leur prestataire de soins de santé :

  • Un dermatologue qui offre des traitements pour les éruptions cutanées inexpliquées, comme les PUPP ou la CIG.
  • Un interniste, pour les femmes souffrant de reflux gastro-œsophagien persistent ou intense.
  • Un psychologue ou psychiatre, pour les femmes s’adaptant mal aux changements physiques associés à la grossesse.
  • Un chirurgien orthopédiste, un physiothérapeute, un chiropraticien ou un massothérapeute.
  • Un dentiste ou un parodontiste. Les femmes qui ne sont pas prestataires d’un régime d’assurance dentaire doivent communiquer avec leurs services de santé locaux pour demander à bénéficier de programmes subventionnés de santé bucco-dentaire. Souvent, les collèges locaux offrent des services d’examen ou de nettoyage dentaires dans le cadre de leur programme d’hygiène bucco-dentaire. Si une femme enceinte reçoit de l’aide financière (par ex., le programme Ontario au travail), les soins de santé bucco-dentaire pourraient être couverts.

Autres références :

  • Assistance téléphonique de Motherisk pour les nausées et vomissements de la grossesse
    1-800-436-8477
  • Programme de surveillance DiclectinMD
    1-888-744-0020

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Ressources et liens


Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels doivent contacter l’organisme responsable de la publication d’une recommandation particulière/de lignes directrices.

Directives professionnelles

Associations professionnelles

Sites Web

Lignes d’assistance

  • Programme de surveillance DiclectinMD
    1-888-744-0020
  • Assistance téléphonique de Motherisk
    1-877-439-2744

Outils en matière d’éducation prénatale

Ressources et documentation des clients

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