Accouchement par césarienne

Messages clés

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Voici les principaux messages de santé à transmettre à tous les nouveaux et futurs parents. Ils ont été rédigés à la deuxième personne à un niveau de lecture pouvant s’adresser au public en général. Ils peuvent ainsi être directement partagés. Ces messages sont fondés sur un consensus basé sur la recherche scientifique et la pratique professionnelle. Cliquer sur un mot ou un groupe de mots soulignés dans le texte permet d’être redirigé vers la section Preuve à l’appui qui traite du sujet en question.

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Un accouchement par césarienne se produit lorsqu’un bébé naît par une incision dans l’abdomen et l’utérus de la mère. Cette procédure doit seulement être accomplie pour des raisons médicales.

Parfois, la césarienne est planifiée et d’autres fois, elle est décidée pendant le travail si des imprévus surviennent. Vous pouvez avoir une césarienne planifiée si :

  • Votre bébé est dans une position qui ne vous permet pas de lui donner naissance par voie vaginale.
  • Votre placenta couvre l’ouverture du col de l’utérus.
  • Votre placenta ne fonctionne pas bien et ne pourrait pas supporter le stress du travail.
  • Vous allez donner naissance à des jumeaux ou à des multiplés.
  • Vous souffrez d’herpès génital, ou vous en avez les symptômes.
  • Vous êtes séropositive et avez une forte charge virale.
  • Votre tension artérielle ou votre taux de sucre sanguin sont trop élevés pour poursuivre le travail.
  • Vous avez déjà eu une césarienne et vous avez décidé en toute connaissance de cause de ne pas tenter un accouchement vaginal après césarienne (AVAC).
  • Vous avez eu une césarienne moins de 18 mois avant votre date prévue actuelle d’accouchement.

Vous pourriez avoir une césarienne non prévue si :

  • La santé de votre bébé est en danger.
  • Votre santé est en danger.
  • Votre travail ne progresse pas.
  • Il n’est pas possible pour votre bébé de naître par voie vaginale.

Il est important de comprendre pourquoi une césarienne est nécessaire. En comprenant bien les raisons, les avantages et les risques de la césarienne, vous serez plus à l’aise de prendre la décision qui vous convient, à vous et à votre bébé, en toute connaissance de cause. Se reporter au fichier Interventions à l’accouchement pour plus d’informations sur la prise de décisions éclairées.

Quelques risques pour la femme, associés à une césarienne :

  • Nausées et vomissements après l’opération.
  • Difficulté à se déplacer facilement après l’opération.
  • Formation de caillots sanguins qui peuvent se déplacer vers vos poumons ou votre cerveau.
  • Douleur qui peut durer plusieurs semaines après l’accouchement.
  • Réouverture de la blessure chirurgicale.
  • Infection.
  • Cicatrisation de l’utérus qui peut causer des complications lors de grossesses et d’accouchements ultérieurs.
  • Incision accidentelle de votre vessie ou de vos intestins.
  • Complications liées à l’anesthésie.
  • S’ils deviennent incontrôlables, dans de rares circonstances, l’utérus doit être retiré.
  • Mortalité (extrêmement rare avec les technologies avancées et les soins actuels).

Quelques risques pour le bébé, associés à une césarienne :

  • Moins de contact peau à peau avec sa mère immédiatement après la naissance.
  • Difficulté à l’allaiter en raison de l’initiation tardive ou à des difficultés de positionnement.
  • Blessure chirurgicale accidentelle.
  • Besoin accru de ventilation artificielle ou de mesures de réanimation dès la naissance.
  • Risque de naître avant terme si l’âge gestationnel estimé est incorrect. Un bébé prématuré peut avoir de nombreuses complications au niveau de sa santé.

Pour réduire le risque d’avoir une césarienne, vous pouvez :

  • Tenter une version externe d’un bébé se présentant par le siège.
  • Vous assurer que votre corps est prêt pour l’accouchement.
  • Retarder l’admission à l’hôpital jusqu’à ce que votre travail ait bien progressé.
  • Faire preuve de patience durant le travail.
  • Avoir du soutien continuel durant le travail.
  • Changer souvent de position durant le travail.

Une césarienne doit être effectuée dans un hôpital. Si vous prévoyez un accouchement à domicile, vous devriez discuter avec votre sage-femme de plans de secours, au cas d’imprévu durant le travail et l’accouchement. Il est important d’avoir un plan si jamais vous deviez vous rendre à l’hôpital le plus proche.

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Certaines préparations sont nécessaires avant une césarienne.

Avant la césarienne, vous :

  • Rencontrerez le médecin qui effectuera à l’opération et peut-être aussi celui qui administrera l’anesthésie. Vous pourrez lui poser des questions sur les risques et les avantages de l’opération et lui donner votre consentement en toute connaissance de cause.
  • Aurez un prélèvement sanguin. Cela sert à vérifier votre groupe sanguin, votre taux d’hémoglobine et votre taux de plaquettes. D’autres tests sanguins peuvent être effectués, en fonction de votre état de santé. Si votre césarienne est planifiée, le prélèvement sanguin peut se faire la veille de l’accouchement.
  • Ne devez ni boire ni manger dans les six à huit heures avant la césarienne planifiée.

Juste avant l’opération, vous devrez probablement :

  • Enlever bijoux et vernis à ongles, et porter une chemise d’hôpital et un bonnet.
  • Avoir une ligne intraveineuse (IV) insérée. Des antibiotiques ou des médicaments contre la nausée pourraient vous être administrés par cette intraveineuse.
  • Boire un antiacide liquide. Cela réduit les risques de l’anesthésie générale, au cas où celle-ci serait nécessaire durant l’opération.
  • Être placée dans une salle d’opération et vous asseoir ou vous allonger sur la table d’opération.
  • Recevoir une anesthésie rachidienne ou péridurale pour engourdir la partie inférieure de votre corps, en insérant une aiguille au bas de votre dos. Quand ces méthodes sont employées, vous êtes éveillée et vous pouvez voir votre bébé dès qu’il naît. Si vous avez déjà eu une péridurale, elle servira à administrer l’anesthésie.
  • Avoir un instrument de métal inséré dans votre urètre pour pouvoir vider votre vessie.

L’anesthésie rachidienne ou péridurale est l’anesthésie la plus populaire, car elle permet à la mère de rester éveillée durant l’accouchement et de faciliter l’allaitement. Si votre césarienne est effectuée d’urgence, ou si vous ne pouvez pas avoir d’anesthésie rachidienne ni péridurale, il vous faudra une anesthésie générale pour vous endormir. Cette anesthésie peut aussi endormir le bébé. Elle est utilisée, car elle agit rapidement, et dans ce cas vous serez endormie durant la naissance du bébé.

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Une équipe sera présente durant votre césarienne. Chaque membre de cette équipe a un rôle précis.

Votre partenaire ou un accompagnant peuvent vous accompagner pour la naissance du bébé si vous êtes sous anesthésie rachidienne ou péridurale. Cette personne sera assise à côté de vous, à la tête de la table d’opération. Une équipe de médecins et d’infirmières travailleront ensemble pour assurer votre sécurité et celle de votre bébé durant l’opération. Un médecin sera chargé de l’anesthésie. Si vous avez une sage-femme, elle pourrait également faire partie de cette équipe.

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La durée de la césarienne peut varier d’une naissance à l’autre.

L’incision pour une césarienne est généralement effectuée de manière transversale au niveau de la partie inférieure de votre abdomen puis sur votre utérus. Vous ne devriez ressentir aucune douleur au moment de l’incision. Vous pouvez sentir des tiraillements et de la pression au moment où votre bébé est extrait de l’utérus. Utilisez des techniques respiratoires ou des visualisations, tenez la main de votre accompagnant ,parlez doucement et concentrez-vous sur la naissance de votre bébé si vous ou votre partenaire êtes anxieux. Habituellement, le bébé est sorti dès les premières minutes d’une césarienne. Le reste du temps sert à retirer le placenta, à vérifier qu’il n’y a aucun problème, et à suturer les incisions de l’utérus et des tissus abdominaux. Votre utérus sera suturé avec des sutures solubles, tandis que des agrafes ou des sutures solubles serviront pour refermer l’incision abdominale au niveau de la peau. Vous pouvez être endormie ou avoir des frissons durant la réparation des plaies. Ce sont des réactions normales à l’opération. L’infirmière qui s’occupe de vous vous couvrira avec une couverture pour vous réchauffer.

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Il est préférable que votre bébé soit placé peau à peau avec vous juste après la césarienne.

Votre bébé sera évalué par un prestataire de soins de santé juste après sa naissance. Après cette évaluation, le meilleur endroit pour votre bébé est d’être contre vous, peau à peau. Si vous ne pouvez pas le faire, votre partenaire ou l’accompagnant peut le faire. Si votre bébé a besoin de soins médicaux, vous pourriez ne pas être en mesure de le tenir dans vos bras immédiatement. Le contact peau à peau reste bénéfique même s’il est effectué plus tard.

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Se rétablir après une césarienne prend du temps. Vous pouvez prévoir de rester plusieurs jours à l’hôpital après la césarienne.

Après un accouchement par césarienne, vous et votre bébé serez transférés en brancard de la salle d’opération vers une salle de réveil, ou dans votre chambre de soins postpartum. Les infirmières vous aideront à vous lever du brancard pour aller sur votre lit, car vous pourriez ne pas encore pouvoir bouger vos jambes si tôt après l’accouchement.

Après l’accouchement, un prestataire de soins de santé :

  • Vérifiera régulièrement vos signes vitaux (votre tension artérielle, votre fréquence cardiaque, votre rythme respiratoire, votre température et votre taux d’oxygène dans le sang).
  • Appuiera sur votre abdomen pour vérifier la fermeté de votre utérus, observera le volume de vos saignements vaginaux et vérifiera régulièrement le pansement recouvrant votre cicatrice. Si vous observez une quelconque augmentation de vos saignements vaginaux ou au niveau de votre cicatrice, avertissez votre prestataire de soins de santé.
  • Vous administrera un médicament à base d’ocytocine par voie intraveineuse pour s’assurer que votre utérus reste ferme et que vous ne saignez pas trop. Le cas échéant, on vous donnera des médicaments contre la nausée ou la douleur par voie intraveineuse également.
  • Vous aidera à allaiter votre bébé immédiatement après la naissance. Vous pourriez trouver que certaines positions d’allaitement sont plus confortables que d’autres après une césarienne.
  • Retirera votre cathéter environ 12 à 24 heures après l’accouchement.

Si vous avez eu une anesthésie péridurale ou rachidienne, vous pourrez boire et manger en petites quantités après l’accouchement. En mangeant et buvant d’abord en petites quantités puis en augmentant la quantité peu à peu, vous préviendrez les risques de nausée. Essayez d’éviter de boire avec une paille, car cela entraîne des douleurs liées aux ballonnements. On vous conseillera de sortir du lit dès que vous le pourrez. Votre infirmière vous aidera la première fois à vous lever. En marchant un peu, vous éviterez les risques de former des caillots sanguins, vous irez plus facilement aux toilettes et vous vous sentirez mieux. Vous pouvez mâcher de la gomme pour aider vos intestins à se remettre à marcher plus vite.


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Apprendre à prendre soin de sa cicatrice à la maison

Quand vous êtes à l’hôpital, un prestataire de soins de santé enlèvera le pansement recouvrant l’incision. Si celle-ci est bien cicatrisée, il la laissera généralement découverte. Vous pouvez mouiller l’incision lors de votre douche, mais assurez-vous toujours de bien la sécher après la douche, car les bactéries pourraient s’y accumuler et provoquer une infection. Si vous avez des agrafes, votre prestataire de soins de santé les enlèvera quelques jours après.

Pour éviter que votre incision ne se rouvre une fois que vous êtes rentrée à la maison, il vaut mieux éviter les activités suivantes durant les six premières semaines après l’accouchement ou jusqu’à ce que votre prestataire de soins de santé vous donne le feu vert.

  • Soulever quoi que ce soit de plus lourd que votre bébé.
  • Porter votre bébé dans un siège auto.
  • Prendre souvent les escaliers.
  • Courir, sauter ou toute autre activité très intense.
  • Redressements assis ou toute autre activité qui exige des efforts de vos muscles abdominaux.
  • Avoir des rapports sexuels.
  • Si vous devez freiner soudainement, vous risquez de rouvrir l’incision.

À la maison, vous serez une nouvelle mère qui se rétablit d’une opération. Vous aurez peut-être besoin d’avoir de l’aide et du soutien supplémentaires les premières semaines de votre retour. Se reporter au fichier Rétablissement après l’accouchement pour plus d’informations.

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Consultez votre prestataire de soins de santé si vous observez un signe d’infection

Si vous observez des signes d’infection, consultez votre prestataire de soins de santé dès que possible. Les signes d’infection comprennent :

  • Rougeur, douleur, sécrétion malodorante ou chaleur sur le site de la cicatrice.
  • Fièvre.
  • Pertes vaginales ou une augmentation des saignements vaginaux.
  • Nausée ou vomissements.
  • Malaise général.

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Après une césarienne, vous devrez peut-être prendre des médicaments antidouleur en vente libre ou prescrits par votre prestataire de soins de santé.

Prenez les médicaments antidouleur conformément aux recommandations de votre prestataire de soins de santé. Cela vous aidera à prendre soin de vous et de votre bébé. Si le médicament vous rend somnolente, ou rend votre bébé somnolent, assurez-vous de la sécurité de votre bébé puis contactez votre prestataire de soins de santé

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Prenez le temps d’accepter la césarienne non prévue que vous avez subie

Il est normal d’avoir des sentiments mitigés envers une césarienne, surtout si l’intervention chirurgicale ne faisait pas partie de votre plan de naissance. Quand vous êtes prête, parlez de vos sentiments à votre partenaire, à votre prestataire de soins de santé ou à un ami. Demandez de l’aide si des sentiments négatifs persistent et affectent la manière dont vous vous sentez en tant que mère.

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En savoir davantage sur l’accouchement par césarienne

Vous pouvez trouver d’autres informations sur l’accouchement par césarienne auprès des ressources suivantes. Vous en trouverez d’autres à la section Ressources et liens.

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Preuve à l'appui


La section Preuve à l’appui est rédigée à la troisième personne à l’intention des prestataires en éducation prénatale. Elle n’est pas conçue pour être partagée directement avec les nouvelles familles et celles en devenir, mais bien pour fournir de l’information de base et des données factuelles pour les messages clés.

À propos de l’accouchement par césarienne

Qu’entend-on par accouchement par césarienne?

Un accouchement par césarienne est un accouchement où l’enfant sort du ventre de sa mère par une incision chirurgicale pratiquée dans la paroi abdominale et l’utérus de la femme1, 2, 3, 4. Un accouchement par césarienne peut être planifié, ou non planifié, et se produire après que le travail ait commencé2, 4. Dans certaines situations, il s’agit de la seule façon dont la femme peut donner naissance en toute sécurité.

Depuis l’avènement de la césarienne, la morbidité et la mortalité maternelles et fœtales ont connu une diminution importante. Dans les dernières années, ces taux avaient encore plus diminué, grâce à l’usage de nouvelles méthodes chirurgicales, à l’amélioration de l’anesthésie, à l’emploi d’antibiotiques, ainsi qu’à des stratégies de soins postopératoires. Cependant, une césarienne reste une procédure chirurgicale et la mère autant que l’enfant courent tout de même des risques non négligeables2, 3, 4, 5, 6. À cause de ces risques, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) et d’autres organisations représentant des prestataires de soins de maternité et de périnatalité à l’échelle canadienne et internationale maintiennent que les césariennes ne devraient être accomplies que lorsque la santé de la mère ou celle de son enfant sont en danger. Pour une césarienne, les avantages de la procédure doivent être supérieurs aux risques encourus2, 6, 7, 8.

Prévenir une césarienne non nécessaire

L’accouchement par voie vaginale pose moins de risques que par césarienne, et les femmes devraient savoir que même si elles ont eu une césarienne dans un accouchement précédent, elles pourraient tout de même opter pour un accouchement vaginal après césarienne9, 10, 11. Se reporter au fichier Accouchement vaginal après césarienne (AVAC) pour de plus amples informations sur le sujet, y compris les avantages et les risques potentiels d’un tel choix.

Il a été démontré que des facteurs comme du soutien individuel durant le travail et l’usage de techniques non pharmacologiques de prise en charge de la douleur, comme le fait de marcher fréquemment, permettent de réduire le besoin de recourir à une césarienne une fois le travail entamé2, 11, 12, 13. Cependant, même dans les meilleures conditions d’accouchement, certaines femmes ont besoin d’avoir une césarienne. Se reporter au fichier Soutien à l’accouchement pour de plus amples informations sur ce sujet.


Statistiques nationales et provinciales

Taux d’accouchements par césarienne

Le taux de césariennes est défini comme le nombre d’accouchements par césarienne, exprimé sous forme de pourcentage du nombre total des accouchements en hôpital14. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que le taux de césarienne ne dépasse pas 10 à 15 %, quel que soit le pays7, 8. Dans les 25 dernières années, le taux de césariennes a été en augmentation au Canada14, 15, 16, 17, 18, 19. Entre 2001 – 2002 et 2008 – 2009, le taux de césariennes est passé de 23,4 % à 28,0 %. Le taux de césarienne s’est stabilisé à 28,0 %, chiffre toujours affiché en 2010 – 2011. Des tendances comparables ont été observées à la fois pour le taux de premières césariennes (19,7 % en 2010 – 2011) et le taux de nouvelles césariennes (81,8 % en 2010 – 2011) 14. De même, en Ontario en 2010 – 2011, le taux de césariennes était de 28,3 %16.

Certaines tendances associées à l’augmentation globale des césariennes comprennent les éléments suivants15, 16, 17, 18 :

  • Réduction du nombre d’accouchements vaginaux après césarienne (AVAC).
  • Augmentation du nombre de nouvelles césariennes de convenance.
  • Augmentation de l’âge maternel.
  • Augmentation de l’IMC de la mère.
  • Augmentation des moyens de monitorage électronique du fœtus.
  • Augmentation du nombre d’accouchements provoqués.
Lieu de l’accouchement par césarienne

Une césarienne doit avoir lieu en milieu hospitalier afin d’assurer que la procédure peut être effectuée dans un environnement stérile et équipé du matériel nécessaire. En 2006, 78 % des hôpitaux ont déclaré que les césariennes y ont eu lieu dans une salle d’opération et 15 % ont déclaré des césariennes pratiquées dans une aile chirurgicale de l’unité de travail et d’accouchement19.

Type d’anesthésie

En 2006 au Canada, parmi les femmes qui ont subi une césarienne, 91 % se sont vues administrer une anesthésie péridurale ou rachidienne, 4 % ont été sous anesthésie générale et 5 % ont eu les deux types d’anesthésie. La proportion de femmes qui ont eu une anesthésie générale (avec ou sans anesthésie péridurale ou rachidienne) constitue 6 % des femmes ayant eu une césarienne planifiée et 13 % des femmes ayant eu une césarienne non planifiée18.

Présence d’un accompagnant à la naissance

En 2007 au Canada, 92 % des hôpitaux encourageaient les partenaires à être présents lors de la césarienne quand une anesthésie péridurale ou rachidienne était utilisée. Par comparaison, seulement 15 % des hôpitaux encourageaient les partenaires à être présents lors de la césarienne si une anesthésie générale avait été employée19. Cela peut être dû au fait que le rôle de soutien du partenaire est moins bien défini, et la présence d’un accompagnant peut ne pas être considérée comme indispensable, ni même souhaitable.

Durée du séjour à l’hôpital

En 2007 au Canada, la durée moyenne d’un séjour à l’hôpital après un accouchement par voie vaginale était de 2,0 jours. Cette durée a diminué par rapport à une durée moyenne de 3,2 jours en 199319. Aujourd’hui, la durée moyenne du séjour a été réduite, dans certains endroits, à 24 heures.

En 2007 au Canada, la durée moyenne du séjour à l’hôpital après une césarienne était de 3,4 jours. La durée a également décru si on la compare à la moyenne de 5,0 jours en 199319.

Risques associés à un accouchement par césarienne

Complications potentielles

L’accouchement par césarienne est associé à diverses complications potentielles à la fois pour la mère et pour l’enfant. Ces complications peuvent varier en terme de gravité et peuvent avoir des conséquences à court terme ou à long terme2, 4, 7, 10, 20. Pour ces raisons, il est conseillé de réserver les césariennes aux cas où les avantages escomptés sont clairement supérieurs aux risques encourus2, 6, 7, 8. Les femmes et l’accompagnant devraient toujours évaluer les avantages et les risques d’une procédure liée au travail et à l’accouchement avec leur prestataire de soins de santé6, 21. Se reporter au fichier Soutien à l’accouchement pour de plus amples informations sur la manière de prendre des décisions en toute connaissance de cause.

Complications potentielles pour la mère

Les femmes ayant une césarienne présentent plus de risques de1,2,3,4,5,9,12,16,22,23,24,25,26,27,28,29 :

  • Blessure accidentelle d’autres organes. Cela peut causer un dysfonctionnement urinaire ou intestinal.
  • Complications liées à l’anesthésie.
  • Hémorragie. Si celle-ci est incontrôlable, il peut être nécessaire de pratiquer, en de rares cas, une hystérectomie.
  • Nausées et vomissements postopératoires.
  • Difficulté à se déplacer confortablement.
  • Former des caillots sanguins qui peuvent se déplacer vers les poumons ou le cerveau.
  • Douleur qui dure de plusieurs jours à plusieurs semaines après l’accouchement.
  • Satisfaction réduite par rapport à l’expérience de l’accouchement. Cela pourrait mener à une dépression postpartum ou à une transition difficile vers la parentalité si cela n’est pas convenablement géré.
  • Déhiscence de la plaie.
  • Infection de la plaie ou de l’endomètre.
  • Cicatrisation de l’utérus qui peut entraîner des complications (par ex., une rupture utérine) ou une anomalie de la fixation du placenta lors de grossesses et d’accouchements ultérieurs.
  • Mortalité (extrêmement rare avec les technologies et les processus de soins actuels).
Complications potentielles pour le nouveau-né

Les bébés nés par césarienne présentent des risques de1,2,4,5,9,16,23,24,25,26,28,30:

  • Blessure chirurgicale accidentelle.
  • Avoir besoin de ventilation artificielle ou de toute autre mesure de réanimation au moment de la naissance.
  • Naître avant terme dans le cas où l’âge gestationnel n’a pas été correctement estimé. Un bébé prématuré peut avoir de nombreuses complications.
  • Difficulté d’établir un lien affectif ou attachement avec les parents si ces derniers doivent attendre avant de pouvoir être en contact avec leur bébé.
  • Temps réduit de contact peau à peau avec la mère immédiatement à la naissance.
  • Difficultés en matière d’allaitement liées à l’initiation tardive de l’allaitement ou de difficulté de positionnement lors de l’allaitement.

Indications pour une césarienne

Césarienne planifiée

Une césarienne peut être planifiée par la femme enceinte et son prestataire de soins de santé si l’accouchement par voie vaginale n’est pas envisageable, ou si on pense que l’accouchement par césarienne est la méthode la plus sure d’accouchement pour elle et son enfant. Une date d’opération, généralement après 39 semaines de gestation, est prévue pour la césarienne2,28.

Raisons pour une césarienne planifiée

Une césarienne planifiée peut se produire pour diverses raisons. Une femme se voit indiquer un accouchement par césarienne s’il y a des problèmes relatifs au placenta, comme le2,3,28:

  • Placenta prævia intégral.
  • Placenta accreta.

La gravité du problème relatif au placenta peut déterminer si une femme sera à même d’accoucher par voie vaginale, ou s’il faut envisager une césarienne. Une césarienne planifiée est recommandée s’il y a des risques d’hémorragie, d’hypoxie fœtale et de décès maternel ou fœtal durant l’accouchement par voie vaginale2.

Une femme peut avoir besoin d’une césarienne planifiée pour accoucher si elle a des problèmes médicaux ou de santé préexistants qui pourraient entraîner des risques pour sa santé et celle de son enfant durant un accouchement par voie vaginale. Les problèmes médicaux de la mère qui peuvent indiquer la nécessité d’une césarienne comprennent2, 10, 28, 31 :

  • Virus de l’immunodéficience humaine (VIH) avec une charge virale plasmatique supérieure à 1 000 copies/ml et pas sous médication anti-VIH au moment de l’accouchement.
  • Herpès génital actif.
  • Hypertension artérielle non maîtrisée.
  • Diabète non maîtrisé.
  • Autres problèmes médicaux non maîtrisés.
  • Césarienne lors d’un accouchement précédent. Une femme peut choisir d’avoir une nouvelle césarienne ou un accouchement vaginal après césarienne dans cette situation.

Une femme peut avoir besoin d’une césarienne planifiée si le fœtus se présente dans une position qui rendrait l’accouchement par voie vaginale difficile ou impossible. Si une femme porte plusieurs fœtus, la mauvaise position de l’un d’entre eux suffit à justifier le recours à une césarienne. Les positions fœtales qui justifient le recours à une césarienne planifiée comprennent3,5,10,28:

  • Transverse presentation.
  • Breech presentation.

Pour certaines présentations par le siège, les opinions sont partagées quant à savoir s’il est plus sûr pour la femme d’accoucher par voie vaginale ou par césarienne5, 28. Quelquefois, la présentation par le siège peut être modifiée en effectuant une version externe (VME). Se reporter au fichier Accouchement de siège pour de plus amples informations sur la VME.

Si le travail commence avant la date prévue

Si une césarienne est planifiée et qu’une femme remarque des signes précurseurs du travail, elle devrait rechercher l’assistance d’un prestataire de soins de santé le plus rapidement possible afin que ce dernier détermine si le travail est entamé ou non. Si c’est le cas, la césarienne devra être pratiquée plus tôt que prévu. Les femmes doivent s’attendre à ce que le travail se déclenche n’importe quand, même si une césarienne est planifiée4.

Soutenir une femme ayant une césarienne planifiée

Quand une césarienne est planifiée, la femme doit se sentir rassurée de savoir quand son bébé naîtra et aussi qu’elle n’aura pas à subir la douleur associée à l’accouchement. Toutefois, toutes les femmes ne voient pas une césarienne planifiée comme une expérience positive.

Certaines femmes peuvent avoir des inquiétudes concernant l’opération et la manière dont elles gèreront la période postpartum4. Se reporter au fichier Rétablissement après l’accouchement pour de plus amples informations sur le sujet. Il est important que les femmes demandent de l’aide durant la période prénatale si elles éprouvent certaines de ces inquiétudes. De l’information sur les ressources pour les femmes qui ont besoin d’aide supplémentaire pour s’adapter à l’idée d’un accouchement par césarienne est disponible dans la section Références.


Césarienne non prévue

Il est possible qu’une césarienne s’avère nécessaire après que la femme ait entamé le travail si sa santé ou celle de son enfant est en danger. La césarienne peut être effectuée à la première ou à la deuxième phase du travail. Quand elle doit être effectuée le plus rapidement possible, on peut parler de césarienne d’urgence. Dans de tels cas, la femme a très peu de temps pour la femme pour s’ajuster au nouveau plan. Toutes les césariennes pratiquées après le début du travail ne sont pas pratiquées en urgence. Il n’y a souvent aucun moyen de prévoir avant le début du travail qu’une césarienne non planifiée ou d’urgence sera nécessaire2,4,20,32.

Raisons pour une césarienne non prévue

Une femme peut avoir besoin d’une césarienne après que le travail ait commencé pour diverses raisons, y compris :

  • La fréquence cardiaque du fœtus est anormale pendant un certain temps et la santé du fœtus est en danger4,
  • Une procidence du cordon ombilical se produit ou est suspectée4.
  • Les contractions du travail ne parviennent pas à produire une dilatation suffisante du col de l’utérus pour un accouchement par voie vaginale, même après que des méthodes d’augmentation du travail aient été employées.
  • Après une dilatation complète du col de l’utérus, le fœtus ne parvient pas à passer dans le vagin de la mère. Ce phénomène porte le nom de disproportion céphalopelvienne (DCP)4,28.
  • Une méthode d’accouchement vaginal assisté échoue à extraire le bébé dans un délai raisonnable, ou les méthodes d’accouchement vaginal assisté ne sont pas indiquées1.
Plan d’accouchement à domicile

Une césarienne doit se produire en milieu hospitalier. Les femmes prévoyant d’accoucher à domicile ou dans un centre de naissance sans équipement adéquat pour y pratiquer une césarienne doivent prévoir un plan de transport au cas où elles auraient besoin d’une césarienne non planifiée. La sage-femme en discutera avec la femme enceinte et établira avant le début du travail des plans pour le transfert vers un hôpital si le besoin s’en fait sentir. Les femmes seront également avisées que si elles présentent des facteurs de risques de césarienne, elles ne pourront pas envisager un accouchement à domicile21,33,34.

Les femmes ne sont pas admissibles à un accouchement à domicile si elles33,34:

  • Portent plusieurs fœtus.
  • Portent un fœtus se présentant par le siège.
  • Ont une grossesse compliquée pour des raisons médicales.
  • Tentent un accouchement vaginal après césarienne (AVAC).
  • Sont à moins de 37 semaines de gestation ou à plus de 43 semaines de gestation.

Dans ces cas, la sage-femme doit consulter un médecin pour aider à établir le plan de soins de la mère; cela peut comprendre la recommandation d’un accouchement à l’hôpital.

Soutenir une femme après une césarienne non prévue

Quand une césarienne est nécessaire en cours de travail, la raison de la procédure doit être soigneusement expliquée à la mère et le consentement de celle-ci en toute connaissance de cause doit être obtenu préalablement à l’opération. Toutefois, il se peut que le temps manque pour expliquer la procédure s’il s’agit d’une césarienne d’urgence. Si cela est le cas, la femme et l’accompagnant peuvent encore avoir des questions après la naissance. Pour s’assurer que la femme comprend parfaitement la raison de la césarienne, qu’elle puisse réfléchir de manière réaliste à son expérience et envisager positivement des grossesses et accouchements futurs, celle-ci doit être encouragée à revoir la procédure avec son prestataire de soins de santé aussitôt que possible après la naissance4.

À quoi s’attendre lors d’un accouchement par césarienne

Avant l’accouchement

Les procédures de l’hôpital et au niveau de la salle d’opération sont habituellement les mêmes qu’il s’agisse d’une césarienne planifiée ou non planifiée. La différence est le temps affecté aux procédures préparatoires. Pour une césarienne planifiée, la préparation peut prendre plusieurs heures, alors que pour une césarienne non planifiée les procédures préparatoires peuvent prendre une heure, ou moins si nécessaire4,28,32.

Consentement en toute connaissance de cause

Avant une césarienne, la femme aura l’occasion de discuter de la raison, des avantages, des risques et d’autres options de la césarienne avec le médecin pratiquant l’opération, afin de s’assurer que celle-ci les comprend bien. Il peut s’agir du prestataire de soins de santé principal de la femme ou d’un praticien qu’elle ne connaît pas encore. La femme devra donner son consentement en toute connaissance de cause à ce médecin afin qu’il puisse pratiquer l’opération. Si une femme a une césarienne planifiée et qu’elle consent à bénéficier de cette opération avant la date initialement prévue, la procédure sera encore une fois revue et le consentement pour l’opération confirmé4,32.

L’anesthésiste rencontrera aussi probablement la femme avant l’opération. Il ou elle expliquera le processus de l’anesthésie, les avantages, les risques et les autres options afin de s’assurer que la femme comprend parfaitement de quoi il s’agit et qu’elle donne son consentement en toute connaissance de cause pour que la procédure ait lieu4.

Échantillon de sang

Un échantillon de sang sera prélevé avant la césarienne afin que l’hôpital puisse déterminer le groupe sanguin de la femme et s’assure qu’il y a suffisamment de sang de ce groupe disponible pour transfusion au cas où la femme perdait trop de sang durant l’opération4, 32. Le même échantillon de sang est analysé afin de déterminer le taux de certains composés dans le sang, comme les globules rouges, les globules blancs, les plaquettes sanguines et le taux d’hémoglobine. C’est ce qu’on appelle la numération globulaire complète. Celle-ci sert de données de référence auxquelles des échantillons prélevés après l’opération seront comparés. Elle est aussi utilisée par l’anesthésiste pour déterminer si l’anesthésie péridurale ou rachidienne peut être effectuée en toute sécurité4.

Si une césarienne est planifiée, l’échantillon de sang est prélevé le jour de l’accouchement. Si la césarienne est non planifiée, un échantillon de sang est prélevé juste avant l’opération si cela n’a pas déjà été fait au cours du travail4.

Aucune ingestion par la bouche

Avant toute opération, les patients sont généralement avisés de ne pas boire ni manger quoi que soit, afin d’éviter d’aspirer le contenu de l’estomac durant l’opération et aussi pour prévenir les nausées et les vomissements postopératoires.

Si une césarienne est planifiée, la femme sera probablement avisée de ne rien boire ni manger durant six à huit heures avant l’opération. Si une césarienne est non planifiée, la femme ne pourra rien boire ni manger durant l’opération. Si elle a bu ou mangé pendant le travail, et même si elle ne l’a pas fait, on lui administre généralement un antiacide oral (par ex., citrate de sodium) afin de neutraliser le contenu de son estomac et de prévenir des dommages aux tissus pulmonaires si elle venait à les aspirer4,24,28.

Médicaments et allergies

Avant une césarienne, un prestataire de soins de santé vérifie si la femme a des allergies ou non. Il est important que la femme avise son prestataire de soins de santé de toute allergie ou sensibilité soupçonnées ou avérées, en particulier si elles sont relatives à des médicaments.

Le prestataire de soins de santé examine également les médicaments que la femme prend ou a pris. On doit conseiller aux femmes d’informer leur prestataire de soins de santé de toute prise de médicaments sans ordonnance, y compris les remèdes à base de plantes, les vitamines et autres suppléments32.

Vêtements

Pour toute opération, il est habituellement demandé aux personnes d’ôter tout élément de métal ou d’informer leur médecin de tout élément en métal sur leur personne, comme les bijoux, dentiers ou plaques métalliques. Le métal peut interférer avec les processus et les équipements médicaux. Si une femme porte des lunettes, elle peut les garder durant l’opération, ou on peut les lui remettre quand elle en a besoin, comme au moment de la naissance de son bébé. La plupart des hôpitaux exigent aussi que la femme enlève le vernis à ongles sur les doigts et les orteils, car les ongles nus permettent aux prestataires de soins de santé de mieux évaluer la circulation sanguine au bout des doigts et des orteils. Pour une césarienne, la femme porte généralement une chemise d’hôpital et un bonnet4.

Signes vitaux et fréquence cardiaque du fœtus

Avant une césarienne, on mesure la température, la tension artérielle, la fréquence cardiaque, le rythme respiratoire et la saturation en oxygène de la femme. Ces signes vitaux serviront de données de référence pour l’opération et les soins postparum4,32.

La fréquence cardiaque du fœtus est mesurée avant de pratiquer la césarienne. Si une femme a une césarienne planifiée, cela est généralement effectué par échographie Doppler. Si une femme a une césarienne non planifiée, il est probable que la fréquence cardiaque du fœtus soit déjà observée en continu. Se reporter au fichier Interventions à l’accouchement pour plus d’informations sur le monitorage du fœtus4,35.

Intraveineuse (IV)

Avant une césarienne, la femme reçoit une intraveineuse. Celle-ci aide à maintenir son niveau d’hydratation tout au long de l’opération et sert de point d’accès pour l’administration de médicaments par les prestataires de soins de santé. Les médicaments administrés par IV peuvent comprendre des antibiotiques, des antinauséeux et des antalgiques. La plupart des femmes reçoivent des antibiotiques avant la césarienne afin de prévenir toute infection4,24,28.

Salle d’opération

Quand la salle d’opération et l’équipe médicale sont prêtes, la femme est emmenée dans la salle d’opération où la césarienne sera pratiquée. Dans la salle d’opération, la femme peut s’attendre à ce que4,32:

  • La lumière soit vive.
  • La pièce soit plus froide.
  • Les médecins et les infirmières portent des blouses d’hôpital, des couvre-chefs et des masques, afin de maintenir un environnement stérile et prévenir tout risque d’infection.
  • Il y ait une table d’opération au centre de la pièce. C’est là que la femme s’assiéra ou s’allongera.
  • Il y ait de la musique. La femme peut demander d’éteindre la musique ou de la changer si elle le désire.
  • Une liste de vérification chirurgicale à remplir, comprenant l’identité de la femme et la nature de l’opération à effectuer.
Anesthésie

Avant une césarienne, un anesthésiste administre un anesthésiant. Celui-ci permet que la femme ne ressente pas de douleur durant l’opération. Les méthodes d’anesthésie péridurale, rachidienne et générale sont toutes trois employées pour les césariennes4,28,36,37.

Les anesthésies péridurale et rachidienne entraînent une insensibilisation sensorielle locale, du niveau de la poitrine vers les membres inférieurs. Se reporter au fichier Médicaments antidouleur à l’accouchement pour de plus amples informations sur la manière dont les anesthésies péridurale et rachidienne sont administrées, ainsi que des informations sur les risques associés à ces méthodes.

Les anesthésies péridurale et rachidienne sont plus couramment employées que l’anesthésie générale pour les césariennes, car ces méthodes4,24,26,28,36,37:

  • Permettent à la femme de rester éveillée durant la naissance de son enfant.
  • Causent moins de nausées et de vomissements.
  • Réduisent les risques d’aspiration.
  • Entraînent un délai de rétablissement plus court.
  • Permettent à la femme de tenir son bébé peau à peau plus rapidement et d’initier l’allaitement plus tôt.
  • Offrent un soulagement de la douleur jusqu’à 12 heures après l’opération.

L’anesthésie générale consiste en un état de conscience réversible accompagné d’inconscience, de perte de mémoire et d’une insensibilité à la douleur38. L’anesthésie générale peut être nécessaire lors d’une césarienne si4,28,37:

  • Il n’y a pas suffisamment de temps pour la procédure de l’anesthésie péridurale ou rachidienne à cause de l’urgence de la naissance.
  • La femme refuse l’anesthésie péridurale ou rachidienne.
  • L’anesthésie péridurale ou rachidienne a échoué.
  • La femme ne peut pas recevoir une anesthésie péridurale ou rachidienne à cause de contre-indications comme un trouble sanguin menant à des saignements, une blessure de la partie inférieure du dos ou une infection au niveau du site d’insertion de l’aiguille permettant d’administrer ce type d’anesthésie.
Insertion d’un cathéter urinaire

Pour s’assurer que la vessie de la femme reste vide durant la césarienne, un prestataire de soins de santé insère un cathéter par l’urètre jusqu’à la vessie. En s’assurant que la vessie reste vide, on réduit le risque de perforation accidentelle de la vessie et facilite l’extraction du bébé de l’utérus. Le cathéter est habituellement inséré après que l’anesthésiant ait été administré afin que la femme ne ressente pas d’inconfort lors de l’insertion. L’insertion d’un cathéter n’est généralement pas douloureuse, sauf si elle est mal faite4,28.

Coupure des poils

Il arrive très rarement qu’il soit nécessaire de raser le périnée ou l’abdomen de la femme avant une césarienne. Si cela s’avère nécessaire, les poils seront tondus plutôt que rasés afin d’éviter d’avoir des coupures ou des éraflures qui pourraient entraîner une infection. Il faut conseiller aux femmes de ne pas se raser les poils du pubis et de l’abdomen avant l’accouchement28,39.

Accompagnant à la naissance

Si on le souhaite, le partenaire ou l’accompagnant de la femme sont encouragés à être présents dans la salle d’opération durant la césarienne. La seule fois où le partenaire ou l’accompagnant ne sont pas invités dans la salle d’opération est dans le cas où la femme est sous anesthésie générale. Pendant les préparatifs pour l’anesthésie péridurale ou rachidienne, on peut demander au partenaire ou à l’accompagnant d’attendre dans la salle d’attente. Avant d’aller dans la salle d’opération, ils devront porter une chemise d’hôpital, un bonnet, des couvre-chaussures et possiblement un masque afin de s’assurer que la salle d’opération reste un environnement stérile. Ils pourraient porter une chemise d’hôpital avec ouverture vers l’avant afin de faciliter le contact peau à peau, si la mère n’est pas en mesure de tenir son bébé dans ses bras après la césarienne. Une fois qu’ils pénètrent dans la salle d’opération, le partenaire ou l’accompagnant de la femme devront faire bien attention de ne rien toucher qui soit désigné comme stérile. Pour l’accouchement, le partenaire ou l’accompagnant de la femme pourront s’asseoir à côté de la femme, près de sa tête et lui tenir la main s’ils le souhaitent. Un écran est placé entre la poitrine de la femme et son abdomen pour l’opération, mais si le partenaire ou l’accompagnant de la femme le souhaitent, ils peuvent jeter un coup d’œil par-dessus l’écran pour voir la naissance. Le chirurgien peut indiquer le meilleur moment pour regarder4,21,28.

Si une femme souhaite la présence d’un photographe, elle doit vérifier avec son prestataire de soins de santé et l’établissement où elle accouche que cela est possible, avant la césarienne. Certains établissements ont des politiques particulières relatives à ce sujet. Si la présence d’un photographe est permise, il ou elle devra également porter une chemise d’hôpital, un bonnet, des couvre-chaussures et un masque4,21.


Durant l’accouchement

L’équipe médicale

Une fois tous les préparatifs finalisés pour la césarienne et que l’anesthésie pour l’opération fait effet, l’équipe médicale se réunit pour procéder à l’opération. L’anesthésiste se tient à la tête de la femme pour surveiller l’administration de la solution anesthésiante ainsi que les signes vitaux de la femme durant l’opération. L’obstétricien se tient à un côté de la femme tandis que l’assistant du médecin se tient de l’autre. Une infirmière aide les médecins à pratiquer l’opération et une autre circule dans la pièce. Dans une autre zone de la salle d’opération, une infirmière et un autre prestataire de soins de santé compétent en matière de réanimation néonatale se tiennent près d’une couveuse équipée d’équipements de réanimation. Si la femme a une sage-femme, celle-ci peut aussi se trouver dans la salle44,28.

L’incision

Avant d’effectuer l’incision chirurgicale pour la césarienne, un membre de l’équipe médicale nettoie l’abdomen de la femme avec une solution antiseptique afin de prévenir toute infection4.

Quand l’incision est faite, le médecin principal incise d’abord l’épiderme et les tissus adipeux de la paroi abdominale. Les muscles de l’abdomen sont habituellement écartés manuellement. Une incision est alors effectuée sur la paroi de l’utérus. Cette incision n’est pas toujours située au même endroit et dans la même direction que l’incision de la paroi abdominale4,28,40.

Il est important que la femme sache quel type d’incision utérine a été pratiqué, car cela déterminera sa capacité à envisager ou non un AVAC lors d’une grossesse future. Il n’est pas possible de savoir quel type d’incision utérine a été faite juste en observant la cicatrice abdominale. Les femmes peuvent demander cette information par écrit auprès de prestataire de soins de santé principal après l’opération. Se reporter au fichier Accouchement vaginal après césarienne pour plus d’informations sur les contre-indications à un AVAC.

Il existe trois emplacements possibles pour des incisions abdominales et utérines4,28,40,41,42:

  • Transversalement, dans la partie inférieure de l’abdomen ou de l’utérus.
  • Verticalement, dans la partie inférieure de l’abdomen ou de l’utérus.
  • Verticalement, dans la partie supérieure de l’abdomen ou de l’utérus, à partir du nombril. On parle alors d’incision classique.

Consulter les emplacements possibles d’une incision utérine pour dans le cadre d’une césarienne dans le schéma ci-dessous. Dans la plupart des cas, une longue incision abdominale transversale est suivie d’une incision utérine transversale dans la partie inférieure de l’utérus. Cependant, il existe des cas où l’incision abdominale est différente de l’incision utérine.

L’incision utérine transversale dans la partie inférieure de l’utérus représente le type d’incision utérine le plus courant dans le cadre d’une césarienne. Comparée aux autres types d’incisions, celle transversale dans la partie inférieure de l’utérus est celle qui entraîne le moins de risques de4,28,40,41,42:

  • Morbidité périnatale.
  • Hémorragies.
  • Douleur.
  • Infection.
  • Rupture utérine lors de grossesses ultérieures et durant un AVAC.

Une incision verticale, qu’elle se trouve dans la partie inférieure ou supérieure de l’abdomen ou de l’utérus peut être nécessaire dans les circonstances suivantes4,42:

  • Présentation de l’épaule.
  • Fœtus multiples.
  • Placenta prævia.
  • Césarienne pour un accouchement très prématuré, sachant que le segment inférieur de l’utérus n’est souvent pas développé durant la gestation avant terme.

Emplacements possibles de l’incision utérine, indépendamment de l’emplacement de l’incision abdominale :

La naissance

Après que l’incision de l’utérus est effectuée, les femmes peuvent sentir une pression ou des tiraillements pendant que l’équipe médicale est en train d’extraire le bébé de l’utérus4. La durée totale entre le moment de la première incision chirurgicale et la naissance du bébé est généralement de 10 à 15 minutes.


Après la naissance

L’arrivée du bébé

À la naissance par césarienne du bébé, le cordon ombilical est clampé, puis coupé4, 28. Les prestataires de soins de santé néonatale pourraient examiner le bébé à la naissance. Certains bébés nés par césarienne ont besoin de réanimation néonatale ou d’être observés de près2, 4. Si l’équipe médicale considère que cela n’est pas nécessaire, le meilleur endroit où placer alors le bébé est contre sa mère, peau à peau. Si la mère ne peut pas tenir le bébé peau à peau, le partenaire ou la accompagnant de la mère peut aussi le faire21, 26, 43.

Finalisation de l’opération

L’équipe chirurgicale finalise l’opération en retirant le placenta, le liquide amniotique et le sang excessif de l’utérus de la mère. L’incision de l’utérus est alors suturée à l’aide de sutures solubles, les couches de muscles et de fascia sont remises en place et l’incision au niveau de l’épiderme fermée à l’aide de sutures solubles ou d’agrafes. Un grand pansement abdominal est ensuite placé au-dessus de l’incision pour la protéger. Ce pansement sera placé serré afin de réduire les saignements4, 28. Certains établissements utilisent désormais des pansements en plastique transparent à vaporiser, au lieu d’un pansement traditionnel.

Transfert vers une salle de réveil ou une chambre de soins postpartum

Une fois l’opération terminée, la femme est transférée sur un brancard, puis emmenée dans une salle de réveil. Si elle a eu une anesthésie péridurale ou rachidienne, elle ne pourra probablement pas lever les jambes seules et les infirmières l’aideront à se placer sur le brancard, puis dans son lit. Si elle a eu une anesthésie générale, il lui faudra du temps pour être complètement réveillée. Après une césarienne, la femme est observée de près. Une infirmière restera auprès d’elle jusqu’à ce qu’elle soit stable. On peut s’attendre que pendant ce temps, certaines procédures de soins de routine soient accomplies28, 44.

Signes vitaux
Après une césarienne, les signes vitaux de la femme sont examinés régulièrement. Le cas échéant, de l’oxygène ou tout autre médicament peuvent être administrés4.

Intraveineuse (IV)
|Après une césarienne, l’IV de la femme est maintenue en place. De l’ocytocine synthétique est habituellement ajoutée à la solution par IV pour s’assurer que son utérus se contracte bien après l’accouchement, ce qui prévient les hémorragies. D’autres médicaments antalgiques et (ou) antinauséeux peuvent être ajoutés à l’IV si nécecssaire4,24,28.

Pansement abdominal
Après une césarienne, le pansement abdominal de la femme est examiné régulièrement. De petits saignements qui traversent le pansement sont tout à fait normaux. Un prestataire de soins de santé peut dessiner les contours des saignements sur le pansement pour déterminer s’ils augmentent ou non. Si une femme remarque de grandes taches de sang sur le pansement durant la période postpartum, elle doit en aviser son prestataire de soins de santé4.

Examen du fundus
L’emplacement et la fermeté du fundus de la femme sont régulièrement évalués afin d’assurer que son utérus est ferme et qu’il ne s’est pas déplacé. S’il n’a pas la fermeté souhaitée, un prestataire de soins de santé pourrait le masser pour l’affermir. Si le fundus n’est pas suffisamment ferme et que la femme a également des saignements vaginaux, un prestataire de soins de santé pourrait lui administrer de l’ocytocine synthétique supplémentaire, ou tout autre médicament par voie intraveineuse4.

Lochies
Le volume des saignements vaginaux de la femme est régulièrement évalué. La femme doit aviser une infirmière si elle a un écoulement important de sang par le vagin ou qu’elle remarque des caillots sanguins dans les saignements. Certains caillots sont normaux, mais ils doivent quand même être examinés par un prestataire de soins de santé pour s’assurer qu’il ne s’agit pas de fragments de placenta. Si c’est le cas, cela signifie qu’il pourrait y avoir d’autres fragments de placenta dans l’utérus qui peuvent causer des saignements. Le médecin principal peut souvent les retirer manuellement si cela se produit4.

On peut donner à porter des bas de contention à la femme après la césarienne. Ces bas peuvent aussi être portés avant l’opération. Autrement, la femme peut avoir les jambes enveloppées dans des coussinets reliés à une pompe de compression automatique qui comprime chaque jambe en alternance et de manière intermittente. Des dispositifs de compression tels que ceux-ci agissent comme un deuxième cœur qui fait circuler le sang dans le corps et permet d’éviter la formation de caillots lorsque la femme est immobile4,44.

Boisson et nourriture
Après une césarienne, la femme peut boire et manger en petites quantités. La femme devrait être avertie de ne pas trop boire ou manger tout de suite après l’opération, car cela peut causer des nausées. Il est préférable de boire sans l’aide de pailles, car celles-ci peuvent entraîner l’accumulation de gaz dans le système digestif. Mâcher de la gomme à mâcher peut aider au rétablissement du système digestif après une opération abdominale et favoriser la motilité des intestins4,28,45,46.

Cathéter urinaire
La femme peut s’attendre à ce que son cathéter urinaire soit maintenu en place environ 12 à 24 heures après l’accouchement. Cela permet d’assurer que la vessie reste vide et évite d’avoir à se rendre aux toilettes et à en revenir durant le rétablissment4,28.

Veuillez noter que tous ces éléments peuvent se produire, mais chaque hôpital a ses propres protocoles. Si possible, le bébé devrait rester en tout temps dans la même chambre que sa mère21. La présence du partenaire ou de tout autre accompagnant durant les 24 heures après la césarienne aide le bébé à s’adapter à la chambre.

Allaitement

Il est recommandé d’amorcer l’allaitement dans la première heure après la naissance du bébé, dès le contact peau à peau dans la salle d’opération et dans la salle de réveil. Immédiatement après une césarienne, les femmes auront besoin de plus d’aide de la part d’une infirmière ou de tout autre accompagnant pour allaiter, que lors d’un accouchement par voie vaginale. Il existe des positions d’allaitement avantageuses pour les femmes après une césarienne, comme la position du ballon de football, ou la position couchée sur le côté. Un coussin peut servir de soutien abdominal et fournir ainsi plus de confort lors de l’allaitement4, 26, 28, 47. Se reporter au fichier Allaitement pour de plus amples informations.

Soins postpartum

Activité

Une fois que la femme peut à nouveau sentir ses jambes, elle est encouragée à marcher. La marche après la césarienne permet de prévenir la formation de caillots sanguins, de réduire les douleurs dues aux ballonnements et de mener à un rétablissement plus prompt. Lorsqu’elle marche pour la première fois après l’opération, la femme devrait y aller doucement afin de s’assurer que ses jambes sont solides et que son incision est protégée. La femme est encouragée à faire cela avec l’aide d’une infirmière ou de sa sage-femme. La première fois qu’elle se lève, ce sera probablement juste pour se tenir debout puis faire quelques pas. La première sortie du lit se fait généralement dans les 12 premières heures après la césarienne4,28,44.

Une fois que la femme est complètement mobile et qu’elle se rétablit bien, l’hôpital lui donne son congé. Cela se fait généralement après deux ou trois jours. À la maison, la femme doit rester mobile, mais elle peut ressentir de la fatigue et avoir besoin de beaucoup de repos. Il est conseillé de rechercher un équilibre entre l’activité et le repos4, 28, 48. La femme aura aussi besoin de faire attention lors de certaines activités, ou les éviter, afin d’empêcher la réouverture de la plaie.

Les activités à éviter comprennent4,28,47:

  • Activités intenses, comme le vélo ou la course durant les six premières semaines, ou jusqu’à ce que le prestataire de soins de santé l’approuve.
  • Emprunter souvent les escaliers.
  • Faire des redressements couchés ou tout autre exercice qui sollicite les muscles abdominaux.
  • Soulever quoi que ce soit de plus lourd que le bébé. Il s’agit généralement de tout objet pesant plus de 4 535 g (10 lb).
  • Porter le bébé dans un siège auto.
  • Avoir des relations sexuelles, généralement durant les quatre à six premières semaines, jusqu’à ce que les lochies aient cessé et que la femme se sente physiquement et psychologiquement prête.
  • Si la femme doit freiner brutalement, cela pourrait causer la réouverture de la plaie. La douleur peut aussi constituer une distraction lors de la conduite.

Lorsqu’elle tousse, éternue ou rit, la femme doit protéger sa plaie en couvrant son abdomen d’un coussin et en effectuant une contracture musculaire antalgique en appuyant sur la zone entourant la cicatrice avec le coussin4.

Si une femme se voit interdire certaines activités après la césarienne, elle peut avoir besoin d’aide supplémentaire lors des premières semaines de son retour à la maison4.


Soulagement de la douleur

Dans la période postpartum, la femme peut avoir besoin de prendre des antalgiques. Des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène et le diclofénac ou des analgésiques comme l’acétaminophène sont des antalgiques non opioïdes couramment prescrits. Si une femme a besoin de médicaments plus puissants, elle doit se faire prescrire un stupéfiant. Les narcotiques peuvent passer dans le lait maternel et être ingérés par le bébé lors de l’allaitement et dans de rares cas, provoquer des effets secondaires comme une dépression du système nerveux central et l’apnée. Si un bébé ne se sent pas bien, ne se réveille pas pour être allaité, ne prend pas de poids ou est amorphe, il doit être examiné par un médecin. Les effets secondaires pour la femme comprennent la somnolence et la constipation. Si la douleur nécessite encore l’emploi de narcotiques après quatre jours, il faut tenter de réduire la dose ou de passer à des antalgiques sans codéine.

La femme doit poser des questions sur les effets secondaires possibles des antalgiques et choisir l’option qui est la mieux adaptée pour gérer la douleur4,49.

Douleurs liées aux ballonnements

Après une césarienne, la femme peut avoir des douleurs liées aux ballonnements. En marchant, en se balançant et en évitant l’emploi de pailles pour boire et l’ingestion d’aliments provoquant des gaz, la femme peut soulager ou prévenir cette douleur. Pour prévenir la constipation ou avoir à pousser fort, car les selles sont trop dures, on prescrit souvent un émollient fécal à prendre une ou deux fois par jour avec le repas. Il peut être bénéfique de manger des aliments riches en fibres. Les femmes ne devraient pas s’attendre à avoir des mouvements péristaltiques juste après une césarienne. Cela peut prendre plusieurs jours avant que leurs intestins reprennent leur fonction normale4,50.


Prendre soin de la cicatrice

Après une césarienne, les femmes doivent prendre bien soin de leur cicatrice afin d’en favoriser la guérison et en prévenir l’infection. À l’hôpital, leur prestataire de soins de santé enlèvera le pansement couvrant l’incision. Si celle-ci guérit normalement, elle peut être laissée découverte. Si du sparadrap ou des sutures cutanées élastiques (Steri-Strips) sont placés sur la zone de l’incision, les femmes doivent les laisser se décoller d’eux-mêmes4,50.

Les femmes peuvent habituellement prendre une douche à l’hôpital dès que le pansement est retiré. Ce n’est pas grave de mouiller la plaie, mais il faut bien la nettoyer et la sécher après la douche. Cela peut être effectué à l’aide d’une serviette ou d’une lingette propre en tapotant la cicatrice jusqu’à ce qu’elle soit bien sèche. Si la plaie reste humide, cela peut causer une infection. Pour éviter que les agrafes s’accrochent au tissu, il est préférable que les femmes portent des vêtements lâches autour de l’abdomen. Pour favoriser la guérison de la plaie, les femmes devraient suivre un régime alimentaire nutritif. Les aliments contenant des protéines, comme les noix et les viandes maigres peuvent promouvoir la guérison4, 51.

Les signes d’infection à surveiller comprennent4,28,49,52:

  • Rougeurs ou gonflement du site de l’incision, qui n’était pas là auparavant.
  • Chaleur émanant du site de l’incision.
  • Douleur ou endolorissement accrus au site de l’incision.
  • Écoulement ou pus au site de l’incision.
  • Sécrétion malodorante de l’incision ou du vagin.
  • Nausées ou vomissements.
  • Fièvre, avec une température supérieure ou égale à 38 ºC.
  • Malaises.
  • Séparation des bords de l’incision.
  • Saignements vaginaux accrus.
  • Miction douloureuse.
  • Douleur abdominale intense.

Si une femme ne peut pas voir sa plaie, elle peut se servir d’un miroir. Autrement, son partenaire ou un accompagnant à la naissance peuvent examiner la plaie pour elle. Si une femme ou son partenaire remarquent un des signes ci-dessus, la femme doit rapidement demander l’aide de son prestataire de soins de santé4,50.

Si ce sont des agrafes qui suturent la plaie, la femme doit prendre un rendez-vous pour les retirer, s’ils ne le sont pas avant son congé de l’hôpital. Le retrait des agrafes est habituellement indolore.

Se reporter au fichier Rétablissement après l’accouchement pour plus d’informations concernant la période postpartum.

Aiguillage

Savoir quand avoir recours à une ressource externe

Les femmes ou les accompagnants pourraient avoir besoin d’être recommandés à d’autres ressources pour de l’aide supplémentaire s’ils :

  • Sont particulièrement anxieux ou effrayés à l’idée d’avoir une césarienne planifiée ou de la possibilité d’une césarienne non non prévue.
  • Ont besoin de plus d’informations sur la meilleure manière de se préparer à une césarienne, ce à quoi s’attendre durant une césarienne ou comment prendre soin d’elles-mêmes durant la période après la césarienne.


Savoir où se rediriger

Les femmes ou les acccompagnants qui ont besoin d’informations ou d’aide supplémentaires concernant une césarienne peuvent être recommandées aux ressources suivantes :

  • Leur prestataire de soins de santé (obstétricien, médecin de famille, infirmière praticienne ou sage-femme).
  • Cours prénataux (s’ils ne sont pas déjà inscrite).
  • Groupes de soutien.

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Ressources et liens


Il est à noter qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive de ressources disponibles, et que celles-ci ne sauraient se substituer à la recherche de conseils professionnels. Les ressources citées dans cette documentation ne sont pas nécessairement approuvées par le Centre de ressources Meilleur départ ou le gouvernement de l’Ontario. En cas de doute, les professionnels.

Directives professionnelles

Rapports et publications

Sites Web

Lignes d’assistance

  • Télésanté Ontario 1 866 797-0000

Ressources et documentation des clients

Vidéos

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Références

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